Chroniques 1907

 
 

Dernière mise à jour / Letzte Änderung : 26 / 07 / 2021

 

 

Page rédigée par : MJR.

 

 

Chroniques générales de la place forte de Strasbourg

 

 

Introduction

 

 

Dans cette chronique nous avons rassemblé l’essentiel des informations relatives aux fortifications, à l’évolution des techniques civiles et militaires, à l’évolution des armées européennes et aux garnisons d’Alsace-Lorraine. Nous avons ajouté quelques dates repères de l’histoire et des actualités qui influent sur le développement des techniques militaires. Certaines rubriques peuvent paraître anodines, comme un communiqué de désertion, mais ce dernier nous donne livre des informations sur la région de recrutement de cette unité ou sur l’équipement. Compte tenu que des erreurs de traduction sont toujours possibles, surtout avec des termes anciens, je garde les mots et expressions allemandes entre guillemets. Toutefois, il s’agit bien de l’orthographe de l’époque.

A travers la lecture de ce document, nous vous invitons à vous plonger dans l’ambiance et l’histoire de cette année, mais pour les textes originaux retranscrits sur cette page, il est dès fois nécessaire de gratter la couche de nationalisme que l’on retrouve dans la presse allemande et française de cette époque.

Cette chronique n’est pas définitive et évolue constamment pour être complétée et mise à jour. Avant d’aborder les chroniques de l’année, nous commençons par vous présenter succinctement la liste des fortifications principalement européennes en cours de construction ou de modernisaation et l’évolution des techniques militaires de cette année.

 

 

Abréviations et termes allemand couramment utilisés :

 

A.K.O. = Allerhöchste Kabinetts-Order = Ordre du cabinet impérial / Ordonnance impériale (ordre signé par l’Empereur d’Allemagne).

IR = Infanterie-Regiment = Régiment d’infanterie (généralement suivi de son numéro).

Reichsland = Terre d’Empire = partie annexée de l’Alsace-Lorraine.

 

Les grades allemands et leur équivalence françaises :

 

General der Infanterie, General der Kavalerie = équivalent au général de corps d’armée.

Generallieutenant = équivalent au général de division.

Generalmajor = équivalent au général de brigade.

Oberst = = colonel.

Oberstlieutenant = lieutenant-colonel.

Major = chef de bataillon, chef d’escadron, commandant.

Hauptmann ou Rittmeister (pour les troupes montées) = capitaine.

Oberleutnant = lieutenant

Leutnant = sous-lieutenant.

 

Remarque : l’orthographe allemande diffère de celle d’aujourd’hui. Par exemple pour les portes on note la présence d’un h « Thor » qui a disparu ultérieurement (Tor), et de nombreux mots s’écrivent encore avec un c, alors que quelques années plus tard on utilisera le k, comme pour Fortification écrit ultérieurement Fortifikation. On germanise les mots d’origine française. J’emploi autant que possible l’orthographe d’origine.

 

 

Fortifications, ouvrages en cours de construction

 

 

Dans cette rubrique je recense l’essentiel de l’activité de construction des fortifications en Europe. Elle permet de comparer les ouvrages érigés à Strasbourg à ceux qui ont étaient en construction à la même période. Certes, cette liste comporte certainement des lacunes, quelques erreurs ou dates de construction divergentes en fonction des sources. Ces informations peuvent évoluer et être complétées par des informations analyses complémentaires. L’ensemble des informations est tiré des sources citées en fin de page et complétées par les relevés effectués sur le terrain.

 

Empire allemand

 

Cette rubrique concerne les fortifications allemandes en cours de construction ou de modernisation, sur le territoire allemand, en tenant compte des frontières de l’année en cours.

 

Allemagne Front Ouest

 

Place forte de Metz

Ouvrages en cours de construction :

Infanterie-Werk Meyouvrage d’infanterie Champagne (10/1907-1912) ouvrage entouré d’un fossé sur le front et les flancs à contrescarpe bétonnée et escarpe à terre croulante avec grilles défensives, blockhaus de chemin couvert relié à la galerie de contrescarpe, un coffre de contrescarpe double avec amorces de galeries de contremines au point d’épaule droit et un coffre simple au point d’épaule gauche, 1 caserne bétonnée à 2 niveaux avec caponnière centrale, équipé de chauffage central au charbon, au sous-sol 1 usine électrique avec 4 moteurs diesels 22 CV avec dynamos de 14 kW et des citernes à eau, casemate de flanquement à l’aile droite avec 2 canons de 7,7 cm sur affût de forteresse, 1 observatoire cuirassé fixe sur la casemate de flanquement et 3 observatoires cuirassés d’infanterie, parapet avec tranchées bétonnées et 12 emplacements pour mitrailleuses, un abri de piquet avec cloche de guet et un abri avec cloche de guet sur chaque flanc.

Source : S0075 : Christian Dropsy : Les fortifications de Metz et Thionville, autoédition, Bruxelles, 1995, p. 69, 71.

Feste Generalfeldmarschall Freiherr von der Goltzgroupe fortifié la Marne (10/1907-01/04/1916 pas entièrement achevé) situé sur les hauteurs des bois de Mercy, Boulard et Bois Brûlé. Il s’agit de l’ouvrage principal du front Est. Il a une surface de 205 ha et une garnison de 800 hommes. Il comprend au nord le groupe Ars-Laquenexy, au centre l’ouvrage de Mercy et la centrale électrique souterraine, au sud l’ouvrage d’infanterie de Jury. Tous les ouvrages disposent d’un chauffage central au charbon. Etat : 19/10/2006 : décret portant déclassement de l’ouvrage dénommé « groupe fortifié La Marne et route d’accès » situé sur le territoire de la commune d’Ars-Laquenexy et de Jury et de déclassement du domaine militaire d’une surface de 1 506 083 m².

Gruppe Ars-Laquenexy groupe d’Ars-Lasquenexy : un ouvrage d’infanterie dont les fossés sont inachevés, avec 1 caserne bétonnée à 2 niveaux, 1 abri de piquet avec cloche de guet sous le parapet d’infanterie, et 1 abri de piquet avec cloche sur chaque flanc du parapet. Parapet mi bétonné mi clayonné non achevé avec emplacements à ciel ouvert pour mitrailleuses. Contrescarpe en béton du fossé à peine commencée. Réseaux de fils non installés hormis sur la gorge, coffre de flanquement non construits. Réseau de fil entourant le groupe uniquement réalisé à l’Ouest, au Sud et Sud-Est. Dix abris observatoires en béton armé pour sentinelle. Caserne bétonnée à deux niveaux, inachevée, seul le sous-sol a été construit. A l’Est une batterie cuirassée pour 3 tourelles modèle 08 pour canon de 10 cm à tube court. A l’Ouest une batterie cuirassée pour 3 tourelles modèle 08 pour canons de 10 cm à tube long renforcé. 3 observatoires d’artillerie cuirassés modèle 05 dont l’observatoire E est utilisé comme poste de commandement. Infanteriewerk Mercyouvrage d’infanterie Mercy. Ouvrage principal de la Feste, comprend une grande caserne bétonnée à 2 niveaux, sous-sol avec infirmerie, magasins, cuisine, four électrique et citernes. Front de tête 2 grands abris de piquet reliés entre eux, sur le rempart 1 petit abri de piquet avec cloche de guet et 1 abri de piquet avec cloche sur chaque flanc. Fossé, avec contrescarpe avec réseau de fil de fer et surmonté d’une grille défensive, 1 blockhaus sur chemin couvert relié à la galerie de contrescarpe, fossé battu par des coffres et caponnière. Triple réseau de fil (3 x 8 m) ceinture le groupe. 09/1944 : un chasseur bombardier américain mitraille des camions chargés d’ogives de torpilles sous-marines devant l’ouvrage. Les camions explosent et l’onde de choc entraîne l’explosion des 1 500 autres ogives stocké dans le sous-sol. Toute la caserne disparaît, l’emplacement est aujourd’hui occupé par un lac.

Kraftstelle (usine électrique) est la plus grande de Metz, 2 étages complètement enterrés. Etage inférieur les réservoirs d’eau, étage supérieur à 8 locaux dont trois pour les salles des machines comprenant 4, 4 et 2 moteurs diesels de 35 cv couplés à des dynamos de 26 kw. Deux locaux à chaque extrémité avec cuve à mazout d’une capacité totale de 256 000 litres, et deux locaux ateliers. Usine entourée d’un réseau de fil large de 5 m.

Infanteriewerk Jury comprend une caserne bétonnée à deux niveaux, un abri de piquet sur le rempart du front de tête et un abri de piquet avec cloche de guet sur chaque côté ; un fossé couvert par un réseau de fil de fer et des grilles défensives au pied de l’escarpe, flanqué par un coffre double et un coffre simple. A droite de la caserne bétonné se trouve une casemate de flanquement pour 2 canons de 7,7 cm. Une caponnière est accolée à la caserne pour le flanquement de la gorge ; 2 batteries cuirassées avec 4 obusiers de 15 cm chacune, deux observatoires cuirassés et une caserne bétonnée entre les ouvrages de Mercy et Jury n’ont jamais été construits.

Source : S0075 : Christian Dropsy : Les fortifications de Metz et Thionville, autoédition, Bruxelles, 1995, p. 69, 71, 108-115. Journal officiel de la République française du 21 octobre 2006.

Feste Wagner - groupe fortifié de l’Aisne (1904-1912) au centre du front S, à la lisière du bois d’Avigy, à 800 m environ au NO du village de Verny. Le groupe fortifié comprend les ouvrages suivants : ouvrage d’infanterie de Verny, le point d’appui de Lamencé, une batterie pour 2 canons de 15 cm sur affût protégé, une batterie cuirassée pour 4 tourelles pour obusiers de 15 cm, une centrale électrique, un batterie cuirassée pour 4 tourelles de canons de 10 cm à tube long renforcé, 3 observatoires cuirassés d’artillerie devant la batterie cuirassée pour canons de 10 cm, l’ouvrage d’infanterie Avigy, le point d’appui de la Seille, un observatoire cuirassé d’artillerie. Garnison : environ 1 250 hommes.

Source : S0075 : Christian Dropsy : Les fortifications de Metz et Thionville, autoédition, Bruxelles, 1995, p.124-129.

 

Allemagne Front Sud

 

Place forte d’Ulm

Ouvrages en cours de construction :

Infanteriestützpunkt Lehr (1905-1907), point d’appui d’infanterie en béton, arasé en 1945-1946 par les armées Alliées.

Infanteriestützpunkt Kappellenberg (1907-1909), point d’appui d’infanterie en béton, actuellement enseveli.

 

France

 

Cette rubrique concerne les fortifications françaises en cours de construction ou de modernisation, conformément aux frontières de l’année en cours.

 

France Front Ouest Côtes de la Mer du Nord, de la Manche et de l’Atlantique

 

Place forte de Dunkerque

Ouvrage en cours de construction :

Ouvrage de la Petite Synthe (1906-1908) au SO de Dunkerque. Ouvrage en béton armée à fossé plein d’eau, un des ouvrages français les plus moderne, avec fossé plein d’eau. Il est racordé à l’ouvrage Ouest par un fossé aquatique et fait face à la frontière belge. Caserne pour un effectif de 186 hommes. Armement : 1 tourelle de 75 mle 05, 1 observatoire cuirassé, 2 tourelles de mitraileuses, 1 observatoire bétonné allemand, 1 casemate de Bourges. Propriétaire : commune de Dunkerque.

 

Place forte de Lorient

Ouvrage en cours de modernisation :

Citadelle de Port Louis (Décembre 1590- ?, fin du XVIe siècle) vieille forteresse espagnole construite par l’architecte Cristobal de Rojas, Lorient, commune de Port Louis. Août 1598 : Une partie de la citadelle est détruite sur ordre du maréchal de Brissac. 1618-1621 : Reconstruction de la citadelle qui est complètement remaniée. 1666 : La compagnie des Indes Orientales s’instalel dans la rade de Port Louis et création de la ville de Lorient. XVIIIe siècle : Aménagement de puits, citernes et jardins potager. 1907 : Installation de 4 canons de 100 mm sur le 7 et de 2 canons de 24 cm sur le bastion 9. 1941-1944 : Occupation militaire allemande pour assurer la surveillance de la rade et du trafic maritime. 29 avril 1948 : Classement sur la liste des monuments historiques. 2007 : Départ des derniers militaires en garnison dans la citadelle. Actuel : La citadelle abrite deux musées : Le musée de la compagnie des Indes qui est le musée d’art et d’histoire de la ville de Lorient et l’antenne de Port Louis du musée de la marine nationale.

 

France Front Nord-Est

 

Place forte de Toul

Ouvrages en cours de construction :

Fort du Vieux-Canton (1906-1910), 2 tourelles de 75, 2 tourelles de mitrailleuses, 3 observatoires.

Ouvrage Ouest du Vieux-Canton (1906-1908).

Ouvrage Le Mordant (1907-1911), 1 tourelle de 75 mm, 1 tourelle de mitrailleuses, 2 observatoires, 1 casemates de Bourges.

 

Place forte d’Epinal

Ouvrages en cours de construction :

Batterie de Jeuxey (1906-1907).

Magasin de la Louvoie (1907-1908) magasin à poudre de secteur sous roc.

Ouvrage de Deyvillers (1906-1910), ouvrage en béton construit sur l’emplacement d’une ancienne redoute qui comprend : 1 tourelle de 75 mm, 2 tourelles de mitrailleuses, 3 observatoires, 2 casemates de Bourges. 1940-1944 : ouvrage entièrement ferraillé.

 

France Front Sud-Est

 

Place forte de Saint-Michel-de-Maurienne

Ouvrage en cours de construction :

Baraquement des Rochilles (1902-1907) ou camp des Rochilles, place forte de Saint-Michel-de-Maurienne, altitude 2 420 m.

Source : S0429 : Les fortifications de Savoie, in l’Histoire en Savoie n°77, 2ème édition, 1990, p. 1-49. S2757 : Frijns Marco, Malchair Luc, Moulin Jean-Jacques, Puelinckx Jean : Index de la fortification française 1874-1914, autoédition, 2008, p. 441.

 

Italie

 

Cette rubrique concerne les fortifications italiennes en cours de construction ou de modernisation, conformément aux frontières de l’année en cours.

 

Ouvrage en cours de construction :

Fort du Mont Chaberton (1898-1910 autre source 1915), défendant le col du Mont de Montgenèvre. 1906 : il est armé de comprend 8 tours de 12 m de haut supportant chacune une coupole blindée Armstrong avec un canon de 149 mm de 36 calibres. Les canons pouvaient atteindrent la gare de Briançon. 1947 : le territoire est transféré à la France.

 

Abandon, désarmement, déclassement, dérasement

 

France

Fort de Prats-de-Mollo (XVIIe siècle), Pyrénées Orientales. Vieux Fort Lagarde, NO de Prats-del-Mollo, qui surveillait le débouché du Col des Arcs. Le Roussillon a été annexé par la France à la suite du Traité des Pyrénées et l’ouvrage est destiné à protégé cette nouvelle frontière. La ville et le fort Lagarde ont une garnison d’environ 100 hommes. 1672-1678 : Nouvelles menaces de sièges à la suite de la Guerre de Hollande. 1677 : Un donjon en forme d’étoile est érigé sur l’emplacement de l’ancienne tour à signaux et début de construction du fort bastionné. 1686 : Agrandissement de l’ouvrage du donjon sur les plans de Vauban. 1793 – 1794 : Le fort est pris par les troupes espagnoles. Puis l’ouvrage est réaménagé jusqu’à la fin du XIXe siècle. 24 juin 1907 : Loi de déclassement de l’ouvrage. 1925 : Classé monument historique. 1976 : Le fort est acheté par la commune. Site Internet

Redoute Dugommier (1842) également dénommé Fort du Palatte ou Fort du Rocher Place forte de Port Vendres. Petit ouvrage pentagonal avec cassernement et tour de guet. 24/06/1907 : Déclassée par la loi du 24 juin 1907.

Tour de l’Etoile ( ?) à Collioure. 24/06/1907 : déclassée par la loi du 24 juin 1907.

 

Chroniques / Zeittaffel

 

1907 divers

 

Allemagne, Posen place forte : grand exercice de forteresse.

C’est au début du changement de siècle que ces questions suscitèrent de plus en plus d’intérêts, surtout grâce à l’exercice de forteresse joué en 1907 à Posen où l’on a testé pour la première fois les conditions de déroulement d’une guerre de forteresse sur une longue période, en mobilisant de nombreuses troupes et réserves de toutes les armes (Göldner : Artillerie, page 69).

Source: Walter Dumsky: Die deutschen Festungen von 1871 bis 1914 : Strategische Bedeutung und technische Entwicklung. Erlanger Historische Studien herausgegeben von Professor Dr. Karl-Heinz Ruffmann Professor Dr. Hubert Rumpel. Bd. / Vol. 11, p. 33.

 

Allemagne, politique : décision du parti socialiste.

En 1907, en Allemagne, l’Internationale socialiste vote à l’unanimité une motion faisant un devoir aux socialistes d’empêcher la guerre. 

Source : S1070 : La première Guerre mondiale 1914-1918, chronologie, édition Nov’Edit, 2001.

 

Grande-Bretagne : création d’un corps expéditionnaire.

En 1907, la Grande-Bretagne créé un corps expéditionnaire de 160 000 hommes.

Source : S1070

 

Pays-Bas, La Haye : conférence internationale.

En 1907, une conférence internationale se réunit à La Haye en vue « d’humaniser la guerre ».

Source : S1070

 

Vendredi 25 janvier 1907

 

Allemagne, Reichsland Alsace-Lorraine : résultats des élections au Reichstag.

Le 25 janvier 1907, lors des élections au Reichstag, on assiste à une victoire incontestable du Centre alsacien-lorrain, les socialistes reprennent les sièges de Strasbourg et Mulhouse.

Source : S0419 : Igersheim, François : L’Alsace des notables 1870-1914, la bourgeoisie alsacienne, édition B.F., 1981.

 

Octobre 1907

 

Allemagne, Strasbourg place forte et garnison : garnison des forts.

L’annuaire de garnison d’automne 1907, publié vers le mois d’octobre 1907, nous apporte quelques précisions relatives à la garnison des forts :

Fort Grossherzog von Baden : 5. & 6. Batterie, 2e bataillon du 10e régiment d’artillerie à pied « Fuss-Artillerie-Regiment Nr. 10 ».

 

Vendredi 1er novembre 1907

 

Allemagne, Reichsland Alsace-Lorraine : changement de Statthalter.

Le 1er novembre 1907, le général comte de Wedel, ambassadeur d’Allemagne à Vienne, remplace le prince de Hohenlohe-Langenburg comme Statthalter d’Alsace-Lorraine.

Source : S0419.

 

Vendredi 22 novembre 1907

 

Allemagne, Reichsland : changement de Statthalter.

Le 22 novembre 1907, en remplacement du prince Hermann de Hohenlohe-Langenburg, le nouveau « Statthalter » d’Alsace-Lorraine, le général comte Kark von Wedel a pris ses fonctions à Strasbourg. Le nouveau lieutenant impérial est diplomate de formation, il se propose de « développer l’individualité alsacienne dans le cadre allemand ». Son épouse, Mme Stéphanie von Wedel, née Hamilton, est une comtesse d’origine suédoise qui a longuement séjourné en France. Cependant la source S0419 nous indique le vendredi 1er novembre 1907.

Source : S0131 : Rieger, Henry : Le journal historique de l’Alsace, tome 5, 1848-1913, éditions l’Alsace, Mulhouse, 1979., S0419.