Chroniques 1903

 
 

Dernière mise à jour / Letzte Änderung : 15 / 04 / 2021 par MJR

 

 

Fortifications, ouvrages en cours de construction

 

 

Empire allemand

 

Cette rubrique concerne les fortifications allemandes en cours de construction ou de modernisation, sur le territoire

 

Allemagne Front Nord & fortifications côtières.

 

Place forte de Wilhelmshaven

Ouvrage en cours de construction :

Batterie Altona (1902-1903).

 

Allemagne Front Ouest

 

Place forte de Metz

Ouvrages en cours de construction :

Feste Graf Haeseler (1899-1905) Fort Saint Blaise, actuel groupe fortifié Verdun ;

Feste Graf Haeseler (1899-1905) Fort de Sommy, actuel groupe fortifié Verdun ;

Feste Kronprinz (1899-1905), actuel Groupe fortifié Driant ;

Feste Kaiserin (1899-1908), actuel Groupe fortifié Jeanne d’Arc ;

Feste Lothringen (1899-1905), actuel Groupe fortifié Lorraine.

Coupole cuirassée pour obusier de 15 cm sur la batterie cuirassée du fort Saint-Blaise à Metz.

Source : photographie MJR 2011.

 

Feste Kaiser Wilhelm II, groupe fortifié de Mutzig

Ouvrage en cours de construction :

Kriegskaserne I Caserne de guerre n°1 (1901-1903).

 

Allemagne Front Sud

 

Place forte d’Ulm

Ouvrage en cours de construction :

Infanteriestützpunkt Böfingen (1903-1904), point d’appui d’infanterie en béton, arasé en 1945-1946 par les armées Alliées.

 

France

 

Cette rubrique concerne les fortifications françaises en cours de construction ou de modernisation, conformément aux frontières de l’année en cours.

 

France Front Ouest Côtes de la Mer du Nord - Manche - Atlantique

 

Place forte de Lorient

Ouvrage en cours de construction :

Batterie de Kernavest (1895-1905) 2 batteries bétonnées.

 

France Front Nord-Est

 

Place forte de Toul

Ouvrages en cours de construction :

Ouvrage de Charny (1887-1888) ouvrage d’infanterie en maçonnerie. 1902-1904 : l’ouvrage est complètement refondu et équipé : 1 tourelle de mitrailleuses, 1 casemate de Bourges. 1944 : essais de démolitions de l’armée US sur la tourelle de mitrailleuses.

Ouvrage de La Cloche (1902-1906) initialement appelé ouvrage du Chanois. Il comprend : 1 tourelle de 75 Mle 05, 1 observatoire cuirassé, 1 casemate de Bourges. 1944 : essais d’explosifs sur les cuirassements par l’armée US sur la tourelle et une partie du casernement.

 

France Front Sud-Est

 

Place forte de Saint-Michel-de-Maurienne

Ouvrage en cours de construction :

Baraquement des Rochilles (1902-1907) ou camp des Rochilles, place forte de Saint-Michel-de-Maurienne, altitude 2 420 m.

Source : S0429 : Les fortifications de Savoie, in l’Histoire en Savoie n°77, 2ème édition, 1990, p. 1-49. S2757 : Frijns Marco, Malchair Luc, Moulin Jean-Jacques, Puelinckx Jean : Index de la fortification française 1874-1914, autoédition, 2008, p. 441.

 

Place forte de Tournoux

Ouvrages en cours de construction :

Blockhaus de Las Planas (1902-1903).

Casernement défensif de Restefonds (1901-1906) parfois désigné comme fortin, SE de Tournoux, altitude 2 548 m. Tracé rectangulaire de l’ensemble avec bastionnets flanquant les fronts extérieurs. 1912 : construction des bâtiments à l’extérieur du périmètre (pavillon des officiers, écuries et cuisines.

Source : S2757 : Frijns Marco, Malchair Luc, Moulin Jean-Jacques, Puelinckx Jean : Index de la fortification française 1874-1914, autoédition, 2008, p. 436.

 

France Front Sud Côtes de la Méditerranée

 

Place forte de Nice

Ouvrage en cours de construction :

Poste photoélectrique de la Pointe Malalongue (1900-1905) en contrebas du Cap Ferret.

 

Italie

 

Cette rubrique concerne les fortifications italiennes en cours de construction ou de modernisation, conformément aux frontières de l’année en cours.

 

Ouvrage en cours de construction :

Fort du Mont Chaberton (1898-1910 autre source 1915), défendant le col du Mont de Montgenèvre. 1906 : il est armé de comprend 8 tours de 12 m de haut supportant chacune une coupole blindée Armstrong avec un canon de 149 mm de 36 calibres. Les canons pouvaient atteindrent la gare de Briançon. 1947 : le territoire est transféré à la France.

 

 

Abandon, déclassement, désarmement, arasement des ouvrages

 

 

Allemagne

Place forte de Coblence / Koblenz

Feste Kaiser Alexander (1818-1822) sur l’emplacement de 3 lunettes construites en 1814 puis abandonnées, et d’un nouvel ouvrage commencé en 1816. Ouvrage au tracé carré d’environ 500 m de côté, avec un réduit en arc de cercle à la gorge avec caserne à trois niveaux. 1831 : construction de blockhaus devant les pointes du front de tête et achèvement des divers travaux complémentaires. Galerie de contrescarpe servant également de galerie enveloppe du système de congremines. Le réduit est relié par une communication souteraine au Fort Konstantin. 1864-1867 : face à l’artillerie à canons rayés, installation de traverses pleines et traverses-abri, suppression du mur crénelé du réduit et modernisations diverses. 16/07/1867 : AKO ordonnant l’installation d’un système de contremines sur le front sud. 1870-1871 : grand camp pour les prisonniers de guerre français. 1872 : début du renforcement des ouvrages avec les fonds issus de la dette de guerre française ; 1874-1876 : construction d’une enveloppe maçonnée large de 5 m autour du réduit. Nombreux travaux de réparation à la suite des nombreux dégâts des eaux dûs à la consistance du sol. 27/01/1903 : ordonnance du cabinet impérial « AKO » pour le déclassement et l’abandon de l’ouvrage et des ouvrages de flanquement, utilisé désormais comme terrain d’exercice. 1920-1921 : dans e cadre du traité de Versailles, arasement de tout l’ouvrage hormis la porte Löwentor et un petit reste du réduit.

Bienhornschanze (1859) aménagé initialement en tant qu’ouvrage provisoire en terre au sud de l’ouvrage Werk Rheinhell. Ouvrage entouré d’un fossé muni d’un blockhaus intérieur faisant office de réduit et d’une poudrière. 27/01/1903 : ordonnance impériale pour le déclassement et l’abandon de l’ouvrage. 12/10/1920 : dans le cadre du Traité de Versailles, fin d’arasement des restes de l’ouvrage en ruine. Etat : arasé.

Source : S0463 : Revue militaire des armées étrangères, Tome 61, janvier – juin 1903, n°904 mars 1903, R. Chapelot & Cie, imprimeurs-éditeurs, Paris, 1903, p. 280.

Schanze Grossfürst Alexander (1830-1831) construit sous la forme d’une lunette sur le côté Sud-Est de la Feste Kaiser Alexander. 1831-1832 : équipé d’un blockhaus carré maçonné sur la partie arrière et ouverte des faces, qui sert de réduit. Ouvrage couvrant l’accès au glacis et avant-terrain de la Feste, il n’était pas occupé par la troupe en temps de paix. 23 septembre au 8 octobre 1856 : sert de cible pour des expériences de tir de l’artillerie. Pour cette expérience le réduit avait été pour moitié équipée de voûtes casematées et pour l’autre moitié de blindage en poutre recouverts de terre. Il s’agissait d’essayer les nouveaux projectiles de 25 et 50 livres tirés par la nouvelle artillerie à canons rayés. 1858 : début de la reconstruction de l’ouvrage. 1861 : le blockhaus est transformé en magasin à poudre. 1867-1868 : agrandissement de l’ouvrage, la face gauche est rallongée. 27/01/1903 : ordonnance impériale pour le déclassement et l’abandon de l’ouvrage. Après 1920 : dans la cadre du traité de Versailles, l’ouvrage est détruit à l’explosif et remblayé.

Source : S0463 : Revue militaire des armées étrangères, Tome 61, janvier – juin 1903, n°904 mars 1903, R. Chapelot & Cie, imprimeurs-éditeurs, Paris, 1903, p. 280.

Batterie auf dem Hübeling (1928-1830) installée en tant que batterie de flanquement de la Feste Kaiser Alexander et aménagé en tant que magasin à poudre défensif du temps de paix. C’était une petite redoute avec un blockhaus. L’ouvrage comportait une tour casematée pour pièces d’artillerie à deux niveaux.  Il était entouré d’un fossé sec avec la partie arrière qui était revêtue. Aucune troupe n’occupait l’ouvrage en temps de paix. Armement : 8 à 10 pièces d’artillerie. 1903 : abandon de la Feste Kaiser Alexander et de la batterie auf dem Hübeling, des terrains qui sont remis à la ville. Une partie du terrain est utilisé comme cimetière.

Fort Grossfürst Konstantin (1821/22-1832) ouvrage à fossé sec construit sur un plateau à l’emplacement d’un monastère, sous la direction du Ingenieurleutnant Gärtner, relié par une communication souterraine de 550 m à la Feste Kaiser Alexander. Il comporte au pied de la colline une tour à plusieurs étages type Montalembert pour le flanquement de la route en contrebas. 1831 : occupation par la troupe. Après 1860 : installation d’une boulangerie de guerre et d’un magasin à poudre. 1879-1882 : travaux de renforcement des pentes rocheuses à la suite d’effondrements. 27/01/1903 : ordonnance du cabinet impérial « AKO » ordonnant le déclassement et l’abandon de l’ouvrage. 1918 : Ouvrage non concerné par les mesures d’arasement du Traité de Versailles. 1940-1945 : poste de commandement de la défense anti-aérienne. Le fossé a été comblé et l’ouvrage conservé. Ouvrage restauré et géré par une association.

Source : S0463 : Revue militaire des armées étrangères, Tome 61, janvier – juin 1903, n°904 mars 1903, R. Chapelot & Cie, imprimeurs-éditeurs, Paris, 1903, p. 280.

Place forte de Spandau

27/01/1903 : par ordre du cabinet impérial « A.K.O. », déclassement des ouvrages de la place forte de Spandau près de Berlin, à l’exception de la citadelle et du fort Hahneberg.

Source : S0463 : Revue militaire des armées étrangères, Tome 61, janvier – juin 1903, n°904 mars 1903, R. Chapelot & Cie, imprimeurs-éditeurs, Paris, 1903, p. 280.

Place forte de Wesel

Fort Fürtsenberg ( ??) à Wesel. 27/01/1903 : ordonnance impériale ‘AKO » de déclassement de l’ouvrage.

 

Source : S0463 : Revue militaire des armées étrangères, Tome 61, janvier – juin 1903, n°904 mars 1903, R. Chapelot & Cie, imprimeurs-éditeurs, Paris, 1903, p. 280.

 

France

Place forte de Dunkerque

Batterie du Musoir (1869). 1903 : déclassé.

 

 

Chronique 1903 Divers

 

 

1903 Divers

 

Allemagne, la mise en état de défense des places-fortes « Armierung ».

Sous mise en état de défense on entend toutes les opérations de construction, de modernisation et d’installation qui sont réalisé à la mobilisation dès la phase de danger immédiat de guerre et au début du conflit, par la troupe, les entreprises requises et les bataillons de travailleurs. Cette opération est décrite en Allemagne par le règlement de mise en état de défense « Armierungsvorschrift » (A.V.), qui sert de base à la rédaction du projet annuel de mise en état de défense pour la mobilisation.

Le projet de mise en état de défense comportait les paragraphes suivants :

1. Un résumé succinct sur la place forte, qui servait d’introduction aux nouveaux officiers arrivant sur l’état actuel de la place. 2.La répartition de l’artillerie, avec une première désignation des moyens de l’artillerie. 3. Le plan d’occupation : répartition et position des personnels, conformément au plan de mobilisation concernant les troupes des différentes armes, dont le nombre est tributaire de l’importance et de la taille de la place forte. 4.La mise en état de défense de l’artillerie pour assurer sa disponibilité au combat. 5. La mise en état de défense des ouvrages de fortifications ainsi que celle des intervalles. 4. La mise en état de défense des moyens de circulation et de transport, la mise en place de moyens de transport et la réalisation d’axe de communications entre les ouvrages et les arrières où la ville. 5. La mise en état de défense économique, qui permet d’assurer les besoins tel que les fonds, les aliments, l’habillement et l’équipement de la troupe, les moyens d’éclairage et de chauffage, ainsi que les chevaux et les animaux destinés à l’abattage. 7. La mise en état de défense des moyens de santé, qui concerne toutes les préparations liées aux problèmes de santé, des soins aux malades et aux blessés.

De plus, le projet de mise en état de défense comportait le temps imparti par l’état-major général, d’abord pour résister à une attaque sans artillerie lourde d’accompagnement, et ensuite pour résister à un siège.

Les appareils nécessaires à la mise en état de défense, les outils, les matériaux de constructions et tout autres réserves, devaient être mis en place et stocké si possible dès le temps de paix. Pour les matériaux de construction et matériels, qui ne pouvaient être acheté qu’à partir de la mobilisation, on disposait de listes indiquant où on pouvait se les procurer.

Pour l’artillerie lors de la mise en état de défense, on met tout d’abord en place les pièces et munitions de la première dotation et l’on installe les postes d’observation. On érige également les soutes à munitions et les abris pour les servants afin de les protéger des effets du feu ennemi et des conditions météorologiques. De plus il fallait installer des positions pour l’artillerie de la réserve aux points sensibles.

En ce qui concerne la mise en état de défense des fortifications, on commence par défricher le glacis et à détruire à l’explosif tous les obstacles gênant, la mise en place de remparts pour l’utilisation des armes, la mise en sécurité de toutes les entrées, l’achèvement de la mise en place de tous les dispositifs d’alarme, la mise en place de poste de guet et de point d’appui pour l’infanterie et pour les mitrailleuses ainsi que des obstacles, la construction d’abris au profit de l’infanterie ou de l’artillerie et de soute à munitions, la mise en place de chemins et de ponts, l’aménagement du réseau ferré, des moyens de communications optiques ou télégraphiques, la mise en place d’un service de pigeons voyageurs ainsi que la mise la mise en place des inondations. La détermination de l’ensemble de ses ouvrages est réalisée dès le temps de paix.

Source : S0060 : Werner Lacoste : Die Festung Neubreisach und die Rheinbrückenköpfe im System der deutschen Oberrheinbefestigungen 1871 – 1916 ; Die Armierungs- und Vorfeldstellungen im Bereich der Festung Straßburg 1914 – 1916 in Sonderheft 29 der Reihe DAWA Narichten ; Edition juin 1997, p. 41.

 

France, armée : création du plan de mobilisation XV.

Le plan XV de mobilisation de l’armée françise a été établi en 1903.

Source : S0367 : Garros, Louis, capitaine : Préludes aux invasions de la Belgique in Revue historique de l’armée n°1-1919, mars 1949, p. 19.

 

Janvier 1903

 

Autriche-Hongrie, armée : budget de la guerre pour l’année 1903.

La revue militaire des armées étrangères nous livre ces informations relatives au budget de la guerre de 1903. Voici les extraits les plus intéressants : « Le budget de l’armée commune pour 1903 s’élève à 330 797 280,95 francs, savoir : pour les dépenses ordinaires : 301 772 554,65 francs ; pour les dépenses extraordinaires : 20 815 626,30 francs ; pour les dépenses de Bosnie : 8 209 100,00 francs, présentant une augmentation sur 1902 de 6 024 726,30 francs, soit : pour les dépenses ordinaires, 6 297 900 francs d’augmentation ; pour les dépenses de Bosnie, 389 750 francs d’augmentation ; pour les dépenses extraordinaires, 204 431,85 de diminution. Budget extraordinaire. Les principaux crédits se rapportent aux points suivants : … Armement des places fortes : 2 362 500 francs (2 32 500 francs en 1902).

Poudre sans fumée pour pièces de siège et de place : 157 500 francs (6e annuité). Il reste à dépenser 3 675 000 francs sur crédit total de 8 400 000 francs.

Continuation des expériences d’un nouveau matériel d’artillerie : 525 000 francs. Les frais d’expériences pour le matériel d’obusiers de 1903, à 3 528 000 francs. Le modèle d’obusier présenté cette année à une commission spéciale des délégations est à refaire : celui du canon à tir rapide n’est pas encore arrêté.

Crédits divers pour matériel de chemins de fer de campagne et de places fortes, à voie étroite et à voie normale : 480 900 francs (375 900 francs en 1902).

Service télégraphique : 152 250 francs (73 500 francs en 1902). Réseau des places fortes, fils pour patrouilles de cavalerie, remplacement de câbles souterrains, matériel pour détachements de télégraphistes de cavalerie, matériel d’exercices du régiment des chemins de fer et télégraphes, matériel technique des divisions d’infanterie, détachement spécial téléphonique pour le 15e corps.

Achat de projecteurs électriques pour places fortes et de lampes à acétylène pour éclairage des fossés : 210 000 francs. Il restera à dépenser 1 554 000 francs sur le crédit total de 2 394 000 francs.

Matériel d’aérostation pour places fortes : 63 000 francs (3e annuité). Il reste à dépenser 861 000 francs sur un crédit total de 1 050 000 francs. Ce crédit a pour but de doter les parcs aérostatiques de Cracovie et de Przemysl de générateurs d’hydrogène, de machines et de tubes de compression, et de procéder aux expériences sur un nouveau procédé de production de gaz.

Fours roulants pour boulangerie de campagne : 557 550 francs (157 500 francs en 1902).

Achat de tentes-abris : 157 500 francs. A la fin de 1903, il aura été dépensé sous cette rubrique, depuis 1893, 7 896 000 francs.

Dépenses de nouveaux équipements : 556 500 francs (421 113 francs en 1902, 835 275 francs en 1901).

Acquisition et organisation de champs de tir de garnison : 1 050 000 francs (735 000 francs en 1902).

Camps d’instruction : 1 050 000 francs (840 000 francs en 1902).

Fortifications nouvelles : 1 785 000 francs (1 785 000 francs en 1902, 2 100 000 francs en 1901) ».

Source : S0463 : Revue militaire des armées étrangères, Tome 61, janvier – juin 1903, n°902 janvier 1903, R. Chapelot & Cie, imprimeurs-éditeurs, Paris, 1903, page 82-84.

 

Jeudi 8 janvier 1903

 

Allemagne, Strasbourg place forte : intégration de la position avancée de Plobsheim dans le plan de défense de la place forte.

Le gouverneur militaire de la place forte décise d’intégrer la posion avancée de Plobsheim, située au sud du front sud de la ceinture des forts détachés de Strasbourg, dans le plan de mise en état de défense. Il commande les travaux préparatoires à sa réalisation.

Source : S0175, page 87 : Gouvernement 08/01/1903, I.M. 26.M.

 

Mardi 27 janvier 1903

 

Empire allemand, armée : mutations dans le haut-commandement.

La revue militaire des armées étrangères nous apporte ces informations : « Par décision du 27 janvier 1903, le général-lieutenant von Bülow, quartier-maître général, a été chargé du commandement du IIIe corps d’armée, en remplacement du général d’infanterie von Lignitz, retraité ».

Source : S0463 : Revue militaire des armées étrangères, Tome 61, janvier – juin 1903, n°903 février 1903, R. Chapelot & Cie, imprimeurs-éditeurs, Paris, 1903, page 176.

 

Allemagne, armée : les signaleurs dans l’armée allemande.

La revue militaire des armées étrangères nous livre ces informations : « Une instruction, en date du 27 janvier 1903, règlemente l’emploi des signaleurs dans l’armée allemande. Elle a pour objet d’assurer, au moyen de signaux convenus, la transmission des dépêches pendant le jour, une distance qui ne dépasse pas trois kilomètres, dans les circonstances les plus favorables. Le mode d’emploi des signaleurs doit naturellement varier suivant le terrain et la situation tactique, mais l’instruction recommande tout particulièrement leur utilisation dans les terrains coupés et de visibilité difficile.

Organisation. Chaque compagnie, escadron ou batterie, est doté d’une équipe, responsable du service et chargé des écritures, et deux signaleurs, dont l’un (le lecteur) est plus particulièrement chargé de la lecture des signaux reçus, et l’autre (le transmetteur), de l’envoi des dépêches au poste de correspondant. En cas de nécessité, un seul homme peut assurer le service des deux signaleurs. Suivant les besoins, on adjoint à l’équipe des vélocipédistes et des hommes pour tenir les chevaux. Un groupe de deux équipes constitue une patrouille de signaleurs. Deux officiers par bataillon et par groupe d’artillerie, un officier par escadron, doivent être familiarisés avec la pratique des signaux, l’emploi judicieux des patrouilles et savoir choisir les points de stationnement. Cette organisation n’a d’ailleurs rien d’absolue, et le règlement laisse au commandant des troupes le soin de décider dans quelle mesure les formations de guerre doivent être pourvues de signaleurs. Les signaleurs portent un insigne distinctif : deux ou trois boutons, avec l’aigle héraldique, placés sur la patte ou le parement de la manche.

Instruction. L’instruction des signaleurs se poursuit toute l’année, chaque fois que l’occasion se présente, en choisissant de préférence un terrain inconnu et des circonstances défavorables. Une première instruction théorique a initié l’homme à la connaissance des signaux, à l’usage de la carte et de la boussole, à l’emploi des formules télégraphiques, de l’éclairage et du fond sur lequel se projetteront les signaux. Les exercices pratiques sont aussi répétés que possible et doivent avoir lieu au moins une fois par semaine. Pour correspondre, le signaleur tient un pavillon dans chaque main ; les signaux diffèrent suivant la position respective des bras par rapport au plan des épaules. A cque lettre de l’alphabet et à chaque chiffre correspond un signal spécial ; de plus, la transmission est accélérée au moyen de l’abréviation d’un assez grand nombre de mots usuels. La vitesse de transmission doit atteindre progressivement dix mots à la minute.

Matériel. Chaque signaleur est pourvu de quatre appareils à signaux (deux en étoffe rouge et deux en étoffe blanche), d’un carnet de formules télégraphiques, d’enveloppes, crayons et boussole. Ce matériel, qui pèse 1,750 kg, est arrimé sur le paquetage. L’appareil à signaux se compose essentiellement d’un pavillon en étoffe qui peut se rouler et dont àn peut à volonté assurer l’extension au moyen de petites baguettes transversales en fer et d’une hampe verticale en bois. La largeur du pavillon est de 0,25 m ; un dispositif spécial permet d’en faire varier la longueur ; cette longueur sera de 0,85 m pour correspondre au-delà de 800 mètres, de 0,56 m en deçà de 800 mètres. Dans le second cas, le pavillon aura l’avantage de donner moins de prise au vent. Les formules télégraphiques servent à la rédaction et à la réception des dépêches. Les enveloppes permettent de contrôler le porteur ; elles sont rendues à l’envoyeur après avoir été revêtues de la signature du destinataire.

En somme, les appareils à signaux mis en usage dans l’armée allemande diffèrent très peu des pavillons de signaleurs dont disposait autrefois notre infanterie et qui sont encore en service dans nos bataillons de chasseurs. Les méthodes d’instruction et l’emploi des signaleurs sont analogues ; il faut retenir toutefois que les signaleurs allemands n’ont à leur disposition que des appareils à fonctionnement diurne ».

Source : S0463 : Revue militaire des armées étrangères, Tome 61, janvier – juin 1903, n°906 mai 1903, R. Chapelot & Cie, imprimeurs-éditeurs, Paris, 1903, p. 438-439.

 

Mardi 10 mars 1903

 

Allemagne, Reichsland : motion Kraft.

Reichsland : motion Kraft, député au Landesausschuss, demandant que le Landesausschuss devienne Landtag d’Alsace-Lorraine.

Source : S0419.

 

Allemagne, Reichsland : fondation de nouveaux partis politiques.

Reichsland : fondation de l’Elsass-Lothringisches Landespartei (centre) et fondation de la « Liberale Landespartei ».

Source : S0419.

 

France : visite du roi d’Angleterre.

France, Paris : le roi d’Angleterre Edouard VII en visite officielle à Paris. L’entente cordiale entre les deux pays se renoue, au détriment du IIe Reich allemand.

Source : S0131.

 

Samedi 28 mars 1903

 

Allemagne, armée : budget de la guerre de l’empire allemand pour 1903.

La revue militaire des armées étrangère nous livre ces nombreuses informations variées, tirées de la loi d’empire du 28 mars 1903, relative au budget de la guerre de l’empire allemand pour 1903. Voici quelques généralités concernant ce budget : « La loi d’Empire du 28 mars 1903 a fixé à 3 021 286 140 francs le budget de l’empire allemande pour l’exercice 1903. Malgré les efforts du Reichstag, qui s’est appliqué à rejeter toute nouvelle dépense, ce budget présente donc une augmentation de 140 682 246 francs sur celui de 1902 et n’a pu être équilibré qu’au moyen d’un emprunt de 199 860 406 francs.

Le budget de la guerre, auquel sont affecté pour plus du quart, les crédits alloués par la loi d’Empire, subit nécessairement le contre-coup de la situation financière ; il est donc intéressant de jeter sur cette situation un rapide coup d’œil. L’examen du tableau ci-dessous, qui présente la succession des budgets votés au cours de la dernière période législative et publiés par le Reichs-Gesetzblatt (Bulletin des lois de l’empire d’Allemagne), permet de constater que, durant cette période, le total des dépenses s’est élevé de plus d’un milliard et que l’équilibre n’a pu être obtenu, chaque année, que grâce à un emprunt qui a oscillé entre 137 et 284 millions de francs.

1899 : dépenses ordinaires, 1 626 563 399 francs ; dépenses extraordinaires sur ressources ordinaires, 206 758 927 francs, dépenses extraordinaires sur ressources extraordinaires, 139 012 540 francs, total des dépenses, 1 972 334 866 francs, montant de l’emprunt, 137 400 040 francs.

1900 : dépenses ordinaires, 2 229 691 334 francs ; dépenses extraordinaires sur ressources ordinaires, 246 278 927 francs, dépenses extraordinaires sur ressources extraordinaires, 298 298 014 francs, total des dépenses, 2 774 267 515 francs, montant de l’emprunt, 284 237 536 francs.

1901 : dépenses ordinaires, 2 394 072 705 francs ; dépenses extraordinaires sur ressources ordinaires, 278 951 865 francs, dépenses extraordinaires sur ressources extraordinaires, 270 236 056 francs, total des dépenses, 2 943 260 626 francs, montant de l’emprunt, 254 319 683 francs.

1902 : dépenses ordinaires, 2 466 034 779 francs ; dépenses extraordinaires sur ressources ordinaires, 225 700 591 francs, dépenses extraordinaires sur ressources extraordinaires, 188 868 524 francs, total des dépenses, 2 880 603 894 francs, montant de l’emprunt, 141 500 549 francs.

1903 : dépenses ordinaires, 2 496 536 904 francs ; dépenses extraordinaires sur ressources ordinaires, 274 938 206 francs, dépenses extraordinaires sur ressources extraordinaires, 249 811 030 francs, total des dépenses, 3 021 286 140 francs, montant de l’emprunt, 199 860 406 francs.

Le tableau suivant, extrait de l’Annuaire statistique de l’empire d’Allemagne (année 1902), enregistre d’autre part la progression continue de la dette qui, en 1875, n’était que de 150 millions de francs, dépassait en 1893 la somme de 2 milliards et s’élevait progressivement jusqu’en 1901 à celle de 3 144 000 000 francs.

Montant de la dette de l’empire allemand :

1875 : 150 403 750 Francs

1893 : 2 326 075 625 Francs

1894 : 2 544 665 625 Francs

1895 : 2 751 547 250 Francs

1896 : 2 806 591 375 Francs*1897 :

1897 : 2 826 575 000 Francs

1898 : 2 877 830 625 Francs

1899 : 2 928 710 500 Francs

1900 : 3 023 147 125 Francs

1901 : 3 144 584 625 Francs.

Pour se donner une idée de la dette totale de l’Allemagne, il convient d’ajouter à cette dette d’Empire celle des différents Etats et villes libres dont le total, d’après les renseignements donnés par la même source statistique, s’élevait, à la fin de l’année 1901, à environ 13 750 000 000 de francs. A la fin de l’année 1901, la dette totale de l’Allemagne était donc à peu près de 17 milliards ; elle a continué à s’accroître en 1902 et en 1903.

En présence de cette situation financière peu favorable, le Reichstag se décidait, en 1902, à réduire de 63 millions le chiffre des dépenses et, pour la première fois depuis bien des années, le budget de l’Empire se trouvait sensiblement inférieur à celui de l’exercice précédent. S’inspirant de la même idée, le Parlement s’est efforcé d’écarter, cette année encore, toute nouvelle dépense et les chaudes discussions ont eu lieu, tant devant la commission du budget qu’au Reichstag, ont permis aux députés d’affirmer, avant de se présenter devant leurs électeurs, leur vif désir d’entrer résolument dans la voie des économies. Malgré tous ces efforts, nous l’avons dit, le budget de 1903 a dépassé de 140 682 246 francs celui de 1902 et n’a pu s’équilibrer qu’au moyen d’un emprunt important.

La situation financière ne s’est pas améliorée et il est possible qu’elle soit plus défavorable encore en 1904. En même temps que la législature actuelle, se termine, en effet, la période quinquennale au cours de laquelle la loi militaire du 25 mars 1899 a reçu son entière application ; la présentation d’une nouvelle loi est à prévoir pour l’automne prochain et, s’il faut croire la presse, certaines dispositions du projet tendrait à réaliser quelques augmentations d’effectifs.

Nombre d’articles tendancieux ont fait ressortir la nécessité pour l’Allemagne d’augmenter le chiffre de ces unités de cavalerie ; la constitution à trois bataillons des régiments d’infanterie à deux bataillons serait aussi à l’ordre du jour ; il est certain, d’autre part, que le fonds des Invalides, qui, chaque année, doit prélever de grosses sommes sur son capital pour assurer le service des pensions d’invalidité de guerre, va s’épuiser rapidement ; enfin une nouvelle réglementation, des pensions militaires serait à peu près unanimement réclamée. Ces diverses modifications, dont nous ne mentionnons ici que les principales, ne pourront avoir lieu sans crédits nouveaux ; le Reichstag de 1904, placé entre ces desiderata et les déficits accumulés des dernières années, aura une tâche probablement difficile.

Considérons maintenant la succession des budgets de la guerre votés au cours de la dernière période législative :

1899 : dépenses ordinaires, 642 572 437 francs ; dépenses extraordinaires sur ressources ordinaires, 78 786 686 francs ; dépenses extraordinaires sur ressources extraordinaires, 52 230 110 francs ; total des dépenses : 773 589 233 francs.

1900 : dépenses ordinaires, 676 901 366 francs ; dépenses extraordinaires sur ressources ordinaires, 122 987 739 francs ; dépenses extraordinaires sur ressources extraordinaires, 37 758 013 francs ; total des dépenses : 837 647 117 francs.

1901 : dépenses ordinaires, 698 893 911 francs ; dépenses extraordinaires sur ressources ordinaires, 106 924 645 francs ; dépenses extraordinaires sur ressources extraordinaires, 35 587 306 francs ; total des dépenses : 841 405 862 francs.

1902 : dépenses ordinaires, 710 592 030 francs ; dépenses extraordinaires sur ressources ordinaires, 69 655 226 francs ; dépenses extraordinaires sur ressources extraordinaires, 36 911 244 francs ; total des dépenses : 817 158 500 francs.

L’examen du tableau ci-dessus permet de constater la répercussion que peut avoir sur les dépenses de ce budget spécial la situation financière de l’empire. La loi de finances de 1902 n’a pu, en effet, réaliser une économie de 63 millions, par rapport à l’exercice précédent, qu’en faisant subir une réduction de près de 25 millions aux crédits affectés à l’armée ; or, cette réduction représente plus du tiers de la valeur de l’économie totale réalisée. Le chiffre des dépenses ordinaires a d’ailleurs augmenté en 1902, aussi bien que les années précédentes.

En ce qui concerne l’exercice 1903, les sommes affectées au département de la guerre figurent dans la loi d’Empire du 28 mars 1903 pour un total de 810 468 608 francs dont :

1903 : dépenses ordinaires, 719 066 522 francs ; dépenses extraordinaires sur ressources ordinaires, 54 235 107 francs ; dépenses extraordinaires sur ressources extraordinaires, 37 166 979 francs ; total des dépenses : 810 468 608 francs.

Le projet de budget de la guerre prévoyait un total de 820 248 210 francs ; il ne comportait donc, par rapport au budget de 1902, qu’une augmentation d’environ 3 millions, d’ailleurs justifiée par quelques créations nouvelles. Il faut noter toutefois que cette augmentation était en réalité plus considérable ; car, si d’après les propositions présentées au Parlement, les dépenses extraordinaires étaient diminuées de 6 millions, es dépenses ordinaires présentaient au contraire une augmentation de 9 millions sur les dépenses correspondantes de 1902. Il semble que l’autorité militaire se soit efforcée cette année, de réduire ses demandes au minimum indispensable ; cette conclusion ressort du moins des explications qui, d’après les journaux, auraient été données par le général von Gossler, ministre de la Guerre, dès l’ouverture de la discussion devant la commission du budget.

Le projet n’en a pas moins subi une réduction de 9 779 602 francs et les sommes accordées par le Parlement présentent, en définitive, une diminution de 6 689 892 francs par rapport à celles de 1902.

Les effectifs budgétaires prévus par le projet de budget pour l’exercice 1903, d’après les effectifs prévus au 1er octobre 1903, étaient :

Officiers : 24 358, soit une augmentation de 84 par rapport à 1902.

Sous-officiers : 81 097, soit une augmentation de 197 par rapport à 1902.

Troupe : 495 500, soit aucune augmentation (Non compris les volontaires d’un an, 11 000 environ).

Médecins militaires : 2 206, soit une augmentation de 8 par rapport à 1902.

Payeurs : 1 057, soit une augmentation de 3 par rapport à 1902.

Vétérinaires : 682, soit une augmentation de 4 par rapport à 1902.

Armuriers : 1 012, soit une augmentation de 1 par rapport à 1902.

Selliers : 94, soit une augmentation de 1 par rapport à 1902.

Chevaux de troupe : 105 642, soit une augmentation de 499 par rapport à 1902 (Non compris les chevaux d’officiers, de volontaires d’un an et les chevaux de corvée qui portent le total à 130 000 environ).

Les effectifs pour 1903 étaient, on le voit, à peine supérieurs à ceux de l’année précédente ; parmi les quelques augmentations prévues, il faut citer principalement :

a) La création d’un état-major de régiment qui devait être placé à la tête des cinq escadrons de chasseurs à cheval réunis à Posen et celle de deux emplois d’officiers supérieurs qui devaient recevoir, l’un le commandement de deux escadrons de la même subdivision d’arme à Graudenz, l’autre d’un groupe semblable à Chemnitz ;

b) La constitution de deux détachements de mitrailleuses en Saxe ;

c) L’accroissement des effectifs des bataillons d’infanterie et des bataillons de chasseurs saxons encore à effectif réduits, afin de les mettre sur le même pied que les bataillons prussiens ; un accroissement analogue dans l’effectif des bataillons de pionniers saxons ;

d) La formation de quatre nouvelles compagnies d’artillerie à pied.

Toutes les augmentations d’effectifs résultant de ces diverses créations étaient d’ailleurs compensées, en ce qui concerne les hommes de troupe, par des diminutions correspondantes : étendant à trois nouveau corps la mesure appliquée l’année dernière, à titre d’essais, dans deux corps d’armée, l’autorité militaire proposait le remplacement des ouvriers militaires des ateliers par la main-d’œuvre civile des ouvriers militaires des ateliers et magasins d’habillement de ces trois corps d’armée. Le chiffre des hommes de troupe se maintenait donc à 495 500, maximum fixé par la loi du 25 mars 1899 et les accroissements ne portaient que sur un petit nombre d’emplois d’officiers et de sous-officiers.

Se conformant à l’avis de sa commission du budget, le Reichstag a approuvé les propositions de l’autorité militaire en ce qui concerne les trois derniers points, mais a refusé de sanctionner la première mesure consistant à doter d’états-majors les divers groupes d’escadrons de chasseurs à cheval.

Parmi les principales innovations du projet de budget de la guerre allemand pour l’exercice 1903, il convient encore de citer :

a) La création de l’école des hautes études techniques militaire (cette proposition, qui avait été rejetée l’année dernière par le Reichstag, n’a été agréée cette année qu’après de longues discussions) ;

b) Le relèvement de la solde des 180 plus anciens lieutenants-colonels d’infanterie (rejeté par le Reichstag).

Conformément au plan adopté dans les études des années précédentes, nous examinerons en détail ces diverses questions dans les paragraphes des armes et services.

Source : S0463 : Revue militaire des armées étrangères, Tome 62, juillet-décembre 1903, n°908 juillet 1903, R. Chapelot & Cie, imprimeurs-éditeurs, Paris, 1903, p. 1-8, informations tirées du « Reichs-Gesetzblatt » (bulletin des lois de l’empire d’Allemagne).

 

Allemagne, états-majors : création de nouveaux postes aux états-majors de Saxe et Wurtemberg.

La revue militaire des armées étrangère nous livre ces nombreuses informations variées, tirées de la loi d’empire du 28 mars 1903, relative au budget de la guerre de l’empire allemand pour 1903. Voici les éléments publiés sur la création de nouveaux postes aux états-majors de Saxe et de Wurtemberg : « L’étude sur le budget 1902 a signalé la création d’un commandement de pionniers saxons. Ce commandement a été confié au plus ancien officier supérieur qui avait rempli jusqu’alors les fonctions de directeur du génie et qui, était en même temps chargé de la direction du service topographique ; ce poste sera occupé par un officier supérieur ayant rang de commandant de régiment. Notons aussi, à l’état-major wurtembergeois, la création d’un deuxième poste d’officier supérieur titulaire des fonctions de commissaire de ligne. On remplace ainsi un officier détaché des corps de troupe, qui ne remplissait ces fonctions qu’à titre temporaire.

Source : S0463 : Revue militaire des armées étrangères, Tome 62, juillet-décembre 1903, n°908 juillet 1903, R. Chapelot & Cie, imprimeurs-éditeurs, Paris, 1903, p. 8, informations tirées du « Reichs-Gesetzblatt » (bulletin des lois de l’empire d’Allemagne).

 

Allemagne, armée : personnel des attachés militaires.

La revue militaire des armées étrangère nous livre ces nombreuses informations variées, tirées de la loi d’empire du 28 mars 1903, relative au budget de la guerre de l’empire allemand pour 1903. Voici les éléments publiés sur le personnel des attachés militaires : « Le personnel des attachés militaires vient d’être augmenté de deux officiers supérieurs par suite de la création de deux postes d’attachés, le premier à Washington et le second à Tokyo ».

Source : S0463 : Revue militaire des armées étrangères, Tome 62, juillet-décembre 1903, n°908 juillet 1903, R. Chapelot & Cie, imprimeurs-éditeurs, Paris, 1903, p. 8, informations tirées du « Reichs-Gesetzblatt » (bulletin des lois de l’empire d’Allemagne).

 

Allemagne, infanterie : détachements de mitrailleuses.

La revue militaire des armées étrangère nous livre ces nombreuses informations variées, tirées de la loi d’empire du 28 mars 1903, relative au budget de la guerre de l’empire allemand pour 1903. Voici les éléments publiés sur les détachements de mitrailleuses : « La Revue militaire des armées étrangères (2ème semestre 1902, p. 210) a donné la composition et la répartition des treize détachements de mitrailleuses, dont cinq constitués en 1901 et huit le 1er octobre 1902. Le budget prévoit, cette année, la création en Saxe, de deux nouveaux détachements à partir du 1er octobre 1903 ; toutefois, la mise au complet de leurs effectifs ne sera réalisée qu’en octobre 1904. L’un des détachements tiendra garnison à Dresde et l’autre à Leipzig, où les casernements qui leur sont destinés sont en voie de construction. Les augmentations d’effectifs qui résulteront de ces créations seront compensées par la substitution de la main d’œuvre militaire, en octobre 1904, dans les ateliers et magasins d’habillement des deux corps d’armée saxons.

L’uniforme des officiers des nouveaux détachements saxons sera celui des détachements prussiens. Tunique et culotte en drap gris-vert ; bottes montantes en cuir fauve ; col, parements et passepoil rouge-ponceau. Casquette en drap gris-vert avec bandeau rouge-ponceau ; shako en drap gris-vert avec plumet noir.

En vue d’assurer l’instruction des officiers et de leur faire connaître l’emploi des nouveaux engins, la Prusse a décidé que deux mitrailleuses et un caisson de munitions seront affectés d’une façon permanente à l’école de tir d’infanterie de Spandau. Les servants et attelages nécessaires seront détachés de leurs corps d’origine, les attelages à raison de sept mois par an.

Le détachement d’instruction comprendra :

2 officiers instructeurs auxiliaires.

20 hommes à pied, savoir : 3 sous-officiers, 16 Gemeine servants, 1 armurier.

9 hommes montés, savoir : 2 sous-officiers, 6 Gemeine conducteurs, 1 vétérinaire.

17 chevaux : 6 chevaux de devant, 6 de derrière et 5 de selle ».

Source : S0463 : Revue militaire des armées étrangères, Tome 62, juillet-décembre 1903, n°908 juillet 1903, R. Chapelot & Cie, imprimeurs-éditeurs, Paris, 1903, p. 9, informations tirées du « Reichs-Gesetzblatt » (bulletin des lois de l’empire d’Allemagne).

 

Allemagne, infanterie : effectif des bataillons d’infanterie et de chasseurs saxons.

La revue militaire des armées étrangère nous livre ces nombreuses informations variées, tirées de la loi d’empire du 28 mars 1903, relative au budget de la guerre de l’empire allemand pour 1903. Voici les éléments publiés sur les détachements de mitrailleuses : « Les bataillons d’infanterie et de chasseurs saxons, à effectif réduit, vont être mis sur le même pied que les bataillons prussiens ; il en résultera pour l’infanterie une augmentation de 285 Gemeine, à raison de 142 le 1er octobre 1903 et de 143 en 1904. De même que pour les deux détachements de mitrailleuses créés en Saxe, ces accroissements seront compensés, au moment de leur réalisation, par la substitution de la main d’œuvre civile à la main d’œuvre militaire ».

Source : S0463 : Revue militaire des armées étrangères, Tome 62, juillet-décembre 1903, n°908 juillet 1903, R. Chapelot & Cie, imprimeurs-éditeurs, Paris, 1903, p. 10, informations tirées du « Reichs-Gesetzblatt » (bulletin des lois de l’empire d’Allemagne).

 

Allemagne, cavalerie : regroupement des escadrons de chasseurs à cheval.

La revue militaire des armées étrangère nous livre ces nombreuses informations variées, tirées de la loi d’empire du 28 mars 1903, relative au budget de la guerre de l’empire allemand pour 1903. Voici les éléments publiés sur le regroupement des escadrons de de chasseurs à cheval : « La question du groupement des escadrons de chasseurs à cheval. On se rappelle qu’à la date du 1er janvier 1895 se place la formation des premiers détachements d’estafettes (Meldereiter). Leur but, d’après les arguments fournis par le ministre de la guerre devant la commission du budget, était « d’assurer la transmission des renseignements, rendue plus difficile par l’emploi de la poudre sans fumée et des pièces à longue portée, sans appauvrir pour ce service les unités de cavalerie existantes ». Quatre corps d’armée furent aussitôt dotés de ces unités ; deux nouveaux détachements furent ensuite créés en 1897, puis un dernier en 1898, époque à partir de laquelle la dénomination « d’estafettes » fut remplacée par celle de « chasseurs à cheval ». La réunion en régiments des escadrons de chasseurs à cheval, demandée pour la première fois en 1899, lors de la discussion de la loi militaire, fut refusée par le Reichstag, qui n’accorda la création de dix escadrons nouveaux que sous la réserve expresse que chacun d’eux resterait affecté à un corps d’armée. Ces unités ont été successivement constitués, savoir : quatre en 1900, cinq en 1901 et une en 1902. La répartition des 17 escadrons est actuellement la suivante :

1er escadron : stationnement dans la zone du 1er corps d’armée, garnison de Koenigsberg.

2e, 3e, 4e, 5e et 6e escadron : stationnement dans la zone du 5e corps d’armée, garnison de Posen.

7e escadron : stationnement dans la zone du 7e corps d’armée, garnison de Wesel.

10e et 11e escadron : stationnement dans la zone du 11e corps d’armée, garnison de Langensalza.

12e escadron : stationnement dans la zone du 12e corps d’armée, garnison de Desde.

14e escadron : stationnement dans la zone du 14e corps d’armée, garnison de Colmar.

15e escadron : stationnement dans la zone du 15e corps d’armée, garnison de Strasbourg.

17e escadron : stationnement dans la zone du 17e corps d’armée, garnison de Graudenz.

19e escadron : stationnement dans la zone du 19e corps d’armée, garnison de Chemnitz.

Escadron de la Garde : stationnement dans la zone de la Garde, garnison de Potsdam.

1er escadron bavarois : stationnement dans la zone du 1er corps d’armée bavarois, garnison de Munich.

2e escadron bavarois : stationnement dans la zone du 3e corps d’armée bavarois, garnison de Nüremberg.

Malgré la décision du Reichstag, deux des escadrons créés en 1900 furent réunis à Langensalza et placés sous le commandement d’un major. Les cinq escadrons constitués en 1901 furent réunis à Posen, également sous les ordres d’un major, mais le Parlement refusa de les doter d’un état-major de régiment. Revenant pour la troisième fois à la charge, l’autorité militaire a réclamé, cette année encore, la création d’un état-major pour les cinq escadrons de Posen ; elle comptait en outre grouper à Graudenz les 1er et 17ème escadrons, et à Chemnitz les 12ème et 19ème, ces deux groupes étant désormais placés sous les ordres de deux officiers supérieurs (places à créer).

Au dire des journaux, la question donna lieu, devant la commission du budget, à un long débat, tenu en partie secret ; mais, malgré l’insistance du ministre de la Guerre, les propositions du gouvernement furent encore une fois rejetées sous prétexte qu’elles étaient contraires à la loi déterminant les effectifs de paix.

La majorité des membres de la commission aurait vu, en réalité, dans la création du régiment de chasseurs à cheval à Posen « un ballon d’essai » en vue de propositions nouvelles. Les explications annexées au projet de budget ne laissent guère, en effet, de doutes sur ce point. « Il est nécessaire, disaient-elles en substance, de porter remède aux inconvénients que présente le manque de cavalerie dans la constitution de certaines unités. Pour parer aux besoins les plus pressant, il est urgent de grouper progressivement les escadrons de chasseurs à cheval qui existent actuellement ». Le Reichstag s’est rangé à l’avis de sa commission du budget et a refusé les crédits demandés ».

Source : S0463 : Revue militaire des armées étrangères, Tome 62, juillet-décembre 1903, n°908 juillet 1903, R. Chapelot & Cie, imprimeurs-éditeurs, Paris, 1903, p. 10-12, informations tirées du « Reichs-Gesetzblatt » (bulletin des lois de l’empire d’Allemagne).

 

Allemagne, cavalerie : nouveau matériel de ponts.

La revue militaire des armées étrangère nous livre ces nombreuses informations variées, tirées de la loi d’empire du 28 mars 1903, relative au budget de la guerre de l’empire allemand pour 1903. Voici les éléments publiés sur le nouveau matériel de ponts de la cavalerie : « Depuis 1893, la cavalerie allemande disposait, pour le passage des cours d’eau, d’un matériel régimentaire comprenant, pour chaque régiment, deux bateaux pliants en toile imperméable, démontables en trois parties et transportés sur une voiture spéciale (Faltbootwagen) attelée à six chevaux. En 1897, on mit en service des bateaux se composant plus que de deux parties. Aucun de ces modèles n’a sans doute paru satisfaisant, car l’autorité militaire se décide, cette année, à en créer un nouveau.

Le matériel de pont actuellement employé, disent les explications annexées au projet de budget, est reconnu défectueux. Ces bateaux pliants n’offrent pas une résistance suffisante ; ils nécessitent de fréquents remplacements et de coûteuses réparations. Les voitures qui les transportent sont trop lourdes et trop peu mobiles. Il importe de remédier à ces inconvénients et la création d’un nouveau matériel s’impose. Les bateaux en acier, dont l’adoption est prévue, exigent la construction de voitures spéciales et la transformation du matériel existant.

D’autre part, le matériel de télégraphie qui, jusqu’ici, était chargé sur les voitures à bateaux, réclame une voiture particulière. Toutefois, le matériel actuellement en usage ne sera remplacé que progressivement.

Comme mesure accessoire, il est indispensable de pourvoir tous les régiments de cavalerie, y compris ceux de la réserve et de la Landwehr, de scies articulées. La transformation immédiate ne sera réalisée que dans six régiments prussiens, un régiment saxon et un régiment wurtembergeois. Le crédit prévu pour 1903 est de 101 250 francs sur une dépense totale évaluée à 1 046 250 francs ».

Source : S0463 : Revue militaire des armées étrangères, Tome 62, juillet-décembre 1903, n°908 juillet 1903, R. Chapelot & Cie, imprimeurs-éditeurs, Paris, 1903, p. 12-13, informations tirées du « Reichs-Gesetzblatt » (bulletin des lois de l’empire d’Allemagne).

 

Allemagne, cavalerie : transfert à Krefeld du régiment de hussards de Düsseldorf.

La revue militaire des armées étrangère nous livre ces nombreuses informations variées, tirées de la loi d’empire du 28 mars 1903, relative au budget de la guerre de l’empire allemand pour 1903. Voici les éléments publiés sur le transfert d’un régiment de hussards : « Enregistrons, en en terminant ce paragraphe, le transfert à Krefeld du régiment de bussards de Düsseldorf. Cet incident ‘a pris quelque importance que part son côté anecdotique. L’année dernière, lors d’une visite qu’il fit à la ville de Krefeld, l’empereur Guillaume se fit un plaisir d’annoncer à la municipalité qu’il avait agréé le principe de ce changement de garnison et il ajouta galamment qu’il enverrait prochainement des danseurs aux jeunes filles de Krefeld. La presse humoristique s’empara aussitôt de l’anecdote, et les hussards de Düsseldorf ne figure désormais dans les journaux que sous le nom de « hussards danseurs » (Tanzhusaren). En interpellant le ministre au sujet de cette décision de l’autorité militaire, un député du centre égaya fort le Reichstag en déposant sur sa tribune une collection de photographies représentant les plus jolies Krefeldaises et le ministre de la Guerre crut devoir protester publiquement contre l’appelation de « Tanzhusaren », si peu en rapport avec la dignité et la correction d’un régiment de la cavalerie allemande ».

Source : S0463 : Revue militaire des armées étrangères, Tome 62, juillet-décembre 1903, n°908 juillet 1903, R. Chapelot & Cie, imprimeurs-éditeurs, Paris, 1903, p. 13, informations tirées du « Reichs-Gesetzblatt » (bulletin des lois de l’empire d’Allemagne).

 

Allemagne, artillerie : ecole de l’artillerie de campagne de Jüterborg.

La revue militaire des armées étrangère nous livre ces nombreuses informations variées, tirées de la loi d’empire du 28 mars 1903, relative au budget de la guerre de l’empire allemand pour 1903. Voici les éléments publiés sur l’école de l’artillerie de campagne à Jüterborg : « Jusqu’à présent, les officiers détachés à l’école de tir de l’artillerie de campagne de Jüterborg formaient deux divisions placées chacune sous les ordres d’un des officiers supérieurs du cadre. La première, se subdivisant elle-même en deux groupes de tir (Schiess-Abtheilungen), comprenait « les officiers anciens » ; la deuxième se composait des lieutenants et des officiers des réserves. En raison de la réorganisation et de l’augmentation de l’artillerie de campagne, il a paru nécessaire de porter à trois le nombre des groupes de tir des « officiers anciens ». On pense éviter ainsi ainsi l’encombrement des amphithéâtres et permettre aux professeurs d’assurer dans de meilleurs conditions l’instruction des officiers détachés. Cette modification entraîne la création de deux nouvelles places de professeurs, comprenant un officier supérieur et un capitaine ».

Source : S0463 : Revue militaire des armées étrangères, Tome 62, juillet-décembre 1903, n°908 juillet 1903, R. Chapelot & Cie, imprimeurs-éditeurs, Paris, 1903, p. 14, informations tirées du « Reichs-Gesetzblatt » (bulletin des lois de l’empire d’Allemagne).

 

Allemagne, artillerie : création de quatre compagnies d’artillerie à pied.

La revue militaire des armées étrangère nous livre ces nombreuses informations variées, tirées de la loi d’empire du 28 mars 1903, relative au budget de la guerre de l’empire allemand pour 1903. Voici les éléments publiés sur la création de quatre compagnies d’artillerie à pied : « L’autorité militaire a obtenu cette année la création des quatre compagnies d’artillerie à pied que le Reichstag lui avait refusé l’année dernière par raison d’économie. La suppression des ouvriers militaires dans les magasins et ateliers de la Garde et du 15° corps d’armée viendra, bien entendu, compenser l’augmentation d’effectif qui eût résulté de cette création. Les nouvelles compagnies seront constituées à partir du 1er octobre 1903 ; elles formeront les 9ème et 10ème compagnie des régiments d’artillerie à pied n°9 et 13. Les deux compagnies du régiment n°9 tiendront garnison à Thionville et y remplaceront les deux compagnies du régiment n°8, qui s’en iront à Metz. Les deux compagnies du régiment n°13 seront installées ultérieurement à Mühlheim, mais provisoirement casernées à Neuf-Brisach ».

Source : S0463 : Revue militaire des armées étrangères, Tome 62, juillet-décembre 1903, n°908 juillet 1903, R. Chapelot & Cie, imprimeurs-éditeurs, Paris, 1903, p. 14, informations tirées du « Reichs-Gesetzblatt » (bulletin des lois de l’empire d’Allemagne).

 

Allemagne, artillerie : matériel de l’artillerie de campagne.

La revue militaire des armées étrangère nous livre ces nombreuses informations variées, tirées de la loi d’empire du 28 mars 1903, relative au budget de la guerre de l’empire allemand pour 1903. Voici les éléments publiés sur le matériel de l’artillerie de campagne : « Le budget de 1897 avait prévu une dépense totale de 173 616 250 francs pour la constitution d’une réserve de matériel de campagne. A la fin de 1903, on avait dépensé 160 137 500 francs, il restait donc, en 1903, un reliquat de 13 478 750 francs ; pourtant, le crédit demandé cette année n’est que de 281 250 francs, plus faible encore que celui de 1902 (625 000), alors qu’en 1901 on avait consacré 4 756 250 francs à la constitution du matériel en question. Ces réductions, de plus en plus sensibles, peuvent donner à penser qu’on se borne, pour le moment, à de simples frais d’entretien du matériel existant. Tout fait supposer, en effet, qu’il se produit dans l’opinion allemande un revirement de plus en plus marqué en ce qui concerne le matériel d’artillerie ; les idées des généraux Rohne et von Alten semblent gagner insensiblement du terrain sur celles des partisans du statu quo. Le général von Gossler, ministre de la Guerre, a, il est vrai, déclaré devant la commission du budget et répété devant le Reichstag que l’armement actuel de l’artillerie allemande répondait à toutes les exigences, mais il parlait en même temps de modifications à introduire dans l’affût et d’essais en cours. Il est donc naturel qu’on ne songe pas actuellement à accroître un matériel qui sera tout au moins modifié ».

Source : S0463 : Revue militaire des armées étrangères, Tome 62, juillet-décembre 1903, n°908 juillet 1903, R. Chapelot & Cie, imprimeurs-éditeurs, Paris, 1903, p. 15, informations tirées du « Reichs-Gesetzblatt » (bulletin des lois de l’empire d’Allemagne).

 

Allemagne, artillerie : matériel de l’artillerie à pied.

La revue militaire des armées étrangère nous livre ces nombreuses informations variées, tirées de la loi d’empire du 28 mars 1903, relative au budget de la guerre de l’empire allemand pour 1903. Voici les éléments publiés sur le matériel de l’artillerie à pied : « Depuis trois ans, la Prusse a consacré 34 375 000 francs au matériel de l’artillerie à pied (artillerie de siège, de côte et artillerie lourde d’armée) ; une dernière annuité de 12 500 000 francs était demandée n 1903. Comme l’année dernière, la commission et le Reichstag ont réduit le crédit à 10 000 000 francs ».

Source : S0463 : Revue militaire des armées étrangères, Tome 62, juillet-décembre 1903, n°908 juillet 1903, R. Chapelot & Cie, imprimeurs-éditeurs, Paris, 1903, p. 15, informations tirées du « Reichs-Gesetzblatt » (bulletin des lois de l’empire d’Allemagne).

 

Allemagne, artillerie : création d’un groupe d’attelages en Saxe.

La revue militaire des armées étrangère nous livre ces nombreuses informations variées, tirées de la loi d’empire du 28 mars 1903, relative au budget de la guerre de l’empire allemand pour 1903. Voici les éléments publiés sur la création d’in groupe d’attelages en Saxe : « Il est créé, en Saxe, pour les besoins de l’artillerie à pied, un groupe d’attelages ne comprenant toutefois que 22 Gemeine en 1903 ; il ne sera complété à 48 Gemeine qu’en octobre 1904. Ce groupe doit être affecté au régiment d’artillerie à pied n°12, en garnison à Metz. Cette nouvelle augmentation des effectifs sera compensée de la même manière que celle des bataillons d’infanterie et de chasseurs saxons ».

Source : S0463 : Revue militaire des armées étrangères, Tome 62, juillet-décembre 1903, n°908 juillet 1903, R. Chapelot & Cie, imprimeurs-éditeurs, Paris, 1903, p. 15-16, informations tirées du « Reichs-Gesetzblatt » (bulletin des lois de l’empire d’Allemagne).

 

Allemagne, génie & fortifications : création d’une inspection de forteresses et de deux directions du génie.

La revue militaire des armées étrangère nous livre ces nombreuses informations variées, tirées de la loi d’empire du 28 mars 1903, relative au budget de la guerre de l’empire allemand pour 1903. Voici les éléments publiés sur la création d’une inspection de forteresses et de deux directions du génie : « En raison du développement toujours croissant des travaux de défense et de la nécessité d’assurer, en cas de guerre, la mise au complet du personnel nécessaire, le budget de 1902 avait autorisé la création d’une 4ème inspection des ingénieurs et d’une 8ème inspection de forteresses. Pour les mêmes raisons, le budget de 1903 a prévu la constitution à Graudenz, à partir du 1er avril, d’une 9ème inspection de forteresses, que l’ordre de cabinet du 28 mars a rattachée à la 2ème inspection des ingénieurs (Berlin). La 9ème inspection de forteresses comprend les directions du génie (Fortifikationen) de Graudenz, Culm et Marienburg, ces deux dernières de création nouvelle. En outre, en vue de décharger les officiers ingénieurs de place de toutes les questions d’administration du service courant, on augmente de deux unités (6 au lieu de 4) le nombre des officiers supérieurs retraités qui, dans les grandes places, leur sont adjoints ; les deux nouveaux titulaires sont affectés aux places de Cologne et de Posen. Enfin, un cinquième adjudant, du grade de capitaine, est attribué au chef du corps des ingénieurs et des pionniers, inspecteur général des forteresses ».

Source : S0463 : Revue militaire des armées étrangères, Tome 62, juillet-décembre 1903, n°908 juillet 1903, R. Chapelot & Cie, imprimeurs-éditeurs, Paris, 1903, p. 16, informations tirées du « Reichs-Gesetzblatt » (bulletin des lois de l’empire d’Allemagne).

 

Allemagne, génie & fortifications : corps des officiers de construction des fortifications (Festungs-Bau-Offizierkorps).

La revue militaire des armées étrangère nous livre ces nombreuses informations variées, tirées de la loi d’empire du 28 mars 1903, relative au budget de la guerre de l’empire allemand pour 1903. Voici les éléments publiés sur le corps des officiers de construction des fortifications : « Les modifications introduites en 1902 (voir revue militaire des armées étrangères, 2e semestre 1902, p. 154) dans le personnel de construction des fortifications se poursuivent cette année suivant les conditions prévues. Le corps d’officiers subalternes qui doit remplacer le personnel d’employés de l’administration militaire (directeurs ou sous-directeurs des travaux) s’accroît en 1903 de 30 unités. Le nombre des lieutenants de construction des fortifications est donc porté cette année à 45. Par contre, 15 directeurs ou sous-directeurs ont disparu depuis l’année dernière ; on sait que ces employés seront progressivement supprimés par voie d’extinction ; leur effectif est actuellement réduit à 120. Comme en 1902, les créations nouvelles sont compensées en tant que budget par la suppression de 20 places de lieutenant du génie ».

Source : S0463 : Revue militaire des armées étrangères, Tome 62, juillet-décembre 1903, n°908 juillet 1903, R. Chapelot & Cie, imprimeurs-éditeurs, Paris, 1903, p. 16-17, informations tirées du « Reichs-Gesetzblatt » (bulletin des lois de l’empire d’Allemagne).

 

Allemagne, génie & fortifications : augmentation de l’effectif des bataillons de pionniers saxons.

La revue militaire des armées étrangère nous livre ces nombreuses informations variées, tirées de la loi d’empire du 28 mars 1903, relative au budget de la guerre de l’empire allemand pour 1903. Voici les éléments publiés sur l’augmentation de l’effectif des bataillons de pionnier saxons : « Les deux bataillons de pionniers saxons, dont l’effectif en Gemeine était légèrement inférieur à celui des bataillons prussiens, seront mis sur le même pied que ces derniers. Il en résulte une augmentation de 16 Gemeine par bataillon ».

Source : S0463 : Revue militaire des armées étrangères, Tome 62, juillet-décembre 1903, n°908 juillet 1903, R. Chapelot & Cie, imprimeurs-éditeurs, Paris, 1903, p. 17, informations tirées du « Reichs-Gesetzblatt » (bulletin des lois de l’empire d’Allemagne).

 

Allemagne, génie & fortifications : places fortes.

La revue militaire des armées étrangère nous livre ces nombreuses informations variées, tirées de la loi d’empire du 28 mars 1903, relative au budget de la guerre de l’empire allemand pour 1903. Voici les éléments publiés sur les places fortes allemandes : « L’autorité militaire demandait un crédit global de 24 240 500 francs pour continuer la mise en état du système défensif de l’Allemagne. La commission du budget avait jugé l’année dernière que la réunion en un seul bloc des divers fonds affectés aux fortifications manquait de clarté et elle avait exigé leur répartition habituelle en trois paragraphes, les deux premiers comprenant les fonds des places classées selon leur importance, le dernier, les dépenses des fortifications du Haut-Rhin. Moins rigoureuse cette année, la commission a accordé un crédit global, mais l’a réduit à vingt-deux-millions de francs.

Ce total comprend d’ailleurs une somme de 5 490 500 francs provenant de la vente des fortifications déclassées, parmi lesquelles figure pour la plus grosse part la démolition de l’enceinte des places de Metz et de Posen. Notons en passant que, jusqu’à présent, les produits des déclassements étaient toujours venus grossir les recettes du budget général de l’Empire ; cette année, pour la première fois, nous les trouvons classés au budget de la guerre ; il ne faut y voir qu’un simple changement de rubrique, car ce budget n’en bénéficiait pas moins les années précédentes. Le budget ne donne aucune explication sur l’emploi des fonds accordés ; il dit simplement que la transformation et le perfectionnement du système défensif de l’Empire résultent des conditions nouvelles de la guerre moderne ; il ajoute que, pendant quelques années, il sera nécessaire de prévoir, dans ce but, une somme de 18 750 000 francs à laquelle viendra s’ajouter le produit de la vente des terrains et matériaux des enceintes délassées.

Un crédit de 2 125 000 francs a été accordé pour les travaux de renforcement de l’enceinte d’Ulm, sur la rive gauche du Danube et la mise au complet du matériel d’artillerie de la place. Ce crédit porte à 4 375 000 francs le total des sommes affectées, depuis 1901, à la place d’Ulm. D’après les prévisions de l’autorité militaire, il faudra encore 1 250 000 francs pour terminer les travaux ».

Source : S0463 : Revue militaire des armées étrangères, Tome 62, juillet-décembre 1903, n°908 juillet 1903, R. Chapelot & Cie, imprimeurs-éditeurs, Paris, 1903, p. 17-18, informations tirées du « Reichs-Gesetzblatt » (bulletin des lois de l’empire d’Allemagne).

 

Allemagne, troupes de communication : aérostation dans les places fortes.

La revue militaire des armées étrangère nous livre ces nombreuses informations variées, tirées de la loi d’empire du 28 mars 1903, relative au budget de la guerre de l’empire allemand pour 1903. Voici les éléments publiés sur l’aérostation dans les places fortes allemandes : « Des crédits, dont le total s’est élevé à 345 625 francs, avaient été demandés en 1900 et 1901 pour effectuer, à Strasbourg, des essais intéressant l’aérostation des places fortes. Le budget de 1903 prévoit une somme de 21 250 francs pour assurer l’entretien du matériel destiné aux expériences ».

Source : S0463 : Revue militaire des armées étrangères, Tome 62, juillet-décembre 1903, n°908 juillet 1903, R. Chapelot & Cie, imprimeurs-éditeurs, Paris, 1903, p. 18, informations tirées du « Reichs-Gesetzblatt » (bulletin des lois de l’empire d’Allemagne).

 

Allemagne, troupes de communication : essais automobiles.

La revue militaire des armées étrangère nous livre ces nombreuses informations variées, tirées de la loi d’empire du 28 mars 1903, relative au budget de la guerre de l’empire allemand pour 1903. Voici les éléments publiés sur des essais automobiles : « Depuis 1899, on a employé, au titre des dépenses extraordinaires, une somme de 718 750 francs à expérimenter divers systèmes de voitures automobiles destinées à effectuer le transport de poids lourds ; en 1902, le ministre de la Guerre, d’accord avec celui de l’agriculture, a organisé un concours de tracteurs avec moteurs à alcool. L’autorité militaire a jugé nécessaire de poursuivre dorénavant, d’une manière permanente, les expériences commencées ; le Parlement a voté, dans ce but, au titre des dépenses ordinaires, une somme de 125 000 francs ».

Source : S0463 : Revue militaire des armées étrangères, Tome 62, juillet-décembre 1903, n°908 juillet 1903, R. Chapelot & Cie, imprimeurs-éditeurs, Paris, 1903, p. 18-19, informations tirées du « Reichs-Gesetzblatt » (bulletin des lois de l’empire d’Allemagne).

 

Allemagne, troupes de communication : chemin de fer militaire.

La revue militaire des armées étrangère nous livre ces nombreuses informations variées, tirées de la loi d’empire du 28 mars 1903, relative au budget de la guerre de l’empire allemand pour 1903. Voici les éléments publiés sur les chemins de fer militaires : « Un crédit de 238 780 francs, destiné au renouvellement de la superstructure, à la destiné au renouvellement de la superstructure, à la construction et à l’amélioration de divers bâtiments, etc. …, vient s’ajouter à celui de 229 780 francs accordés en 1902 pour le même objet. Rappelons que la réfection totale du chemin de fer militaire doit entraîner une dépense de 865 275 francs ».

Source : S0463 : Revue militaire des armées étrangères, Tome 62, juillet-décembre 1903, n°908 juillet 1903, R. Chapelot & Cie, imprimeurs-éditeurs, Paris, 1903, p. 19, informations tirées du « Reichs-Gesetzblatt » (bulletin des lois de l’empire d’Allemagne).

 

Allemagne, troupes de communication : matériel de chemin de fer de campagne.

La revue militaire des armées étrangère nous livre ces nombreuses informations variées, tirées de la loi d’empire du 28 mars 1903, relative au budget de la guerre de l’empire allemand pour 1903. Voici les éléments publiés sur le matériel de chemin de fer de campagne : « Le Reichstag n’a accordé que 625 000 francs sur les 831 250 francs qui lui étaient demandés cette année pour la création du matériel de chemin de fer de campagne. Cette somme constitue d’ailleurs la septième annuité d’une dépense totale évaluée à 8 503 875 francs. Les expériences commencées en 1898, pour déterminer le meilleur matériel de ponts de chemin de fer de campagne, avaient conduit, l’année dernière, à l’adoption des ponts système Lübbecke. Une première annuité de 675 000 francs a été allouée en 1902 ; une deuxième annuité de 725 000 francs est prévue pour l’exercice 1903. L’exposé des motifs fait ressortir que, dès 1901, le ministre des Travaux publics avait prescrit le renforcement des ponts métalliques en raison du poids toujours croissant des machines et du matériel roulant. L’autorité militaire a dû s’engager dans la même voie et elle se propose de constituer un approvisionnement comprenant huit sections de ponts métalliques de campagne ayant chacune une longueur de 60 mètres. Le prix de revient de la section est évalué à 725 000 francs, soit 5 800 000 francs pour les huit sections ».

Source : S0463 : Revue militaire des armées étrangères, Tome 62, juillet-décembre 1903, n°908 juillet 1903, R. Chapelot & Cie, imprimeurs-éditeurs, Paris, 1903, p. 19, informations tirées du « Reichs-Gesetzblatt » (bulletin des lois de l’empire d’Allemagne).

 

Allemagne, train : augmentation de l’effectif du bataillon de train saxon.

La revue militaire des armées étrangère nous livre ces nombreuses informations variées, tirées de la loi d’empire du 28 mars 1903, relative au budget de la guerre de l’empire allemand pour 1903. Voici les éléments publiés sur l’augmentation de l’effectif du bataillon de train saxon : « Nous avons eu l’occasion de signaler, en nous occupant de l’artillerie, la création en Saxe, d’un groupe d’attelages pour les besoins de l’artillerie à pied. En vue d’assurer dans ce groupe la mise au complet du nombre des « Gemeine » (militaires du rang), l’effectif du bataillon du train saxon sera augmenté, en octobre 1904, de 26 Gemeine ».

Source : S0463 : Revue militaire des armées étrangères, Tome 62, juillet-décembre 1903, n°908 juillet 1903, R. Chapelot & Cie, imprimeurs-éditeurs, Paris, 1903, p. 20, informations tirées du « Reichs-Gesetzblatt » (bulletin des lois de l’empire d’Allemagne).

 

Allemagne, train : remonte des bataillons du train.

La revue militaire des armées étrangère nous livre ces nombreuses informations variées, tirées de la loi d’empire du 28 mars 1903, relative au budget de la guerre de l’empire allemand pour 1903. Voici les éléments publiés sur la remonte des bataillons du train : « Des essais ont commencé en Prusse, dès l’année 1900, en vue de rechercher le meilleur système de remonte à appliquer aux bataillons du train. Ces essais, effectués dans quatre bataillons, ont fait ressortir l’avantage du procédé qui consiste à puiser les chevaux du train dans les dépôts de remonte. Toutefois l’expérience doit se poursuivre cette année encore. Huit bataillons doivent, en 1903, recevoir des dépôts de remonte chacun 16 jeunes chevaux, dont 4 chevaux de selle ».

Source : S0463 : Revue militaire des armées étrangères, Tome 62, juillet-décembre 1903, n°908 juillet 1903, R. Chapelot & Cie, imprimeurs-éditeurs, Paris, 1903, p. 20, informations tirées du « Reichs-Gesetzblatt » (bulletin des lois de l’empire d’Allemagne).

 

Allemagne, train : bicyclettes attribuées aux bataillons du train.

La revue militaire des armées étrangère nous livre ces nombreuses informations variées, tirées de la loi d’empire du 28 mars 1903, relative au budget de la guerre de l’empire allemand pour 1903. Voici les éléments publiés sur les bicyclettes attribuées aux bataillons du train : « L’expérience des dernières manœuvres a démontré la nécessité de doter de bicyclettes militaires les bataillons du train. Chacun d’eux sera désormais pourvu de six bicyclettes ; le prix de revient de ces instruments est de 269 francs ».

Source : S0463 : Revue militaire des armées étrangères, Tome 62, juillet-décembre 1903, n°908 juillet 1903, R. Chapelot & Cie, imprimeurs-éditeurs, Paris, 1903, p. 20, informations tirées du « Reichs-Gesetzblatt » (bulletin des lois de l’empire d’Allemagne).

 

Allemagne, recrutement et administration des réserves : création d’un nouveau district de landwehr et de cinq bureaux d’appel.

La revue militaire des armées étrangère nous livre ces nombreuses informations variées, tirées de la loi d’empire du 28 mars 1903, relative au budget de la guerre de l’empire allemand pour 1903. Voici les éléments publiés sur a création d’un nouveau distruct de landwehr et de cinq bureaux d’appel : « L’exposé fait ressortir l’augmentation constante de la population et des hommes des réserves, particulièrement dans les grandes villes et les centres ouvriers, ainsi que les déplacements incessants de la population maritime et ouvrière ; il en résulte que la tâche des organes de recrutement et de contrôle devient de plus en plus complexe. Il était donc nécessaire de modifier l’assiette des bureaux de recrutement et de renforcer le personnel de quelques-uns d’entre eux. On a décidé en conséquence de dédoubler le district de Brème (IXe corps), en créant un nouveau district de landwehr à Bremerhafen à dater du 1er avril 1903, et d’installer des bureaux d’appel dans cinq autres districts. L’augmentation totale qui résultera de ces créations et des divers renforcements en personnel s’élève à 7 officiers, dont 1 officier supérieur, 1 médecin, 16 sous-officiers, 1 aspirant-payeur, 6 Gemeine ».

Source : S0463 : Revue militaire des armées étrangères, Tome 62, juillet-décembre 1903, n°908 juillet 1903, R. Chapelot & Cie, imprimeurs-éditeurs, Paris, 1903, p. 20-21, informations tirées du « Reichs-Gesetzblatt » (bulletin des lois de l’empire d’Allemagne).

 

Allemagne, recrutement et administration des réserves : rattachement des commissaires de réquisition des chevaux aux brigades de cavalerie.

La revue militaire des armées étrangère nous livre ces nombreuses informations variées, tirées de la loi d’empire du 28 mars 1903, relative au budget de la guerre de l’empire allemand pour 1903. Voici les éléments publiés sur le rattachement des commissaires de réquisition des chevaux aux brigades de cavalerie : « Des officiers retraités, sortant de la cavalerie ou de l’artillerie de campagne, et portant le titre de commissaires de réquisition des chevaux, sont, depuis 1900, chargés d’exercer une surveillance permanente sur les chevaux existants dans certaines régions et d’en préparer la réquisition. Ces officiers étaient jusqu’à présent subordonnés aux commandants des districts de Landwehr. Eu égard à l’ancienneté relative des commandants des districts et des commissaires de réquisition des chevaux, il a paru désormais préférable de rattacher ces commissaires aux brigades de cavalerie ».

Source : S0463 : Revue militaire des armées étrangères, Tome 62, juillet-décembre 1903, n°908 juillet 1903, R. Chapelot & Cie, imprimeurs-éditeurs, Paris, 1903, p. 20, informations tirées du « Reichs-Gesetzblatt » (bulletin des lois de l’empire d’Allemagne).

 

Allemagne, recrutement et administration des réserves : convocation des hommes de réserve.

La revue militaire des armées étrangère nous livre ces nombreuses informations variées, tirées de la loi d’empire du 28 mars 1903, relative au budget de la guerre de l’empire allemand pour 1903. Voici les éléments publiés sur la convocation des hommes de réserve : « Le nombre des officiers et hommes de troupe des différentes réserves, convoqués pour des périodes d’instruction en 1903, est sensiblement le même que les années précédentes. EN Prusse et en Saxe, le nombre des convocations de médecins aides-majors de 1re et d e2e classe est cependant augmenté de 44 unités (205 au lieu de 161) ; d’autre part, en Prusse, Saxe et Wurtemberg, 47 pharmaciens auxiliaires seront, pour la première fois, convoqués pour une période de 42 jours ».

Source : S0463 : Revue militaire des armées étrangères, Tome 62, juillet-décembre 1903, n°908 juillet 1903, R. Chapelot & Cie, imprimeurs-éditeurs, Paris, 1903, p. 21, informations tirées du « Reichs-Gesetzblatt » (bulletin des lois de l’empire d’Allemagne).

 

Allemagne, recrutement et administration des réserves : anciens soldats rengagés.

La revue militaire des armées étrangère nous livre ces nombreuses informations variées, tirées de la loi d’empire du 28 mars 1903, relative au budget de la guerre de l’empire allemand pour 1903. Voici les éléments publiés sur les anciens soldats rengagés : « On a déjà signalé l’année dernière (2e semestre 1902, p. 60) que les crédits demandés en 1900 autorisaient le recrutement de 10 000 anciens soldats en Prusse ; à cette époque, l’autorité militaire pensait que les rengagements atteindraient progressivement le chiffre de 26 000 environ dans l’ensemble de l’armée allemande. Pour des raisons d’économie, ou peut-être parce que les demandes n’ont pas répondu aux prévisions de l’autorité militaire, les crédits prévus en 1901, 1902 et 1903 ont été inférieurs à ceux de 1900 ; le dernier budget ne prévoit plus que 3 000 rengagements en Prusse, 300 en Saxe, 160 en Wurtemberg, 100 en Bavière ; soit, au total 3 500 rengagements environ pour l’ensemble de l’armée allemande ».

Source : S0463 : Revue militaire des armées étrangères, Tome 62, juillet-décembre 1903, n°908 juillet 1903, R. Chapelot & Cie, imprimeurs-éditeurs, Paris, 1903, p. 21-22, informations tirées du « Reichs-Gesetzblatt » (bulletin des lois de l’empire d’Allemagne).

 

Allemagne, écoles et instruction générale : académie technique militaire.

La revue militaire des armées étrangère nous livre ces nombreuses informations variées, tirées de la loi d’empire du 28 mars 1903, relative au budget de la guerre de l’empire allemand pour 1903. Voici les éléments publiés sur la création d’une académie technique militaire : « Pour des raisons d’économie et en alléguant que la question était insuffisamment mûre, le Reichstag avait repoussé l’année dernière une demande de crédits ayant pour objet la création d’une école des hautes études techniques militaires. Le gouvernement ne s’est pas laissé décourager par ce premier échec ; il a renouvelé sa demande cette année et a eu soin de l’accompagner d’un mémoire où il a exposé en détail les considérations qui militent en faveur de la création projetée ».

Source : S0463 : Revue militaire des armées étrangères, Tome 62, juillet-décembre 1903, n°908 juillet 1903, R. Chapelot & Cie, imprimeurs-éditeurs, Paris, 1903, p. 22, informations tirées du « Reichs-Gesetzblatt » (bulletin des lois de l’empire d’Allemagne).

 

Allemagne, écoles et instruction générale : matériel d’escrime, de gymnastique et de natation.

La revue militaire des armées étrangère nous livre ces nombreuses informations variées, tirées de la loi d’empire du 28 mars 1903, relative au budget de la guerre de l’empire allemand pour 1903. Voici les éléments publiés sur le matériel d’escrime, de gymnastique et de natation : « Le crédit affecté pour le matériel d’escrime, de gymnastique et de natation est devenu insuffisant, le prix de la main-d’œuvre pour confection et entretien des engins ayant sensiblement augmenté. Chaque compagnie recevra désormais à ce titre une somme de 64 francs au lieu de 45 francs, et chaque détachement de mitrailleuses 34 francs au lieu de 22 francs ; il en résulte, pour la Prusse, une dépense totale de 57 285 francs ».

Source : S0463 : Revue militaire des armées étrangères, Tome 62, juillet-décembre 1903, n°908 juillet 1903, R. Chapelot & Cie, imprimeurs-éditeurs, Paris, 1903, p. 29, informations tirées du « Reichs-Gesetzblatt » (bulletin des lois de l’empire d’Allemagne).

 

Allemagne, camp d’instruction et polygones : acquisition et aménagements.

La revue militaire des armées étrangère nous livre ces nombreuses informations variées, tirées de la loi d’empire du 28 mars 1903, relative au budget de la guerre de l’empire allemand pour 1903. Voici les éléments publiés sur l’acquisition et les aménagements des camps d’instruction et polygones : « Le montant total des dépenses inscrites au budget de 1903, pour les camps d’instruction, s’élève à environ 6 millions de francs contre 5 millions en 1902 ; la Bavière n’est pas comprise dans ces chiffres. Le détail est le suivant :

Troisième annuité de 562 500 francs pour l’agrandissement du camp d’Arys (Ier corps) ;

Septième annuité de 68 750 francs pour l’aménagement du camp d’instruction de Posen (Ve corps) ;

Deuxième annuité de 1 000 000 de francs pour achat des terrains du camp d’instruction du XIe corps ;

Cinquième annuité de 2 375 000 francs pour achat des terrains et aménagement du camp d’instruction de Bitche (XVème corps).

Cinquième annuité de 1 875 000 francs pour achat des terrains et aménagement du camp d’instruction de Neuhammer (VIe corps) ; cette dernière dépense a fait l’objet de très vives discussions. Lors de l’allocation des quatre premières annuités, on avait tablé, en effet, sur une dépense totale de 7 500 000 francs ; l’autorité militaire a dû avouer, cette année, qu’elle s’était trompée dans son évaluation primitive et a déclaré qu’il ne lui faudrait pas moins de 11 250 000 francs pour l’installation complète du camp de Neuhammer. La commission et le Reichstag reprochèrent au ministre d’avoir présenté un projet insuffisamment mûri et estimèrent qu’un pareil accroissement dans les dépenses était tout à fait anormal. On décida en conséquence de réduire la cinquième annuité à 1 250 000 francs et de refuser le crédit de 150 000 francs destiné aux aménagements pour tirs d’artillerie. Le général Gallwitz, défenseur du projet devant le Parlement, déclara qu’un incendie avait détruit 1 200 hectares de forêts, dont l’autorité militaire avait escompté la vente, et exposa diverses circonstances imprévues qui avaient occasionné des mécomptes ; il fit valoir enfin que la diminution des crédits aurait pour effet de léser dans leurs intérêts les paysans expropriés. Après une nouvelle délibération de la commission du budget, le Parlement se décida à accorder les crédits sans les réduire. Au total de 6 millions, utilisés pour acquisition et aménagement des camps d’instruction, il convient d’ajouter :

1° Les sommes consacrées par la Bavière à ses divers terrains d’exercices, soit environ 500 000 francs ;

2° Les dépenses faites par la Prusse en vue d’aménager les camps d’instruction pour des tirs d’artillerie, savoir : 150 000 francs pour le camp de Neuhammer et 50 000 francs pour celui de Bitche ;

3° Une dernière annuité de 76 250 francs pour aménagement de casernes et dépendances sur le polygone de Thorn ».

Source : S0463 : Revue militaire des armées étrangères, Tome 62, juillet-décembre 1903, n°908 juillet 1903, R. Chapelot & Cie, imprimeurs-éditeurs, Paris, 1903, p. 30-31, informations tirées du « Reichs-Gesetzblatt » (bulletin des lois de l’empire d’Allemagne).

 

Allemagne, camp d’instruction et polygones : commandement des camps d’instruction et des champs de tir de l’artillerie à pied.

La revue militaire des armées étrangère nous livre ces nombreuses informations variées, tirées de la loi d’empire du 28 mars 1903, relative au budget de la guerre de l’empire allemand pour 1903. Voici les éléments publiés sur le commandement des camps d’instruction et des champs de tir de l’artilelrie à pied : « Les camps d’instruction et les polygones de l’artillerie à pied étant utilisés d’une manière à peu près permanente, il a paru nécessaire de donner au commandement un adjudant permanent pour remplacer les officiers qui, jusqu’alors, n’étaient détachés qu’à titre temporaire. Cet adjudant est du grade de lieutenant en premier ou de lieutenant. Un aspirant payeur est également affecté à chacun des camps d’instruction et polygones. Les mêmes mesures sont prises en Saxe et en Wurtemberg ».

Source : S0463 : Revue militaire des armées étrangères, Tome 62, juillet-décembre 1903, n°908 juillet 1903, R. Chapelot & Cie, imprimeurs-éditeurs, Paris, 1903, p. 31, informations tirées du « Reichs-Gesetzblatt » (bulletin des lois de l’empire d’Allemagne).

 

Allemagne, subsistance, habillement casernement : construction et agrandissement de magasins.

La revue militaire des armées étrangère nous livre ces nombreuses informations variées, tirées de la loi d’empire du 28 mars 1903, relative au budget de la guerre de l’empire allemand pour 1903. Voici les éléments publiés sur la construction et l’agrandissement de magasins : « Trois nouveaux magasins des subsistances sont créés respectivement à Cele, Neustadt (Haute Silésie) et Oels. Les magasins de la Garde reçoivent un aménagement spécial réclamé par la substitution de la main d’œuvre civile à la main d’œuvre militaire ; notons enfin l’achèvement prochain des magasins de Mayence, l’allocation d’une première annuité pour la construction d’un grand magasin à Colberg, ainsi que la continuation des divers travaux en cours, dont les plus importants s’exécutent à Cologne et à Koenigsberg. Soit une dépense totale de 1 996 705 francs, pour l’ensemble des magasins de la Prusse ».

Source : S0463 : Revue militaire des armées étrangères, Tome 62, juillet-décembre 1903, n°908 juillet 1903, R. Chapelot & Cie, imprimeurs-éditeurs, Paris, 1903, p. 33, informations tirées du « Reichs-Gesetzblatt » (bulletin des lois de l’empire d’Allemagne).

 

Allemagne, subsistance, habillement casernement : organisation des magasins et ateliers d’habillement.

La revue militaire des armées étrangère nous livre ces nombreuses informations variées, tirées de la loi d’empire du 28 mars 1903, relative au budget de la guerre de l’empire allemand pour 1903. Voici les éléments publiés sur l’organisation des magasins et ateliers d’habillement : « En étudiant le budget de 1902, la Revue militaire (2ème semestre 1902, page 164) a indiqué les phases successives de l’organisation des magasins et ateliers d’habillement et signalé les essais tendant à remplacer les ouvriers militaires par la main d’œuvre civile. Cette mesure, appliquée l’année dernière au VIème corps et à une partie des ateliers de la Garde, sera étendue, cette année, en Prusse, à toute la Garde et au XVème corps d’armée ; elle sera également appliquée, en octobre 1903, au XIIème corps saxon et, en octobre 1904, au XIXème corps saxon. Il en résultera, au total, une diminution de 466 ouvriers militaires en 1903 et de 497 en 1904. Le nombre des ouvriers civils à admettre dans les magasins et ateliers de la Garde sera de 328 ; il sera de 236 dans ceux du XVème corps ; soit un total de 564 ouvriers civils recevant un traitement moyen annuel de 1 625 francs. Sans tenir compte des dépenses d’installation, cette mesure occasionne donc pour la Prusse seule, un supplément de dépense de 916 500 francs. Rappelons que la substitution a permis le renforcement de quelques unités existantes et la création d’unités nouvelles, dont les principales sont les quatre compagnies d’artillerie à pied, en Prusse, et les deux détachements de mitrailleuses, en Saxe. A l’opposé de ce qui a lieu en Prusse et en Saxe, le Württemberg renforce, le 1er avril 1903, les magasins et ateliers d’habillement du XIIIème corps (Ludwigsburg) de 2 officiers, 8 sous-officiers, 121 ouvriers militaires, ainsi que d’un certain nombre d’employés divers. Les motifs mis à l’appui de cette demande d’augmentation font ressortir qu’à l’instar de ce qui se passe en Prusse, le magasin et les ateliers devront à l’avenir, soit par eux-mêmes, soit à l’aide de l’entreprise ou de la main d’œuvre pénitentiaire, assurer la confection et la livraison des chaussures, effets d’habillement, linge, instruments de musique, etc. La construction des ateliers et l’installation des machines, entamées avec les crédits accordés en 1898, ont été achevées au cours de l’hiver dernier et l’exploitation en grand peut désormais commencer ».

Source : S0463 : Revue militaire des armées étrangères, Tome 62, juillet-décembre 1903, n°908 juillet 1903, R. Chapelot & Cie, imprimeurs-éditeurs, Paris, 1903, p. 33-34, informations tirées du « Reichs-Gesetzblatt » (bulletin des lois de l’empire d’Allemagne).

 

Allemagne, subsistance, habillement casernement : construction, amélioration et agrandissement de bâtiments militaires.

La revue militaire des armées étrangère nous livre ces nombreuses informations variées, tirées de la loi d’empire du 28 mars 1903, relative au budget de la guerre de l’empire allemand pour 1903. Voici les éléments publiés sur la construction, l’amélioration et l’agrandissement de bâtiments militaires : « Les crédits affectés à cet objet sont, en chiffres ronds, de 8 339 000 francs en Prusse, 2 107 000 francs pour l’Alsace-Lorraine, 2 594 000 francs en Saxe, 240 000 francs en Wurtemberg ; soit 13 280 000 francs au total, Bavière non comprise. Cette somme est inférieure à celle des budgets précédents en raison de l’achèvement d’une partie des travaux commencés au cours des dernières années ; on peut toutefois y ajouter des crédits, s’élevant à 2 millions environ, affectés à divers bâtiments militaires tels que ; hôtels et bureaux pour les états-majors, stands, églises de garnison, etc. ».

Source : S0463 : Revue militaire des armées étrangères, Tome 62, juillet-décembre 1903, n°908 juillet 1903, R. Chapelot & Cie, imprimeurs-éditeurs, Paris, 1903, p. 34, informations tirées du « Reichs-Gesetzblatt » (bulletin des lois de l’empire d’Allemagne).

 

Allemagne, service de santé : appareils à ébullition d’eau.

La revue militaire des armées étrangère nous livre ces nombreuses informations variées, tirées de la loi d’empire du 28 mars 1903, relative au budget de la guerre de l’empire allemand pour 1903. Voici les éléments publiés sur les appareils à ébullition d’eau : « Un crédit de 25 000 francs est demandé pour la construction de quatre appareils à ébullition d’eau, destiné à des expériences. Les motifs invoqués à l’appui de cette demande font ressortir que la plus grande attention doit être apportée à l’alimentation des troupes en eau de boisson, surtout en campagne et pendant les manœuvres, hors des garnisons, en raison des nombreuses maladies qui se transmettent par l’eau. On ne peut arriver à éliminer les germes morbides que par l’ébullition. Pour aérer l’eau et la rafraîchir après cette opération, il est nécessaire de posséder des engins spéciaux. C’est dans ce but que l’on veut construire des appareils transportables à ébullition, trainés par deux chevaux, et qui pourront suivre les troupes dans leurs déplacements ».

Source : S0463 : Revue militaire des armées étrangères, Tome 62, juillet-décembre 1903, n°908 juillet 1903, R. Chapelot & Cie, imprimeurs-éditeurs, Paris, 1903, p. 35, informations tirées du « Reichs-Gesetzblatt » (bulletin des lois de l’empire d’Allemagne).

 

Mercredi 1er avril 1903

 

Empire allemand, mutations dans le haut commandement.

La revue militaire des armées étrangères nous livre ces informations : « Par décision impériale du 1er avril 1903, le général Hentschel von Gilgenheimb, commandant la 3e division, a été nommé commandant du XVe corps d’armée, en remplacement du général de l’infanterie Herwarth von Bittenfeld, retraité ».

Source : S0463 : Revue militaire des armées étrangères, Tome 61, janvier – juin 1903, n°906 mai 1903, R. Chapelot & Cie, imprimeurs-éditeurs, Paris, 1903, p. 438.

 

Mardi 12 mai 1803

 

Allemagne, armée : général von Einem ministre de la Guerre par interim.

La revue militaire des armées étrangères nous a livré l’information suivante : « Un ordre de Cabinet, en date du 12 mai 1903, a chargé de l’intérim du ministère de la guerre le général von Einem, chef du département général, pendant le congé accordé au ministre de la Guerre von Gossler ».

Source : S0463 : Revue militaire des armées étrangères, Tome 61, janvier – juin 1903, n°907 juin 1903, R. Chapelot & Cie, imprimeurs-éditeurs, Paris, 1903, p. 508.

 

Lundi 18 mai 1903

 

Allemagne, armée : mutations dans le haut commandement.

La revue militaire des armées étrangères nous a livré l’information suivante : « D’après un ordre de Cabinet, daté du 18 mai 1903, le général Graf von Haeseler, commandant du XVIe corps (Metz), est admis à la pension de retraite et placé dans la catégorie dite « à la disposition ». Il est remplacé à la tête du XVIe corps par le général Stoetzer, gouverneur de Metz, auquel succède le général von Hagenow, gouverneur de Cologne. En outre de la décoration de l’Aigle-Noir avec brillants qui vient d’être accordée au général von Haeseler, l’Empereur a décidé que, comme marque de faveur particulière, le 11e ulans dont ce général est le chef honoraire, porterait le nom de « Régiment de ulans comte Haeseler, n°11 ».

Source : S0463 : Revue militaire des armées étrangères, Tome 61, janvier – juin 1903, n°907 juin 1903, R. Chapelot & Cie, imprimeurs-éditeurs, Paris, 1903, p. 508.

 

Vendredi 29 mai 1903

 

Empire allemand, armée : mutation dans le Haut-commandement.

La revue militaire des armée étrangères a publié l’information suivante » : « A la date du 29 mai 1903, le prince héritier de Saxe-Meiningen a été relevé, sur sa demande, du commandement du VIe corps d’armée et désigné comme général inspecteur de la IIe inspection d’armée, à Meiningen ».

Source : S0463 : Revue militaire des armées étrangères, Tome 62, juillet-décembre 1903, n°908 juillet 1903, R. Chapelot & Cie, imprimeurs-éditeurs, Paris, 1903, p. 57.

 

Allemagne, armée : tenue des officiers, médecins et employés militaires.

La revue militaire des armée étrangères a publié cet article : « Un ordre de cabinet, en date du 29 mai 1903, édicte les prescriptions suivantes : Les officiers porteront dorénavant un pardessus en drap semblable à celui de leur tunique ou ulanka ; toutefois, ceux des détachements de mitrailleuses et des unités de chasseurs à cheval auront respectivement le pardessus vert foncé des chasseurs, ou bleu foncé des chasseurs à cheval. Les médecins et les employés militaires porteront le pardessus drap bleu foncé.

Les pardessus de drap noir bleuté continueront a être admis jusqu’à nouvel ordre, mais sans qu’il soit permis d’en faire confectionner de nouveaux ».

Source : S0463 : Revue militaire des armées étrangères, Tome 62, juillet-décembre 1903, n°908 juillet 1903, R. Chapelot & Cie, imprimeurs-éditeurs, Paris, 1903, p. 59.

 

Mardi 16 juin 1903

 

Allemagne, Reichsland : élections au Reichstag.

Elections au Reichstag : progrès socialistes qui n’emportent pourtant aucun mandant alors que le bloc bourgeois (Libéraux + Centre alsacien-lorrain) emporte tous les sièges, sauf Strasbourg-Campagne (Blumenthal).

Source : S0419.

 

Juillet 1903

 

Allemagne, armée : âge des officiers allemands dans les différents grades.

La revue militaire des armées étrangères a publié cet intéressant article relatif à l’âge des officiers allamands dans les différents grades : « Les annuaires de l’armée prussienne (y compris le XIIIe corps wurtembergeois) et de l’armée bavaroise viennent de paraître ; ils donnent la situation du corps d’officiers respectivement aux dates du 6 mai et du 16 avril 1903. Conformément à d’anciennes traditions, l’annuaire saxon a déjà paru à la date du 1er janvier 1903. Ces documents ne contiennent pas les listes d’ancienneté des officiers pour tous les grades, ni les dates de leur entrée en service comme sous-lieutenants ; ces renseignements se trouvent dans une publication non officielle, la Vollständige Dienstaltersliste qui, depuis près d’un demi-siècle, vient de compléter chaque année les annuaires officiels. On indiquera ci-après les résultats auxquels conduit l’étude de ces publications en ce qui concerne l’âge des officiers dans les différents grades.

D’après la Militär Zeitung (16 mai 1903), les généraux prussiens ayant rang de commandants de corps d’armée ont été promus officiers au cours des années comprises entre 1855 et 1866, les généraux-lieutenants entre 1864-1869, les généraux-major entre 1866 et 1870.

En admettant dix-neuf ans comme âge moyen du jeune officier à son arrivée au régiment, il en résulte que, en Prusse, les généraux ont actuellement entre 56 et 67 ans ; les généraux-lieutenants, entre 53 et 58 ans ; les généraux-majors, entre 52 et 66 ans.

Ages limites des officiers dans les différentes armes.

Colonels : infanterie 50 – 54 ans ; cavalerie 50 – 53 ans ; artillerie 50 – 53 ans ; ingénieurs et pionniers : 49 – 52 ans.

Lieutenants-colonels : infanterie 48 – 52 ans ; cavalerie 48 – 51 ans ; artillerie 47 – 52 ans ; ingénieurs et pionniers : 49 – 50 ans.

Majors : infanterie 44 – 50 ans ; cavalerie 42 – 49 ans ; artillerie 42 – 50 ans ; ingénieurs et pionniers : 44 – 49 ans.

Capitaines : infanterie 35 – 44 ans ; cavalerie 34 – 43 ans ; artillerie 32 – 44 ans ; ingénieurs et pionniers : 32 – 43 ans.

Lieutenants en premier : infanterie 28 – 34 ans ; cavalerie 29 – 33 ans ; artillerie 29 – 32 ans ; ingénieurs et pionniers : 27 – 32 ans.

Lieutenants : infanterie 19 – 28 ans ; cavalerie 19 – 29 ans ; artillerie 19 – 29 ans ; ingénieurs et pionniers : 19 – 27 ans.

On voit que les conditions d’avancement sont sensiblement les mêmes, au moins dans les grades élevés ; toutefois, les capitaines et les majors d’artillerie ont une certaine avance sur leurs camarades des autres armes, en raison des nombreuses créations faites dans ces dernières années par application de la loi du 25 mars 1899.

D’après un relevé fait par le Militär Wochenblatt (19 mai 1903), les âges des officiers supérieurs de l’armée bavaroise seraient compris entre les limites suivantes : Généraux, entre 63 et 68 ans ; généraux-lieutenants, entre 54 et 59 ; généraux-majors, entre 50 et 60 ans ; colonels, 47 et 56 ans ; lieutenants-colonels, 43 et 52 ans ; majors, 40 et 50 ans. Les limites seraient donc plus étendues que dans l’armée prussienne et, sauf pour les officiers généraux, les conditions d’avancement seraient plus favorables en Bavière, puisqu’elles amèneraient dans les hauts grades des officiers sensiblement plus jeunes. Dans les grades inférieurs à celui de major, les âges limites sont à peu près les mêmes qu’en Prusse. Quant à l’armée saxonne, les conditions d’avancement y sont sensiblement analogues à celles de l’armée prussienne ; elles présentent pour certains grades une légère supériorité ».

Source : S0463 : Revue militaire des armées étrangères, Tome 62, juillet-décembre 1903, n°908 juillet 1903, R. Chapelot & Cie, imprimeurs-éditeurs, Paris, 1903, p. 57-59.

 

Mardi 11 août 1903

 

Empire allemand, armée : le nouveau ministre de la Guerre prussien.

La revue militaire des armées étrangères nous livre cette information : « Par ordre du Cabinet, en date du 11 août 1903, le général-lieutenant von Einem (dit Rothmaler) est nommé ministre de la Guerre en remplacement du général von Gossler, retraité. Le nouveau ministre de la Guerre prussien est âgé de 50 ans ».

Source : S0463 : Revue militaire des armées étrangères, Tome 62, juillet-décembre 1903, n°911 octobre 1903, R. Chapelot & Cie, imprimeurs-éditeurs, Paris, 1903, p. 263.

 

Jeudi 27 août 1903

 

Allemagne, armée : modifications dans l’organisation du service vétérinaire.

La revue militaire des armées étrangères a publié cet article : « Un ordre de Cabinet, en date du 27 août dernier, complété par une décision ministérielle du 29 du même mois, a apporté à l’organisation du service vétérinaire de l’armée allemande diverses modifications dont les principales sont les suivantes :

La hiérarchie des vétérinaires militaires comprendra dorénavant les grades de vétérinaires principal (Korpsstabsveterinär), vétérinaire-major (Stabsveterinär), vétérinaire en 1er (Oberveterinär), vétérinaire en 2e (Unterveterinär). (Ces nouveaux termes remplacent respectivement ceux de Korpsrossarzt, Oberrossarzt, Rossarzt, Unterrossarzt).

L’Ecole vétérinaire militaire (Militär-Rossarztschule) prend le nom d’Académie vétérinaire militaire (Militär-Veterinär-Akamedie) ; proviroirement, rien n’est changé dans le service particulier ni dans les relations de cet établissement avec les différentes autorités. Toutefois, pour seconder l’inspecteur du service vétérinaire militaire dans ses fonctions de directeur de l’Académie, les surveillants disposeront, à partir du 1er octobre 1903, de quatre surveillants adjoints, du grade de vétérinaire en 1er ; ces derniers devront être célibataires et seront en principe, logés à l’Académie. Les élèves (Eleven) de l’Académie porteront à l’avenir le nom d’étudiants (Studierende).

L’ordre de Cabinet autorise l’incorporation, en qualité d’aspirants vétérinaires (Veterinär Aspiranten), dans la cavalerie, l’artillerie de campagne et le train, non seulement d’engagés volontaires de deux et trois ans, mais aussi d’engagés volontaires d’un an, remplissant les conditions d’aptitudes requises.

Après six mois de service dans la troupe, les aspirants vétérinaires, qui semblent susceptibles de suivre la carrière de vétérinaire militaire, sont détachés pour six mois à l’Ecole militaire de maréchalerie de Berlin. Ils y subissent un examen technique et, à la date du 1er octobre, ils passent à l’Académie vétérinaire militaire, en même temps qu’ils sont promus au grade de sous-officier en sus de l’effectif budgétaire. Pendant leur présence dans la troupe, ils auront dû être instruits à la forge de leur corps de manière à être en mesure de poser un fer et de parer un pied, sans cependant avoir à passer d’examen à ce sujet.

A leur sortie de l’Académie, les étudiants subissent un dernier examen, après lequel ils sont affectés à un corps de troupe comme vétérinaires en 2e, puis détachés à l’Ecole de maréchalerie et à la clinique de Berlin pour y suivre un cours d’instruction de six mois, au lieu de celui de 4 semaines qui était fait jusqu’alors aux vétérinaires de cette catégorie. L’ordre de Cabinet semble enfin annoncer la création prochaine d’un corps d’officiers constitué par les vétérinaires militaires de l’armée active et des réserves ».

Source : S0463 : Revue militaire des armées étrangères, Tome 62, juillet-décembre 1903, n°912 novembre 1903, R. Chapelot & Cie, imprimeurs-éditeurs, Paris, 1903, p. 345.

 

Lundi 28 septembre 1903

 

Empire allemand, armée : modification au règlement de service en campagne.

La revue militaire des armées étrangères nous a livré cet article : « Le règlement du 1er janvier 1900 sur le service en campagne a reçu, par un ordre de Cabinet du 28 septembre 1903, une modification relative à la place attribuer à l’artillerie lourde dans les colonnes. Aux termes du § 343 de ce règlement, l’artillerie lourde devait marcher à la suite des troupes de combat, dans certaines circonstances derrière le premier échelon des trains ; lorsqu’on pouvait prévoir qu’on aurait à l’employer, elle prenait place au gros. Dorénavant, l’artillerie lourde, marchera, en principe, à la suite de l’infanterie du gros ; lorsqu’on s’attendra, d’une manière certaine à l’attaque de positions fortifiées, on la disposera assez en avant dans la colonne pour être assuré de pouvoir l’engager en temps opportun, et, dès le début de la marche, les voitures-observatoires accompagneront l’avant-garde. Les officiers chargés des reconnaissances seront de bonne heure lancée en avant. Enfin, le règlement prévoyait que, dans les chemins difficiles, un bataillon d’infanterie destiné à leur venir en aide dans les mauvais chemins et à établir des couverts pour les pièces ».

Source : S0463 : Revue militaire des armées étrangères, Tome 62, juillet-décembre 1903, n°912 novembre 1903, R. Chapelot & Cie, imprimeurs-éditeurs, Paris, 1903, p. 342.

 

Octobre 1903

 

Allemagne, Strasbourg, place forte : garnisons des forts de Strasbourg en automne 1903.

Fort Grossherzog von Baden : 5. Batterie. 6. Batterie. du 2e groupe d’artillerie « 2. Abtheilung » ou bataillon du 10e régiment d’artillerie à pied Fuss-Artillerie-Regiment Nr. 10.

 

Samedi 17 octobre 1903

 

Allemagne, armée : les aumôniers militaires.

La revue militaire des armées étrangère nous livre cet article : « Deux règlements, approuvés par un ordre de cabinet en date du 17 octobre 1902, sont venus régler le service des aumôniers militaires du culte évangélique et catholique. On y remarque notamment que les aumôniers de corps d’armée (Militär Oberpfarrer) ne seront plus rattachés à une division ou à un gouvernement, mais feront désormais partie de l’état-major d’un corps d’armée sur les bases suivantes :

1° Un aumônier de corps d’armée du culte évangélique dans chaque corps d’armée ;

2° Un nombre plus restreint d’aumôniers de corps d’armée du culte catholique, ainsi répartis en 1902, en ce qui concerne la Prusse :

1 pour la Garde et le IIIe corps, résidence Berlin.

1 pour les Ier, IIe et XVIIe corps, résidence Danzig.

1 pour les IVe, XIe et XVIIIe corps, résidence Francfort-sur-le-Main.

1 pour les Ve et VIe corps, résidence Breslau.

1 pour les VIIe, IXe et Xe corps, résidence Hanovre.

1 pour le VIIIe corps, résidence Coblence.

1 pour le XIVe corps, résidence Karlsruhe.

1 pour les XVe et XVIe corps, résidence Strasbourg.

Rappelons que la hiérarchie des aumôniers militaires est la suivante :

1° Un aumônier en chef (Feldprobst der Armee) pour chacun des deux cultes ;

2° Des aumôniers de corps d’armée des deux cultes (Militär-Oberpfarrer) ;

Les titulaires des deux premières catégories sont nommés par l’Empereur ;

3° Également pour les deux cultes, des aumôniers de division et de garnison et les aumôniers des écoles de cadets, ainsi que de divers établissements militaires.

Les aumôniers de division et de garnison sont nommés par les aumôniers en chef de chaque culte, après approbation des Ministres de la guerre et des cultes, (sauf pour l’aumônier de la garnison de Berlin, dont la nomination est réservée à l’Empereur). Les aumôniers des écoles de cadets sont choisis parmi les aumôniers de division et de garnison ; ils sont nommés ou déplacés après entente entre le commandement du corps des cadets et l’aumônier en chef du culte intéressé ; dans tous les cas, la mutation doit être ratifiée par le ministre de la Guerre.

Les aumôniers militaires sont des employés militaires supérieurs ayant rang d’officier ; ils relèvent de leurs supérieurs hiérarchiques du même culte et, d’autre part, des autorités militaires du ressort, (général commandant le corps d’armée, général de division, gouverneur ou commandant de place). Les nouveaux règlements déterminent tous les détails relatifs à l’exercice de leurs fonctions, à leur uniforme, au mariage des pasteurs évangéliques, à leur solde et à leurs pensions de retraite. Ils peuvent quitter l’armée avec ou sans pension et ont d’ailleurs toute liberté pour rentrer dans la vie civile par un simple avis de leur décision donné à leurs supérieurs hiérarchiques et militaires.  Dans les petites places, où ne se trouvent pas d’aumôniers militaires, ces fonctions sont remplies, moyennant indemnité, par des prêtres civils. Ces derniers peuvent également être employés dans des places plus importantes, pourvues d’un aumônier militaire dont le service est trop chargé. Les aumôniers sont aidés dans l’exercice de leurs fonctions par des sacristains militaires dont le nombre est déterminé par voie budgétaire et à défaut desquels peuvent être employés des sacristains civils. Le tableau ci-dessous indique l’effectif budgétaire des aumôniers pour l’année 1902.

Culte protestant

Aumônier en chef : Prusse 1.

Aumônier de corps d’armée : Prusse 17, Saxe 2, total 19.

Aumônier de division et de garnison : Prusse 76, Saxe 6, total 82.

Sacristain : Prusse 82, Saxe 4, total 86.

Totaux : Prusse 176, Saxe 12, total général 188.

Culte catholique

Aumônier en chef : Prusse 1.

Aumônier de corps d’armée : Prusse 8.

Aumônier de division et de garnison : Prusse 46, Saxe 2, total 48.

Sacristain : Prusse 48, Saxe 2, total 50.

Totaux : Prusse 103, Saxe 4, total général 107.

En Wurtemberg et en Bavière il n’existe pas d’aumôniers militaires en temps de paix, le service religieux est assuré par les ministres des divers cultes qui touchent, à cet effet, des indemnités spéciales ».

Source : S0463 : Revue militaire des armées étrangères, Tome 62, juillet-décembre 1903, n°912 novembre 1903, R. Chapelot & Cie, imprimeurs-éditeurs, Paris, 1903, p. 343-344.

 

Samedi 24 octobre 1903

 

Allemagne, train : adoption du casque pour les bataillons du train.

La revue militaire des armées étrangères a publié cette information : « En Allemagne, les hommes de troupe du train avaient jusqu’à présent comme coiffure le shako ; seuls les officiers portaient le casque. Un ordre de Cabinet du 24 octobre dernier, prescrit le remplacement du shako par un casque analogue à celui de l’infanterie, avec jugulaire métallique ; en tenue de parade, il sera surmonté d’un plumet, blanc dans la Garde, noir dans la ligne. Cette mesure ne sera prise que progressivement, suivant les ressources disponibles ».

Source : S0463 : Revue militaire des armées étrangères, Tome 62, juillet-décembre 1903, n°913 décembre 1903, R. Chapelot & Cie, imprimeurs-éditeurs, Paris, 1903, p. 423.

 

Jeudi 29 octobre 1903

 

Allemagne, armée : mutations dans le Haut-commandement.

La revue militaire des armées étrangères nous livre ces informations : « Un ordre de Cabinet du 29 octobre dernier a prescrit les mutations suivantes : Le général de cavalerie von Massov, commandant du IXe corps d’armée, récemment détaché comme suppléant du président de la Cour de justice militaire de l’Empire, est classé dans les officiers à la suite de l’armée et nommé président de cette Cour, en remplacement du général von Gemmingen, décédé. Le général-lieutenant von Bock und Polach, commandant de la 1re division, est chargé du commandement du IXe corps d’armée ».

Source : S0463 : Revue militaire des armées étrangères, Tome 62, juillet-décembre 1903, n°913 décembre 1903, R. Chapelot & Cie, imprimeurs-éditeurs, Paris, 1903, p. 421.

 

Novembre 1903

 

Autriche-Hongrie, armée : essais de mitrailleuses.

La revue militaire des armées étrangère a publié cet article : « La presse militaire austro-hongroise signale des essais qui se poursuivent en vue de l’introduction des mitrailleuses dans l’armée commune. Les essais entrepris actuellement ont pour objet l’étude de la mitrailleuse comme arme auxiliaire de la cavalerie. Deux détachements de cavalerie, servant chacun deux mitrailleuses ont été réunis à Vienne pour y apprendre le maniement de l’engin nouveau. Ils seront ensuite affectés respectivement aux 11e (Lemberg) et 15e (Sarajevo) corps d’armée, avec lesquels ils prendront part aux grandes manœuvres prochaines ».

Source : S0463 : Revue militaire des armées étrangères, Tome 62, juillet-décembre 1903, n°912 novembre 1903, R. Chapelot & Cie, imprimeurs-éditeurs, Paris, 1903, p. 341.

 

Décembre 1903

 

Allemagne, armée : les manœuvres impériales allemandes en 1903.

La revue militaire des armées étrangères a publié cet article : « Quatre corps d’armée, les 4e, 11e, 12e et 19e, ont pris part, en 1903, aux manœuvres impériales. En y comprenant les deux divisions de cavalerie habituelles, l’effectif s’est ainsi élevé à : 96 bataillons, 104 escadrons, 102 batteries. C’est le plus fort qui ait été réalisé depuis 1897.

(1897 : 8e, 11e, 1er et 2e bavarois : 143 bataillons, 105 escadrons, 111 batteries.

1898 : 7e, 10: 89 bataillons, 60 escadrons, 69 batteries.

1899 : 13e, 14e, 15: 91 bataillons, 92 escadrons, 67 batteries.

1900 : Garde, 2: 83 bataillons, 80 escadrons, 67 batteries.

1901 : 1er, 17: 89 bataillons, 80 escadrons, 81 batteries.

1902 : 3e, 5: 79 bataillons, 90 escadrons, 78 batteries).

L’importance des effectif mis en mouvement, dès qu’ils atteignent ces proportions, ne présente d’ailleurs qu’un intérêt secondaire ; les difficultés et les enseignements sont assez comparables, que chaque parti comprenne trois ou quatre divisions. Mais, pour la première fois les corps saxons ont manœuvré devant l’Empereur ; celui-ci a pris, le 11 septembre, le commandement d’une armée saxo-prussienne. L’occasion a ainsi été offerte au roi de Saxe de remercier le « chef suprême de l’armé » de ‘honneur fait à ses troupes, à l’Empereur de déclarer celles-ci « égales ou meilleures ».

Source : S0463 : Revue militaire des armées étrangères, Tome 62, juillet-décembre 1903, n°913 décembre 1903, R. Chapelot & Cie, imprimeurs-éditeurs, Paris, 1903, p. 373.

 

Etats-Unis, armée : budget de l’armée pour l’exercice 1903-1904.

La revue militaire des armées étrangères a publié cet article : « Les crédits votés annuellement par le Congrès pour les dépenses de l’armée sont répartis dans six lois de finances différentes. Ils s’élèvent, pour l’exercice 1903-1904 :

I. Acte d’allocation de crédits pour l’armée (Army approbation Act) : 77 888 753,83 Dollars.

II. Acte d’allocation de crédits pour les fortifications (Fortifications appropriation Act) : 7 188 416,22 Dollars.

III. Acte d’allocation pour l’Académie militaire (Military Academy appropriation Act) : 652 748,67 francs.

IV. Acte d’allocation de crédits pour dépenses législatives, exécutives et judiciares (Legislative, executive and judicial appropriation Act) : 1 944 176 Dollars.

V. Acte d’allocation de crédits pour diverses dépenses civiles (Sundry civil appropriation Act) : 14 407 770,50 Dollars.

VI. Acte d’allocation de crédits pour pensions (Pensions appropriation Act) : 139 847 600 Dollars.

Total : 241 929 464,22 Dollars ».

Source : S0463 : Revue militaire des armées étrangères, Tome 62, juillet-décembre 1903, n°913 décembre 1903, R. Chapelot & Cie, imprimeurs-éditeurs, Paris, 1903, p. 423.