Chroniques 1874

 
 

Dernière mise à jour : 19 /05 / 2022

 

Auteur de la page : MJR.

 

Fortifications, ouvrages en cours de construction

 

Allemagne

 

(Sous le terme générique Allemagne, il s’agit de tous les 24 Etats allemands de l’empire).

Cette rubrique concerne les fortifications allemandes en cours de construction ou de modernisation, en tenant compte des frontières de l’année en cours.

 

Allemagne Front Nord & fortifications côtières.

 

A la suite à la crise du Luxembourg puis de la guerre franco-allemande de 1870-1871, renforcement et modernisation des fortifications côtières allemandes. Cette modernisation se poursuit également à l’issue de ce conflit, tout au long des années 1870.

 

Embouchure de la Weser - Places fortes et fortifications côtières de Bremerhaven & Gestemündung

 

Ouvrage en cours de construction :

 

Fort Langlütjen II (1872-1880), à Gestemünde. Ouvrage installé sur une île artificielle qui comprend un bâtiment central allongé et entouré d’un fossé sec précédé d’une enveloppe en terre, couverte côté mer par des pierres en grès qui forment le glacis de l’ouvrage. L’enveloppe en terre comprend des parapets d’infanterie et un chemin couvert. La construction centrale comporte 6 tourelles cuirassées tournantes « Grusonpanzertürme » : 5 tourelles comprenant 1 canons de 28 cm L/22 sous tourelle cuirassée individuelle et une tourelle avec 2 canons jumelé de 15 cm L/23. Deux tourelles cuirassées supplémentaires étaient programmées, mais elles n’ont jamais été installées par mesure d’économie. Système de communication par tuyaux accoustiques entre le poste de commandement et les tourelles. Citerne avec filtre à sable pour les eaux de ruissellement.

 

Place forte de Cuxhaven

 

Ouvrage en cours de construction :

 

Fort Kugelbake (1869-1879) fort pentagonal, aux dimensions d’environ 250 m et 150 m. Comprend un mur d’escarpe maçonné en briques avec de nombreuses embrasures pour la défense rapprochée au fusil. Le fort est muni d’un fossé plein d’eau à la gorge et sur les flancs, et d’un fossé devant les deux faces. Flanquement du fossé par une caponnières d’épaule gauche, une caponnière de saillant et une caponnière de gorge. Entrée munie d’un blockhaus de garde en maçonnerie et d’un pont-levis aujourd’hui disparu. Armé initialement de 10 canons de 28 cm répartis en deux batteries de 5 pièces qui tenaient sous leur feu tout le chenal. Sur le flanc gauche 4 canons de 12 cm orientés vers la mer. 1899 : le fort est relié à la gare de Cuxhafen par une ligne de chemin de fer à voies étroites. 1909 : dotation du plus puissant projecteur du monde, qui éclairait jusqu’à 4,5 km de distance, qui était escamotable et abrité dans un ouvrage en béton. L’ouverture du canal de la Mer du Nord à la Baltique a accrue l’importance du fort qui a été modernisé jusqu’en 1911. 1914 : retrait de 5 pièces de 28 cm transférée vers les Flandres. 1937 : installation de batteries antiaériennes « Flak » 8,8 cm. 1941 : remplacement des canons par des pièces de 10,5 cm à chargement rapide et installation d’un poste de commandement et de tir et d’un poste de mesure de type Freya. 1947 : le fort retourne à un usage civil. 1992-1994 : restauré avec des fonds allemands et européens, il est le dernier exemplaire de forts de défense côtière.

 

Allemagne Front Est

 

Depuis la fin de la dernière guerre franco-prussienne en 1871, après avoir donné la priorité à la défense du front Ouest et des territoires nouvellement annexés d’Alsace-Lorraine, c’est surtout à partir de l’année 1874, que s’est développé en Allemagne, peu à peu, mais avec une netteté toujours croissante, l’idée de la possibilité d’un conflit armé avec la Russie et la nécessité d’un renforcement du front Est.

 

Place forte de Königsberg (actuelle enclave russe de Kaliningrad)

 

Königsberg est l’ancienne ville allemande et capitale de la Prusse-orientale, est actuellement située dans une enclave russe qui est dénommée Kaliningrad. En effet elle a été annexée à la Russie à l’issue de la seconde guerre mondiale.

La place forte de Königsberg est une tête de pont située sur la Pregel, un cours d’eau actuellement dénommée Prégolia long de 123 km, qui débouche dans la mer Baltique, dans la lagune de la Vistule en l’aval de Kaliningrad. Elle se distingue à un haut degré par des conditions locales très favorables à la défense. Les cours d’eau de la Pregel, de la Deima (actuel Deïma), une grande forêt infranchissable et les deux Haf font de tout ce pays une grande forteresse naturelle. Les ingénieurs prussiens ont admirablement tiré parti de ces avantages. Au centre de cette vaste position s’élève le camp retranché de Königsberg à la construction duquel on a consacré 7 837 000 thalers (près de 30 000 000 de francs de l’époque) en 1873. L’enceinte continue de la place à une étendue de 11 kilomètres. Tout autour, sur une circonférence d’environ 40 kilomètres de développement, sont répartis douze forts détachés érigés entre 1874 et 1885. La durée de construction des forts détachés de Königsberg est nettement plus longue que celle des forts détachés de Strasbourg qui a été menée dans l’urgence. Elle dure entre 4 et 6 ans, avec une durée de cinq ans pour la plupart des ouvrages. Neufs grandes routes, importantes au point de vue militaire, et trois voies ferrées, sans compter le chemin de fer de Pillau, aboutissent à la ville. En 1875, on trouve à Königsberg le quartier général du 2e corps d’armée allemand.

En 1881, une revue militaire française a publié un article russe qui analyse en détail la défense du front Est de l’Allemagne et les éventuelles options stratégiques de l’armée russe. Une armée de droite, réunie à Vilna ou Kovno, qui se portera sur la Prusse-Orientale, ayant pour première mission d’assiéger Königsberg. Sur cette partie du théâtre de guerre, les opérations ne seront pas décisives, l’objectif principal de l’action des troupes russes devant être Berlin, et par suite, la ligne principale d’opérations, celle de Varsovie-Berlin. Le rôle de l’armée russe de droite doit consister surtout à couvrir la voie principale de communication : Pétersbourg-Varsovie, contre toute attaque possible de l’ennemi réuni près de Königsberg. La défense de la Prusse-Orientale devrait se concentrer sur la moyenne Prégel. Les conditions avantageuses du pays, le développement de ses voies de communication, les défenses naturelles et artificielles de Königsberg, conduisent les auteurs allemands à croire que l’Allemagne pourra, même avec des forces relativement faibles, défendre cette province avec succès. En effet, Königsberg doit immobiliser longtemps les troupes assiégeantes ; le parc de siège russe stationné à Dunabourg, ne peut être amené par le chemin de fer que jusqu’à la frontière ; et par suite il faudra le traîner pendant encore environ 20 milles (150 km) sur les routes ordinaires. Cette analyse a été réalisée en se référant aux écrits d’auteurs militaires allemands de l’époque.

 

Ouvrages en cours de construction :

 

Rive droite de la Pregel

 

Fort I, Fort Stein (1874-1880), fort détaché de ceinture à fossé sec, situé à l’Est de Königsberg. Il comprend un casernement de gorge à deux étages, maçonné en briques rouges. Ouvrage visitable.

Sites Internets :

Petite vidéo prise dans la pénombre, qui permet toutefois de constater que les murs des forts sont en briques directement peintes par une peinture à la chaux, sans enduit. Lien Internet

 

Fort III, Feste König Friedrich III (1874-1880) Fort Quednau, fort détaché de ceinture, situé au Nord Nord-Est de Königsberg. Janvier à automne 1933 : prison et lieu de torture de la Gestapo pour les opposants politiques. 1945 – 1990 : utilisé par l’armée russe.

 

Allemagne, Front Ouest

 

Place forte de Köln – Cologne

 

La place forte de Cologne est une importante tête de pont sur le Rhin. Le renforcement de cette place forte a commencé avec la construction de la ceinture extérieure des forts détachés. Le premier chantier de fort détaché a été lancé en septembre 1873 sur la rive gauche. Au cours de l’année 1874 ce n’est pas moins de 7 autres chantiers qui s’ouvrent, c’est-à-dire ce sont 8 forts détachés qui sont en cours de construction, sur la rive gauche du Rhin. Le modèle des forts détachés de Cologne s’inspire du plan du fort V de Strasbourg. La numérotation des forts de Cologne a changé en 1882. Nous utilisons donc en priorité cette numérotation qui est la plus récente.

 

Ouvrages en cours de construction :

 

Rive gauche du Rhin

 

Fort VI (septembre 1873-1877) ancien Fort III avant 1882. Rive gauche du Rhin, ouest de Deckstein. Fort détaché de ceinture de type Biehler, de taille moyenne. Dimensions : largeur 285 m profondeur 190 m.

 

Fort V (janvier 1874-1877) ancien Fort IV avant 1882. Rive gauche du Rhin, ouest de Müngersdorf. Grand fort détaché de ceinture de type Biehler à fossé sec. Caserne de gorge brisée vers l’intérieur avec coffres de flanquement et de gauche à droite 13 + 3 + 3 + 13 travées casematées. Dimensions : 340 m de large et 205 m de profond. 1887-1874 environ : construction de deux batteries annexes avec abris à munitions sur les angles de gorge.

 

Fort IV (mars 1874-1877) ancien Fort V avant 1882. Rive gauche du Rhin, Ouest de Bocklemund. Grand fort détaché de ceinture de type Biehler. Dimensions : largeur 330 m, profondeur 210 m.

 

Fort VII (mars 1874-1877) ancien Fort II avant 1882. Rive gauche du Rhin, Sud de Klettenberg. Grand fort détaché de ceinture de type Biehler. Dimensions : largeur 345 m profondeur 200 m.

 

Fort VIII (mars 1874-1877) ancien Fort I avant 1882. Rive gauche du Rhin, ouest de Rodenkirchen. Fort détaché de ceinture de type Biehler de taille moyenne à fossé sec. Comporte 3 traverses-abri par face, 1 caponnière double de saillant et 2 caponnières d’épaule. Caserne de gorge rentrante avec de gauche à droite 8 + 3 + 3 + 8 travées casematées et 2 coffres de flanquement.

 

Fort I (octobre 1874-1877) Fort Niehl, ancien Fort VIII avant 1882. Rive gauche du Rhin, Nord de Niehl. Fort détaché de ceinture de type Biehler, de taille moyenne, à fossé sec. Comprend 3 traverses-abris par face, 1 caponnière double de saillant et 2 caponnières d’épaule, casernement de gorge brisée vers l’intérieur à un niveau avec coffres de flanquement. Dimensions : largeur 280 m profondeur 170 m. Partiellement renforcé 1887-1891, il est doté d’une batterie annexe.

 

Fort II (octobre 1874-1877) Fort Longerich, ancien Fort VII avant 1882. Rive gauche du Rhin, Nord de Longerich. Fort détaché de ceinture de type Biehler, de taille moyenne, à fossé sec. Comprend 3 traverses-abris par face, caserne de gorge brisée vers l’intérieur à un niveau avec coffres de flanquement, de gauche à droite 8 + 3 + 3 + 8 travées casematées. Dimensions : 280 m de large et 185 m de profond. Partiellement renforcé 1887-1891. Il est doté de deux batteries annexes. 1921 : arasé hormis la caserne de gorge. 1966 : la caserne de gorge est complètement détruite.

 

Fort III (octobre 1874-1877) Fort Nüssenberg, ancien Fort VI avant 1882. Rive gauche du Rhin, Sud-Est de Pesch. Fort détaché de ceinture de type Biehler, de taille moyenne, à fossé sec. Dimensions : largeur 280 m, profondeur 220 m. Comprend une caserne de gorge à deux niveaux, brisée vers l’intérieur avec coffres de flanquement. Partiellement renforcé vers 1887 : installation d’une tourelle d’artillerie cuirassée et d’un observatoire sur le saillant. Il est doté de deux batteries annexes. 1920-1921 : arasé partiellement hormis la caserne de gorge. 1965 : destruction complète de la caserne de gorge.

 

Place forte de Metz

 

Après l’apparition en 1859 de l’artillerie rayée, qui permet un accroissement sensible de la précision, de la portée et de la puissance des tirs par l’adoption du projectile cylindro-ogival, le réaménagement des fortifications s’avère nécessaire. Il s’agit d’éloigner l’artillerie de l’assiégeant du noyau des places fortes par la construction de forts détachés et de batteries, qui sont éloignés de 2 à 10 km du noyau urbain, en fonction de la prise en compte des progrès de l’artillerie.

A Metz, ce n’est que vers 1867 que l’on commence les travaux de construction de forts détachés sous la direction du colonel Séré de Rivières, chef du Génie de la place de 1864 à 1869. Alors que la construction de 8 forts détachés avait été planifié, en juillet 1870, au déclanchement de la guerre franco-prussienne de 1870, seuls 4 forts détachés sont pratiquement terminés : les forts de Saint-Julien, Fort de Queuleu, Fort Diou et Fort de Plappeville. En mai 1870 on commence les travaux du Fort des Bordes, du Fort de Saint-Privat et du Fort de Saint-Eloy. Alors que ces derniers sont à peine commencés, ils ne servent que de batteries d’artillerie pendant le conflit. En effet dès le 19 août 1870 le maréchal Bazaine se laisse enfermer avec 170 000 hommes dans la place de Metz qui est assiégée. Il capitule le 27 octobre 1870.

Après la chute de la place forte de Metz, ce sont les Allemands qui poursuivront les travaux de construction de cette première ceinture de fortifications détachées. Après l’entrée des Allemands dans Metz le 29 octobre 1870 le feldmarschal von Moltke, chef de l’état-major général, par l’ordre du cabinet royal prussien du 8 novembre 1870, ordonne d’achever immédiatement et de compléter les forts, ouvrages intermédiaires et batteries commencés sous la domination française. Ces travaux comportent également l’aménagement des routes circulaires et radiales qui y mènent.

Le 11 avril 1872 une ordonnance impériale déclare l’urgence de la construction des fortifications de Metz pour permettre l’expropriation des terrains. D’après les informations révélées par la presse allemande, les travaux sur les divers chantiers des forts de Metz ont repris avec vigueur au printemps, dès le mois de mars 1872. Un autre article d’avril 1872 confirme que les travaux sont en cours notamment sur le futur Fort Goeben et Fort Manteuffel. Le 19 avril 1872 la presse nous informe que l’on vient d’adjuger des travaux de construction de deux nouveaux forts ; il s’agit du Fort Manstein qui sera installé sur le Mont Saint-Quentin et le Fort Prinz August von Württemberg près de Saint-Privat. D’autres articles du mois d’août 1872 nous confirment que les travaux sont menés avec vigueur sur ces nouveaux chantiers et que la construction du fort Manstein est fortement ralentie à cause de la présence de rocaille. En 1874 les travaux se poursuivent avec intensité.

Sources : S0081. S0111.

 

Rive gauche de la Moselle

 

Fort Alvensleben (1867-1870 puis 1871-1874) actuel fort de Plappeville. Construit initialement par les Français, d’après les plans d’un fort bastionné pentagonal (5 bastions) avec fossé sec, front d’une largeur de 550 m et 350 m de profondeur, escarpe et contrescarpe revêtue en maçonnerie avec parapets d’infanterie. Au centre un cavalier polygonal fortement surélevé ouvert à la gorge.

Source : S0111.

 

Ostfort (1867-1870 puis 1872-1875) actuel fort Diou. Intégré au groupe fortifié Feste Prinz Friedrich Karl actuel groupe fortifié du Mont Saint-Quentin. Le fort Diou est construit par les Français. Il est de forme trapézoïdale au tracé bastionné quadrangulaire (4 bastions), dont deux avec casemates d’artillerie, avec fossé sec taillé dans le roc, en partie maçonné. Artillerie disposée sur le tracé bastionné et sur un cavalier polygonal placé en équerre, avec caserne à 2 niveaux et un magasin à poudre. L’entrée est munie d’un pont-levis. Les Français avaient conçu le fort pour recevoir 38 pièces d’artillerie et 692 hommes. 1872-1879 : les Allemands installent à l’autre extrémité du plateau le Fort Mannstein et organisent puissament l’espace entre les deux forts pour former le groupe fortifié. Ils réaménagent le tambour couvrant l’entrée à la gorge avec un blockhaus de garde. 1887-1890 environ : renforcement d’une partie des locaux, installation d’une cloche lourde d’observation d’artillerie de type « P.B.St. 1896 » au centre du cavalier central, monte-charge à munition avec paniers ronds et câble, cuisinières autoclaves, réseaux de fil, grilles défensives, coffres de contrescarpe avec chambres de tir munies d’affûts murals pour canons-révolvers à 5 tubes de 3,7 cm et volets blindés sur les créneaux de fusillade.

 

Fort Manstein (1872-1875) autrefois Fort Saint-Quentin, actuel fort Gérardin, fort au tracé pentagonal, avec fossé sec taillé dans le roc sur le front et les flancs, caponnières du saillant et d’épaule, caserne de gorge avec caponnière et une petite caserne sur l’aile gauche de la gorge, casemates d’artillerie sous le rempart des faces, un grand magasin à poudre sous chaque flanc, abris-traverses sur les remparts. Vers septembre 1874 : installation d’une tourelle d’artillerie cuirassé Gruson sur la caponnière du saillant. 1887-1894 renforcement partiel, 1 poste d’observation d’artillerie cuirassé type « P.B.St. 87 » de Gruson, 2 coupoles d’observation tournantes type « W.T.90 », 3 coffres de contrescarpe à la place des caponnières, un double au saillant et un simple à chaque angle d’épaule.

Source : S0111.

 

Veste Prinz Friedrich Karl (1873-1880) groupe fortifié du Mont Saint-Quentin. Groupe fortifié qui englobe tout le plateau du Mont Saint-Quentin, avec le Fort Manstein et l’Ostfort avec deux branches de jonction surmontées de parapets d’artillerie. Cet espace a été transformé et modernisé jusqu’en 1914 : 1877 : installation de 11 positions pour canons de 15 cm fretté long sur affût de côte ; Ultérieurement une grande caserne de guerre centrale à 2 niveaux, une batterie pour 2 obusiers de 21 cm avec observatoire cuirassé d’artillerie tournant, un emplacement pour 2 mortiers lourds et un grand magasin à poudre. La jonction Nord est flanquée par deux caponnières. 1887-1894 environ : renforcement d’une partie des bâtiments.

Source : S0111.

 

Rive droite de la Moselle

 

Fort Manteuffel (1867 puis 1871-1875) actuel fort de Saint-Julien. Construit initialement par les Français, d’après les plans d’un fort bastionné pentagonal (5 bastions) avec fossé sec, front d’une largeur de 550 m et 350 m de profondeur, escarpe et contrescarpe revêtue en maçonnerie avec parapet d’infanterie. Au centre un cavalier polygonal fortement surélevé ouvert à la gorge. L’artillerie sur les parapets des fronts bastionnés est destinée à la défense rapprochée et au flanquement et celle du parapet du cavalier à la défense éloignée. L’ouvrage comporte une grande caserne de gorge avec caponnière sur la partie centrale et une caserne sous le centre du cavalier. Les Français avaient prévu un armement de 75 pièces d’artillerie et un effectif de 1 750 hommes. 1871-1890 les divers travaux allemands : casemates de flanquement pour canons de 8 cm sur les bastions, ajout de locaux, galeries de contremines sur le front de tête, aménagement des parapets avec les équipements allemands comme les monte-charges à projectiles, traverses-abris, blindage des fenêtres. 1877 : installation de 4 canons longs frettés de 15 cm sur affût de côte. Vers 1887-1894 renforcement d’une partie des locaux du fort, batteries annexes de part et d’autre, mise en place de grilles et de réseaux de fils de fer.

Source : S0111.

 

Fort de Queuleu (1867-1870, puis 1871-1875) fort Goeben. Construit initialement par les Français, d’après les plans d’un vaste fort bastionné pentagonal (5 bastions) avec fossé sec, front large de 800 m et profondeur de 450 m, escarpe et contrescarpe revêtue en maçonnerie avec parapet d’infanterie et d’artillerie. A la gorge une grande caponnière centrale relie les 2 casernes. Au centre du fort un important cavalier polygonal ouvert à la gorge formant réduit avec une grande casernes, magasins et abris, très surélevé, qui forme la batterie haute pour le combat éloigné. L’artillerie des parapets des bastions est prévue pour le combat rapproché. 23 août 1869 : décision ministérielle fixe l’effectif de la garnison du fort à 2 000 hommes. Dotation prévue en artillerie : 122 pièces d’artillerie. 1871-1890 les travaux allemands : casemates de flanquement pour canons de 8 cm sur les bastions, ajout de locaux, 2 observatoires d’artillerie cuirassé modèle 1887 sur le cavalier, 3 observatoires cuirassés d’infanterie modèle 1890 sur la pointe de chaque bastion du front de tête, batteries annexes de part et d’autre et à la gorge, galeries de contremines sur le front de tête, aménagement des parapets avec les équipements allemands comme les monte-charges à munitions, traverses-abris, blindage des fenêtres. Vers 1887-1890 : renforcement d’une partie des locaux du fort, mise en place d’un réseau de fils de fer. Octobre 1943 : la Gestapo installe un camp de déportation dans la casemate A jusqu’en août 1944. Actuellement le fort est un parc public et un musée mémorial des internés déportés.

Source : S0111.

 

Fort Zastrow (1870 puis 1871-1875) actuel fort des Bordes. Les Français ont commencé le terrassement en 1870. Pendant le siège de Metz en 1870, on y a installé une batterie. Après la guerre les Allemands construisent un fort de forme trapézoïdale, comportant au centre une caserne pour 80 hommes, un magasin à poudre sous le rempart du flanc gauche et 3 abris à munitions sous les remparts. A la gorge une caserne pour 500 hommes. Le fort est muni d’un fossé sec battu par trois coffres de contrescarpe. 1887-1890 : installation de 2 batteries annexes avec 6 alvéoles et un abri à munition encadraient l’ouvrage de part et d’autre des angles de gorge. Armement : 16 pièces dont 6 du premier armement. L’essentiel du fort a été remblayé.

Source : S0111.

 

Fort Prinz August von Württemberg (Début 1870 puis 1872-1875) actuel fort de Saint-Privat. 1870 Construction des terrassements par les Français. 1872-1875 : reprise des travaux par les Allemands selon leurs plans d’un Fort de type Biehler. Lunette élargie, à fossé sec, grand fort comportant une gorge pseudo bastionnée avec caserne brisée vers l’intérieur, 4 traverses-abris par face. Modernisé vers 1887-1890 : suppression des caponnières d’épaule remplacée chacune par un coffre de contrescarpe simple et caponière du saillant remplacée par un coffre double de contrescarpe, 2 observatoires cuirassés et 2 batteries annexes. Fort conçu pour 750 hommes et environ 44 pièces d’artillerie.

Source : S0111.

 

Place forte de Strasbourg

 

Ouvrages en cours de construction :

 

Rive gauche du Rhin

 

Fort I, Fort Wantzenau, Fort Fransecky (1873-1876) actuel fort Ney. Grand fort détaché de ceinture à fossé plein d’eau de type Biehler, au tracé pentagonal de lunette aplatie. Comprend 4 traverses par face, une grande poudrière de guerre sous chaque flanc. Gorge à tracé bastionné et caserne à deux niveaux comprenant à l’aile gauche 15 + 4 travées casematées au saillant et à l’aile droite 14 travées casematées (2 cages d’escaliers par aile comprises) ; locaux d’artillerie également sous les faces et le saillant ; flanquement à partir du rempart et des deux caponnières d’épaule ; poterne principale sous traverse en capitale munie de 2 x 7 pièces de chaque côté ; latrines dans le bloc droit et gauche de la gorge (2 x 4 pièces) ; entrée protégée par un tambour avec blockhaus de garde et place d’armes de gorge. Caponnière du saillant esquissée mais à priori non construite. 1887-1890 environ : renforcement partiel de l’ouvrage, installation d’une caponnière double de saillant, obturation du premier couloir transversal gauche ; rampes de la cour transferrée le long du rempart de gorge.

Source : S0111.

 

Fort II, Fort Reichstett, Fort Moltke (mai 1872 – 1875) actuel fort Rapp, construit par la société « Baugesellschaft Pathe, Jerschke & Schneider ». Fort détaché de ceinture à fossé sec de type Biehler, au tracé pentagonal de lunette aplatie, de taille moyenne. Il comprend : 3 traverses-abris et 4 plates-formes double d’artillerie par face, 4 traverses et 4 plate-formes d’artillerie par flanc, une caserne de gorge brisée vers l’intérieur à deux niveaux, comprenant de gauche à droite 6 + 5 + 5 + 6 casemates et des latrines à l’extrémité de chaque aile ; une grande poudrière sous chaque flanc ; flanquement des fossés par les remparts, par la caponnière double de saillant, les deux caponières d’épaule et les 2 coffres de la caserne de gorge ; entrée couverte par un tambour comprenant une place d’armes de gorge, un blockhaus de garde et une grand poudrière de gorge avec locaux de chargement des projectiles ; un pont d’accès en maçonnerie avec pilier central permet le franchissement du fossé de gorge ; système de contres mines sur la contrescarpe des deux faces avec galerie enveloppe, magasins à poudre, latrines, comportant 4 galeries d’écoute sur le saillant et 2 galeries d’écoute à l’angle d’épule. Vers 1877-1878 aménagements de deux positions pour 2 canons de 15 cm fretté long sur affût de côte sur la face gauche. 1887-1894 environ : renforcement de la partie centrale et de l’aile gauche de l’ouvrage, remplacement du pont par des rampes, suppression de la caponnière du saillant remplacée par un coffre double de constrescarpe, renforcement de la poudrière du flanc gauche, installation d’une nouvelle sortie troupe sur le saillant, baisse du profil des remparts, installation d’une coupole tournante d’observation modèle « W.T.90 » sur la face gauche, et de deux batteries annexes avec abris à munitions (M1 & M2) reliés au fossé de gorge par une poterne. Après 8 février 1919 : suppression des 2 canons de 15 cm fretté long sur affût de marine. Edifice protégé dans le cadre des monuments historiques.

Source : S0111.

 

Fort III, Fort Mundolsheim, Fort Roon (5 juillet 1872-1875), actuel fort Desaix, construit par la société « Uffinger ». Fort détaché de ceinture à fossé sec de type Biehler, au tracé pentagonal de lunette aplatie, de taille moyenne. Il comprend : 3 traverses-abris et 4 plates-formes double d’artillerie par face, 4 traverses et 4 plate-formes d’artillerie simple par flanc, une caserne de gorge brisée vers l’intérieur à deux niveaux, comprenant de gauche à droite 9 + 4 + 4 + 9 casemates et des latrines à l’extrémité de chaque aile ; une grande poudrière sous chaque flanc ; flanquement des fossés par les remparts, par la caponnière double de saillant, les deux caponières d’épaule et les 2 coffres de la caserne de gorge ; entrée couverte par un tambour comprenant une place d’armes de gorge, un blockhaus de garde et une grand poudrière de gorge avec locaux de chargement de l’artillerie ; un pont d’accès en maçonnerie avec pilier central pour le franchissement du fossé de gorge ; système de contre mine sur les deux faces avec galerie enveloppe et magasins à poudre, 4 ramaux sur le saillant et 2 rameaux par face. Vers 1877-1878 aménagements de deux positions pour 2 canons de 15 cm fretté long sur affût de côte. 1887-1894 environ : renforcement d’une partie de l’ouvrage, remplacement du pont par des rampes, suppression de la caponnière du saillant remplacée par une un coffre double de constrescarpe, renforcement d’une des grandes poudrières du flanc, modification du blockhaus de garde de l’entrée, installation d’une nouvelle sortie troupe sur le saillant, baisse du profil des remparts, installation d’un poste cuirassé d’observation de l’artillerie « P.B.St. 87 » et d’une coupole tournante d’observation modèle « W.T.90 », une batterie annexe sur le flanc droit. Edifice non protégé dans le cadre des monuments historiques.

Source : S0111.

 

Fort IV, Fort Niederhausbergen, Fort Veste Kronprinz (juillet 1872-1875) actuel fort Foch, construit par la société « Pathe - Jerschke – Schneider ». Grand fort détaché de ceinture à fossé sec de type Biehler, au tracé pentagonal de lunette aplatie. Il comprend : 4 traverses-abris et 5 plates-formes double d’artillerie par face, 4 traverses et 4 plate-formes d’artillerie simple par flanc, une caserne de gorge brisée vers l’intérieur à deux niveaux, comprenant de gauche à droite 11 + 4 + 4 + 13 casemates et des latrines comportant 4 pièces à l’extrémité de chaque aile ; une grande poudrière sous chaque flanc ; flanquement des fossés par les remparts, par une caponnière double de saillant, les deux caponnières d’épaule et les 2 coffres de la caserne de gorge ; entrée couverte par un tambour comprenant une place d’armes de gorge, un blockhaus de garde et une grand poudrière de gorge avec locaux de chargement de l’artillerie ; un pont d’accès en maçonnerie avec pilier central permettant le franchissant le fossé de gorge ; système de contre mine sur les deux faces avec galerie enveloppe et magasins à poudre, 4 galeries d’écoute sur le saillant et 2 galeries d’écoute sur chaque angle d’épaule. Vers 1877-1878, aménagement de deux positions pour 4 canons de 15 cm fretté long sur affût de côte. 1887-1894 environ : renforcement d’une partie de l’ouvrage, remplacement du pont par des rampes, suppression de la caponnière du saillant remplacée par une un coffre double de constrescarpe, renforcement d’une des grandes poudrières du flanc, modification du blockhaus de garde de l’entrée, installation d’une nouvelle sortie troupe sur le saillant, baisse du profil des remparts, installation d’une coupole tournante d’observation modèle « W.T.90 », deux batterie annexes sur les angles de gorge avec magasins à munitions (M23 et M24) reliés par une poterne au fossé de gorge. 1953 : explosion accidentelle d’une partie des munitions entreposées avec destruction d’une grande partie de la caserne de gorge. Edifice non protégé dans le cadre des monuments historiques.

Source : S0111.

 

Fort V, Fort Oberhausbergen, Fort Grossherzog von Baden (août 1872-1875) dénommé fort Pétain en 1919 puis fort Frère vers 1945, construit par la société « August Pasdach & Compagnie ». Grand fort détaché de ceinture à fossé sec de type Biehler, au tracé pentagonal de lunette aplatie. Il comprend : 4 traverses-abris et 5 plates-formes double d’artillerie par face, 4 traverses et 4 plate-formes d’artillerie simple par flanc, une caserne de gorge brisée vers l’intérieur à deux niveaux, comprenant de gauche à droite 11 + 6 + 6 + 9 casemates et des latrines comportant 4 pièces à l’extrémité de chaque aile ; une grande poudrière sous chaque flanc ; flanquement des fossés par les remparts, par une caponnière double de saillant, deux caponières d’épaule et les 2 coffres de la caserne de gorge ; entrée couverte par un tambour comprenant une place d’armes de gorge, un blockhaus de garde et une grand poudrière de gorge avec locaux de chargement de l’artillerie ; un pont d’accès en maçonnerie avec pilier central permettant le franchissant le fossé de gorge ; système de contre mine sur les deux faces avec galerie enveloppe et magasins à poudre, 4 galerie d’écoute sur le saillant et 2 galeries d’écoute sur chaque angle d’épaule. Vers 1877-1878, aménagement de deux positions pour 4 canons de 15 cm fretté long sur affût de côte, 2 pièces sur le parapet d’artillerie de chaque front. 1887-1894 environ : renforcement d’une partie de l’ouvrage (partie centrale et aile gauche de la caserne de gorge, saillant et locaux d’artillerie de la face et du flanc gauche), remplacement du pont par des rampes, suppression de la caponnière du saillant remplacée par une un coffre double de constrescarpe, renforcement d’une des grandes poudrières du flanc gauche qui est reliée par une poterne de communication avec le casernement de gorge, modification du blockhaus de garde de l’entrée, installation d’une nouvelle sortie troupe sur le saillant et les cours, baisse du profil des remparts, installation d’un poste cuirassé d’observation de l’artillerie « P.B.St. 87 » sur la face gauche et d’une coupole tournante d’observation modèle « W.T.90 » sur la face droite, deux batterie annexes sur les angles de gorge avec magasins à munitions (M30 et M31) reliés par une poterne au fossé de gorge. Après 8 février 1919 : suppression des 2 canons de 15 cm fretté long sur affût de côte. 1939-1940 : installation de sanitaires (lavabos, douches, WC) par le génie militaire français. Edifice non protégé dans le cadre des monuments historiques.

Source : S0111.

 

Fort VI, Fort Wolfisheim, Fort Fürst Bismarck (août 1872 – 1875), actuel fort Kléber, construit par la société « August Pasdach & Compagnie ». Grand fort détaché de ceinture à fossé sec de type Biehler, au tracé pentagonal de lunette aplatie. Il comprend : 4 traverses-abris et 5 plates-formes double d’artillerie par face, 4 traverses et 4 plate-formes d’artillerie simple par flanc, une caserne de gorge brisée vers l’intérieur à deux niveaux, comprenant de gauche à droite 10 + 6 + 6 + 10 casemates et des latrines comportant 4 pièces à l’extrémité de chaque aile ; une grande poudrière sous chaque flanc ; flanquement des fossés par les remparts, par une caponnière double de saillant, deux caponières d’épaule et les 2 coffres de la caserne de gorge ; entrée couverte par un tambour comprenant une place d’armes de gorge, un blockhaus de garde et une grand poudrière de gorge avec locaux de chargement de l’artillerie ; un pont d’accès en maçonnerie avec pilier central permettant le franchissant le fossé de gorge ; système de contre mine sur les deux faces avec galerie enveloppe et magasins à poudre, 4 galerie d’écoute sur le saillant et 2 galeries d’écoute sur chaque angle d’épaule. 1887-1894 environ : renforcement d’une partie de l’ouvrage (partie centrale et aile gauche de la caserne, du front), remplacement du pont par des rampes, suppression de la caponnière du saillant et des caponnières d’épaule remplacées par une un coffre double de constrescarpe et deux coffres simples aux épaules, renforcement de la grande poudrière du flanc gauche et installation d’une poterne de liaison avec le casernement de gorge, modification du blockhaus de garde de l’entrée, installation d’une nouvelle sortie troupe sur le saillant et les cours, baisse du profil des remparts, deux coupoles tournantes d’observation modèle « W.T.90 » un sur chaque face. Edifice non protégé dans le cadre des monuments historiques.

Source : S0111.

 

Fort VII, Fort Holtzheim, Fort Kronprinz von Sachsen (1872-1875) actuel fort Joffre. Fort détaché de ceinture à fossé sec de type Biehler, au tracé pentagonal de lunette aplatie de taille moyenne. Il comprend : 3 traverses-abris et 4 plates-formes double d’artillerie par face, 4 traverses et 4 plate-formes d’artillerie simple par flanc, une caserne de gorge brisée vers l’intérieur à deux niveaux, comprenant de gauche à droite 6 + 5 + 5 + 10 casemates et des latrines comportant 4 pièces à l’extrémité de chaque aile ; une grande poudrière sous chaque flanc ; flanquement des fossés par les remparts, par une caponnière double de saillant, deux caponières d’épaule et les 2 coffres de la caserne de gorge ; entrée couverte par un tambour comprenant une place d’armes de gorge, un blockhaus de garde et une grande poudrière de gorge avec locaux de chargement de l’artillerie ; un pont d’accès en maçonnerie avec pilier central permettant le franchissant le fossé de gorge ; système de contre mine sur la contrescarpe des deux faces avec galerie enveloppe et magasins à poudre, 4 galerie d’écoute sur le saillant et 2 galeries d’écoute sur chaque angle d’épaule. Vers 1877-1878, aménagement de deux positions pour 2 canons de 15 cm fretté long sur affût de côte, une pièce au milieu de la face droite et une pièce à l’angle d’épaule droit. 1887-1894 environ : renforcement d’une partie de l’ouvrage (partie centrale et aile gauche de la caserne, du front), remplacement du pont par des rampes, suppression de la caponnière du saillant remplacée par une un coffre double de constrescarpe, renforcement de la poudrière du flanc droit reliée par une poterne au casernement de gorge, modification du blockhaus de garde de l’entrée, installation d’une nouvelle sortie troupe sur le saillant et les cours, baisse du profil des remparts, installation d’un poste cuirassé d’observation de l’artillerie « P.B.St. 87 » sur la face droite et d’une coupole tournante d’observation modèle « W.T.90 » sur la face droite, deux batterie annexes sur les angles de gorge avec magasins à munitions (M30 et M31) reliés par une poterne au fossé de gorge. Après 8 février 1919 : suppression des 2 canons de 15 cm fretté long sur affût de marine. Installation de nombreux hangars en tôles ondulés pour le centre de mobilisation du génie n°1. Edifice non protégé dans le cadre des monuments historiques. Edifice non protégé dans le cadre des monuments historiques.

Source : S0111.

 

Fort VIII, Fort Ostwald ou Fort Geispolsheim, Fort von der Tann (1873-1876) actuel fort Lefèbvre. Grand fort détaché de ceinture à fossé plein d’eau de type Biehler, au tracé pentagonal de lunette aplatie. Comprend 4 traverses-abris et 5 plates-formes d’artillerie doubles par face, 1 traverse-abri et 2 traverses en terre et 4 plates-formes d’artillerie simples par flanc, une grande poudrière de guerre sous chaque flanc. Vaste corps de casemates pour la caserne et les locaux d’artillerie, à deux niveaux, situé sous les plates-formes d’artillerie des faces et du saillant, comprenant de l’aile gauche, saillant à l’aile droite 14 + 4 + 14 au saillant (3 cages d’escaliers non comprises). Les deux façades de la caserne s’ouvrent sur deux cours intérieures. Le flanquement à partir du rempart, des deux caponnières d’épaule et des demi-bastion droit et gauche de la gorge ; poterne principale sous traverse en capitale munie de 2 x 7 pièces de chaque côté et d’une grande pièce de stockage à l’étage au-dessus de l’entrée dédiée aux subsistances ; latrines dans le bloc droit et gauche de la gorge (2 x 4 pièces) ; entrée protégée par un tambour avec blockhaus de garde et place d’armes de gorge. Caponnière du saillant esquissée mais à priori non construite. 1887-1890 environ : renforcement partiel de l’ouvrage, installation d’une caponnière double de saillant, obturation du premier couloir transversal gauche ; rampes de la cour transferrée le long du rempart de gorge, protection de la digue d’accès à l’entrée par des grillages. Autres modernisation 1895, 1904 : installation d’une coupole cuirassée tournante d’observation modèle « W.T.90 ». Après 1946 à priori : maison d’habitation édifier sur l’ancien blockhaus de gorge. Lors de la construction de la bretelle d’accès à l’autoroute A35, le fossé du flanc droit a été remblayé.

Source : S0111.

 

Fort IX, Fort Illkirch, Fort Werder (mai 1873-1876 ou 1877) actuel fort Uhrich. Grand fort détaché de ceinture à fossé plein d’eau de type Biehler, au tracé pentagonal de lunette aplatie. Comprend 4 traverses-abris et 5 plates-formes d’artillerie doubles par face, 1 traverse-abri et 2 traverses en terre et 4 plates-formes d’artillerie simples par flanc, une grande poudrière de guerre sous chaque flanc. Vaste corps de casemates pour la caserne et les locaux d’artillerie, à deux niveaux, situé sous les plates-formes d’artillerie des faces et du saillant, comprenant de l’aile gauche Les deux façades de la caserne s’ouvrent sur deux cours intérieures. Le flanquement à partir du rempart, des deux caponnières d’épaule et des demi-bastions droit et gauche de la gorge ; poterne principale sous traverse en capitale comportant des locaux de stockage et une écurie ; latrines dans le bloc droit et gauche de la gorge (2 x 4 pièces) ; entrée protégée par un tambour avec blockhaus de garde et place d’armes de gorge. Caponnière du saillant esquissée mais à priori non construite. 1887-1890 environ : renforcement partiel de l’ouvrage, installation d’une caponnière double de saillant ; rampes de la cour transferrée le long du rempart de gorge, protection de la digue d’accès à l’entrée par des grillages, installation de deux batteries annexes sur les angles de gorge droit et gauche avec l’abri à munitions M67a. Autres modernisations vers 1898-1899 : installation d’un observatoire cuirassé d’artillerie modèle « P.B.St.96 » au profit de la batterie n°38 pour 3 canons de 10 cm sur affûts à boucliers installée sur le glacis du flanc gauche du fort. Nuit du 23 au 24 novembre 1944 : l’ouvrage servant de dépôt de carburant est incendié par la Wehrmacht et endommage très fortement l’aile droite de la caserne sous le front droit. 30 juin 2012 inauguration d’un parc public par la commune d’Illkirch-Graffenstaden.

Source : S0111.

 

Rive droite du Rhin

 

Fort X, Fort Kirchbach (1874-1878). Fort détaché de ceinture à fossé plein d’eau de type Biehler, de taille moyenne, au tracé pentagonal de lunette aplatie. Comprend 3 traverses par face, une grande poudrière de guerre sous chaque flanc. Caserne de gorge à un niveau comprenant de gauche à droite environ 9 + 7 + 7 + 9 casemates ; locaux d’artillerie également sous les faces et le saillant ; flanquement à partir du rempart et des deux caponnières d’épaule et par une caponnière de revers sur le saillant ainsi qu’à partir des coffres de la caserne de gorge ; poterne principale sous traverse en capitale ; entrée protégée par un tambour avec blockhaus de garde et place d’armes de gorge, accès à l’ouvrage par une digue traversant le fossé de gorge. 1887-1890 environ : renforcement partiel de l’ouvrage, installation de grilles au niveau de la digue d’accès à l’ouvrage et sur le mur d’enceinte du tambour. Vers 1930 : démolition de l’ouvrage dans le cadre du traité de Versailles.

Source : S0111.

 

Fort XI, Fort Bose (1874-1878). Fort détaché de ceinture à fossé plein d’eau de type Biehler, de taille moyenne, au tracé pentagonal de lunette aplatie. Sa configuration est à peu près indentique au Fort Kirchbach, aucun plan concernant cet ouvrage n’est disponible. 1887-1890 environ : renforcement partiel de l’ouvrage, installation de grilles au niveau de la digue d’accès à l’ouvrage et sur le mur d’enceinte du tambour. Vers 1930 : démolition de l’ouvrage dans le cadre du traité de Versailles.

Source : S0111.

 

Fort XII, Fort Blumenthal (1874-1878). Fort détaché de ceinture à fossé plein d’eau de type Biehler, de taille moyenne, au tracé pentagonal de lunette aplatie. Sa configuration est à peu près indentique au Fort Kirchbach, aucun plan concernant cet ouvrage n’est disponible. 1887-1890 environ : renforcement partiel de l’ouvrage, installation de grilles au niveau de la digue d’accès à l’ouvrage et sur le mur d’enceinte du tambour. Vers 1930 : démolition de l’ouvrage dans le cadre du traité de Versailles.

Source : S0111.

 

Belgique

 

Cette rubrique concerne les fortifications belges en cours de construction ou de modernisation, conformément aux frontières de l’année en cours.

Il est extrêmement difficile de dater précisément la construction des ouvrages de fortification belges. Souvent les dates de construction correspondent à l’année de la loi du programme de fortification, et d’autres indications nous donne des dates diverses. A défaut de disposer de documents ou de dates de construction plus précise, j’utilise les différentes options.

 

Place forte d’Anvers

 

Ouvrages en cours de construction :

 

Fort de Kruibeke (1870-1880), également dénommé Fort Van Eopoel ou Fort Kapitaen.

 

Fort de Merksem (1871-1882).

 

Fort de Zwinjdrecht (1870-1880), également dénommé Fort Brosius ou Fort Kolonel I.M.F.

 

France

 

Cette rubrique concerne les fortifications françaises en cours de construction ou de modernisation, conformément aux frontières de l’année en cours.

 

France Front Ouest – Côtes de la Mer du Nord, de la Manche et de l’Atlantique

 

Place forte de Lorient

 

Ouvrages en cours de modernisation :

 

Batterie de Port Fouquet (1859) Lorient, Belle-Île, NO du Palais. Corps de garde mle 1846 type n°3 avec un parapet pour pièces d’artillerie. 13 juin – 11 juillet 1874 : Décision de déclassement.

 

Batterie de Port Larron (1859), Lorient, Belle-Île, SE du Palais. Comprend un corps de garde mle 1846 de type n°3 avec un parapet pour les pièces d’artillerie. 13 juin – 11 juillet 1874 : Déclassement de la batterie.

 

Batterie de Port Maria (1860), Lorient, Belle-Île, SE du Palais. 13 juin – 11 juillet 1874 : déclassement de 22 vieilles batteries dont Port Maria. Actuel : Propriété privée.

 

France Front Nord-Est

 

Place forte de Montmédy

 

Ouvrage en cours de modernisation :

 

Citadelle de Montmédy (16e siècle) sous Charles Quint. Remaniée par Vauban. 1874-1882 : travaux de modernisation, aménagement de casernements, d’abris, de magasins sous roc et d’un four à pain.

 

Place forte de Verdun

 

Ouvrage en cours de construction :

 

Fort de Tavannes (décembre 1874-décembre 1879), modernisé 1889-1890.

 

Rideaux des Hauts de Meuse

 

Ouvrage en cours de construction :

 

Fort de Gironville (1874-1875), ouvrage peu modernisé, 1890 un magasin sous roc et 1900-1910 réseau de fil et grilles.

 

Place forte de Toul

 

Ouvrages en cours de construction :

 

Batterie de Pont-à-Mousson (1874-1877) N de Toul, fait partie de l’enveloppe du fort du Mont-Saint-Michel.

 

Fort Domgermain (1874-1877) fort Brune, modernisé 1894 et 1907-1910 ; 1 caserne bétonnée, refonte et bétonnage des locaux, 1 tourelle de 75, 1 tourelle de mitrailleuse, 3 observatoires, 1 casemate de Bourges. 1914-1915 : 2 cuves pour canons de 75 mm antiaériens.

 

Fort d’Ecrouves (1874-1876), modernisé 1892 et 1906 : caserne de guerre en béton, coffres de contrescarpe, 1 tourelle de 75, 1 tourelle de mitrailleuses, 2 observatoires, 1 casemate de Bourges.

 

Fort ou réduit de Lucey (1874-1877) fort Plessis-Praslin, fort d’arrêt au tracé carré. Il comprend : 1 tourelle Mougin Mle 1876 à 2 canons de 155 mm de Bange. 1904-1907 : modernisation : 1 caserne de guerre, 2 usines électriques, 2 tourelles de 75 Mle 05 et 2 tourelles Galopin doubles avec 2 canons de 155R installée à l’extérieur et reliées au fort et remplacée ultérieurement par 2 tourelles de 155R07 ; 2 tourelles de mitrailleuses. 1944 : entièrement feraillé par l’organisation allemande Todt.

 

Fort Saint-Michel (1874-1877 ou -1878), modernisé vers1892 : 2 tourelles de 75, 1 tourelle de mitrailleuses, 3 observatoires et 1 casemate de Bourges.

 

Fort Villey-le-Sec (1874-1880), modernisé 1890, 1906-1912 ; 2 tourelles de 75, 1 tourelle de 155, 1 tourelle de mitrailleuse, 8 observatoires.

 

Redoute de Chaudeney (1874-1875) redoute Charton, redoute en terre au tracé pentagonal. Vers 1914-1918 : installation d’une cuve bétonnée pour canon de 164,7 de marine.

 

Redoute de la Justice (1874-1875) redoute Dujard, redoute en terre avec caserne.

 

Forts de rideau de la Haute Moselle

 

Ouvrages en cours de construction :

 

Fort du Parmont (1874-1876) fort de la Tour d’Auvergne, fort à massif central et batterie basse. 1877-1878 une casemate Mougin en fer laminé, 1879-1880 une tourelle Mougin modèle 1876 avec deux canons de 155 mm, 1888-1889 un magasin sous roc, et diverses modifications jusqu’en 1915. Le fort de Parmont décrit par un cours de fortification permanente de 1885, organisation des Etats : « Le fort du Parmont, situé au-dessus de Remiremont défend le débouché de la vallée de la Moselotte, vallée d’autant plus importante qu’elle put être abordée par 3 routes débouchant de la vallée de la Thür et qu’elle correspond sur la rive gauche à 2 routes qui par Plombières et par le val d’Oljol conduisent à Luxeuil. Le fort situé entre ces deux routes est, il est vrai, dominé par le massif boisé de Cauray, mais ce massif serait difficilement accessible à l’artillerie et l’on a tenu compte de cette situation spéciale en dotant l’ouvrage d’une coupole ». 1940-1944 : casemate en fer laminé détruite par les troupes allemandes. Etat actuel : tourelle Mougin a été ferraillée, le site est géré par une association.

 

Fort de Rupt (1874-1876) fort de Rupt-sur-Moselle, fort de Roche Haie, fort Gaulaincourt (décret général Boulanger de 1886) ouvrage du rideau de Haute Moselle. Fort d’arrêt, tracé en forme de losange, à massif central, à batterie basse, peu modernisé. Comprend un fossé avec 2 caponnières doubles. Garnison et armement initial : 368 hommes et 35 pièces d’artillerie dont 6 et 3 pièces en batteries annexes. Poste optique dirigé vers le ballon de Servance. 1889-1891 : construction d’un magasin sous roc. Etat : terrain militaire. Le fort de Rupt décrit par un cours de fortification permanente de 1885, organisation des Etats : « Le massif du Cauray à l’inconvénient de masquer les vues du Parmont vers le sud, aussi a-t-on établi un 3e ouvrage à Rupt qui, soit par lui-même, soit par ses batteries annexes bat parfaitement la vallée de la Moselle en amont et en aval, et tient la route qui par le mont de Fourche et la vallée du Breuchin se dirige sur Luxeuil ». Site Internet.

Source : S2757.

 

Place forte de Belfort

 

Ouvrages en cours de construction :

 

Redoute des Perches puis Fort des Basses Perches (1868-1870 inachevé, 1874-1877) fort Valmy, initialement une redoute d’infanterie terrassée sur la colline des Perches à Belfort, puis fort au tracé rectangulaire.

Source : S1000. S2045.

 

Fort des Hautes Perches (1865-1870 inachevé, 1874-1877) fort Rapp, fort au tracé pentagonal.

Source : S2045.

 

Fort du Mont Vaudois (1874-1877) fort Broussier.

 

Réduit du Bosmont (1874-1875), dénommé ouvrage Amey.

 

Place forte de Dijon

 

Ouvrage en cours de construction :

 

Fort de la Motte-Girond (1874-1876) fort Roussin, fort d’arrêt au tracé pentagonal irrégulier, renforcé par la batterie de La Motte-Girond, non modernisé.

 

Place forte de Langres

 

Ouvrages en cours de construction :

 

Fort de la Bonnelle (1869-1875) fort Decrès.

 

Fort de Cognelot (1874-1877) fort Vercingétorix, également appelé Fort de Chalindrey. 1915 : le fort est désarmé et les pièces d’artillerie sont transférée.

 

Fort de Dampierre (1874-1878) fort Magalotti, fort à enveloppe, 52 ha, 142 pièces d’artillerie, 43 officiers et 1 496 hommes.

 

Fort de Peygney (1869-1875) fort Constance-Chlore, NE de Langres. 1870 : mise en état de défense.

 

Fort de la Pointe Diamant (1874-1877), NO de Langres, fort Defrance ou fort De France. Tracé sous la forme d’un parallélogramme irrégulier avec 2 caponnières doubles. Petit ravelin avec corps de garde devant l’entrée. Deux corps de garde crénelés. Armement : Dotation initiale 27 pièces.

Source : S2757.

 

Place forte de Besançon

 

Ouvrages en cours de construction :

 

Batterie Rolland (1874-1878) parfois appelé fort Rolland (décret Boulanger), S-SE de Besançon, altitude 507 m. Armement et garnison initiale : 24 pièces d’artillerie et 74 hommes. Etat : ouvrage assez dégradé.

Source : S2757.

 

Batterie du Rosemont (1874) fort Verne, SO de Besançon, rive droite du Doubs, altitude 465 m. Armement initial : 6 pièces. Emplacement occupé pendant la guerre de 1870-71 par un petit casernement crénelé. Etat : le bâtiment est assez dégradé, batterie en cours de dégagement en 2007.

Sources : S0362.

 

Fort de Châtillon-le-Duc (1874-1878).

 

Fort de Fontain (1874-1877) fort Marulaz. Fort à cavalier construit à la place d’une redoute de 1870.

 

Fort Neuf de Montfaucon (1874-1878) fort Voirol. Cuirassement : 1 tourelle Mougin Mle 1876. 16 septembre 1906 : à la suite d’un orage le magasin à poudre explose avec 95 tonnes de poudre.

 

Position de Fontain (1874-1877). Comprend le Fort de Fontain, le magasin sous roc et diverses positions et batteries.

 

France Front Sud-Est

 

Place forte de Lyon

Ouvrages en cours de construction :

 

Rive droite de la Saône :

 

Deuxième ceinture de forts détachés :

 

Batterie des Carrières (1874-1877) au nord nord-ouest de Lyon sur la rive droite de la Saône, 6 emplacements. 2007 : restauré par l’association Limonest Patrimoine.

 

Batterie de la Freta (1874-1877) au nord de Lyon sur la rive droite de la Saône, près du fort du Mont-Verdun. Etat actuel : terrain militaire.

 

Batterie du Mont Thou (1874-1877) au nord nord-ouest de Lyon sur la rive droite de la Saône, près du fort du Mont-Verdun. Etat actuel : terrain militaire.

 

Batterie du Narcel (1874-1877) au NO de Lyon, près du fort du Mont Verdun.

 

Fort du Mont Verdun (1874-1878) au nord-nord-ouest de Lyon, sur la rive droite de la Saône. Etat actuel : terrain militaire.

 

Rive droite du Rhône :

 

Deuxième ceinture de forts détachés :

 

Fort de la Vancia (novembre 1874 – 15 octobre 1877) au nord-nord-est de Lyon, rive droite du Rhône. Ouvrage au tracé pentagonal.

 

Rive gauche du Rhône :

 

Fort de Bron (1874-1877) à l’est sud-est de Lyon, sur la rive gauche du Rhône. Grand fort pentagonal. 1963 : déclassement du fort. 1975 : fort racheté par la communauté de communes de Lyon. Il est géré par une association.

 

Place forte de Briançon

 

Ouvrage en cours de construction :

 

Fort de la Croix de Bretagne (1874-1879) Position de la Croix de Bretagne ; importante position de montagne comprenant 5 batteries et un fort doté de 500 hommes et 44 pièces d’artillerie.

 

France Front Sud Côtes de la Méditérannée

 

Place forte de Toulon

 

Ouvrages en cours de construction :

 

Batterie de l’Eguilette (1874). 1877-1878 : transformation de la batterie. 1892 : ajout d’un magasin sous roc.

 

Fort de la Croix Faron (1872-1875), englobe une tour datant de 1845. Après 1944 : baptisé Fort Commandant Ducuing.

 

France Centre

 

Place forte de Paris

 

Ouvrages en cours de construction :

 

Batterie du Bois d’Arcy (1874-1880).

 

Batterie de la Pointe (1874-1879) au S-SO de Paris. Annexe S-SE du fort de Palaiseau. Construite pour un effectif de 204 hommes et une dotation de 24 pièces. Coffres de contrescarpe en açonnerie de moellons. Occupé quelques temps par les laboratoires de l’Ecole Polytechnique puis abandonnée. Terrain appartenant à la commune.

Source : S2757.

 

Fort de Cormeilles en Parisis (1874-1877).

 

Fort de Domont (1874-1878), grand fort à cavalier. 1884 : 1 tourelle Mougin Mle 1876 comprenant 2 pièces.

 

Fort du Haut Duc (1874-1880) grand fort trapézoïdal à cavalier. Août 1944 : fort endommagé pendant les combats.

 

Fort de Palaiseau (1874-1879), SSO de Paris. Grand fort à cavalier au tracé trapézoïdal, caserne à trois niveaux. 1944 : caserne incendiée par les troupes allemandes.

 

Redoute des Hautes Bruyères (1874-1878) ancienne redoute en terre érigée en 1870 près du fort de Kremlin-Bicêtre.

 

Pays-Bas

 

Cette rubrique concerne les fortifications néerlandaises en cours de construction ou de modernisation, conformément aux frontières de l’année en cours.

 

Ligne d’Utrecht « Waterlinie »

 

Place forte de Naarden

 

Ouvrage en cours de construction :

 

Fort Ronduit (1873-1874), sur l’emplacement d’une redoute construite en 1747, transformée en retranchements en 1786. Fort polygonal en terre levée, implanté sur le chemin couvert de la face Nord de l’enceinte de Naarden. Caserne de gorge et poste de garde maçonnée en briques.

 

Place forte de Muiden

 

Ouvrage en cours de construction :

 

Muizenfort ou « Gebouw C » (1874-1877), renforcé en 1939-1940 par un abri de groupe et une casemate de mitrailleurs type G. Classé aux monuments historiques « Rijksmonument ».

 

Place forte d’Utrecht

 

Ouvrage en cours de modernisation :

 

Fort Blauwkapel (1818-1821), construit autour d’un village existant, il tire son nom de la chapelle du village. Plus grand fort de la ligne de Waterlinie. Ouvrage en terre à 4 bastions avec réduit de gorge. 1849-1852 : élévation et renforcement des remparts, construction d’un blockhaus de garde. 1860 environ : renforcement du blockhaus de garde par de la terre. 1874 : construction de deux casernes, d’abris et de magasins à l’épreuve des bombes. 1914-1918 : fort transformé en un point d’appui d’infanterie avec un effectif mobilisé de 300 hommes, muni de tranchées, abris en bois, d’observatoires, de mitrailleuses et de réseaux de fils de fer barbelé. 1918 : construction de 3 abris en béton. 1939-1940 : installation d’un réseau d’obstacles antichars (dénommés asperges) et de quelques abris de groupe en béton. Mars – avril 1940 : construction d’une tranchée bétonnée. 1940-1944 : démolition des installations militaires du bastion Nord et excavation des remparts. 2003-2008 : travaux de restauration de la chapelle, des fortifications, et de tout le village pour le rendre accessible et fonctionnel.

Caserne à l’épreuve des bombes construite au Fort Blauwkapel en 1874

Photographie : © MJR de juillet 2012, tous droits réservés.

 

Position de Honswijk

 

Ouvrage en cours de construction :

 

Lunet aan de Snel (1845, 1873-1874). Ouvrage en terre installé au nord du Fort buj Honswijk. En 1873-1874 renforcée par des remparts en terre et une caserne et une remise à canons à l’épreuve des bombes. Classé aux monuments historiques « Rijksmonument ».

 

Déclassement – abandon – démolition des ouvrages de fortification

 

France

 

Fortifications côtières de Loire-Atlantique (44)

 

Batterie de la pointe?) presqu’île de Batz-sur-Mer, avec corps de garde Mle 1846 n°3. 13 juin – 11 juillet 1874 : La Commission de défense des côtes décide de ne pas la conserver.

 

Place forte de Lorient

 

Batterie d’Ental (1857). 11 juillet 1874 : abandon de la position.

 

Place forte de Toulon

 

Batterie du Mord’hui (1860) sur la presqu’île de Saint-Mandrier. Ancienne batterie avec corps de garde n°3. 16/12/1874 : déclassée par la commission de défense des côtes. 03/12/1888 : déclassement définitif. 1904 : construction d’un abri en béton pour un projecteur coulé à son emplacement.

 

Expériences, innovations et progrès de la fortification et de l’artillerie de siège et de forteresse

 

Allemagne

 

1874 : constitution d’un parc de siège réparti entre les places de Spandau, Posen, Magdebourg et d’un autre parc réparti entre les places de Coblence et de Strasbourg. L’effectif et la composition des parcs de siège a été fixé en 1874. Deux parcs de siège ont été constitués, chacun de 400 pièces d’artillerie dont l’un sera réparti en temps de paix entre les places de Spandau, Posen et Magdebourg, et l’autre entre celles de Coblence et de Strasbourg. Chacun de ces parcs comprend 40 canons de 9 centimètres (en bronze), 120 canons de 12 centimètres (en bronze), 120 de 15 centimètres courts (en acier fondu), 40 canons longs de 15 centimètres frettés (en acier fondu), 40 mortiers rayés de 21 centimètres et 40 mortiers lisses de 15 centimètres (en bronze). Cette dernière pièce est la seule pièce lisse du parc de siège allemand dans la composition duquel doivent encore entrer des pièces frettées de 21 centimètres et des mortiers rayés de 28 centimètres.

Source : S0209.

 

Chroniques de l’année 1874

 

1874 Divers

 

Allemagne, Metz place forte : réalisation de plans pour l’implantation d’une tourelle d’artillerie cuirassé au Fort Manstein.

En 1874, réalisation de divers plans pour le projet spécial concernant l’installation d’une tourelle d’artillerie cuirassée « Panzer-Drehturm » sur la caponnière du saillant du Fort Manstein à Metz.

Un plan à l’échelle 1 :20 comportant des vues détaillées Dimensions : 121 x 84 cm.

Un plan à l’échelle 1 :20 comportant des vues détaillées Dimensions : 74 x 67,5 cm.

Source : S1940.

 

Allemagne, Strasbourg place forte : informations divers relatives à la place forte en 1874.

Réalisation d’un plan pour le transfert de la chzaussé de Haguenau à proximité du Foort Moltke à Reichstett.

Etablissement de plusieurs plans projets relatifs à l’extension de l’enceinte urbaine.

Etablissement de deux plans projets pour la construction d’une route d’accès au Fort Fransecky.

Etablissement d’un plan pour l’installation d’un canal de dérivation entre l’Ill et le fossé du Fort Fransecky.

Etablissement d’un plan projet pour la réalisation d’une route stratégique sur les hauteurs des Hausbergen.

Source : S1940.