Chroniques des années 1860 – 1864

 
 

Dernière mise à jour : 02 / 05 / 2022

 

Auteur de la page : MJR.

 

Fortifications : ouvrages en cours de construction ou de modernisation

 

Allemagne

 

(Sous le terme générique Allemagne, il s’agit de tous les 24 Etats allemands du futur empire).

Cette rubrique concerne les fortifications allemandes en cours de construction ou de modernisation, en tenant compte des frontières de l’année en cours.

Après la chute de Napoléon, les Etats allemands renforcent sensiblement leurs frontières à l’ouest puis au sud, avec ouvrages de fortification qui s’inspirent des théories émises par les ingénieurs français Montalembert et Carnot. On abandonne les fortifications bastionnées pour se lancer dans la fortification polygonale. Ce nouveau style est appelé fortification néoprussienne. On commence à construire des ceintures d’ouvrages détachés, certes encore assez proches du noyau urbain, et dont la dimension de certains ouvrages est encore assez imposante.

 

Allemagne Front Nord Côtes de la Mer du Nord et de la Baltique

 

Embouchure de la Geste

 

Ouvrage en cours de construction ou de modernisation :

 

Fort Wilhelm (1833-1877) tour en forme de demi-cercle « Halbrunde Turmfort », entre l’embouchure de la Geeste et Bremerhaven.

 

Place forte de Swinemünde

 

Ouvrage en cours de construction ou de modernisation :

 

Westbatterie (18 ?-1861). 1878-1887 : Réaménagement de la Westbatterie. 1905 : Renforcement du rempart de la Westbatterie. 1908-1910 : À la suite du progrès de l’artillerie une partie des pièces d’artillerie a été transférée. Construction d’une batterie sur les rives Est et Ouest ;

Source : S2938.

 

West-Retranchement (1854-1862). Westbatterie et Werk II sont reliés par le retranchement ouest « West-Retranchement » ce qui a créé une défense continue côté terre et précédé par une un fossé plein d’eau, et muni d’une porte avec pont-levis. 1880 : installation de traverses-abris sur le rempart. 1910 : installation d’un magasin à poudre « Pulvermagazin 13 » sur le rempart.

Source : S2938.

 

Côtes près de Hannovre

 

Ouvrage en cours de construction ou de modernisation :

 

Weser-Hauptbatterie (1860 environ – 1895), située au nord de la Dockbatterie. 1866 la batterie est transférée à la Prusse à la suite de la Paix de Prague.

Source : S1091.

 

Place forte de Wilhelmshaven

 

Heppenser Batterie (1863) aménagement provisoire remplacé ultérieurement par un ouvrage permanent. Elle était armée de 2 canons de 28 cm et 11 canons de 24 cm. 1864 : désarmement de la batterie. 1870-1871 : réarmement de la batterie pendant la guerre franco-prussienne.

 

Dauensfelder Batterie (1869-1870) comprenant 13 pièces à ciel ouvert entre les traverses.

 

Place forte de Cuxhaven

 

Fort Kugelbake (1869-1879) fort pentagonal, aux dimensions d’environ 250 m et 150 m. Comprend un mur d’escarpe maçonné en briques avec de nombreuses embrasures pour la défense rapprochée au fusil. Le fort est muni d’un fossé plein d’eau à la gorge et sur les flancs, et d’un fossé devant les deux faces. Flanquement du fossé par une caponnières d’épaule gauche, une caponnière de saillant et une caponnière de gorge. Entrée munie d’un blockhaus de garde en maçonnerie et d’un pont-levis aujourd’hui disparu. Armé initialement de dix canons de 28 cm répartis en deux batteries de cinq pièces qui tenaient sous leur feu tout le chenal. Sur le flanc gauche quatre canons de 12 cm orientés vers la mer. 1899 : le fort est relié à la gare de Cuxhaven par une ligne de chemin de fer à voies étroites. 1909 : dotation avec me plus puissant projecteur du monde, qui éclairait jusqu’à 4,5 km de distance, qui était escamotable et abrité dans un ouvrage en béton. L’ouverture du canal de la Mer du Nord à la Baltique a accrue l’importance du fort qui a été modernisé jusqu’en 1911. 1914 : retrait de cinq pièces de 28 cm transférée vers les côtes de Flandres. 1937 : installation de batteries antiaériennes « Flak » 8,8 cm. 1941 : remplacement des canons par des pièces de 10,5 cm à chargement rapide et installation d’un poste de commandement et de tir et d’un poste de mesure de type Freya. 1947 : le fort retourne à un usage civil. 1992-1994 : restauré avec des fonds allemands et européens, il est le dernier exemplaire de fort allemand de défense côtière.

 

Allemagne, Front Est

 

Place forte de Thorn

 

Eisenbahnfort Budak (1862-1865).

 

Allemagne (Prusse – Rhénanie), Front Ouest

 

Place forte de Koblenz

Ouvrages en cours de construction ou de modernisation :

 

Rive droite du Rhin

 

Werk Glockenberg (1822-1823 environ) érigé initialement en tant que magasin à poudre défensif et dénommé ouvrage « Werk » lorsqu’il a été muni d’une enveloppe L’ouvrage comprenait un rempart précédé d’un fossé maçonné, avec un front dirigé vers le sud. Le flanc ouest était relié à une tour de flanquement pentagonale qui servait de réduit et de casernement et un rempart court vers le nord. 1864-1868 : travaux d’agrandissement, renforcement du rempart avec de nombreuses traverses et installation d’un rempart bas sur le côté nord qui accueillait désormait les magasins à munitions. Un bâtiment a été ajouté devant la tour réduit, avec des magasins à munitions au rez-de-chaussée et des locaux de stockage de vivres à l’étage. La gorge de la tour a été munie d’un étroit fossé et de deux pont-levis. L’ouvrage a été relié du côté ouest au nouvelles défenses de la porte Horchheimer-Tor avec un mur avec meutrières à fusils. Du côté Est l’ouvrage a été relié à l’aide d’un rempart droit aménagé pour l’infanterie et l’artillerie précédé d’un fossé au Fort Rheinhell. 1906 : remodelage de ce dernier rempart en position de batterie. 1920 : arasement de l’ouvrage, il ne restait que le bâtiment logement de la tour de flanquement et quelques restes du rempart, qui ont également été arasés ultérieurement. Etat : arasé.

 

Fort Rheinhell (1859, 1864-1868) initialement un ouvrage en terre, transformé en Fort en 1864-1868. Lunette dont le front est orienté vers le sud-ouest, longue de 200 m avec face droite et gauche de 70 m, flanc droit de 10 m et fossé maçonné de 15 m de large et 7 mètres de profondeur entourant l’ouvrage. Gorge brisée vers l’arrière avec un blockhaus de défense de gorge faisant office de réduit. Accès à la cour par un pont fixe muni d’un pont-levis, entrée protégée par un mur muni de meutrières. Rempart aménagé pour l’artillerie et l’infanterie. Casemate à un niveau sur le chemin couvert devant la face gauche. Corps de casemate à un niveau sous le rempart principal servait à l’hébergement de la troupe. Fossé couvert par une caponnière d’épaule gauche, une caponnière double de saillant, une caponnière extérieure devant le flanc droit, et par le réduit pour la gorge. Système de contremines au niveau du saillant et de la face gauche.1864 : le fort est rattaché à l’ouvrage « Werk Glockenberg » par un ouvrage. 1920-21 environ : l’ouvrage est complètement arasé et remblayé. Etat : arasé et remblayé.

 

Horchheimer-Tor-Befestigung (1864-1867) ouvrage fortifié de la porte de Horchheim, aménagé à partir des deux positions de batterie de part et d’autre de la voie de chemin de fer sur les berges du Rhin. Il s’agit d’une batterie de porte « Torbatterie » casematée à 3 niveaux qui barrait la route d’Ehrenbreitstein à Horchheim et le croisement avec la ligne de chemin de fer vers Niederlahnstein et le mur de liaison Est allant jusqu’au port du Rhin. Ouvrage muni de meurtières et de bouches à canon, servant de caserne. 1920-1921 environ : dans le cadre du Traité de Versailles, inscrit dans la liste des ouvrages à détruire, cette destruction n’est que partielle. 1930-1939 environ : les reste de l’ouvrage sont arasés.

 

Belgique

 

Cette rubrique concerne les fortifications en cours de construction ou de modernisation du royaume de Belgique, conformément aux frontières de l’année en cours.

Il est extrêmement difficile de dater précisément la construction des ouvrages de fortification belges. Souvent les dates de construction correspondent à l’année de la loi du programme de fortification, et d’autres indications nous donne des dates diverses. A défaut de disposer de documents ou de dates de construction plus précise, j’utilise les différentes options.

 

Place forte d’Anvers

 

Fort n°3 ( ?), modernisé en 1863 par l’Installation de la première coupole cuirassée terrestre construite en Angleterre avec 2 canons de 15 cm.

 

France

 

Cette rubrique concerne les fortifications françaises en cours de construction ou de modernisation, conformément aux frontières de l’année en cours.

 

France Front Ouest Côtes de la Mer du Nord – Manche – Atlantique

 

Place forte de Cherbourg

 

Ouvrages en cours de construction :

 

Batterie intermédiaire de la Digue (1860). 1899 : réorganisation complète : 6 plateformes, une usine électrique et 1 abri pour projecteur.

 

Batterie Hameau de la Mer (1860). 1881 : armée de 5 pièces. 2005 : arrasée.

 

Fort Central de la Digue (16 août 1804 inauguration) appelé également Batterie Bonaparte puis Batterie Napoléon. Février 1808 : détruite par une tempête. 1859 : Remaniement par la construction d’un fort à 2 niveaux casemates surmonté de pièces tirant à barbette, disposées autour d’une cour ovale. 1940-1944 : aménagements allemands.

 

Fort du Musoir Est (1851-1860), fort circulaire. 1893 : remodelage de l’étage supérieur, remplacé par une dalle de béton de 3 m d’épaisseur.

 

Place forte de Grandville

 

Fort de la Roche Gauthier (1860) batterie de la Pointe Gauthier, à Grandville, à l’E du pont, altitude 23 m. 1860 : construction d’un corps de garde modèle 1846 type n°2 puis creusement d’un fossé avec escarpe revêtue avec arceaux en décharges. 1881 : les 3 canons de 30 et 3 obusiers de 22 cm lisses sont remplacés par 4 canons de 16 cm. 1889 : l’ouvrage est déclassé. Etat : propriété privée réaménagée en résidence.

Source : S2757, p. 440.

 

Fortifications de l’île d’Yeu

 

Ouvrages en cours de construction :

 

Batterie de la Grande Conche (1859-1861). 1899 : déclassée.

 

Batterie de la Petite Conche (1860 environ). 1889 : déclassée.

 

Batterie de la Pointe Gauthier (1859-1861) à Port-Joinville, sur l’ïle d’Yeu, avec un corps de garde crénelé modèle 1846 n°2. 1889 : abandon de l’ouvrage.

 

Fort de Pierre-Levée (1859-1866) sur l’île Dieu au SO de Port-Joinville. Fort Carré à fossé sec creusé dans le granit, pour un effectif de 400 hommes. 1899 : déclassé. 1900-1903 : installation d’un poste de télégraphie optique. Novembre 1945 à juillet 1951 : prison du maréchal Pétain. 28 décembre 1984 : inscription à l’inventaire des Monuments historiques.

 

Place forte de Brest

 

Ouvrages en cours de construction ou de modernisation :

 

Batterie de Calgrach (1862), Ile d’Ouessant, baie de Béninou, corps de garde modèle 1846 n°3. 1876 : déclassée mais garnison jusqu’aux environs de 1898-1899.

 

Batterie de Cornouaille (1684-1696) fort de Cornouaille ou batterie basse de Cornouailles, commune de Roscanvel, presqu’île de Crozon, place forte de Brest. Batterie de défense, puis batterie lance-torpilles, qui défend l’entrée du goulet de Brest avec le fort Mengant situé de l’autre côté du goulet, exposant ainsi les navires à un redoutable tir croisé. Architecte initial : Vauban. Ouvrage installé sur une plateforme elliptique d’environ 250 m de long, adossée à la base de la falaise. Elle est bordée par un large parapet de pierre type bastion, escarpe et glacis, percé de 36 embrasures pour les pièces d’artillerie. Faute de financement stable, le chantier s’étend jusqu’en 1696. Le projet prévoyait l’installation d’une batterie haute, qui n’a pas été réalisé. Armement initial : 20 canons de 24 livres et 10 canons de 36 livres. A subie de nombreuses modifications. 1813 : ajout d’une tour modèle 1811, construite en haut de la falaise, capacité 60 hommes, en tant que poste d’observation et de protection contre un assaut terrestre. 1840-1870 : les embrasures sont comblées, les canons sont remplacés par un projecteur et des pièces à tir rapide de plus petit calibre. 1888 : creusement d’une cavité sous la falaise avec deux embrasures pour installer une batterie de rupture de très gros calibre : 2 canons de 32 cm modèle 1870-1884. Percement de deux cheminés pour l’évacuation de gaz. Installation d’un escalier sur le flanc nord, creusement de salles dans la falaise. 1942-1944 : troupes allemandes installent sur le haut de la falaise une batterie antiaérienne de Flak composée de 6 pièces de 105 mm. 21/07/2009 : batterie cédée par le ministère de la défense au Conservatoire du littoral. 25/04/2013 : arrêté de classement aux monuments historiques. Etat : abandonnée. Propriétaire : Conservatoire de l’espace littoral et des rivages. Etat : les infrastructures du dessus de la falaise détruite à la suite des bombardements de la Seconde guerre mondiale à l’exception des fortifications historiques de Vauban.

Source : S1000. S3550.

 

Batterie de l’îlot des Capucins (1846), presqu’île de Roscanuel. En 1848 : construction d’un casernement ; 1861 : réalisation d’un pont de pierres qui la relie au continent ; 1888 transformée en batterie de rupture pour 2 canons de 31 cm et creusée à ras des flots, et installation de 2 casemates.

 

Batterie de Locqueltas (1862) île d’Ouessant, avec un corps de garde Mle 1846 n°3.

 

Batterie de Postolonnec (1860), dès fois orthographié Portz Lonec, Brest, anse de Morgat, E de Rulianec. Comprend un corps de garde mle 1846 type n°2. Entrée comporte le chronogramme 1860. Plate-forme pour 6 pièces d’artillerie. 18 mai – 1er juin 1876 : La Commission de défense des côtes se prononce pour le déclassement de la batterie. 27 mai 1889 : Déclassement définitif. Etat : Réduit aménagé pour les besoins d’un centre nautique.

 

Batterie de Rulliance (1861) à Brest, à l’extrémité N de la plage de Morgat. Comprend un corps de garde modèle 1846 n°3, altitude 42 m, un parapet pour 2 canons de 30 livres et 2 obusiers de 22 cm. 18/05_01/06/1876 : lors de la séance de la Commission de défense des côtes, le déclassement est prononcé. 27/05/1889 : loi de déclassement de la batterie. Etat : bâtiment sert de résidence d’été, le parapet a disparu.

Source : S2757.

 

Fort de Guelmeur (1861-1868 inachevé). 1901, 1905, 1911 : mentionnée au plan d’armement. Fort actuellement disparu.

 

Fortin ou batterie de l’île d’Abert, construction d’un réduit modèle 1846 sur l’Anse de Margat (1962).

 

Place forte de Lorient

 

Batterie de Port An Dro (1861) Lorient, Belle-Île, SE du Palais. Tour crénelée mle 1846 type n°2 avec un parapet pour pièces d’artillerie. Etat : Propriété privée.

 

Batterie de Port Maria (1860), Lorient, Belle-Île, SE du Palais. 13 juin – 11 juillet 1874 : déclassement de 22 vieilles batteries dont Port Maria. Actuel : Propriété privée.

 

Fortifications de l’Île de Ré

 

Ouvrage en cours de modernisation :

 

Batterie de ou des Sablanceaux (1674) l’ouvrage est entouré d’une enceinte en terre levée, pointe E de l’île de Ré. 1845 : prévision de construction de la batterie. 1861 : achèvement du corps de garde modèle 1846 n°2. Armement initial : 6 canons et 6 obusiers. 1874 : construction d’un nouveau magasin à poudre devant le corps de garde. 1878-1880 environ : le corps de garde est écrêté et installation d’une position pour 4 canons de 27 cm. 1894 : la batterie est refondue ; construction d’un magasin bétonné, les 2 canons de 27 cm du N sont remplacés par 2 canons de 24 cm sur plateforme bétonnée avec magasins à munitions reliés aux pièces par rails. 1942-1944 : installation d’un blockhaus d’observation par les troupes allemandes, au niveau du corps de garde sud et 2 canons antiaériens. Etat : ouvrage à l’abandon, envahi par la végétation. Corps de garde en ruine, murs tagués, accès muré, menacé par l’urbanisation.

Source : S2757.

 

Redoute des Sablanceaux Redoute de Rivedoux (1862) fortin carré de 45 m de côté, flanqué de deux ailes (contregardes), barrant à l’époque la pointe des Sablanceaux. L’ouvrage est entouré d’un fossé sec et d’un chemin couvert et d’un glacis à l’est. Entrée munie d’un pont dormant, un pont-levis et une poterne passant à travers l’enceinte. Il comprend à l’intérieur deux corps de garde à un étage, un contre le mur nord et l’autre contre le mur sud. Alimentation en eau douce par un puits. Initialement cet ouvrage était prévu pour environ 30 hommes, 12 canons et 3 tonnes de poudre. Il est situé sur la commune de Rivedoux-Plage. 1941-1944 : construction d’un blockhaus d’observation au niveau du corps de garde sud, invisible de l’extérieur. 2005 : la commune de Rivedoux-Plage a acheté le site et les terrains avoisinants, dans le but de réhabilité l’ouvrage avec l’aide de bénévoles. Etat : fossé côté ouest est comblé et un camping est installé sur le glacis. Le site doit être ouvert avec l’organisation d’expositions.

Source : S1000.

 

Place forte de Rochefort

 

Ouvrage en cours de construction :

 

Batterie de Coudepont (1810), également orthographié Coup de Pont, pointe sud-est de l’île d’Aix. 1861 : corps de garde modèle 1846 n°2. 1889 : déclassement.

 

Fort de la Pointe (1672), O. de Rochefort, sur la rive D de la Charente, face à Port-des-Barques. Autres dénominations : Fort Lapointe, fort Vason, fort Vasov ou fort Vasoux. Fort en forme de fer à cheval, avec gorge saillante. Fossé plein d’eau. 1860 : Construction d’une caserne pour 78 hommes. 1889-1890 : Bétonnage des emplacements pour 4 canons de moyen calibre.

Source : S2757.

 

France Front Nord-Est

 

Trouée de Belfort – Môle défensif du Lomont – Rideau du Jura

 

Fort des Rousses (1843-1862) sur le rideau du Jura, place des Rousses. Vaste fort bastionné. 1874 : armement comportant 115 pièces et 3 500 hommes. 1879-1885 : construction de 2 magasins caverne, 4 abris sous roc, 1 casernement souterrain pour 1 100 hommes et 2 lignes de traverses-abris. 1885 : armement comprenant 80 pièces et une garnison de 1 688 hommes. 1899 : m’ouvrage est classé en 3e catégorie, garnison maximum 50 hommes. 1985 : baptisé fort Henry Martin. Etat actuel : sert au stockage et à l’affinement du fromage de Comté et est partiellement ouvert au public.

Source : S2757.

 

France Front Sud Côtes de la Méditerranée

 

Place forte de Toulon

Ouvrages en cours de construction :

Batterie du Mord’hui (1860) sur la presqu’île de Saint-Mandrier. Ancienne batterie avec corps de garde n°3. 16/12/1874 : déclassée par la commission de défense des côtes. 03/12/1888 : déclassement définitif. 1904 : construction d’un abri en béton pour un projecteur coulé à son emplacement.

 

Batterie Napoléon (1861) appellée parfois Batterie Centrale, située en avant du Fort Napoléon. 1877 : réorganisation de la batterie.

 

Fort de l’île des Embiez (1863) également dénommée Batterie Saint-Pierre-des-Embiez, près de la pointe Saint-Pierre. Batterie avec un corps de garde crénelé Mle 1846 n°3. 3 décembre 1888 : déclassement de la batterie.

 

Front Sud-Ouest – Pyrénées

 

Fortifications des Pyrénées Atlantique

 

Fort du Portalet (1838), autre source (22 juillet 1842-1870), fort de montagne, construit sur une falaise sur l’instruction du roi Louis-Philippe, parfois appelé Fort Urdos, situé dans le département des Pyrénées Atlantiques (64), dans la commune d’Etsaut. Il protège la route du col de Somport. 1871-1925 : Garnison 18e régiment d’infanterie de Pau. 1914 : Etat de l’armement : 4 canons de 90, en cas de mobilisation en plus 6 canons de 90 mm et 3 mortiers. 1941-1943 : Durant le régime de Vichy, sert de prison pour les hommes politiques de la IIIe République. 15 août – 16 novembre 1945 : Le maréchal Pétain y est détenu pendant quelques mois. 1962 : Le fort est démilitarisé. 1966 : Le fort est acheté par un particulier qui n’arrive pas à concrétiser son projet et l’ouvrage n’est pas entretenu. 1999 : Racheté par le Comunauté de communes de la Vallée de l’Aspe. 30 novembre 2005 : Classé et inscrit à la liste des monuments historiques. 2006 : Début des travaux de restauration et des expériences de réinsertion. Site Internet.

 

Pays-Bas

 

Cette rubrique concerne les fortifications néerlandaises en cours de construction ou de modernisation, conformément aux frontières de l’année en cours.

 

Place forte de Muiden – Vesting Muiden

 

Muiderslot – Château de Muiden (1285, détruit 1296, reconstruit 1373). Modernisé avec des remparts des demi-bastions par Adrian Anthoniz et une digue maritime, en 1741 extension des bastions, transformé en arsenal, en 1840-1860 transformé en réduit à l’épreuve des bombes et en 1873 construction de casernes avec remises à l’épreuve des bombes et une batterie de flanquement casematée. En 1955 les deux casernes sont arasées.

Muiden, Pays-Bas : Château Muiderslot. Le site autour du château était entouré d’une enceinte bastionnée.

 

Expériences, innovations et progrès de la fortification et de l’artillerie de siège et de forteresse

 

Allemagne

 

1862 : le capitaine prussien Schumann construit une tourelle en fer laminé reposant sur un disque mobile.

Source : S0083.

1864 : le capitaine prussien Schumann construit une version améliorée d’une tourelle en fer laminé

Source : S0083

 

Belgique

 

1863 : installation de la première coupole cuirassée terrestre construite en Angleterre avec 2 canons de 15 cm sur le fort n°3 à Anvers.

 

France

 

1860 : en France, toutes les bouches à feu de l’artillerie de terre sont coulées dans les trois fonderies séculaires et ex-royales de Douai, Strasbourg et Toulouse. Au fil des temps, en 1860, la décision est prise de les remplacer par une seule qui doit être édifiée à Bourges au sein d’un grand complexe d’armement, les « établissements militaires ».

Source : S0183.

 

Fin 1862 : début de construction de la fonderie impériale de Bourges à la fin de l’année 1862. Aucune construction n’avait été commencée lors de la visite de Napoléon III à Bourges le 10 juillet 1862. La construction de la fonderie impériale est pratiquement terminée à la fin de l’année 1866 et son premier conseil d’administration est installé. Le plus ancien canon en bronze connu et fondu à Bourges porte la date du 3 juin 1867.

Source : S0183, p. 65.

 

Chroniques des années 1860 - 1864

 

1860

 

France : l’artillerie de terre vers 1860.

Les corps de troupe.

Par application d’un décret de 1854, qui en était revenu aux régiments homogènes, avec suppression du Train d’artillerie, et d’un décret du début de 1860, qui avait rétabli ce dernier, on trouve, dans l’annuaire de l’arme, datée de 1860 : 5 régiments d’artillerie à pied, 11 régiments montés, dont un de la Garde, 12 compagnies, 12 compagnies d’ouvriers, 2 compagnies d’armuriers et 7 escadrons du Train d’artillerie dont un de la Garde et un pour l’Algérie, les 5 autres escadrons correspondant aux 5 régiments à pied. En outre, à l’artillerie de la Garde, comptait, sous le nom de « Division d’artillerie à pied », une batterie à pied à pied et une compagnie d’ouvriers pontonniers. Chaque régiment comprenait 16, 10, ou 8 batteries suivant qu’il était à pied, monté ou à cheval (les régiments de la Garde étaient à 2 batteries de moins que les régiments de la ligne, de même catégorie).

L’armement de l’artillerie.

Les régiments à pied servaient les matériels des places fortes et côtes, ceux des équipages de siège et une partie de ceux de la réserve d’artillerie. Les régiments montés fournissaient l’artillerie des divisions d’infanterie, ainsi qu’une partie de la réserve. Les régiments à cheval servaient l’artillerie de la cavalerie. Les batteries à cheval et les batteries montées des divisions étaient, en principe, armées du canon de 4 rayé de campagne, modèle 1858, les batteries de la réserve d’artillerie soit de l’ancien canon-obusier modèle 1853, transformé en modèle de 1858, sous le nom de canon de 12 rayé de campagne, modèle 1859, soit, provisoirement, de l’ancien canon-obusier lisse, en attendant sa transformation au modèle de 1859. Le système nouveau d’artillerie de campagne a ainsi encore deux calibres ; mais les matériels qui le composent sont organisés de façon très analogue, pour les manœuvres et la mobilité. Les boulets ont disparu des équipages de campagne et les obus et boîtes à balles sont séparés de la gargousse. Pour les obus sphériques, provisoirement maintenus, les fusées sont en bois, à une seule durée pour les obus ordinaires, à trois durées (trois canaux métalliques) (les corps en bois de ces fusées étaient percés de trois canaux parallèles, qui étaient renforcés chacun par un tube en fer blanc contenant la composition fusante (canaux métalliques) pour les obus à balles. Pour les obus oblongs, les fusées sont métalliques, à deux durées pour les obus ordinaires, qui peuvent aussi recevoir la fusée percutante Démarest, et à trois durées pour les obus à balles. Les charges sont comme en 1830, constituées d’une seule espèce de poudre noire, fine. Les bouches à feu sont rayées et en bronze ; elle se charge par la bouche, avec mise à fu par le tonnerre, au moyen de l’étoupille fulminante de 1847. Les affûts sont en bois et sont du même type que les affûts du système Valée. Les matériels du modèle de 1858 sont pourvus, en outre des hausses médianes pour les faibles distances, de hausses inclinées dans leur canal, de façon à corriger assez exactement la dérivation pour les distances supérieures. Les cadences de tir sont, à peu près, les mêmes que vers 1830. Seul le canon de 4 pouvait tirer en moyenne un coup et demi par minute. Malgré la multiplicité des matériels, dues au maintient provisoire de quelques matériels lisses, le règlement était encore assez simple, en raison des dispositions communes assez nombreuses que ces matériels présentaient. Ainsi, abstraction faite du canon à balles, dit mitrailleuse, adopté mais tenu secret, ainsi que du canon de 7 non encore adopté, le nouveau Manuel d’Artillerie du 17 avril 1869, de très petit format de poche, n’aura, y compris l’instruction à pied, les notions sur le tir et le service en campagne suivants : canons de 4 et de 12 rayés de campagne, canon de 4 rayé de montagne, canon-obusier lisse de 12 et obusier lisse de 16 centimètres. L’édition de 1871, suivie de l’instruction sur le service du canon de 7, ne comportait elle-même que 350 pages. En 1860, les matériels de siège et de place sont encore ceux de la période de 1830-1860. Cependant, en 1860, sur l’invitation de l’Empereur, le Comité étudie l’extension du rayage des bouches à feu à ces catégories de matériels.

A cette occasion, on décide : que le 16 restera lisse et sera conservé pour parer à une insuffisance numérique éventuelle des matériels rayés ; que l’obusier de 22 cm en fonte sera supprimé et que le 24 sera rayé ainsi que l’ancien 8. En outre, on a, comme on l’a vu, adopté, parmi les matériels de côtes, le canon de 30 rayé de marine.

Source : S2048, p. 160-162.

 

1861

 

Dimanche 11 mai 1861

 

France, Strasbourg place forte : ouverture de la voie ferrée de Strasbourg à Kehl.

Le tronçon de voie ferrée reliant Strasbourg à Kehl au Grand Duché de Bade est ouvert le 11 mai 1861.

Source : S0422.

 

1862

 

Allemagne, techniques cuirassements : construction d’une tourelle en fer laminé.

Le capitaine prussien Maximilian Schumann a construit en 1862, une tourelle en fer laminée reposant sur un disque mobile, destiné à accueillir une pièce d’artillerie.

Source : S0083.

 

1863

 

Belgique, Anvers : installation de la première coupole terrestre sur le fort n°3.

A Anvers la première coupole terrestre est placée en 1863 sur le réduit du Fort n°3. Les plans en avaient été demandés l’année précédente au capitaine Coles de la marine anglaise. Initialement on projetait l’établissement de coupoles à deux canons de 15 cm sur les réduits des forts n°1 à n°8 du camp retranché. Une seule de ces coupoles a été commandée en Angleterre en 1862 et installée en 1863.

Source : S0966.

 

France, Mulhouse – Thann : prolongation de la ligne de chemin de fer.

En 1863 la logne de voies ferrées Mulhouse – Thann est prolongée jusqu’à Wesserling.

Source : S0422.

 

Jeudi 10 septembre 1863

 

France, Strasbourg : un voyage en train de Strasbourg à Baden Baden.

Le Petit Journal du jour a fait paraître cet article fort intéressant décrivant le voyage en train entre Strasbourg, Kehl et Baden Baden : « De Paris à Bade. Mon cher directeur, J’écrivais, il y a deux ans, en rééditant, dans les Baigneuses et Buveurs d’eau, un itinéraire thermal que je recommande en passant à vos lecteurs : « Tout chemin mène à Bade. On y vient de Paris, de Londres, de New-York, de Berlin, de Vienne, de Saint-Pétersbourg, de Calcutta et de San-Francisco. On y va par eau, par terre et par fer, » en attendant que Nadar nous y fasse arriver, ou nous en fasse partir, par atmosphère ; mais la voie la plus fréquentée est celle du chemin de fer de l’Est ; c’est l’itinéraire classique de Paris à Bade.

Je ne rééditerai pas aujourd’hui cet itinéraire, car il faut surtout à vos lecteurs du nouveau et de l’inédit ; mais je vais donner la primeur d’une longue pérégrination que j’ai faite cette année en venant de Paris à Bade. Le trajet de Strasbourg à Kehl dure plus longtemps que celui de Paris à Chantilly. Ce tronçon de chemin de fer ressemble au monstre marin qui, au dire de Jean Racine, a si fort effrayé les chevaux d’Hippolyte.

Les truites qu’on mange à Bade, et qu’on jette toutes vivantes dans le chaudron, dauphins en miniature, après cette épreuve de l’eau bouillante sont un diminutif du monstre marin.

Pour en revenir à notre tronçon de voie ferrée, on peut dire de lui, en parodiant le vers classique de Phèdre : Sa courbe se contourne en détours tortueux.

En effet, il emprunte 911 mètres à la ligne de Paris, puis se raccorde à celle de Strasbourg à Bâle, à laquelle il emprunte encore 2 011 m jusqu’à la station de Koenigshofen. Il fait ensuite un autre écart, traverse l’Ill et le canal du Rhône au Rhin, et arrive à quelques centaines de mètres de Strasbourg. Il côtoie le cimetière Saint-Urbain, charmante nécropole, mystérieusement voilée par des treilles, des pampres et des charmilles formant rideau de verte guipure à travers lequel on aperçoit quelques tombes cachées à moitié sous la verdure et les fleurs.

C’est ainsi que je comprends l’asile de la mort. Tant d’autres cimetières ont le tort de ressembler à une carrière en exploitation ou à un chantier de maçon ! Tandis que celui de Saint-Urbain, frais comme l’Eden, poétise l’image du paradis perdu et paraît si logeable pendant le moment où le train ralentit sa marche qu’il donne presque envie de mourir. Hélas ! on ne meurt pendant ce trajet que d’ennui.

Après une station assez prolongée à la porte d’Austerlitz, où une petite gare élégante et coquette ombrage les voyageurs de Strasbourg à Kehl qui attendent le convoi, on franchit le petit Rhin canal boueux, qui dérobe sa vilaine eau et ses fangeux roseaux derrière un rideau de peupliers efflanqués.

L’île des Epis ; qui ne produit que des joncs, laisse entrevoir, entre de maigres saules et une légère clerc-voies d’oseraient, le mausolée du général Desaix, ce frère d’armes de Bonaparte et qui tomba mortellement sur le champ de Marengo. Ce monument, qu’un sculpteur strasbourgeois, Ohmacht, a exécuté d’après les dessins de Weinbrenner, et surmonté d’un buste du général. Trois bas-reliefs représentent le passage du Rhin par les volontaires français ; la défaite de Mourad-Bey, en Egypte, et la mort de Desaix. J’aurais désiré lire sur le piédestal les dernières, et, sublimes paroles du héros expirant : « Allez dire au premier consul que je meurs avec le regret de n’avoir point fait assez pour la République. »

A Paris, on a élevé, au milieu de la place Dauphine, une colonne funéraire en l’honneur de Desaix, et la compagnie de omnibus fait accomplir régulièrement à ses véhicules un circuit autour de ce monument qui rappelle, en petit, celui que la compagnie du chemin de fer de l’Est nous fait autour de Strasbourg.

On arrive enfin au grand Rhin, où l’on manœuvre encore quelques temps, peut-être en souvenir de la stratégie militaire qui commande ces précautions, excellentes comme tactique mais non pour une exploitation de chemin de fer. On a beaucoup vanté la construction du pont fixe sur le Rhin : elle peut avoir le mérite de la solidité, mais elle est furieusement déplaisante au point de vue de l’art.

Cette huitième merveille du monde, dont la gravure qui la représente dans l’Itinéraire des bords du Rhin, par M. Ad. Joanne, a en obligeance de supprimer une partie pour donner au lecteur du Guide une éclaircie sur le Rhin, ce chef d’œuvre trop prôné de l’art contemporain, emprisonne le voyageur, qui espère contempler le panorama du fleuve entre les travées, véritables corridors boulonnés par un chaudronnier. La trépidation du train sur le tablier du pont est plus assourdissante que le vacarme tonitruant du char de Salmonée, et empêche les voyageurs de pouvoir même se communiquer verbalement leurs impressions désagréables ce qui, e pareil cas, est une consolation.

Enfin, c’est par un pont-levis fortifié que l’on pénètre sur la rive droite du Rhin, où le convoi exécute encore sur les rails qui s’entrecroisent en tous sens, une manœuvre qui dure environ cinq minutes. En supputant le temps écoulé et la distance parcourue, il se trouve, au total, qu’on a fait le voyage de Strasbourg à Kehl en quarante minutes pour un parcours de douze kilomètres. C’est juste le temps qu’on met pour aller de Paris à Chantilly. Ce sont les nécessités de la défense de la place qui ont obligé les ingénieurs de la Compagnie à suivre toutes ses courbes, à creuser toutes ses tranchées, tous ces zigzags sans fin que le chemin fait autour de Strasbourg.

Pendant que la douane visite les bagages, un caporal badois et quelques employés s’obstinent à demander des passe-ports que, puisque je fais périodiquement le voyage de Bade et que le prix du visa finirait par devenir plus coûteux que les cigares que je ne fume pas, mais dont j’offre volontiers quelques-uns à l’occasion.

J’aime à signaler les améliorations réalisées au buffet de Kehl ; on y est servi convenablement et à des prix modérés, ce qui contraste avec certains buffets d’outre-Rhin. Les voitures du chemin de fer badois sont aussi devenues très confortables, et il y a maintenant des convois directs qui évitent les nombreux arrêts de l’ancien service. On ne stationne plus qu’à Oppenweier et à Oos.

Là, il y a un petit joujou d’embranchement à une seule voie, qui vous mène en dix minutes à Bade.

Sur ce, lectrices et lecteurs, je prends congé de vous pour observer le repos du dimanche et je vous raconterai, dans ma prochaine chronique, quelques souvenirs inédits de la saison de Bade. Ch. Brainne ».

Source : S1863 : n°222 du 10/09/1863, p. 2. 

 

1864

 

Autriche-Hongrie : développement de la Marine

Entre 1854 et 1864, alors que la marine austro-hongroise se développe rapidement. A l’époque elle était placée sous la direction de l’archiduc Ferdinant-Max, qui sera par la suite empereur du Mexique. Sa valeur intrinsèque est augmentée par de nombreuses constructions nouvelles qui sert de départ à l’industrie austro-hongroise des constructions navales. En 1859 la marine austro-hongroise n’était pas encore assez forte pour se mesurer aux escadres françaises. Mais en 1864, le capitaine de vaisseau Wilhelm von Tegetthoff se comporte héroïquement devant Helgoland, contre les forces danoises supérieures, avec les frégattes Schwarzenberg et Radetzky.

Source : S1000. S1438, p. 13.

 

Allemagne, technique cuirassements : réalisation d’une version amliorée de la tourelle en fer laminé.

Le capitaine prussien Maximilian Schumann a construit en 1864, une version améliorée tourelle en fer laminée reposant sur un disque mobile, destiné à accueillir une pièce d’artillerie. Mais elle n’était toujours pas au point puisqu’elle se caractérisait par un créneau à débattement très limité, pour restreindre l’ouverture de cette pièce. C’est à cette époque que Schumann a élaboré ses premiers projets sur l’utilisation des cuirassements dans les ouvrages fortifiés.

Source : S0083.

 

France, Alsace : Mise en exploitation de voies ferrées.

En 1864, la ligne de voies ferrées Strasbourg à Barr, Mutzig et Wasselonne, la ligne de Sélestat à Sainte-Marie-aux-Mines, la ligne d’Haguenau à Niederbronn, et la ligne de Sarreguemines à Bening, ont été livré à l’exploitation.

Source : S0422.

 

Vendredi 25 novembre 1864

 

France, Lorraine : Mise en service de voies ferrées.

Le 25 novembre 1864, la ligne de voies ferrées Dieuze – Avricourt est incorporée au réseau de l’Est et livrée à l’exploitation.

Source : S0422.

 

Sources

 

S0183

Revue historique des Armées n°1993-3 : Chadeau, Emmanuel : Le général Edouard Hirschauer. Maillet, Claude, ingénieur en chef : Les premiers canons de la fonderie impériale de Bourges (1866). Wright, Vincent : Les bureaux du ministère de la Guerre 1815-1879.

 

S0422

Revue militaire de l’étranger, 47e volume, janvier-juin 1895 et 48e volume, juillet-décembre 1895.

 

S1000

Informations, documents et illustrations provenant de divers sites Internet.

 

S1091

Lacoste, Werner : Die Weserforts – Beiträge zur Geschichte in DAWA Narichten, Deutsches Altlantik Wall Archiv, Deutschen Atlantikwall Archiv Köln, Verlag Harry Lippmann, Köln, 1999.

 

S1438

Sokol, H., commandant : La Marine austro-hongroise dans la guerre 1914-1918, traduit de l’allemand par le capitaine de corvette R. Jouane, Editions Payot, Pris, 1933.

 

S2048

Challeat, J., général : L’artillerie de terre en France pendant un siècle ; Histoire technique (1816-1919) ; Tome premier (1816-1880) ; Charles-Lavauzelle & Cie, Paris, 1933.

 

S2757

Frijns Marco, Malchair Luc, Moulin Jean-Jacques, Puelinckx Jean : Index de la fortification française 1874-1914, autoédition, 2008.

 

S2938

Gosch, Frank : Festungsbau an Nordsee und Ostsee ; Die Geschichte der Deutschen Küstenbefestigung bis 1918, Mittler & Sohn, Hamburg, Berlin, Bonn, 2003.

 

S3550

Site Internet Wikipedia. Documents, illustrations et textes divers provenant de ce site.

 

S3551

Site Internet Wikimapia Strasbourg. Documents, illustrations et textes divers provenant de ce site.

 

S3552

Site Géoportail, Institut National de Géographie (I.G.N.). Cartes, photographies aériennes et documents divers téléchargé sur ce site.

 

Archives & Bibliothèques

 

AVES = Archives de la Ville et de l’Eurométropole de Strasbourg.

AD-67 = Archives départementales du Bas-Rhin ; Strasbourg.

BCGS = Bibliothèque du cercle de garnison de Strasbourg (fermée, ouvrages seront transférés).

BNF = Bibliothèque Nationale de France

BNUS = Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg

BMS = Bibliothèques Municipales de Strasbourg.

BA = Bundesarchiv (archives fédérales allemandes)

BA-MA = Bundesarchiv Abteilung Militärarchiv, Freiburg

GSTaPK = Geheimes Staatsarchive Preussischer Kulturbesitz, Berlin.

GLAKa = Generallandessarchiv Karlsruhe

BA-St = Bundesarchiv, Stuttgart.

SHD = Service Historique de la Défense, Vincennes.

 

Archives personnelles, collections, dessins, photographies, relevés sur le terrain, de sources privées

 

MJR = Richard