Chroniques 1700-1799

 
 

XVIIIe siècle

 

Dernière mise à jour : 10 / 03 / 2022

 

Auteur de la page : MJR.

 

Fortifications, ouvrages en cours de construction

 

 

Allemagne

 

 

Cette rubrique concerne les fortifications allemandes en cours de construction ou de modernisation des différents Etats allemands, qui sont actuellement sur le territoire allemand actuel.

 

Allemagne Front Est

 

 

Place forte de Magdeburg

Ouvrages en cours de construction :

Première enceinte urbaine bastionnée (1688-1715) enceinte urbaine composée de 11 bations devant l’ancienne enceinte avec des rondelles, bastions, tenailles et ravelins.

Zitadelle (1683-1702) avec 5 bastions.

Deuxième enceinte urbaine bastionnée (1715-1740) avec 11 bastions : Leopold, Arnim, Stille, Dönhoff, Friedrich Wilhelm, Heinrich, Braunschweig, Ferdinand, Lüneburg et Hessen.

Turmschanze (1718-1721) par l’ingénieur Walrave à l’ouest de la citadelle.

Fort Berge (1721-1725 environ) au sud de la ville, au tracé tenaillé.

 

Belgique

 

Fortifications construites à l’époque sur le territoire de l’actuelle Belgique.

 

Place forte d’Anvers

 

Rive gauche de la Schelde (Escaut)

Fort de Perel (1584) Fort la Perle, NO d’Anvers, rive gauche de la Schelde (Escaut), construit sur ordre du duc de Parme, Alexandre Farnèse, dans le coude de l’Escaut à Kallo. il s’agit du Fort de Perel 1. 1702 : reconstruction du fort plus au nord, il est appelé Fort de Perel 2. 1786 : arasement du Fort de Perel 2. 1877-1883 : reconstruction du fort sur l’emplacement du fort de Perel 2. Il est dénommé Fort de Perel 3. Ce fort de côte qui défend l’entrée de l’Escaut avec les forts Sainte-Marie et Saint-Philippe, devait être armé de 3 coupoles cuirassées, de 4 canons de 24 cm et 2 de 28 cm. Mais compte tenu de l’évolution rapide de l’artillerie de marine, il n’a jamais été armé. 1914-1918 : à priori il n’a pas été endommagé pendant la 1ère guerre mondiale. 1940-44 : pendant l’occupation, il servait de lieu de stockage des mines marine. Lors de la retraite des troupes allemandes, ils ont détruit le dépôt et le fort a été très endommagé. 1958 : les derniers vestiges sont arasés lors de l’agrandissement du port d’Anvers. Site Internet.

 

France

 

Fortifications construites à l’époque sur le territoire français actuel.

 

Front Ouest Côtes de la mer du Nord Manche et de l’Atlantique

 

 

Place forte de Cherbourg

Ouvrages en cours de construction ou de modernisation :

Batterie de Quinéville Nord (1689) à Cherbourg, côtes Est du Cotentin. Fin du XVIIIe siècle : la batterie est détruite et reconstruite sous la forme d’une redoute rectangulaire. Etat actuel : propriété privée.

Batterie de Ravenoville (XVIIIe siècle) à Cherbourg, face à la rade de Saint-Vaast-la-Hougue. Ancienne redoute au tracé carrée de 26 m de côté. XIXe siècle : uniquement utilisée en tant que réduit. 23/11/1882 : la Commission de défense des côtes décide de la réorganiser. 1888 : me Conseil supérieur de guerre propose son déclassement et aucune réorganisation ne sera réalisée.

Fort du Homet (1779-1785). 1891 : aménagement d’un observatoire de la ligne des torpilles et de deux feux chercheurs.

Fort de l’Île Pelée (1779-1792) NE de Cherbourg. 1940-44 : installation d’un petit poste d’observation allemand.

Source : S2757.

Fort de Querqueville (1787-1806) NO de Cherbourg. Construit sur l’emplacement d’un ancien fort selon les conceptions du marquis de Montalembert. Comprend un hémicycle avec 49 casemates ouvertes à l’arrière sur une vaste cour, plus 2 casemates de chaque côté, soit 53 embrasures à garnir. Le front de terre est bastionné. 1881 : Seuls 13 des casemates sont armées avec 10 canons de 30 (165 mm) et 3 obusiers de 22 cm lisses.

Source : S2757, p. 412-413.

 

Place forte de Saint-Malo

 

Cancale

 

Îlot des Rimains

Ouvrage en cours de construction :

Fort des Rimains (Avril 1780-12 octobre 1782) batterie provisoire, vieil ouvrage, situé en Ille-et-Vilaine, place forte de Saint-Malo. Le fort coiffe tout l’îlot des Rimains dans la rade de Cancale. L’ouvrage comprenait des chambres, un corps de garde, une chapelle, un logement du gardien, des magasins, une prison et un hangar d’artillerie, un système de récupération des eaux de pluies avec une citerne de 65 000 litres. Les travaux auraient coûté 300 000 livres. 1888 : la Commission de Défense des côtes déclasse le fort. Etat actuel : propriété privée, résidence secondaire. Site Internet

Source : S2757, p. 436.

 

Place forte de Saint-Malo

Ouvrages en cours de construction :

Fort de la Cité (1759 environ) parfois dénommé Fort de la Citée d’Alet ou Aleth. Pentagone irrégulier avec 4 bastions d’angle. 1890 : installation d’une batterie de 4 canons de 95 mm. 1940-1944 : construction de nombreux aménagements et cuirassements allemands.

Fort de Châteauneuf (1777-1785). 1985 : déclassement du fortin.

Source : S2757.

 

Place forte de Brest

Ouvrages en cours de construction :

Batteries de l’île Longue (1775 environ). 1879 : construction d’un rempart au niveau de l’isthme. 1888 et 1890 : armement 4 canons de 24 cm et 4 canons de 19 c.

Batterie de la Rose (1740- ou 1788) place de Brest, en contrebas du Château, débouché G du Penfeld. Armement initial : 5 canons. 1867 : armement 10 canons de 30 rayés, 10 obusiers lisses de 22 cm. 1879 : armement 4 canons de 16 cm modèle 1858-60. 1899 : déclassé, sert désormais de magasin à charbon. Etat : casemates encore visibles mais les merlons de terre du cavalier ont disparu.

Source : S2757, p. 445.

Fort du Dellec (1747). 1893 installations de 2 canons de 47 mm Mle 1885 TR sur affût M Mle 1885 à crinoline et 1 projecteur de 90cm.

Fort de la Fraternité (1791). Mai 1876 : désarmé et déclassé par la loi du 27 mai 1889.

Fort de Kéranroux (1777-1783).

Fort Montbarey (1777-1783) anciennement appelé Fort Saint-Pierre.

Fort de Penfeld (1777-1782), au N de Brest. Fort détaché dû au Marquis de Langeron, tracé en forme de pentagone. 1944 : bombardement du fort.

Position du Fort du Corbeau (1775 environ). 1880 : construction de plusieurs batteries.

Redoute du Questel (1777-1782) NO de Brest. Tracé en forme de losange.

 

Place forte de Lorient

Ouvrages en cours de construction ou de modernisation :

Batterie de Keragan (1749) Fort Bloqué ou Fort de Kergan avec un corps de garde Mle 1846 n°3. 1871 : dernières modifications. 1888 : déclassement. 2000 : résidence de vacance.

Citadelle de Port Louis (Décembre 1590- ?, fin du XVIe siècle) vieille forteresse espagnole construite par l’architecte Cristobal de Rojas, Lorient, commune de Port Louis. Août 1598 : Une partie de la citadelle est détruite sur ordre du maréchal de Brissac. 1618-1621 : Reconstruction de la citadelle qui est complètement remaniée. 1666 : La compagnie des Indes Orientales s’instalel dans la rade de Port Louis et création de la ville de Lorient. XVIIIe siècle : Aménagement de puits, citernes et jardins potager. 1907 : Installation de 4 canons de 100 mm sur le 7 et de 2 canons de 24 cm sur le bastion 9. 1941-1944 : Occupation militaire allemande pour assurer la surveillance de la rade et du trafic maritime. 29 avril 1948 : Classement sur la liste des monuments historiques. 2007 : Départ des derniers militaires en garnison dans la citadelle. Actuel : La citadelle abrite deux musées : Le Musée de la compagnie des Indes qui est le musée d’art et d’histoire de la ville de Lorient et l’antenne de Port Louis du musée de la marine nationale.

Fort de Pen Maré (1761), à Lorient sur le Blavet, 4 km en arrière de la Citadelle de Port Louis. 1779 : modernisation. 1908 : abrite sous béton la 1ère radio de la Marine Nationale.

Source : S2757, p. 436.

 

Fortifications de la presqu’île de Quiberon

Fort de Penthièvre? – 1759) sur l’isthme de la presqu’île de Quiberon. Achevé dans l’urgence en 1759 et modernisé à plusieurs reprises jusqu’en 1848. 1888 : assure uniquement la fonction de casernement.

Source : S2757, p. 436.

 

 

France Front Sud-Est

 

 

Place forte de Briançon

Ouvrages en cours de construction :

Fort d’Anjou (1724-1734).

Fort Dauphin (1724-1734) fort à 4 bastions.

Fort de Randouillet (1724-1734) à Briançon, altitude 1604 m. 1880 environ : creusement de 2 magasins cavernes et d’un abri dit « mi-caverne » enfoncé dans le roc et recouvert de terre. Le fort réceptionnait le téléphérique du fort de l’Infernet. 2007 : campagne de dépollution pyrotechnique. Etat actuel : domaine militaire.

Redoute du Point du Jour (1724-1734), E-SE de Briançon. Tour carrée à 2 niveaux, en service jusqu’après 1870.

Source : S2757, p. 436.

 

France Front Sud Côtes de la Méditerrannée

 

Place forte d’Antibes

 

Batterie du Graillon (1704) tour de guet, place d’Antibes, au Cap d’Antibes. Ancien site militaire. Etat : propriété du Conservatoire du littoral qui a installé l’espace « Mer et littoral » géré par la ville d’Antibes – Juan-les-Pins, visitable de juin à septembre. Adresse : Batterie du Graillon, 175 boulevard J.F. Kennedy, 06160 Juan-les-Pins. Site Internet

Source : S1000. 

 

Fortifications de l’île de Porquerolles

Ouvrage en cours de construction :

Batterie de Lequin (1794) muni d’un corps de garde Mle 1846 n°2 avec 8 emplacements de pièces. 1870 : réduction de l’armement.

Source : S2757, p. 436.

 

Pays-Bas

 

Fortifications construites à l’époque sur le territoire des Pays-Bas actuels.

 

Place forte de Muiden

Ouvrage en cours de construction :

Westbatterij (1799). A l’embouchure de la Vecht. Modernisée 1850-1852 avec l’ajout d’une tour porte de flanquement. Déclassée après 1870, elle a été modernisée en 1880-1885.

 

Chroniques

1705

 

France, fortifications : classements des places et ouvrages de fortification.

En 1705, la France comptait en tout 300 places fortes, c’est-à-dire : 119 villes, 58 forts, 34 citadelles, 57 fortins et 29 redoutes, dont la garnison exigeait en temps de paix 172 bataillons. Lorsqu’il fut démontré plus tard que les finances du royaume ne permettaient pas l’entretien continuel de ces nombreuses places, on en laissa tomber en ruines une grande partie, et on partagea celles que l’on conservait en trois classes.

Places fortes de première classe : la première classe comprent les places qui paraissaient être d’une haute importance en cas de guerre : elles devaient être continuellement entretenues en état de défense et améliorées en leurs points faibles. La première classe comprend les 48 places suivantes : Calais, Gravelines, Dunkerque, Bergues, Saint-Omer, Lille, Douai, Valenciennes, Condé, Maubeuge, Philippeville, Charlemont, Givet, Mézières, Sedan, Montmédy, Longwy, Thionville, Metz, Sarrelouis, Bitche, Landau, Strasbourg, Neuf-Brisach, Huningue, Besançon, Fort Barreaux, Grenoble, Briançon, Mont-Dauphin, Antibes,, Toulon, Fort de Marseille, Perpignan, Fort Vendée, Montlouis, Saint-Jean-de-Port, Bayonne, Blaye, l’île d’Oléron, la Rochelle, l’île de Ré, Belle-Isle, Fort Louis, Brest, Saint-Malo, Cherbourg et le Havre-de-Grâce. Les sept postes appartenant à cette classe sont : Fort Sluys, Pierre-Chatel, Queyras, les forts de Cette, Bellegarde et Médoc, l’île d’Aix et la Hogue.

Places fortes de seconde classe : les places moins importantes, que l’on conservait telles qu’elles étaient sans les améliorer, forment la seconde classe. On compte au contraire dans la seconde classe 27 places, savoir : Boulogne, Ardres, Béthune, Arras, Bouchain, Cambray, le Quesnoy, Landrecies, Guise, Avesnes, Rocroi, Verdun, Marsal, Wissembourg, Fort Louis sur le Rhin, Collioure, Navarreins, Rochefort, Lorient, Grandville. Plus 40 postes qui sont : la citadelle de Montreuil, Saint-Venant, Bavay, Marienbourg, le château de Bouillon, Carignan, Stenay, Rodemack, Sierck, Lauterbourg, Petite-Pierre, Fort Mortier, Landskrone, le château Blamont, le château de Joux, Saint-Vincent, Val-de-Barcelonette, Colmar, les îles de Sainte-Marguerite les îles d’Hyères, la citadelle de Saint-Esprit, Aigues-Mortes, le fort Breskou, Fort-les-Bains, Prats de Mollo, Villefranche, Fort-Socoa, Fort Chapus, Fouras, le château de Niort, le château de Nantes, les îles Hoedic et Quat, l’îleGrouais, Concarneau, le château Taureau (baie de Morlaix), le château Châteauneuf, le château de Caen, le château de Dieppe, les batteries et retranchements des côtes.

Places fortes de troisième classe : la troisième classe comprend le petit nombre des places d’une importance tout à fait secondaire. Enfin vingt-deux forteresses composent la troisième classe : Abbeville, Montreuil, Hesdin, Doullens, Bapaume, Amiens, Péronne, Ham, Saint-Quentin, la Fère, Toul, Nancy, Haguenau, Auxonne, Salins, Valence, Seyne, Sisteron, Béziers, Narbonne, Carcassonne et Carentan. Neuf postes appartiennent à cette classe : Fort Mardick, Lichtenberg, Fort Alais, Peccais, la citadelle de Montpellier, le château Salzas, les châteaux de Lourdes, Dax et Brouage.

Source : S0913, p. 251-253.

 

Strasbourg place forte : publication de l’ouvrage « Architecture des forteresses » de Daniel Specklin, ancien architecte de la ville de Strasbourg.

Diverses éditions de « Architectur von Vestungen » (architecture des forteresses) du célèbre ingénieur strasbourgeois Daniel Specklin ont été publiées à Strasbourg en 1589, 1590, 1608 et à Dresde en 1705, 1712 et 1736. L’édition de 1599 parue après sa mort, par les soins de son beau-frère, a été augmentée de notes laissées par l’auteur.

Source : S0913.

 

1712

 

Strasbourg place forte : publication de l’ouvrage « Architecture des forteresses » de Daniel Specklin, ancien architecte de la ville de Strasbourg.

Diverses éditions de « Architectur von Vestungen » (architecture des forteresses) du célèbre ingénieur strasbourgeois Daniel Specklin ont été publiées à Strasbourg en 1589, 1590, 1608 et à Dresde en 1705, 1712 et 1736. L’édition de 1599 parue après sa mort, par les soins de son beau-frère, a été augmentée de notes laissées par l’auteur.

Source : S0913.

 

1736

 

Strasbourg place forte : publication de l’ouvrage « Architecture des forteresses » de Daniel Specklin, ancien architecte de la ville de Strasbourg.

Diverses éditions de « Architectur von Vestungen » (architecture des forteresses) du célèbre ingénieur strasbourgeois Daniel Specklin ont été publiées à Strasbourg en 1589, 1590, 1608 et à Dresde en 1705, 1712 et 1736. L’édition de 1599 parue après sa mort, par les soins de son beau-frère, a été augmentée de notes laissées par l’auteur.

Source : S0913.

 

1737

 

Hollande : publication : Adam Freitag (mathématicien), Architecture militaire nouvelle et augmentée, en latin ; Leyde ; 1668.

Liste des diverses éditions :

Réimprimé à Leyde en 1631, 1635 (en français) et 1642 ; traduction française publiée à Paris en 1668 et réimprimée à Leyde en 1737 ; traduction allemande publiée en 1665 à Amsterdam sous le titre : Neue und vermehrte Fortifikation.

Source : S0913.

 

1747

 

France, Strasbourg garnison : construction des casernes.

Sous Louis XV des projets importants concernent le quartier St-Nicolas, en vue, comme le demande l’ingénieur du Portal en 1747 et, plus tard, l’architecte Blondel, d’assurer la liaison avec le centre-ville et l’Esplanade. L’architecte de la ville Werner dresse le plan d’ensemble que son successeur Boudhors va réaliser en partie, en 1780, dans les quartiers St. Nicolas et des Ponts couverts, combinant style classique – maçonnerie avec bandeaux de pierres de taille – et tradition locale, grands toits pointus à plusieurs étages de lucarnes. L’ensemble à coûté cher au Magistrat obligé à différentes reprises d’avoir recours à l’emprunt.

Source : S0002, p. 226.

 

1756

 

France, Strasbourg garnison : construction de la caserne Austerlitz.

A Strasbourg, la caserne Austerlitz est construite entre 1756 et 1760.

Source : S0162.

 

1780

 

France, Strasbourg garnison : construction des casernes.

Sous Louis XV des projets importants concernent le quartier St-Nicolas, en vue, comme le demande l’ingénieur du Portal en 1747 et, plus tard, l’architecte Blondel, d’assurer la liaison avec le centre-ville et l’Esplanade.  L’architecte de la ville Werner dresse le plan d’ensemble que son successeur Boudhors va réaliser en partie, en 1780, dans les quartiers St. Nicolas et des Ponts couverts, combinant style classique – maçonnerie avec bandeaux de pierres de taille – et tradition locale, grands toits pointus à plusieurs étages de lucarnes. L’ensemble à coûté cher au Magistrat obligé à différentes reprises d’avoir recours à l’emprunt.

Source : S0002, p. 226.

 

France, Strasbourg garnison : construction de la caserne Baratier.

A Strasbourg, la caserne Batartier est construite entre 1780 et 1784. Elle est agrandie entre 1843 et 1855.

Source : S0162.

 

1784

 

France, Strasbourg place forte : disparition des ponts couverts en bois remplacée par de simples passerelles en bois.

La construction de la première enceinte en pierre de Strasbourg au XIIIe siècle a nécessité une installation défensive adaptée à la configuration occidentale de l’ellipse insulaire ou l’Ill se divise en plusieurs canaux, respectivement du nord au sud : le canal de navigation, ceux de la Spitzmühle, de la Duntzenmühle et de la Zornmühle.

En conséquence, à cette époque on a fait le choix de fermer ce front vulnérable en y jetant des ponts successifs défendus par quatre tours en brique de même type que celles qui ponctuaient le reste de l’enceinte. Toutefois la première tour située au nord, dénommée Maltzenturm, a été victime d’un incendie et finalement rasée en 1869.

Actuellement ne subsistent que la tour « Heinrichsturm » qui servait de prison civile, la tour « Hans von Altenheimturm » et la tour des Français, utilisée comme prison militaire aux XVIIIe et XIXe siècles. Les autres tours connurent une affectation similaire pendant l’époque révolutionnaire.

La dénomination de Ponts-Couverts nous rappelle qu’ils formaient une succession de galeries couvertes d’une toiture vers 1300 ; ouvertes vers la ville, elles étaient closes d’une paroi en bois seulement percées d’archères du côté de l’assaillant. Ces dispositifs pittoresques visibles sur une gravure de Wenzel Hollar intitulée « L’Eté » (faite vers 1630) disparaissent en 1784 pour être remplacés par de simples passerelles en bois sur pilotis. Malgré la disparition de ces galeries couvertes depuis le XVIIIe siècle, l’ensemble continue d’être désigné comme Ponts-Couverts.

Source : S0003, p. 439-440.

 

1788

 

France, Strasbourg garnison : construction de la caserne Barbade.

A Strasbourg, la caserne Barbade est construite en 1788. Entre 1871 et 1918 elle est dénommée Schleusenkaserne par les autorités allemandes.

Source : S0162.

 

1799

 

9 novembre 1799

 

France, politique : chef de l’Etat.

Depuis le 9 novembre 1799, la France est sous le régime du Consulat. Elle est représentée par trois membres provisoires du Consulat jusqu’au 12 décembre 1799 : Emmanuel-Joseph Sieyès (1748-1838) ; Pierre-Roger Ducos (1747-1816) et Napoléon Bonaparte (1769-1821).

Source : S1048, p. 169.

 

Sources

 

 

S0002

Georges Livet, Et de Francis Rapp, Roland Marx, Christian Baechler, François Pétry, Bernard Vogler : Histoire de Strasbourg, Editions Privat / Dernières nouvelles d’Alsace, 1987.

 

S0003

Dominique Toursel-Harster, Jean-Pierre Beck et Guy Bronner ; Alsace - Dictionnaire des monuments historiques ; Edition la Nuée Bleue, Strasbourg, 1995.

 

S0162

Andlauer, Albert : Strasbourg et ses casernes en cartes ; collection Erhart Robert et Albert Andlauer, autoédition tirée à 6 exemplaires, 1987.

 

S0913

A. de Zastrow : Histoire de la fortification permanente ou manuel des meilleurs systems et manières de fortification ; Tome premier ; 1866 ; Traduite de l’allemand sur la troisième édition par Ed. de La Barre Duparcq, chef de bataillon du Génie, Directeur des Etudes à l’Ecole de Saint-Cyr, correspondant de l’Académie d’histoire de Madrid. Nouvelle édition augmentée de nombreuses notes du traducteur ; Ch. Tanera, Paris.

 

S1000

Informations, documents et illustrations provenant de divers sites Internet.

 

S2757

Frijns Marco, Malchair Luc, Moulin Jean-Jacques, Puelinckx Jean : Index de la fortification française 1874-1914, autoédition, 2008.

 

S3550

Site Internet Wikipedia. Documents, illustrations et textes divers provenant de ce site.

 

S3551

Site Internet Wikimapia Strasbourg. Documents, illustrations et textes divers provenant de ce site.

 

S3552

Site Géoportail, Institut National de Géographie (I.G.N.). Cartes, photographies aériennes et documents divers téléchargé sur ce site.

 

S3550

Site Internet Wikipedia. Documents, illustrations et textes divers provenant de ce site.

 

S3551

Site Internet Wikimapia Strasbourg. Documents, illustrations et textes divers provenant de ce site.

 

S3552

Site Géoportail, Institut National de Géographie (I.G.N.). Cartes, photographies aériennes et documents divers téléchargé sur ce site.

 

Archives & Bibliothèques

 

AVES = Archives de la Ville et de l’Eurométropole de Strasbourg.

AD-67 = Archives départementales du Bas-Rhin ; Strasbourg.

BCGS = Bibliothèque du cercle de garnison de Strasbourg (fermée, ouvrages seront transférés).

BNF = Bibliothèque Nationale de France

BNUS = Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg

BMS = Bibliothèques Municipales de Strasbourg.

BA = Bundesarchiv (archives fédérales allemandes)

BA-MA = Bundesarchiv Abteilung Militärarchiv, Freiburg

GSTaPK = Geheimes Staatsarchive Preussischer Kulturbesitz, Berlin.

GLAKa = Generallandessarchiv Karlsruhe

BA-St = Bundesarchiv, Stuttgart.

SHD = Service Historique de la Défense, Vincennes.

 

Archives personnelles, collections, dessins, photographies, relevés sur le terrain, de sources privées

 

MJR = Richard