Fort Frère - Fort V – Fort Oberhausbergen – Fort Großherzog von Baden – Fort Maréchal Pétain

 
 

Dernière mise à jour : 24 / 06 / 2022

 

Auteur de la page : Mohr-Joerger Richard

 

Fiche descriptive générale

 

 

Voici l’essentiel des informations disponibles concernant le Fort V – Fort Großherzog von Baden – Fort Maréchal Pétain - Fort Frère.

 

Sources :

Une grande partie des sources a été précisée. Chaque source est munie d’un numéro personnel précédé d’un S qui permets de ne pas répéter à chaque fois l’intégralité de la référence (S0001). La liste des sources est indiquée en bas de page. « p. » = numéros de pages.

Tableau représentant le Fort Großherzog von Baden vers 1910 de André Brauch vers 1997.

 

Situation géographique

 

Le fort Frère est situé en bordure sud-ouest des hauteurs de Hausbergen, sur l’extrémité sud-ouest du ban de la commune d’Oberhausbergen, au nord des lieux-dits « Rohrberg » et « Pfaffenberg » et à l’est du lieu-dit « In den Tubsteinen ». Le chemin des Coteaux emprunté par la piste cyclable des forts de Strasbourg, passe devant l’entrée du fort.

Altitude : environ 183 m, soit 52 m au-dessus du terrain naturel situé devant le fort dans la vallée du Musaubach (151 m) et 28 m au-dessus du village d’Oberhausbergen (155 m).

Adresse : Chemin des Coteaux, 67205 Oberhausbergen.

Sources : S1843 ; S2052, S3425, S3426, collection MJR.

 

Cartographie

 

Avant la construction du fort V

 

1870 : Extrait de carte des environs du site de construction du fort Frère.

Collection BP.

 

Après la construction du fort V – Fort Grossherzog von Baden

 

1885 : Carte extraite de la planche n°19 de l’ouvrage Plessix H. : Manuel complet de fortification ; Berger-Levrault & Cie, 1883.

 

1904 : Extrait d’une carte spéciale à l’échelle 1 :75 000 avec l’emplacement du Fort Baden / fort Frère inscrit à l’encre noire.

Collection MJR.

 

1914/05 : Carte du plan de mise en état de défense de la place forte de Strasbourg par l’artillerie. En bleu les positions, abris et batteries à construire ou aménager pendant les 20 premiers jours de la mise en état de défense, et en rouge ceux qui doivent être construits après les 20 premiers jours de la mise en état de défense. Chaque position sur la colline comprend en règle générale un abri d’infanterie, un réseau de tranchées couverts par un réseau de fils surmonté de barbelé. La ligne principale de résistance est désormais environ 1 km devant le fort Frère, la ligne de défense du fort et des anciens abris d’infanterie doit être érigée après le 20e jour de mise en état de défense. L’essentiel des positions d’artillerie sont installées derrière la ligne des forts ou près de la route d’Oberhausbergen à Mittelhausbergen.

Archives GSTAPK Berlin-Dalem, collection CESFS / MJR.

 

1914/05 : Carte d’artillerie avec le réseau de voies ferrées : Sur la route entre Oberhausbergen et Mittelhausbergen, on réutilise la ligne de tramway, une voie double d’un mètre qui alimente les batteries 20 et 21. Une voie de 60 cm de là pour rejoindre le dessus de la colline, à gauche du fort Frère, aux environs de l’abri à munitions M31. Une autre voie de 60 cm arrive par le Nord et s’arrête au niveau de l’abri à munitions M30.

Archives GSTAPK Berlin-Dalem, collection BA.

 

1915 : Extrait d’un plan topographique annoté par le renseignement militaire français. En France, les forts portent à cette époque la traduction littérale des noms allemands : le Fort Grand-Duc de Bade est le Großherzog von Baden, l’actuel fort Frère, le Fort Prince Royal est le fort Kronprinz, actuel fort Foch et l’ouvrage intermédiaire de Baden-Bismarck est l’ouvrage Frère-Kléber. Sont indiqués en rouge les réseaux de fil de fer et de barbelé, les tranchées, la position des batteries, datant de la mise en état de défense de 1914-1915, qui n’est pas achevée à cette époque. Tous les abris et batteries d’intervalle installés entre 1887 et 1890 environ, sont en noir. Les abris sont marqués « Inf » ou « Mun », les services français ne font pas de différence entre les abris d’artillerie et les abris à munitions.

Source : collection CESFS.

 

1939 : Carte Michelin n°62 Chaumont-Strasbourg au 1/200 000e. Du nord au sud le Fort Ducrot, Fort Maréchal Foch, Fort Maréchal Pétain, l’ouvrage Pétain-Kléber et le Fort Kléber. En rouge les routes à grande circulation en macadam ou en pavé ordinaire, en jaune les routes secondaires ou routes d’intérêt commun (I.C.) et en blanc les routes d’intérêt commun (I.C.) régulièrement empierrées.

Collection MJR.

 

2015 : Extrait de vue satellite publiée par Wikimapia. Les rectangles blancs ou carrés rouge indiquent l’emplacement des ouvrages de fortifications situés à proximité.

 

2012 environ : Les environs du fort Frère carte.

 

Vues aériennes

 

1956 : Vue aérienne avec les forts Foch et Frère et l’ouvrage intermédiaire Frère-Kléber.

 

1958 : Vue aérienne avec l’ouvrage intermédiaire Frère-Kléber et les forts Frère et Foch.

 

1966 : Vue aérienne avec l’ouvrage intermédiaire Frère-Kléber et les forts Frère et Foch.

 

1971 : Vue aérienne de la colline des Hausbergen avec les forts Ducrot, Foch et Frère.

 

Situation stratégique

 

1875-1887

 

Le fort Grossherzog von Baden actuel fort Frère est situé sur le front Ouest de la ceinture des forts détachés de Strasbourg. Il commande l’ancienne route de Paris et est un des éléments essentiels de la défense du front le plus exposé, à l’ouest de la place de Strasbourg. En effet, les trois forts des hauteurs des Hausbergen (forts Podbielski, Kronprinz et Baden) occupent une position très avantageuse sur un plateau isolé, dominant le terrain en avant ou battant à revers les pentes qui s’y trouvent. Devant ce plateau, coule la Souffel qui vient placer pour ainsi dire un fossé en avant d’eux. Ces forts commandent la route de Saverne et Paris et les routes de moindre importance qui se dirigent vers les Vosges, et, par le fort Podbielski, exercent une action très efficace sur le chemin de fer de Paris et la route de Wissembourg. Ils forment à eux trois la véritable clef de la place forte. La ligne principale de défense de la place forte de Strasbourg est alors située sur la ligne des forts détachés.

 

Août 1874

 

Une note du deuxième bureau français (chargé du renseignement militaire à l’époque) signée par un capitaine du génie nous apporte quelques précisions le secteur du plateau de Hausbergen à la suite d’une reconnaissance effectuée en août 1874 : « Le nœud de la défense est le plateau de Hausbergen qui est très-peu dominé par les hauteurs éloignées (5 000 à 6 000 m) de Ittenheim, Reitwiller et Truchtersheim, et d’où l’on commande l’ancienne route de Paris. Ce plateau qui est couvert sur son front par la vallée assez profondément encaissé de la Souffel est occupé par les deux forts de Niederhausbergen et d’Oberhausbergen, distants l’un de l’autre de 1 000 mètres ». Remarque : le fort Podbielski n’a pas encore été construit lors de la rédaction de ce texte.

 

1887-1900

 

La ligne principale de défense de Strasbourg reste sur la ligne des forts. Mais les intervalles entre les ouvrages sont sensiblement renforcés par des abris d’infanterie, d’artillerie ou à munitions, ainsi que des batteries, établies sous la forme de fortifications permanentes. Une gigantesque position d’artillerie est construite juste à l’arrière de la ligne des forts entre Oberhausbergen et Eckbolsheim, c’est-à-dire sur le point le plus exposé de la place forte de Strasbourg. Avec la construction du groupe fortifié de Mutzig « Feste Kaiser Wilhelm II » à l’ouest de Strasbourg entre 1893 et 1914 et la planification de la construction de la Ligne de la Bruche lors de la mise en état de défense (projet du début du 20e siècle), le front Ouest a peu à peu qu’une importance secondaire.

 

1900 – 1914

 

Au début du siècle, après le début de construction du groupe fortifié de Mutzig-Molsheim, le commandement allemand programme la construction d’une ligne défensive appelée lignes de la Bruche, entre Molsheim et Strasbourg. Cette ligne qui doit être érigée lors de la mise en état de défense, comporte aux environs de Strasbourg, deux branches, qui rejoignent la ligne des forts détachés sur le front Ouest à Strasbourg. La branche la plus au nord passe à l’ouest du fort Grossherzog von Baden. Par ailleurs, compte tenu de l’évolution de la portée de l’artillerie, la ligne principale de défense est reportée à environ 1 000 mètres en avant du Fort Baden. En effet lors de la mise en état de défense ont a prévu la construction d’abris et de position d’infanterie et à l’arrière, la construction d’abris d’artillerie et d’abris à munitions. Par ailleurs de nouvelles positions doivent être aménagés, au nord sur le Reeberg et au sud sur le Stimmelsberg, ce qui permet de flanquer cette nouvelle ligne principale de défense située devant le fort Baden. Deux grands ouvrages d’infanterie du Stimmelsberg sont même construits dès le temps de paix.

 

1914 – 1918

 

Le Fort Baden reste dans le secteur défensif Nord-Ouest de Strasbourg. Les ouvrages programmés sont en grande partie réalisés entre août 1914 et avril 1916. Le Fort Baden et les deux positions d’infanterie avec les abris d’infanterie I-10 et I-11 sont désormais en deuxième ligne de défense. La batterie annexe gauche du fort Baden est transformée en point d’appui d’infanterie.

 

1918 – 1935 environ

 

Le fort Maréchal Pétain n’est utilisé que comme dépôt de matériels militaires et à priori comme terrain d’exercice.

 

1935 environ – 1940

 

L’ensemble de la colline de Hausbergen est transformé en un môle défensif, créant en quelques sorte une troisième ligne défensive dans le cadre de la Ligne Maginot, un peu équivalente à la ligne des villages en dehors de Strasbourg. Les trois forts, Ducrot, Foch et Pétain accueillent des postes de commandement. Trois observatoires sont installés face à l’ouest pour la surveillance de Strasbourg et de la plaine rhénane, et des points d’appuis assurent la défense de la colline, soit avec la construction de nouveaux ouvrages, soit par la réutilisation des anciens ouvrages allemands encore existants. Le fort Maréchal Pétain est désormais utilisé comme dépôt annexe du Centre Mobilisateur du Génie N°1 (C.M.G. 1).

 

Distances avec les autres ouvrages

 

Au Nord : Fort Kronprinz – Fort Foch : 1,618 km (1,005 miles).

Au Sud : Zwischenwerk Baden-Bismarck – Ouvrage intermédiaire Frère-Kléber : 1,872 km (1,63 miles).

Au Sud : Fort Fürst Bismarck – Fort Kléber : 3,087 km (1,918 miles).

Au Sud-Est : enceinte urbaine : 4,770 km (2,964 miles).

 

Déroulement de la construction

 

Expropriation des terrains pour la construction du fort Großherzog von Baden

 

Les terrains nécessaires pour la construction du fort d’Oberhausbergen ont été exproprié conformément à la loi française du 3 mai 1841.

 

11 avril 1872 : ordonnance impériale relative aux expropriations au profit de l’agrandissement de la place forte de Strasbourg.

 

3 juin 1872 : décision d’expropriation prononcée par le tribunal impérial de Strasbourg.

 

8 novembre 1872 : acte d’expropriation dressé par le directeur impérial du cercle « kaiserliche Kreisdirektor » Hasse, mandaté par le président impérial du district de Basse-Alsace « kaiserliche Präsidenten des Unter-Elsass ».

 

11 novembre 1872 : Publication de la liste des parcelles sont cédées librement à l’Empire allemand contre dédommagements, dont voici la synthèse : 34 parcelles situées sur 4 lieux-dits qui sont : Auf dem Dingsheimer Pfad, im Gansei, in der kurzen Streng, über dem Dingsheimer Pfad, im Schenkbecher. Il s’agit de 26 parcelles complètes d’une surface de 54 à 5 ares et de 8 morceaux de parcelles d’une surface de 4 ares à 69 centiares. Cette liste a été publiée par le service impérial des fortifications de Strasbourg « Kaiserliche Fortifikation » et signé par Grund, lieutenant-colonel et ingénieur de la place forte « Oberstleutnant und Ingenieur vom Platz ».  

 

Le document site 34 propriétaires, dont 27 sont domiciliés à Oberhausbergen, 3 à Mittelhausbergen, 2 de Mundolsheim, 1 de Pfulgriesheim et 1 de Strasbourg. Les dédommagements proposés pour ces parcelles sont les suivants : 5 parcelles à 300 francs/are, 1 parcelle à 298 francs/are, 1 parcelle à 280 francs/are, 1 à 200 Fr. /are, 1 à 190 Fr. /are, 6 à 180 Fr./are, 20 à 175 Fr. /are. Par ailleurs 206 Fr. d’indemnité allant de 50 à 3 Fr. sont attribués pour la parte des arbres situés sur ces terrains.

 

25 – 28 novembre 1872 : acte d’expropriation dressé par le directeur impérial du cercle « kaiserliche Kreisdirektor » Hasse, mandaté par le président impérial du district de Basse-Alsace « kaiserliche Präsidenten des Unter-Elsas ».

Synthèse : cette publication concerne 16 parcelles, sur les lieux-dits Über dem Dingsheimer Pfad, In der kurzen Streng, Im Gansei, Auf dem Dingsheimer Pfad, Im Schenkbecher, Hinten auf dem Neuenweg. Surface des parcelles entre 1,17 ares et 24,39 ares. Le prix de l’are varie entre 167 et 310 francs et les indemnités totales s’élèvent entre 986 et 5 341 francs. Une seule parcelle comportait 2 arbres indemnisés pour un montant de 24 francs. Le total des indemnisations était de 33 033,37 francs.

 

4 décembre 1872 : Publication d’une nouvelle liste de parcelles expropriées à Oberhausbergen.

Synthèse : cette publication concerne 16 parcelles, sur les lieux-dits Über dem Dingsheimer Pfad, In der kurzen Streng, Im Gansei, Auf dem Dingsheimer Pfad, Im Schenkbecher, Hinten auf dem Neuenweg.

 

Expropriation des terrains pour le renforcement du Fort Grossherzog von Baden et de ses intervalles.

 

En 1887, dans le cadre du renforcement des forts à la suite de la crise de l’obus torpille, on procède à de nouvelles expropriations pour réaménager le glacis des forts, aménager de construire de façon permanente l’ouvrage intermédiaire Baden-Bismarck, les deux batteries annexes du fort, les batteries d’intervalle et construire les abris d’infanterie, abris d’artilleurs et les abris à munitions. Pour cette expropriation on utilise toujours les dispositions de la loi française de du 3 mai 1841.

 

27 juin 1887 : procès-verbaux du juge-commissaire « Richterkommissar » et des chargés d’affaires juridiques concernant les expropriations pour motifs militaires.

 

30 juin 1887 : acte établit par le procureur impérial de Strasbourg du 30 juin 1887, qui prend en compte la demande. Conformément à la loi du 30 mars 1831. Après concertation est conforme aux dispositions préconisées par la loi, que l’expertise du chargé d’affaires juridiques est entièrement à exécuter dans tous les points.

 

1er juillet 1887 : arrêt du tribunal local de Strasbourg du 1er juillet 1887, concernant l’expropriation pour motifs militaires.

 

31 août 1887 : publication de l’extrait du tribunal conformément à la décision du tribunal impérial local III chambre civile « Kaiserliche Landgericht III, Civilkammer » conformément à l’article 10, la procédure fixe la prise de propriété définitive comme suit : Ban de la commune d’Oberhausbergen. Total : 26 lots en 26 jugements. Section C. « In den zwanzig Ackern ». Parcelles n°352, 369, 370, 371, 372, 373, 374, 373p, 375, 376, 377, 378, 379, 380, 381, 382, 383, 384p, 385p, 386, 387, 393, 384, 385, 394, 395, 396, 397, 398, 399, 400, 401, 402, 403, 405, 407. Total : 505,41 ares expropriés, 1 parcelle au prix de 130 M / are, 12 parcelles au prix de 120 M / are et 15 parcelles au prix de 110 M / are. « Le président de Basse-Alsace est autorisé à prendre possession des terrains ci-dessus avec les conditions de l’arrêt du tribunal avec la fixation provisoire des dédommagements. Ordonne finalement que les propriétaires des terrains vide immédiatement les terrains dès exécution de leurs obligations. La communication de cet arrêt est conforme aux articles 15 et 19 de la loi du 3 mai 1841 avec les remarques, que les articles 17 et 18 de la loi précise que les contrats de cession sont établis après l’absence d’hypothèque et de privilèges. Tous les recours doivent être déposés dans les délais prescrits. Strasbourg, le 31 août 1887. Kaiserliche Fortifikation ».

 

13 octobre 1887 : Un journal de Strasbourg a publié ce communiqué officiel : « Extrait de l’arrêt du tribunal local de Strasbourg du 26 août 1887, concernant l’expropriation pour motifs militaires. Conformément à la loi du 30 mars 1831. Conformément aux procès-verbaux du juge-commissaire « Richterkommissar » et des chargés d’affaires juridiques du 17 et 18 août 1887. Conformément à l’acte établit par le procureur impérial de Strasbourg du 23 août 1887, qui prend en compte la demande. Après concertation est conforme aux dispositions préconisées par la loi, que l’expertise du chargé d’affaires juridiques est entièrement à exécuter dans tous les points. Pour ces raisons le tribunal impérial local III chambre civile « Kaiserliche Landgericht III, Civilkammer » conformément à l’article 10, la procédure fixe la prise de propriété définitive comme suit : Ban de la commune d’Oberhausbergen ». Total : 18 lots en 3 jugements. Section D. Dorf. Parcelles n°87, 88, 89. Section A. « In der Klamm ». Parcelle n°653. Section C. « Über den Eckbolsheimerweg ». Parcelles n°609p, 610p, 611p, 612p, 613p, 614p, 660, 661, 662, 663, 664. « Bei den Marlenheimer Pfädel ». Parcelles 718, 720, 721. Total : 62 ares expropriés, 1 lot au prix de 180 M / are, 2 lots au prix de 140 M / are,1 lot au prix de 120 M / are, 6 lots au prix de 100 M / are, 8 lots au prix de 90 M / are.

« Ordonne finalement que les propriétaires des terrains vide immédiatement les terrains dès exécution de leurs obligations. La communication de cet arrêt est conforme aux articles 15 et 19 de la loi du 3 mai 1841 avec les remarques, que les articles 17 et 18 de la loi précise que les contrats de cession sont établis après l’absence d’hypothèque et de privilèges. Tous les recours doivent être déposés dans les délais prescrits.

Strasbourg, 13 octobre 1887. Kaiserliche Fortifikation ».

 

Construction du fort V, Fort Oberhausbergen, Fort Großherzog von Baden

 

Chronogramme : à l’intérieur du porche d’entrée : 1874 – 1875. Inscription complète : « Hptm. v. Oidlman. 1874 – Hptm. Neumann. 1875 ». Traduction : Capitaine « Hauptmann » von Oidlman 1874 et capitaine Neumann 1875. Il s’agit en fait des deux officiers ingénieurs du génie de l’armée impériale allemande, chargés successivement en 1874 et en 1875 du suivi et du contrôle de la construction du Fort d’Oberhausbergen. Le Hauptmann von Oidlmann a d’ailleurs signé, en tant que capitaine ingénieur un plan du fort de masse à l’échelle 1 : 500e réalisé par le service des fortifications de Strasbourg en annexe d’un dossier daté du 25 mars 1872.

 

1872 – 1875 : Dates officielle de construction.

 

Août 1872 – août 1874 : dates affinées de construction du gros œuvre.

 

Lundi 12 février 1872 : adjudication de la construction du Fort V – Fort Oberhausbergen attribuée au consortium d’entrepreneurs August Pasdach & Cie. Un grand fort comme le Fort V ou Fort Oberhausbergen nécessite d’après l’adjudication environ 240 000 m3 de terrassement et 100 000 m3 de maçonnerie. La même société a également remporté l’adjudication de la construction du Fort VI, Fort Wolfisheim.

 

Vendredi 8 mars 1872 : D’après les journaux de l’époque la construction des cinq premiers forts détachés de Strasbourg va bientôt commencer. Les chantiers pour les cinq forts détachés les plus importants, c’est-à-dire ceux de Wolfisheim, Niederhausbergen, Oberhausbergen et Reichstett sont désormais prêt.

 

Lundi 25 mars 1872 : réalisation d’un plan de masse du Fort V à la demande du Comité des Ingénieurs « Ingenieur-Comité ». Il s’agit du plan accompagnant l’expertise du 25 mars 1872.

 

Mercredi 29 mai 1872 : début de construction du chemin de fer de ceinture destiné à alimenter les chantiers de construction des forts de la rive gauche du Rhin. Ces travaux ont été adjugés aux entrepreneurs Rauschert & Becker. Cette ligne qui part du port de Souffelweyersheim sur le canal de la Marne au Rhin passe par Mundolsheim, Oberhausbergen et Niederhausbergen, et rejoint d’un côté au nord-est la rive gauche de l’Ill près du futur Fort I (Fort Fransecky) et au sud-ouest la berge du canal du Rhône-au-Rhin, près du chantier du Fort IX (Fort Werder) à Graffenstaden. La ligne est mise en service au fur et à mesure de l’avancement des travaux, en desservant dans un premier temps le fort II et le fort III, puis le forts IV, et enfin les forts V et VI.

 

Lundi 22 juillet 1872 : Le presse nous informe que l’arasement de la place forte de Phalsbourg dont les pierres de taille sont réemployées pour la construction des forts de Strasbourg, est pratiquement achevé. Les pierres transportées aux abords du canal de la Marne au Rhin attendent leur transport.

 

Mardi 3 juillet 1872 : Publication dans la presse d’une annonce concernant l’embauche de maçons pour la construction des forts de Wolfisheim et d’Oberhausbergen par la société August Pasdach & Compagnie.

 

30 juillet – 6 août 1872 : Publication d’une annonce dans la presse pour demander la livraison de briques de dimension réglementaire de 25 x 12 x 6,5 cm pour les forts de Wolfisheim et Oberhausbergen.

Annonce publiée reprises dans la presse locale

 

Samedi 28 septembre 1872 : Cérémonie de pose de la première pierre de la nouvelle ceinture de fortifications de Strasbourg, au fort V à Oberhausbergen.