Chroniques 1820 – 1824

 
 

Dernière mise à jour : 02 / 05 / 2022

 

Auteur de la page : MJR.

 

 

Fortifications : ouvrages en cours de construction ou de modernisation

 

 

Allemagne

 

(Sous le terme générique Allemagne, il s’agit de tous les états allemands du futur empire).

 

Cette rubrique concerne les fortifications allemandes en cours de construction ou de modernisation, conformément aux frontières de l’année en cours.

 

Après la chute de Napoléon, les Etats allemands renforcent sensiblement leurs frontières à l’ouest puis au sud, avec ouvrages de fortification qui s’inspirent des théories émises par les ingénieurs français Montalembert et Carnot. On abandonne les fortifications bastionnées pour se lancer dans la fortification polygonale. Ce nouveau style est appelé fortification néoprussienne. On commence à construire des ceintures d’ouvrages détachés, certes encore assez proches du noyau urbain, et dont la dimension de certains ouvrages est encore assez imposante.

 

Prusse

 

Front Ouest - Rhénanie

 

Place forte de Köln – Cologne

 

Ouvrages de flanquement de l’ancienne enceinte urbaine

 

Kehlmauer mur de la gorge (1818-1826) entre Ziegburger Strasse et Deutzer Werft. 1907 : arasement partiel. Etat : partie conservée Helenewallstrasse, et la partie sud côté Rhin a été bétonnée en 2008-2009.

Source : S2145.

 

Ceinture de fortification intérieure

 

Rive gauche du Rhin

 

Fort II Grossfürst Nikolaus von Russland (11/11/1816-12/1821) Bischofsweg / Marktstrasse / Am Toten Juden, Köln. Capacitéé initiale : 252 soldats. Fin des années 1880 : déclassement en tant qu’ouvrage de fortification. Seul fort détaché situé en dehors de la ceinture de fortification intérieure. Milieu des année 1930 : arasé et construction sur le site du grand marché. Etat : plus aucune trace visible.

Source : S2145.

 

Fort IV Erbgrossherzog Paul von Mecklenburg (1822-1825) Eifelstrasse im Volksgarten, Köln. Projet de l’Oberbaudeputation de Berlin, sous la direction de von Schinkel, réalisé sous la direction du Major de place Jachnik et des inspecteurs de la construction Bauinspektor Elsner et Buchius. Vers 1886 : déclassement en tant qu’ouvrage de fortification et passe dans le domaine communal. 1887-1889 : non utilisé et devient le premier fort vert de Cologne en tant que ruine dans un parc public. Ultérieurement transformé en service de restauration. 1930 : centre annexe de soins de la Croix rouge en tant que locataire et dépôt du service des parcs et jardins. Après 1945 : dépôt du service des espaces verts de la ville. Depuis 1983 : ateliers d’artistes. Etat : partiellement conservé.

Source : S2145.

 

Rive droite du Rhin

 

Enceinte urbaine de Deutz (1818-1822) faubourg de Deutz, à Köln, sur la rive droite du Rhin. A partir de 1907 : arasement de l’enceinte. Etat : plus aucune trace visible, hormis le tracé des routes : Kasemattenstrasse, Graf-Gessler-Strasse, Reichsplatz, Helenenwallstrasse, et les hauteurs de la Kasemattenstrasse munies de pierre en basalte.

Source : S2145.

 

 

Place forte de Koblenz

 

Ouvrages en cours de construction :

 

Rive droite du Rhin

 

Feste Ehrenbreitsein. Niederehrenbreistein (1815-1832) construit sur les débris des anciennes fortifications du plateau supérieur détruites par les troupes françaises en 1801 des ouvrages de la pente ouest d’Ehrenbreitstein. Reconstruction de la partie Nord avec la porte Neuwieder-Tor, jonction avec la partie supérieure Oberehrenbreitstein avec un mur de jonction et la tour Johannisturm, jonction jusqu’au Rhin avec 3 bastions et vers le sud avec un mur et un fossé plein d’eau à l’extrémité près de la ville et vallée Thal-Ehrenbreitstein, englobant ainsi les bâtiments préservés de l’ancien château granducal ainsi que le port. 1864 : nombreux travaux de modernisation du Niederehrenbreitstein. 1869-1871 : modernisation par ajoût de diverses constructions. 1882 : démolition du Neuwieder-Tor à cause de la construction de la ligne de chemins de fer de la rive droite du Rhin. 1887 : comblement du port transformé en terrain d’exercice. 1902-1903 : élargissement de la voie ferrée entraîne la démolition d’une partie des ouvrages sécurisant la montée à la partie supérieure ; il ne reste du Niederehrenbreitstein que la tour Johanisturm et la partie supérieure du chemin d’accès fortifié dénommé Felsenweg, les blockhaus de garde de la partie supérieure et quelques murs de la berge du Rhin.

 

2005/02 : Feste Ehrenbreitstein prise de vue à partie du bateau Amiral Exelmans.

 

Oberehrenbreitstein (Juin 1817-1828) construit en style néoprussien sur les ruines de l’ancien Ehrenbreitstein. L’ouvrage comprend : « Lange Ligne » (longue ligne) casernement à deux niveaux, dont une partie est est achevée en 1823. Les deux contregardes : « Kontregarden rechts » située sur le front Est, partiellement à deux niveaux : longueur 100 m ; « Kontergarde links » partiellement à deux niveaux. Ravelin partiellement à deux niveaux : dimension d’un côté du polygone, 200 m. « Rheinbastion », avec deux niveaux de casernes : face droite de 70 m, face gauche de 40 m. Couverture en terre allant de 0,30 à 3 m, aménagée pour l’artillerie et l’infanterie. « Landbastion » avec deux niveaux de casernes : face droite 60 m, face gauche 70 m. Couverture en terre allant de 0,30 à 3 m, aménagée pour l’artillerie et l’infanterie. « Kurtine » : longueur 60 m. « Mühltal-Vedette » ou « Mühltalbatterie » reconstruite en 1834 avec la communication souterraine vers le ravelin « Ravelin Fuchs ». « Ravelin Fuchs », ouvrage en terre destiné à flanquer le fossé de la Lange Linie et de la tour Turm Unbekannt. « Turm unbekannt » (tour sans nom), tour type Montalembert et ouvrage de flanquement à deux niveaux pour la protection de la porte « Feldtor ». « Oberen Terrassenbatterie », « Unterren Terrassenbatterie », deux batteries casematées à deux niveaux. « Johanisturm » ; « Niedertorkasematte », ouvrage casematé à deux niveaux, situé au pied de la colline, appelé ultérieurement « Neuwieder-Tor », qui commandait la route et la voie ferrée ; « Hohe Ostfront », sur le front Est, avec de nombreuses bouches à canons, longueur 100 m ; « Niedere Ostfront », longueur 120 m. « Helfenstein » avec sa poudrière sous roc installée en 1863.

1838 : forrage d’un nouveau puits de 32,5 m. 1844 : installation d’un autre puits sur le « Schlosshof ».  28/03/1845 : éboulement du front Nord de la partie sud, sur le Felsenweg. 1864-1867 : installations de nombreuses traverses, magasins pour se protéger de l’artillerie rayée ; amélioration du système de contremines du front Nord ; 1918 : traité de Versailles reconnaît l’intérêt patrimonial de l’ouvrage et ne demande que la démolition des systèmes de contremines et de quelques ouvrages extérieurs.

2005/05 : Koblenz-Ehrenbreitstein : Feste Ehrenbreitstein, contregarde gauche.

 

Werk Glockenberg (1822-1823 environ) érigé initialement en tant que magasin à poudre défensif et dénommé ouvrage « Werk » lorsqu’il a été muni d’une enveloppe L’ouvrage comprenait un rempart précédé d’un fossé maçonné, avec un front dirigé vers le sud. Le flanc ouest était relié à une tour de flanquement pentagonale qui servait de réduit et de casernement et un rempart court vers le nord. 1864-1868 : travaux d’agrandissement, renforcement du rempart avec de nombreuses traverses et installation d’un rempart bas sur le côté nord qui accueillait désormait les magasins à munitions. Un bâtiment a été ajouté devant la tour réduit, avec des magasins à munitions au rez-de-chaussée et des locaux de stockage de vivres à l’étage. La gorge de la tour a été munie d’un étroit fossé et de deux pont-levis. L’ouvrage a été relié du côté ouest au nouvelles défenses de la porte Horchheimer-Tor avec un mur avec meutrières à fusils. Du côté Est l’ouvrage a été relié à l’aide d’un rempart droit aménagé pour l’infanterie et l’artillerie précédé d’un fossé au Fort Rheinhell. 1906 : remodelage de ce dernier rempart en position de batterie. 1920 : arasement de l’ouvrage, il ne restait que le bâtiment logement de la tour de flanquement et quelques restes du rempart, qui ont également été arasés ultérieurement. Etat : arasé.

 

Rive gauche du Rhin – Rive gauche de la Moselle

 

Feste Kaiser Alexander (1818-1822) sur l’emplacement de 3 lunettes construites en 1814 puis abandonnées, et d’un nouvel ouvrage commencé en 1816. Ouvrage au tracé carré d’environ 500 m de côté, avec un réduit en arc de cercle à la gorge avec caserne à trois niveaux. 1831 : construction de blockhaus devant les pointes du front de tête et achèvement des divers travaux complémentaires. Galerie de contrescarpe servant également de galerie enveloppe du système de congremines. Le réduit est relié par une communication souteraine au Fort Konstantin. 1864-1867 : face à l’artillerie à canons rayés, installation de traverses pleines et traverses-abri, suppression du mur crénelé du réduit et modernisations diverses. 16/07/1867 : AKO ordonnant l’installation d’un système de contremines sur le front sud. 1870-1871 : grand camp pour les prisonniers de guerre français. 1872 : début du renforcement des ouvrages avec les fonds issus de la dette de guerre française ; 1874-1876 : construction d’une enveloppe maçonnée large de 5 m autour du réduit. Nombreux travaux de réparation à la suite des nombreux dégâts des eaux dûs à la consistance du sol. 27/01/1903 : AKO pour l’abandon de l’ouvrage et des ouvrages de flanquement, utilisé désormais comme terrain d’exercice. 1920-1921 : dans le cadre du traité de Versailles, arasement de tout l’ouvrage hormis la porte Löwentor et un petit reste du réduit.

 

Feste Kaiser Franz (1816-1822).

 

2005/05 : Koblenz, Feste Kaiser Frantz : Ancien mur de l’ouvrage, près du cimetière.

 

Fort Asterstein (1818 ou 1819-1828) sur l’emplacement d’un ancien ouvrage français. 1830 : installation des troupes. Ouvrage au tracé de lunette face au sud, face gauche longue de 90 m, face droite longue de 60 m. Remparts aménagés pour l’artillerie et l’infanterie. Mur de gorge avec embrasures. Réduit casematé à deux niveaux pour 17 pièces d’artillerie. 1862 : les traditors sont reliés au réduit pour augmenter l’effectif des troupes hébergées. 1865-1868 : réparation et modernisations diverses, installation de traverses. 1918 : dans le cadre du Traité de Versailles, démolition des remparts, complement des fossés, seul le réduit a été conservé. 1999 : vendu à la commune d’Asterstein.

2009/09 : Koblenz Fort Asterstein : Vue extérieure du réduit.

 

Fort Grossfürst Konstantin (1821/22-1832) ouvrage à fossé sec construit sur un plateau à l’emplacement d’un monastère, sous la direction du Ingenieurleutnant Gärtner, relié par une communication souterraine de 550 m à la Feste Kaiser Alexander. Il comporte au pied de la colline une tour à plusieurs étages type Montalembert pour le flanquement de la route en contrebas. 1831 : occupation par la troupe. Après 1860 : installation d’une boulangerie de guerre et d’un magasin à poudre. 1879-1882 : travaux de renforcement des pentes rocheuses à la suite d’effondrements. 27/01/1903 : AKO ordonnant l’abandon de l’ouvrage. 1918 : Ouvrage non concerné par les mesures d’arasement du Traité de Versailles. 1940-1945 : poste de commandement de la défense anti-aérienne. Après 1945 : le fossé a été comblé et l’ouvrage conservé. Ouvrage restauré et géré par une association.

2005/06 : Koblenz, Fort Grossfürst Konstantin : Entrée du fort.

 

Moselbatterie (1821) à priori installée initialement en tant que magasin à poudre défensif du temps de paix à droite de la Feste Alexander. 1848 : le bâtiment est vidé de la poudre et transformé pour le temps de guerre. Peu de renseignements disponibles sur cette batterie, hormis quelle n’apapraît plus sur les plans de défense de 1900 et 1914, elle aurait été à priori arasée.

 

Bubenheimer Fesche (1819-1825).

 

Enceinte urbaine de Koblenz « Stadtumwallung » (1819-1822).

 

2006/05 : Koblenz : Restes de l’enceinte urbaine.

 

Neuendorfer Flesche (1820-1825)

 

Moselflesche (1820-1825).

Source : S0297.

 

France

 

Cette rubrique concerne les fortifications françaises en cours de construction ou de modernisation, conformément aux frontières de l’année en cours.

 

France Front Ouest Côtes de la Manche et de l’Atlantique

 

Place forte de Royan

 

Ouvrages en cours de construction :

 

Fort du Chay (1812-1858) souvent appélé Fort de Royan, équipé d’un corps de garde Mle 1846. 1914 : armement 6 x 95 mm, 2 x 19 cm Mle 1878, 4 x 27 cm Mle 1870 M, 4 x 24 cm Mle 1876 sur affût GPC.

 

Fort Liédot (1811-1834) Fort de la Sommité. Fort carré aux angles bastionnés. 1863-1870 : sert de cible pour les essais des nouveaux canons rayés. 1878-1880 : remaniement du fort. 1899 : installation d’une plateforme d’artillerie bétonnée sur chacun des 2 bastions face à la mer ; aménagement de magasins. 1914-1918 : sert de prison.

Source : S2757.

 

France Front Nord-Est

 

Place forte de Belfort

 

Ouvrage en cours de modernisation :

 

Citadelle (Début XIIIe S.1637-1648 – 1687-1689), à Belfort, d’abord château féodal construit par les comtes de Montbéliard, 1637-1689 transformé par Gaspard de Champagne, comte de Suze, puis de 1687-1689 la citadelle complètement remaniée et la ville agrandie est réorganisée par Vauban. 1813-1814 : siège de la place forte. 1815 : siège de la place forte. 1817-1840 : remaniement de la place selon les plans de Haxo et le château est complètement transformé. 03/11/1870-02/1871 : siège de la place forte.

Source : S1000. S2045.

 

Enceinte urbaine de Belfort (1687-1689) à Belfort. L’enceinte et la citadelle sont complètement remaniée d’après les plans de Vauban. 1817-1840 : remaniement de la place forte par Haxo. 03/11/1870-02/1871 : siège de la place forte.

Source : S1000. S2045.

 

Place forte de Besançon

 

Ouvrage en cours de construction :

 

Fort Breguille (1820-1832) Fort Morand, fort bastionné (5 bastions).

Source : S2757.

1998/03 : Besançon, Fort de Breguille : Caserne de gorge et entrée.

 

Jura Frontière suisse

 

Ouvrage en cours de construction :

 

Fort du Haut (1820-1828) batterie édifiée à l’emplacement d’une ancienne redoute. Le Fort de l’Ecluse et le Fort du Haut sont reliés par une galerie souterraine vers 1831.

Source : S2757.

 

Pays-Bas

 

Cette rubrique concerne les fortifications néerlandaises en cours de construction ou de modernisation, conformément aux frontières de l’année en cours.

 

Ligne d’Utrecht « Waterlinie »

 

Place forte d’Utrecht

 

Ouvrages en cours de construction :

 

Fort De Bilt (1819-1821), initialement un ouvrage en terre avec 4 bastions. 1848 : déplacement de la route d’accès vers le sud du fort. 1850-1852 : blockhaus de garde à l’épreuve des bombes. 1875-1877 : modernisation : caserne, magasins et abris à l’épreuve des bombes ; système de récupération et de filtration des eaux de pluie avec citterne de 80 000 litres. 1885 : équipage du fort environ 250 hommes ; armement : 34 pièces d’artillerie. 1900 : installation d’un stand de tir pour carabines et pistolets. 1932-1935 : construction de 5 abris de groupe en béton sur le côté Est du fort. 1936 : installation d’une casemate de mitrailleurs côté Nord. 1940-1944 : le fort est un lieu de détention des résistants néerlandais. 1949 : érection d’un monument pour les 149 personnes exécutées sur pace. 1997 : le fort devient la propriété de la commune d’Utrecht et assure depuis 1999 des fonctions éducatives, géré par la Fondation du Mémorial du Fort De Bilt. 1995 : inscrit à la liste du Patrimoine Mondial de l’UNESCO.

 

Fort Blauwkapel (1818-1821), construit autour d’un village existant, il tire son nom de la chapelle du village. Plus grand fort de la ligne de Waterlinie. Ouvrage en terre à 4 bastions avec réduit de gorge. 1849-1852 : élévation et renforcement des remparts, construction d’un blockhaus de garde. 1860 environ : renforcement du blockhaus de garde par de la terre. 1874 : construction de deux casernes, d’abris et de magasins à l’épreuve des bombes. 1914-1918 : fort transformé en un point d’appui d’infanterie avec un effectif mobilisé de 300 hommes, muni de tranchées, abris en bois, d’observatoires, de mitrailleuses et de réseaux de fils de fer barbelé. 1918 : construction de 3 abris en béton. 1939-1940 : installation d’un réseau d’obstacles antichars (dénommés asperges) et de quelques abris de groupe en béton. Mars – avril 1940 : construction d’une tranchée bétonnée. 1940-1944 : démolition des installations militaires du bastion Nord et excavation des remparts. 2003-2008 : travaux de restauration de la chapelle, des fortifications, et de tout le village pour le rendre accessible et fonctionnel.

2012/07, Utrecht, Fort Blauwkapel : Vue de la façade de gorge de l’abri à l’épreuve des bombes.

 

Fort De Gagel (1819-1821) ouvrage en terre, construit dans un premier en forme de L, avec un rempart d’artillerie entouré d’un fossé. 1848 : réorganisation de l’ouvrage. 1850-1852 : construction d’un blockhaus de garde à l’épreuve des bombes, avec 2 positions de tir pour obusier sur le toit et mur de protection avec créneaux de fusillade. 1870-1871 : mobilisation et mise en état de défense. 1880 environ : modernisation et construction d’une casernes et d’abris à l’épreuve des bombes, modernisation du blockhaus de garde avec suppression de l’étage ouvert. 1914-1918 : mobilisation et mise en état de défense. 1935-1940 : installation de 3 abris de groupe bétonnés et de tranchées et mise en état de défense en 1939-1940 ; instalation de nombreux abris de groupes au Nord et à l’Est du fort. 1971 : acheté par la commune d’Utrecht, différentes associations utilisent les locaux de l’ouvrage et le site est un parc public.

2012/07, Utrecht, Fort De Gagel : Vue de la façade de gorge de caserne à l’épreuve des bombes.

 

Fort Aan de Klop (1820) ouvrage rectangulaire en terre. 1848-1849 : important agrandissement du fort. Un canal d’inondation passe à côté du fort et assure alimentation du fossé plein d’eau. Des haies d’aupépine sont utilisées comme obstacle. 1851-1852 : construction du blockhaus de garde à l’épreuve des bombes. 1878, 1898 et 1914 : installation de 3 entrepôts d’artillerie. 1891 : modification du pont d’accès au fort. 1939-1940 environ : installation de 4 abris de groupe en béton. Jusqu’en 1980 le fort appartient au ministère de la défense. 1997 : installation d’un petit terrain de camping par la municipalité, d’une auberge et d’un café ouverts entre 2004 - 2007.

 

Lunet II (31 mai 1822-1823), une des quatre lunettes construites au SE d’Utrecht. Lunette en terre, à fossé plein d’eau, flanquée par deux casemates qui a nécéssité 2 200 pieux en bois pour les fondations, 4,5 millions de briques et des pierres de taille d’Enghien en Belgique appelées pierres d’Escausine. 1885 environ : effectif et armement des 4 lunettes : 285 hommes et 36 pièces d’artilellerie. 1895 : installation d’un hangar en bois. 1997 : achetée par la municipalité d’Utrecht. 1935-1940 environ : construction d’une casemate de mitrailleuse sur les lunettes I, III et IV. 1938-1939 : construction de 2 abris de groupe en béton, inachevés (sans toit). 2009-2010 : restauration de l’ouvrage. L’ouvrage est utilisé par centre de formtion de jeunes et une association de défense du patrimoine.

 

Lunet III (28 juillet 1823 – 1825 environ) une des quatre lunettes construites au SE d’Utrecht. Lunette en terre, à fossé plein d’eau, flanquée par deux casemates et un mur de gorge crénelé qui a nécéssité 2 000 pieux en bois pour les fondations, 5,3 millions de briques et des pierres de taille d’Enghien en Belgique appelées pierres d’Escausine. 1885 environ : effectif et armement des 4 lunettes : 285 hommes et 36 pièces d’artilellerie. 1997 : achetée par la municipalité d’Utrecht. 1935-1940 environ : construction d’une casemate de mitrailleuse sur les lunettes I, III et IV. 1938-1939 : construction de 2 abris de groupe en béton, inachevés (1 sans toit & 1 dalle en béton).

2012/07, Utrecht, Lunet III : Vue de l’ouvrage de flanquement de l’angle de gorge droit.

 

Lunet IV (1824 – 1826) une des quatre lunettes construites au SE d’Utrecht. Lunette en terre, à fossé plein d’eau, flanquée par deux casemates et un mur de gorge crénelé qui a nécéssité 1 900 pieux en pin pour les fondations, 5,3 millions de briques et des pierres de taille d’Enghien en Belgique appelées pierres d’Escausine. 1885 environ : effectif et armement des 4 lunettes : 285 hommes et 36 pièces d’artillerie. 1997 : achetée par la municipalité d’Utrecht. 1935-1940 environ : construction d’une casemate de mitrailleuse sur les lunettes I, III et IV. 1938-1939 : construction de 2 abris de groupe en béton, inachevés (2 dalles en béton).

2012/07, Utrecht, Lunet IV : Vue de l’ouvrage de flanquement de l’angle de gorge droit.

 

 

Chroniques des années 1820 – 1824

 

 

1820

 

France : rétablissement de la censure de la Presse.

En 1820, après l’assissinat du duc de Berry, les ultras rétablissent la censure et l’autorisation préalable.

Source : S3533.

 

Mercredi 19 juillet 1820

 

France, Strasbourg : changement de préfet du Bas-Rhin.

Après l’accès au trône de France de Charles X, le préfet du Bas-Rhin Joseph-Léonard vicomte Decazes quitte son poste en juillet 1815. Il est remplacé par le baron Louis-Antoine de Malouet (1789) le 19 juillet 1820. Ce dernier reste à ce poste jusqu’en mars 1822.

Source : S1048.

 

Samedi 23 mars 1822

 

France, Strasbourg : changement de préfet du Bas-Rhin.

Le 23 mars 1822, le marquis Louis-Simon de Vaulchier de Deschaux (1780-) est nommé préfet du Bas-Rhin. Il reste à ce poste jusqu’en avril 1824.

Source : S1048.

 

Samedi 23 mars 1822

 

France, Strasbourg : changement de préfet du Bas-Rhin.

Le 7 avril 1824, Claude Esmangart (1769-1837) est nommé préfet du Bas-Rhin. Il reste à ce poste jusqu’en mars 1828.

Source : S1048.

 

1824

 

Mardi 8 juin 1824

 

France : loi du 8 juin 1824 relative au service militaire.

La loi du 8 juin 1824 supprime la vétérance, porte la durée du service actif de six à huit ans et le contingent annuel de 40 000 à 60 000 hommes. L’armée active est ainsi portée à 480 000 hommes, unique ressource militaire du pays, maintenant privé de réserve.

Source : S0747.

 

 

Sources

 

S0297

Wischemann Rüdiger : Die Festung Koblenz, Rhénania-Verlag, Koblenz, 2ème édition, 1981.

 

S0747

René, lieutenant-colonel : Cours d’organisation de l’armée ; Tome II : L’armée en temps de paix ; Ecole d‘Application d’Artillerie, 1934.

 

S1000

Informations, documents et illustrations provenant de divers sites Internet.

 

S1048

Himly, François-J. : Chronologie de la Basse Alsace Ier – XXe siècle ; Strasbourg 1972.

 

S2045

Oberlé Raymond : Alsace 1870 : l’année terrible ; Bataille d’Alsace tome 3, éditions G4J, 2000.

 

S2145

Festungsstadt Köln, das Bollwerk im westen, Herrmann-Joseph Emons Verlag, 2010.

 

S2757

Frijns Marco, Malchair Luc, Moulin Jean-Jacques, Puelinckx Jean : Index de la fortification française 1874-1914, autoédition, 2008.

 

S3533

L’Histoire n°484, juin 2021, art. Winock, Michael : Les journalistes en première ligne.

 

S3550

Site Internet Wikipedia. Documents, illustrations et textes divers provenant de ce site.

 

S3551

Site Internet Wikimapia Strasbourg. Documents, illustrations et textes divers provenant de ce site.

 

S3552

Site Géoportail, Institut National de Géographie (I.G.N.). Cartes, photographies aériennes et documents divers téléchargé sur ce site.

 

 

Archives & Bibliothèques

 

AVES = Archives de la Ville et de l’Eurométropole de Strasbourg.

AD-67 = Archives départementales du Bas-Rhin ; Strasbourg.

BCGS = Bibliothèque du cercle de garnison de Strasbourg (fermée, ouvrages seront transférés).

BNF = Bibliothèque Nationale de France

BNUS = Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg

BMS = Bibliothèques Municipales de Strasbourg.

BA = Bundesarchiv (archives fédérales allemandes)

BA-MA = Bundesarchiv Abteilung Militärarchiv, Freiburg

GSTaPK = Geheimes Staatsarchive Preussischer Kulturbesitz, Berlin.

GLAKa = Generallandessarchiv Karlsruhe

BA-St = Bundesarchiv, Stuttgart.

SHD = Service Historique de la Défense, Vincennes.

 

Archives personnelles, collections, dessins, photographies, relevés sur le terrain, de sources privées

 

MJR = Richard