Fiche descriptive générale / General-Beschreibung

 

 

Dernière mise à jour / Letzte Änderung : 5 juillet 2020

 

Voici l’essentiel des informations disponibles concernant le Fort V – Fort Großherzog von Baden – Fort Frère. Ces textes sont encore rédigés en grande partie uniquement en langue française. Toutefois, petit à petit nous traduisons les différentes rubriques en langue allemande. Lorsque cela est possible nous utilisons les textes originaux avec l’orthographe de l’époque.

 

Hier finden Sie die Informationen zu Fort V – Fort Großherzog von Baden – Fort Frère. Die meisten Texte sind noch meisten nur in französischer Sprache verfasst. Aber nach und nach übersetzen wir jedoch die verschiedenen Abschnitte ins Deutsche. Soweit es möglich ist verwenden wir die Originaltexte mit der Schreibweise aus dieser Zeit.

 

Sources / Bibliographie : voir rubrique Bibliographie en dernière page du site.

Quelldokumente / Bibliografie: Sehe letzte Seite von unserer Internet Seite.

 

Signification des raccourcis utilisés pour les sources des photographies et documents :

Bedeutung der Abkürzungen der Quellen für Fotos und Dokumente :

 

1er RG : documents et photographies des archives du 1er régiment du génie.

AD67 = Archives départementales du Bas-Rhin ; Strasbourg.

AVES = Archives de la Ville et de l’Eurométropole de Strasbourg.

BA = Bundesarchiv (archives fédérales allemandes)

BA-M = Bundesarchiv Abteilung Militärarchiv, Freiburg

BA-Stutt = Bundesarchiv, Stuttgart.

BCGS = Bibliothèque du cercle de garnison de Strasbourg

BMS = Bibliothèques Municipales de Strasbourg.

BNF Paris = Bibliothèque Nationale de France

BNUS = Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg

GAK = Generallandessarchiv Karlsruhe GEN =documents du service du génie, actuel USID et ESID de Strasbourg.

GSTAPK = Geheimes Staatsarchiv für Preussischer Kulturbesitz (Archives secrètes de l’héritage culturel de Prusse), Berlin - Dalem.

SHD = Service Historique de la Défense, Vincennes.

 

Auteurs des photographies / Bilder-Verzeichniss

 

1er régiment du génie = 1°RG

BA = Brauch André

BP = Burtscher Philippe

CESFS = Cercle d'études et de sauvegarde des fortifications de Strasbourg

MJR = Mohr-Joerger Richard

 

Situation géographique et stratégique / Geographische und Strategische Lage

 

 

Situation géographique / Geographische Lage

 

 

Le fort Frère est situé en bordure sud-ouest des hauteurs de Hausbergen, sur l’extrémité sud-ouest du ban de la commune d’Oberhausbergen, au nord des lieux-dits « Rohrberg » et « Pfaffenberg » et à l’est du lieu-dit « In den Tubsteinen ». Le chemin des Coteaux emprunté par la piste cyclable des forts de Strasbourg, passe devant l’entrée du fort.

Altitude : environ 183 m, soit 52 m au-dessus du terrain naturel situé devant le fort dans la vallée du Musaubach (151 m) et 28 m au-dessus du village d’Oberhausbergen (155 m).

Adresse : Chemin des Coteaux, 67205 Oberhausbergen.

 

Fort Frère ist am sud-westlichen Rand der Höhen von Hausbergen, am süd-westlichen Ende von der Gemeinde Oberhausbergen, nördlich von dem Ban « Rohrberg » und « Pfaffenberg » und östlich vom Bann « In den Tubsteinen ». Der örtliche Weg « Chemin des Coteaux » geht über den Radweg der Forts von Straßburg der vor dem Tor vom Fort vorbeikommt.

Höhe: ungefähr 183 M, und zwar 52 Meter über dem Natur Gelände das vor dem Fort liegt, mit der Ebene vom Musaubach (151 M) und 28 Meter über Oberhausbergen (155 M).

Adresse: Chemin des Coteaux, 67205 Oberhausbergen.

Extrait de carte des environs du site de construction du fort Frère.

Ausschnitt von einer Karte vor dem Bau des Fort Frère.

Source / Quelle : carte Wagner Strasbourg et environs 1870, collection / Sammlung Philippe Burtscher

Extrait d’une carte spéciale de 1904 à l’échelle 1 :75 000 avec l’emplacement du Fort Baden / fort Frère inscrit à l’encre noire.

Ausschnitt von einer Spezialkarte von 1904 Maßstab 1 :75 000., das Fort Baden / fort Frère wurde mit schwarzer Tinte eingezeichnet Source / Quelle : collection / Sammlung MJR.

Extrait de vue satellite de Wikimapia extraite en 2015. Les rectangles blancs ou carrés rouge indiquent l’emplacement des ouvrages de fortifications situés à proximité.

Wikimapia Aufnahme von 2015. Die Weiße oder rote Quadrate zeigen die Orte, wo es Festungsbauten gibt.

Les environs du fort Frère carte de 2012 environ.

Karte von 2012 ungefähr der Umgegend des Forts Frère.

 

Situation stratégique / Strategische Lage

 

1876-1887

 

Le fort Grossherzog von Baden (Fort Frère) est situé sur le front Ouest de la ceinture des forts détachés de Strasbourg. Il commande l’ancienne route de Paris et est un des éléments essentiels de la défense du front le plus exposé, à l’ouest de la place de Strasbourg. En effet, les trois forts des hauteurs des Hausbergen (Podbielski, Kronprinz et Baden) occupent une position très avantageuse sur un plateau isolé, dominant le terrain en avant ou battant à revers les pentes qui s’y trouvent. Devant ce plateau, coule la Souffel qui vient placer pour ainsi dire un fossé en avant d’eux. Ces forts commandent la route de Saverne et Paris et les routes de moindre importance qui se dirigent vers les Vosges, et, par le fort Podbielski, exercent une action très efficace sur le chemin de fer de Paris et la route de Wissembourg. Ils forment à eux trois la véritable clef de la place forte. La ligne principale de défense de la place forte de Strasbourg est alors située sur la ligne des forts détachés.

 

Das Fort Grossherzog von Baden (Fort Frère) liegt an der West-Front von Festungs-Gürtel von Straßburg. Es beherrscht die alte Pariser Route und ist eines der wesentlichen Elemente der Verteidigung der exponiertesten Front westlich von Straßburg. In der Tat nehmen die drei Festungen der Hausbergenhöhen (Podbielski, Kronprinz und Baden) eine sehr vorteilhafte Position auf einem isolierten Plateau ein, dominieren das Gelände vor ihnen oder schlagen die dort liegenden Hänge. Vor diesem Plateau fließt die Suffel, und also sozusagen einen Graben vor sich platziert. Diese Forts beherrschen die Strecke in Richtung Paris sowie die kleineren Strecken in Richtung Vogesen und üben über Fort Podbielski eine sehr effektive Aktion auf die Eisenbahn nach Paris und nach Weissenburg. Zusammen bilden sie den eigentlichen Schlüssel zur Festung. Die Hauptverteidigungslinie der Strassburger Festung befindet sich dann auf der Linie der freistehenden Forts.

 

Août 1874

 

Une note du deuxième bureau français (chargé du renseignement militaire à l’époque) signée par un capitaine du génie nous apporte quelques précisions le secteur du plateau de Hausbergen à la suite d’une reconnaissance effectuée en août 1874 : « Le nœud de la défense est le plateau de Hausbergen qui est très-peu dominé par les hauteurs éloignées (5 000 à 6 000 m) de Ittenheim, Reitwiller et Truchtersheim, et d’où l’on commande l’ancienne route de Paris. Ce plateau qui est couvert sur son front par la vallée assez profondément encaissé de la Souffel est occupé par les deux forts de Niederhausbergen et d’Oberhausbergen, distants l’un de l’autre de 1 000 mètres ». Remarque : le fort Podbielski n’a pas encore été construit.

 

Eine von einem Ingenieur-Hauptmann unterzeichnete Notiz des zweiten Büros von französischem Generalstab (zu dieser Zeit für den militärischen Geheimdienst zuständig) gibt uns einige Details über das Gebiet des Hausbergen-Plateaus nach einer Aufklärung im August 1874: „Der Kern der Verteidigung ist das Hausbergen-Plateau, das nur sehr wenig von den fernen Höhen (5 000 bis 6 000 Meter) von Ittenheim, Reitwiller und Truchtersheim dominiert wird und von den aus die alte Route nach Paris befohlen wird. Dieses Plateau, das an seiner Vorderseite vom ziemlich tiefen Tal der Suffel bedeckt ist, wird von den beiden Forts von Niederhausbergen und Oberhausbergen besetzt, die 1 000 Meter voneinander entfernt sind“. Hinweis: Fort Podbielski wurde noch nicht gebaut.

 

1887-1900

 

La ligne principale de défense de Strasbourg reste sur la ligne des forts. Mais les intervalles entre les ouvrages sont sensiblement renforcés par des abris d’infanterie, d’artillerie ou à munitions, ainsi que des batteries, établies sous la forme de fortifications permanentes. Une gigantesque position d’artillerie est construite juste à l’arrière de la ligne des forts entre Oberhausbergen et Eckbolsheim, c’est-à-dire sur le point le plus exposé de la place forte de Strasbourg. Avec la construction du groupe fortifié de Mutzig « Feste Kaiser Wilhelm II » à l’ouest de Strasbourg entre 1893 et 1914 et la planification de la construction de la Ligne de la Bruche lors de la mise en état de défense (projet du début du 20e siècle), le front Ouest a peu à peu qu’une importance secondaire.

 

Die Hauptverteidigungslinie von Straßburg bleibt auf der Höhe von der Line der detachierten Forts. Die Intervalle zwischen den Werken werden jedoch durch Infanterie-, Artillerie- und Munitions-Räumen sowie Batterien, die der Form von dauerhaften Befestigungen errichtet wurden, erheblich verstärkt. Direkt hinter der Festungslinie zwischen Oberhausbergen und Eckbolsheim, also an der exponiertesten Stelle der Strassburger Festung, wird eine gigantische Artillerieposition errichtet. Mit dem Bau westlich von Straßburg der Feste Kaiser Wilhelm II zwischen 1893 und 1914 und der Planung des Baus der Breuch-Linie während der Armierung (Projekt des frühen 20. Jahrhundert) verliert die Westfront allmählich von Ihrer Bedeutung.

 

1900 – 1914

 

Au début du siècle, après le début de construction du groupe fortifié de Mutzig-Molsheim, le commandement allemand programme la construction d’une ligne défensive appelée lignes de la Bruche, entre Molsheim et Strasbourg. Cette ligne qui doit être érigée lors de la mise en état de défense, comporte aux environs de Strasbourg, deux branches, qui rejoignent la ligne des forts détachés sur le front Ouest à Strasbourg. La branche la plus au nord passe à l’ouest du fort Grossherzog von Baden. Par ailleurs, compte tenu de l’évolution de la portée de l’artillerie, la ligne principale de défense est reportée à environ 1 000 mètres en avant du Fort Baden. En effet lors de la mise en état de défense ont a prévu la construction d’abris et de position d’infanterie et à l’arrière, la construction d’abris d’artillerie et d’abris à munitions. Par ailleurs de nouvelles positions doivent être aménagés, au nord sur le Reeberg et au sud sur le Stimmelsberg, ce qui permet de flanquer cette nouvelle ligne principale de défense située devant le fort Baden. Deux grands ouvrages d’infanterie du Stimmelsberg sont même construits dès le temps de paix.

 

Zu Beginn des Jahrhunderts, nach Baubeginn der Feste Kaiser-Wilhelm II, plante das deutsche Kommando den Bau einer Verteidigungslinie namens Breuch-Linie zwischen Molsheim und Straßburg. Diese Linie, die zum Zeitpunkt Armierung errichtet werden muss, umfasst von Straßburg zwei Zweige, die sich mit der Linie, der an der Westfront in Straßburg an den Gürtel der detachierten Forts verbinden. Der nördlichste Zweig verläuft westlich des Fort Grossherzog von Baden. Unter Berücksichtigung der Entwicklung der Artillerie-Reichweite wird die Hauptverteidigungslinie auf etwa 1 000 Meter vor Fort Baden verschoben. Tatsächlich war während der Armierung der Bau von Untertrete-Räumen und Infanterie-Stellungen geplant, und im Hintergrund, der Bau von Artillerie- und Munitions-Räume. Darüber hinaus müssen neue Positionen im Norden am Reeberg und im Süden am Stimmelsberg erschlossen werden, die es ermöglichen, diese neue Hauptverteidigungslinie vor Fort Baden zu flankieren. Zwei Große Infanteriestrukturen auf dem Stimmelsberg wurden sogar in Friedenszeiten errichtet.

 

1914 – 1918

 

Le Fort Baden reste dans le secteur défensif Nord-Ouest de Strasbourg. Les ouvrages programmés sont en grande partie réalisés entre août 1914 et avril 1916. Le Fort Baden et les deux positions d’infanterie avec les abris d’infanterie I-10 et I-11 sont désormais en deuxième ligne de défense. La batterie annexe gauche du fort Baden est transformée en point d’appui d’infanterie.

 

Fort Baden bleibt im nordwestlichen Verteidigungssektor von Straßburg. Die programmierten Arbeiten werden größtenteils zwischen August 1914 und April 1914 ausgeführt. Fort Baden und die beiden Infanteriestellungen mit den Infanterie-Räumen I-10 and I-11 befinden sich jetzt in der zweiten Verteidigungslinie. Fort Badens linke Anschluss-Batterie wurde in einen Infanterie-Stützpunkt verwandelt.

Carte d’artillerie de 1914 : en bleu les positions, abris et batteries à construire ou aménager pendant les 20 premiers jours de la mise en état de défense, et en rouge ceux qui doivent être construits après les 20 premiers jours de la mise en état de défense. Chaque position sur la colline comprend en règle générale un abri d’infanterie, un réseau de tranchées couverts par un réseau de fils surmonté de barbelé. La ligne principale de résistance est désormais environ 1 km devant le fort Frère, la ligne de défense du fort et des anciens abris d’infanterie doit être érigée après le 20e jour de mise en état de défense. L’essentiel des positions d’artillerie sont installées derrière la ligne des forts ou près de la route d’Oberhausbergen à Mittelhausbergen.

Armierungs-Karte der Artillerie von mai 1914 : in blau die Stellungen, Unterstände und Batterien die gebaut oder Angelegt werden sollen vom 1. Bis 20. Armierungs-Tag, in rot die gleichen die nach dem 20. Armierungs-Tag gebaut oder angelegt werden. Jede Stellung auf dem Hügel beträgt ein Infanterie-Untertreteraum, eine reihe von Schützengräben die von einem Drahtverhau der mit Stacheldraht überlegt ist der die Stellung schützt. Die Hauptkampflinie ist jetz ein Kilometer vor dem Fort Baden, die Kampflinie der Forts und der alten Infanterie-Untertretenraüme wird erst nach dem 20. Armierungstag eingerichtet. Die meisten Batterie der Artillerie sind hinter der Fort-Linie oder in der nähe der Strasse von Oberhausbergen nach Mittelhausbergen.

Source / Quelle : Archives GSTAPK Berlin-Dalem, collection / Sammlung CESFS / MJR).

Carte d’artillerie de 1914, avec le réseau de voies ferrées : Sur la route entre Oberhausbergen et Mittelhausbergen, on réutilise la ligne de tramway, une voie double d’un mètre qui alimente les batteries 20 et 21. Une voie de 60 cm de là pour rejoindre le dessus de la colline, à gauche du fort Frère, aux environs de l’abri à munitions M31. Une autre voie de 60 cm arrive par le Nord et s’arrête au niveau de l’abri à munitions M30.

Armierungs-Karte der Artillerie von mai 1914, mit den Armierungs-Eisenbahn Strecken : auf der Strasse von Oberhausbergen nach Mittelhausbergen laüft eine doppletes 1 m Gleis der Strassenbahn, die die Batterien Nr. 20 und 21 versorgen. Eine 60 cm breite Bahn geht von da auf den Hügel, links vom Fort Baden, in die nähe des Artillerie Munitions Unterstand M31. Eine andere 60 cm breite Bahn kommt vom Norden bis zum Artillerie Munitions Unterstand M30.

Source / Quelle : Archives GSTAPK Berlin-Dalem, collection / Sammlung CESFS / MJR).

 

1918 – 1935 environ

 

Le fort Maréchal Pétain n’est utilisé que comme dépôt de matériels militaires et à priori comme terrain d’exercice.

 

Fort Maréchal Pétain dient zu Aufbewahrung von militärischer Ausrüstung und wahrscheinlich auch als Übungs-Gelände.

 

1935 environ – 1940

 

L’ensemble de la colline de Hausbergen est transformé en un môle défensif, créant en quelques sorte une troisième ligne défensive dans le cadre de la Ligne Maginot. Les trois forts, Ducrot, Foch et Pétain accueillent des postes de commandement. Trois observatoires sont installés face à l’ouest pour la surveillance de Strasbourg et de la plaine rhénane, et des points d’appuis assurent la défense de la colline, soit avec la construction de nouveaux ouvrages, soit par la réutilisation des anciens ouvrages allemands encore existants. Le fort Maréchal Pétain est désormais utilisé comme dépôt annexe du Centre Mobilisateur du Génie N°1 (C.M.G. 1).

 

Der gesamte Hausbergen-Hügel verwandelt sich in einer Verteidigungsstellung, wodurch in gewisser Weise eine dritte Verteidigungslinie als Teil der Maginot-Linie entsteht. Die drei Forts Ducrot, Foch und Pétain werden zu Hauptquartieren und Kommandoposten umgebaut. Für die Überwachung von Straßburg und der Rheinebene sind drei nach Westen ausgerichtete Beobachtungsräume installiert, und Stützpunkte gewährleisten die Verteidigung des Hügels, entweder durch den Bau neuer Bauwerke oder durch die Wiederverwendung alter deutscher Festungsbauwerken bestehen. Fort Maréchal Pétain wir nun als Nebendepot des Pionier Mobilmachungs-Depot Nr. 1 gennant „Cente Mobilisateur du Génie n°1“ oder „C.M.G.1“.

 

Distances avec les autres ouvrages / Abstand zu den Nachbarwerke

 

Au Nord : Fort Kronprinz – Fort Foch : 1,618 km (1,005 miles).

Au Sud : Zwischenwerk Baden-Bismarck – Ouvrage intermédiaire Frère-Kléber : 1,872 km (1,63 miles).

Au Sud : Fort Fürst Bismarck – Fort Kléber : 3,087 km (1,918 miles).

Au Sud-Est : Stadtbefestigung – enceinte urbaine : 4,770 km (2,964 miles).

 

Caractéristiques générales / Allgemeine Spezifikationen

 

 

Le fort Grossherzog von Baden a été construit selon un plan qui a servi de modèle pour la construction de tous les forts détachés allemands de ceinture de ce type, communément appelés forts de type « Biehler ». Fort V, Fort Oberhausbergen, Fort Grossherzog von Baden (août 1872-1875) dénommé fort Pétain en 1919 puis fort Frère vers 1945, a été construit par la société « August Pasdach & Compagnie ». Grand fort détaché de ceinture à fossé sec communément appelé fort de type Biehler, au tracé pentagonal de lunette aplatie avec gorge rentrante. Il comprend : 4 traverses-abris et 5 plates-formes double d’artillerie par face, 4 traverses et 4 plateformes d’artillerie simple par flanc, une caserne de gorge brisée vers l’intérieur à deux niveaux, comprenant de gauche à droite 11 + 6 + 6 + 9 casemates et des latrines comportant 4 pièces à l’extrémité de chaque aile ; une grande poudrière sous chaque flanc ; flanquement des fossés par les remparts, par une caponnière double de saillant, par deux caponnières d’épaule et par les 2 coffres de la caserne de gorge ; entrée couverte par un tambour comprenant une place d’armes de gorge, un blockhaus de garde et une grand poudrière de gorge avec locaux de chargement de l’artillerie ; un pont d’accès en maçonnerie avec pilier central permettant le franchissant le fossé de gorge ; système de contre mine sur les deux faces avec galerie enveloppe et magasins à poudre, 4 galerie d’écoute sur le saillant et 2 galeries d’écoute sur chaque angle d’épaule. Vers 1877, aménagement de deux positions pour 4 canons de 15 cm fretté long sur affût de côte, 2 pièces sur le parapet d’artillerie de chaque front. 1887-1894 environ : renforcement d’une partie de l’ouvrage (partie centrale et aile gauche de la caserne de gorge, saillant et locaux d’artillerie de la face et du flanc gauche), remplacement du pont par des rampes, suppression de la caponnière du saillant remplacée par une un coffre double de contrescarpe, renforcement d’une des grandes poudrières du flanc gauche qui est reliée par une poterne de communication avec le casernement de gorge, modification du blockhaus de garde de l’entrée, installation d’une nouvelle sortie troupe sur le saillant et les cours, baisse du profil des remparts, installation d’un poste cuirassé d’observation de l’artillerie « P.B.St. 87 » sur la face gauche et d’une coupole tournante d’observation modèle « W.T.90 » sur la face droite, deux batterie annexes sur les angles de gorge avec magasins à munitions (M30 et M31) reliés par une poterne au fossé de gorge. Après 8 février 1919 : suppression des 2 canons de 15 cm fretté long sur affût de côte. 1939-1940 : installation de sanitaires (lavabos, douches, WC) par le génie militaire français. Edifice non protégé dans le cadre des monuments historiques.

 

Déroulement de la construction / Verlauf vom Bau

 

 

1872 – 1875 : Dates officielle de construction.

 

Août 1872 – août 1874 : date de construction du gros œuvre affinées.

 

Chronogramme : à l’intérieur du porche d’entrée : 1874 – 1875. Inscription complète : « Hptm. v. Oidlman. 1874 – Hptm. Neumann. 1875 ». Traduction : Capitaine « Hauptmann » von Oidlman 1874 et capitaine Neumann 1875. Il s’agit en fait des deux officiers ingénieurs du génie de l’armée impériale allemande, chargés successivement en 1874 et en 1875 du suivi et du contrôle de la construction du Fort d’Oberhausbergen. Le Hauptmann von Oidlmann a d’ailleurs signé, en tant que capitaine ingénieur un plan du fort de masse à l’échelle 1 : 500e réalisé par le service des fortifications de Strasbourg en annexe d’un dossier daté du 25 mars 1872.

Le chantier de construction du fort en 1872. / Bau vom Fort V in Oberhausbergen.
 

Lundi 12 février 1872 : adjudication de la construction du Fort V – Fort Oberhausbergen attribuée au consortium d’entrepreneurs August Pasdach & Cie. Un grand fort comme le Fort V ou Fort Oberhausbergen nécessite d’après l’adjudication environ 240 000 m3 de terrassement et 100 000 m3 de maçonnerie.

 

Vendredi 8 mars 1872 : D’après les journaux de l’époque la construction des cinq premiers forts détachés de Strasbourg va bientôt commencer. Les chantiers pour les cinq forts détachés les plus importants, c’est-à-dire ceux de Wolfisheim, Niederhausbergen, Oberhausbergen et Reichstett sont désormais prêt.

 

Lundi 25 mars 1872 : réalisation d’un plan de masse du Fort V à la demande du Comité des Ingénieurs « Ingenieur-Comité ». Il s’agit du plan accompagnant l’expertise du 25 mars 1872.

 

1874 : établissement d’un plan projet pour une route stratégique sur les hauteurs de Hausbergen dénommé dénommé « Längenprofil der Verbindungsstraße längs dem Hausberger Höhenkamm ».

 

Janvier 1874 : installation des lignes de télégraphies souterraines entre les forts détachés de Strasbourg. On estimait la durée des travaux à trois mois.

 

Mercredi 29 mai 1872 : début de construction du chemin de fer de ceinture destiné à alimenter les chantiers de construction des forts de la rive gauche du Rhin. Ces travaux ont été adjugés aux entrepreneurs Rauschert & Becker. Cette ligne qui art du port de Souffelweyersheim sur le canal de la Marne au Rhin passe par Mundolsheim, Oberhausbergen et Niederhausbergen, et rejoint d’un côté au nord-est la rive gauche de l’Ill près du futur Fort I (Fort Fransecky) et au sud-ouest la berge du canal du Rhône-au-Rhin, près du chantier du Fort IX (Fort Werder) à Graffenstaden. La ligne est mise en service au fur et à mesure de l’avancement des travaux, en desservant dans un premier temps le fort II et le fort III, puis le forts IV, et enfin les forts V et VI.

 

Les matériaux utilisés pour la construction du fort / Die Materialien für den Bau des Forts

 

En règle générale :  tous les murs exposés à un tir direct d’un assaillant sont en pierres de taille ou moellons en grès des Vosges. Tous les murs non exposés au tirs direct sont en briques. Toutefois les façades de la caserne et de la gorge sont en briques recouvertes par un placage en pierre de taille.

 

Im Allgemeine: alle Außen Mauern, die beschossen werden können, sind aus Natursteinen aus Bundsandstein aus den Vogesen. Alle Mauern, die nicht beschossen werden können, sind aus Ziegelsteinen. Die Fassaden der Kaserne und der Kehle bestehen jedoch aus Backsteinen, die mit Bundsandsteinftein-Furnier bedeckt sind.

 

Avant 1887 : Fondations en béton. Murs en moellons et en briques. Voûtes en moellons ou en briques. Enduit de la maçonnerie des voûtes est recouvert d’une couche de bitume pour l’étanchéité de l’ouvrage. Façade : en briques, couvertes par un placage en pierre de taille de grès, généralement du grès rose des Vosges, base de la maçonnerie en pierres équarries à tête taillé, bouchardées pour le parement. Blocs de granit pour les pierres de tailles qui supportent le haut des charnières des grands portails. Vantaux de portes en bois ou en fer.

 

Vor 1887: Betonfundamente. Naturstein und Backsteinmauern. Der Verputz vom Gewölbe wir zur Abdichtung der Struktur mit einer Bitumenschicht bedeckt. Fassade: aus Backsteinen, bedeckt mit einem Steinfurnir aus Sandstein, im Allgemeine mit Bundsandstein aus den Vogesen, Sockel aus Mauerwerk aus gekleidetem Steinbruchstein, Busch zur Verkleidung gehämmert. Granitblöcke für die Steine die die Oberseite der Scharniere großer Tore tragen. Tür Flügel aus Holz oder Eisen.

 

Modifications après 1887 : Couverture des locaux les plus importants par une couche de 1,20 m de béton tassé non armé, de pierre de silex bleu posé sur une couche d’un mètre de lœss jaune (terre fine que l’on trouve sur les hauteurs à l’Ouest de Strasbourg) directement posée sur les maçonneries des voûtes. Renforcement des murs extérieurs par un couloir de sable d’une largeur d’un mètre, en enveloppe extérieur avec maçonnerie en briques, autour des zones à renforcer.

Renforcement intérieur des caponnières avec de la maçonnerie en brique. Renforcement de certains passages par des tôles ondulées en acier galvanisé. Volets de fenêtres et certaines portes en acier.

 

Änderungen nach 1887: die wichtigsten Räume werden mit einer 1,20 m dicken Schicht aus Stampfbeton, aus blauem Feuerstein bedeckt, die auf einer 1 m dicke Erdschicht aus gelben Löss (Erde die man auf den Anhöhen Westlich von Straßburg findet) über dem Gewölbe liegt. Verstärkung der Außenwände durch einem ein Meter breiten Sandkorridor der an der Außenwand der verstärkten Räume angebracht wurde. Innenverstärkung der Kaponniere mit Ziegelmauerwerk. Verstärkung bestimmter Durchgänge durch Wellbleche aus verzinktem Stahl. Fensterläden und einige Türen aus Stahl.

 

Dénominations successives / Benennungen

 

 

1872 : Fort V ou Fort Oberhausbergen.

 

1er septembre 1873 : Fort Grossherzog von Baden par un ordre du Cabinet impérial datant du 1er septembre 1873. Les militaires français le dénomment Fort du Grand-Duc de Bade, jusqu’au début de l’année 1919.

 

3 avril 1919 : Fort Maréchal Pétain.

 

Juillet 1940 environ : Fort Grossherzog von Baden, le fort reprend son nom d’origine.

 

1945 environ : Fort Frère.

 

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