Chroniques 1600 – 1699

 

XVIIe SIECLE

 

 

Dernière mise à jour : 01 / 06 / 2022

 

Auteur de la page : MJR

 

 

Fortifications, ouvrages en cours de construction

 

 

 

Allemagne (divers états et principautés allemandes)

 

 

Cette rubrique concerne les fortifications allemandes en cours de construction ou de modernisation des différents Etats allemands, qui sont actuellement sur le territoire allemand actuel.

 

 

Allemagne Front Est

 

 

Place forte de Magdeburg

 

Ouvrages en cours de construction :

 

Première enceinte urbaine bastionnée (1688-1715) enceinte urbaine composée de 11 bations devant l’ancienne enceinte avec des rondelles, bastions, tenailles et ravelins.

 

Zitadelle (1683-1702) avec 5 bastions.

 

Bastion Anhalt (vers 1690). A Magdeburg, actuelle O.-v.-Guericke-Str. / Danzstr. 1871-1873 : arasement complet.

 

France

 

Fortifications construites à l’époque qui sont actuellement sur le territoire français.

 

France Front Ouest Côtes de la Mer du Nord, de la manche et de l’Atlantique

 

Place forte de Cherbourg

 

Ouvrages en cours de construction :

Batterie de Quinéville Nord (1689) à Cherbourg, côtes Est du Cotentin. Fin du XVIIIe siècle : la batterie est détruite et reconstruite sous la forme d’une redoute rectangulaire. Etat actuel : propriété privée.

 

Fort Louis (1672) Fort Castelnau, ancien fort carré. 01/10/1888 : déclassé.

 

Place forte de Brest

 

Ouvrages en cours de construction :

 

Batterie de Beaufort (1665-1666) commune de Roscanvel, presqu’île de Crozon, place forte de Brest.

 

Batterie Basse de la Pointe des Espagnols (1694-1695), conçu par Vauban, presqu’île de Roscavel. Réménagée à plusieurs reprises jusqu’en 1914.

 

Batterie de Cornouaille (1684-1696) fort de Cornouaille ou batterie basse de Cornouailles, commune de Roscanvel, presqu’île de Crozon, place forte de Brest. Batterie de défense, puis batterie lance-torpilles, qui défend l’entrée du goulet de Brest avec le fort Mengant situé de l’autre côté du goulet, exposant ainsi les navires à un redoutable tir croisé. Architecte initial : Vauban. Ouvrage installé sur une plateforme elliptique d’environ 250 m de long, adossée à la base de la falaise. Elle est bordée par un large parapet de pierre type bastion, escarpe et glacis, percé de 36 embrasures pour les pièces d’artillerie. Faute de financement stable, le chantier s’étend jusqu’en 1696. Le projet prévoyait l’installation d’une batterie haute, qui n’a pas été réalisé. Armement initial : 20 canons de 24 livres et 10 canons de 36 livres. A subie de nombreuses modifications. 1813 : ajout d’une tour modèle 1811, construite en haut de la falaise, capacité 60 hommes, en tant que poste d’observation et de protection contre un assaut terrestre. 1840-1870 : les embrasures sont comblées, les canons sont remplacés par un projecteur et des pièces à tir rapide de plus petit calibre. 1888 : creusement d’une cavité sous la falaise avec deux embrasures pour installer une batterie de rupture de très gros calibre : 2 canons de 32 cm modèle 1870-1884. Percement de deux cheminés pour l’évacuation de gaz. Installation d’un escalier sur le flanc nord, creusement de salles dans la falaise. 1942-1944 : troupes allemandes installent sur le haut de la falaise une batterie antiaérienne de Flak composée de 6 pièces de 105 mm. 21/07/2009 : batterie cédée par le ministère de la défense au Conservatoire du littoral. 25/04/2013 : arrêté de classement aux monuments historiques. Etat : abandonnée. Propriétaire : Conservatoire de l’espace littoral et des rivages. Etat : les infrastructures du dessus de la falaise détruite à la suite des bombardements de la Seconde guerre mondiale à l’exception des fortifications historiques de Vauban.

 

Position de Bertheaume (1689). En 1886 construction d’une batterie annexe. En 1887 deux canons de 32 cm.

 

Place forte de Lorient

 

Ouvrages en cours de construction :

 

Batterie de Puis RamonetteFort de la Ramonette (1692), parfois orthographiée « Ramonet », place de Lorient, à Belle-Île au S du Palais. Remaniée à plusieurs reprises jusqu’en 1861. 1877-1881 : réorganisation de la batterie conformément à la décision de la Commission de défense des côtes du 11/07/1874. Entrée de la batterie porte le chronogramme de 1882. Armement : 4 canons de 19 cm. 27/05/1889 : classée en deuxième importance. 1914 : batterie toujours opérationnelle. Etat actuel : propriété privée.

 

Citadelle de Port Louis (Décembre 1590- ?, fin du XVIe siècle) vieille forteresse espagnole construite par l’architecte Cristobal de Rojas, Lorient, commune de Port Louis. Août 1598 : Une partie de la citadelle est détruite sur ordre du maréchal de Brissac. 1618-1621 : Reconstruction de la citadelle qui est complètement remaniée. 1666 : La compagnie des Indes Orientales s’instalel dans la rade de Port Louis et création de la ville de Lorient. XVIIIe siècle : Aménagement de puits, citernes et jardins potager. 1907 : Installation de 4 canons de 100 mm sur le 7 et de 2 canons de 24 cm sur le bastion 9. 1941-1944 : Occupation militaire allemande pour assurer la surveillance de la rade et du trafic maritime. 29 avril 1948 : Classement sur la liste des monuments historiques. 2007 : Départ des derniers militaires en garnison dans la citadelle. Actuel : La citedelle abrite deux musées : Le Musée de la compagnie des Indes qui est le musée d’art et d’histoire de la ville de Lorient et l’antenne de Port Louis du musée de la marine nationale.

 

Fort de Port Puce (1695- ?), Porh Punz en breton, construit par décision du marquis de Lavardin. Situé au S de Lorient, sur la presquîle de Gâvres, bordant l’estuaire du Blavet. Armemement 10 canons et 2 mortiers. 1847 : Construction d’un nouveau corps de garde mle 1846 type n°1, bâtiment intégré au rempart Effectif : 60 hommes. 1876-1879 : Restructuration du fort. 1941-1944 : Occupation allemande : l’organisation Todt ajoute deux plate-formes bétonnées sur les superstructures de l’ouvrage pour les tirs à longue portée. 2007 : Site racheté au ministère de la Défense par par le syndicat mixte du Grand Site Gâvres – Quiberon. Etat : Accueille des colonies de vacance et est fermé hors saison. Il est ouvert au public les week-ends en été. Site Internet

 

Place forte de Rochefort

 

Ouvrage en cours de construction :

 

Fort Lupin (1683-1686) sur la rive gauche de la Charente. 1881 : dépôt de munitions. 1906 : batterie de petit calibre, batterie courbe et crénelée avec une tour servant de réduit (conçue par Vauban). 1950 : classé aux monuments historiques.

 

Fort du Chapus (1692) Fort Louvois. 1875 : décision de le réarmer et de le réparer.

 

Fort de la Pointe (1672), O. de Rochefort, sur la rive D de la Charente, face à Port-des-Barques. Autres dénominations : Fort Lapointe, fort Vason, fort Vasov ou fort Vasoux. Fort en forme de fer à cheval, avec gorge saillante. Fossé plein d’eau. 1860 : Construction d’une caserne pour 78 hommes. 1889-1890 : Bétonnage des emplacements pour 4 canons de moyen calibre.

 

Fortification de l’estuaire de Gironde - Bordeaux

 

Ouvrage en cours de construction :

 

Fort Pâté (1690), estuaire de la Gironde à 40 km de Bordeau sur un îlot long de 600 mètres, fait le trait d’union entre le fort Médoc et la citadelle de Blaye. Tour à canons de forme ovale. 1693 : armement 32 canons. 1912 : armement 4 canons de 95 mm.

 

France Front Nord-Est

 

Place forte du Quesnoy

 

Ouvrage en cours de construction :

 

Place forte du Quesnoy (1533) construction des premiers bastions. 1654 : place prise par les Français. 1668-1672 : importants travaux de modernisation sous la direction de Vauban. 1867 : déclassée. 1878 : reclassée. 1882-1886 : la place est réorganisée. 1901 : déclassée. Octobre 1918 : les Néozélandais prennent la place occupée par les Allemands à l’aide d’échelles d’assaut.

 

Place forte de Charlemont (Ardennes)

 

Ouvrage en cours de construction :

 

Fort de Condé (1699) d’abord appelé Fort de la Macque, relié à la forteresse de Charlemont parmi un chemin couvert bordé de 2 murs crénelés.

 

Place forte de Longwy

 

Ouvrage en cours de construction :

 

Enceinte urbaine de Longwy (1679-1683 environ) d’après le projet de Thomas de Choisy modifié par Vauban. Ville neuve au tracé haxagonal à six bastions. 1880 : remanié partiellement avec la construction de 4 casemates logement. 1887 : reconstruction d’un magasin à poudre. 1923 : déclassement de la ville. 2008 : fait partie des principaux sites de Vauban classé au patrimoine mondial de l’Unesco, 2 tiers de l’enceinte existent encore.

 

Place forte de Strasbourg

 

Ouvrage en cours de construction :

 

Citadelle (1682 – 1687).

 

Place forte de Salin-les-Bains (Jura)

 

Ouvrage en cours de construction :

 

Fort Belin (vers 1676). 1815 en ruines. En 1844 construction d’une caserne. En 1846 construction d’un corps de garde de contrescarpe.

 

Place forte de Belfort

 

Citadelle (Début XIIIe S. – 1637-1648 – 1687-1689), à Belfort, d’abord château féodal construit par les comtes de Montbéliard, 1637-1689 transformé par Gaspard de Champagne, comte de Suze, puis de 1687-1689 la citadelle complètement remaniée et la ville agrandie est réorganisée par Vauban. 1813-1814 : siège de la place forte. 1815 : siège de la place forte. 1817-1840 : remaniement de la place selon les plans de Haxo et le château est complètement transformé. 03/11/1870-02/1871 : siège de la place forte.

 

Enceinte urbaine de Belfort (1687-1689) à Belfort. L’enceinte et la citadelle sont complètement remaniée d’après les plans de Vauban. 1817-1840 : remaniement de la place forte par Haxo. 03/11/1870-02/1871 : siège de la place forte.

 

Front Sud-Est – Frontière des Alpes

 

Place forte de Bourg-Saint-Maurice (Savoie)

 

Fort de la Redoute ruinée ou Redoute ruinée, ancienne Redoute sur le col de la Traversette (1630) situé au NE de Bourg-Saint-Maurice, au col de la Traversette, commune de Montvalezan, en Savoie, à une altitude de 2 402 m, redoute en pierre sèches construite par la Maison de Savoie, qui commande la route descendant au col du Petit-Saint-Bernard. 1792 : ouvrage pris par les Français qui dénomme la redoute est dénommée fort Libre. 1860 : la Savoie est récupérée par la France. 1891 : construction d’un premier poste avancé avec trois baraquements. 1891-1895 : le fort est occupé par le 22ème bataillon de chasseurs alpins. 1893 : ajout d’une galerie couverte. 1894 : installation d’écuries et appelée Redoute Ruinée, une appellation qui provient de la proximité d’une ancienne redoute Sarde, connu également sous le nom de fort de la Traversette. 1895 : le fort est occupé par le 11ème bataillon de chasseurs alpins. Août 1897 : visite du président de la République, Félix Faure. 1897-1907 : sous l’impulsion du général Berge, l’ouvrage subi de nombreux travaux. La redoute est munie d’un mur d’enceinte autour des trois baraques, d’un observatoire et d’un pont-levis. Elle est alimentée en eau potable par une citerne qui récupère l’eau par un forage sous le mont Valaisan. Ouvrage prévu pour un effectif d’environ 150 hommes. 1932 : travaux de renforcement, aménagement d’un abri pour protéger les personnels en vas de bombardement et une casemate au saillant occidental armé d’une mitrailleuse destinée à tirer vers le col du Petit-Saint-Bernard. 1936 : l’ouvrage est relié aux Eucherts par un téléphérique. L’ouvrage est intégré en tant qu’avant-poste dans la Ligne Maginot, dans le secteur fortifié de Savoie. 21/06/1940 : l’ouvrage occupé par 70 hommes est la cible lors du déclenchement de l’offensive italienne. La redoute tient face à l’assaut de l’infanterie italienne appuyée par l’artillerie et l’aviation. 03/07/1940 : reddition de l’ouvrage soit une semaine après l’Armistice. 29/04/1945 : les occupants allemands se rendent à la 1ère armée française. 1990 : restauration du parapet de l’escarpe sud. Etat actuel : l’ouvrage est intégré dans la station de sport d’hiver de la Rosière.

 

Place forte de Mont-Dauphin

 

Ouvrage en cours de construction :

 

Citadelle de Mont-Dauphin (1693). 1879-1882 : modernisation des magasins à poudres en arrière de l’arsenal et installation de traverses-abris.

 

 

France Front Sud Côtes de la Méditérannée

 

Place forte de Toulon

 

Ouvrages en cours de construction :

 

Fort de Palaquier (1636), réorganisé 1846-1849, déclassé 1877.

 

Batterie Basse du Cap Brun (1695), modernisée 1841 puis 1847, avec corps de garde crénelé modèle 1846 n°1.

 

Fortifications côtières des îles d’Hyères

 

Presqu’île de Gien

 

Batterie du Pradeau (mentionnée en 1634), dès fois mentionnée sous le nom de « Tour Fondue », SE des îles d’Hyères, presqu’île de Gien. Petit ouvrage bastionné. XVIIe au XIXe siècle : ouvrage remanié à plusieurs reprises.

 

France Front Sud - Pyrénées

 

Pyrénées Orientales

 

Fort de Prats-de-Mollo (XVIIe siècle), Pyrénées Orientales. Vieux Fort Lagarde, NO de Prats-del-Mollo, qui surveillait le débouché du Col des Arcs. Le Roussillon a été annexé par la France à la suite du Traité des Pyrénées et l’ouvrage est destiné à protégé cette nouvelle frontière. La ville et le fort Lagarde ont une garnison d’environ 100 hommes. 1672-1678 : Nouvelles menaces de sièges à la suite de la Guerre de Hollande. 1677 : Un donjon en forme d’étoile est érigé sur l’emplacement de l’ancienne tour à signaux et début de construction du fort bastionné. 1686 : Agrandissement de l’ouvrage du donjon sur les plans de Vauban. 1793 – 1794 : Le fort est pris par les troupes espagnoles. Puis l’ouvrage est réaménagé jusqu’à la fin du XIXe siècle. 24 juin 1907 : Loi de déclassement de l’ouvrage. 1925 : Classé monument historique. 1976 : Le fort est acheté par la commune.

 

Place forte de Mont-Louis

 

Ouvrage en cours de construction :

 

Citadelle de Mont-Louis (1679-1681) conçue par Vauban, elle a une garnison de 2 500 hommes. Tracé carrée encadré par 4 bastions à orillons couvert par 3 demi-lunes, cerné par un fossé sec. L’ouvrage comporte deux portes pourvues d’un pont-levis : La porte Royale au sud et la porte de Secours au nord. 1964 : Installation du Centre National d’Entraînement Commando. 2008 : Inscrit avec 12 autres fortifications de Vauban sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

 

Ville de Mont-Louis (1679-1681) entièrement conçue ex-nihilo par Vauban, elle a une garnison de 2 500 hommes. La ville est ceinte de remparts flanqués par trois bastions : bastion de la Perche, bastion Saint-Pierre, bastion de la Têt, le tout protégé par un fossé sec. 2008 : Inscrit avec 12 autres fortifications de Vauban sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Site Internet.

 

Colonies françaises

 

Martinique

 

Fort de Saint-Pierre (09/1635- ?) fort équipé de pallissades et de terrassements, armé de canons. Il est établi à l’initiative de Belain d’Esnambuc.

 

Fort Royal (1638) sur la pointe rocheuse de Fort-de-France avec une garnison de 200 hommes.

 

Chroniques

 

 

1608

 

Strasbourg place forte : publication de l’ouvrage « Architecture des forteresses » de Daniel Specklin, ancien architecte de la ville de Strasbourg.

Diverses éditions de « Architectur von Vestungen » (architecture des forteresses) du célèbre ingénieur strasbourgeois Daniel Specklin ont été publiées à Strasbourg en 1589, 1590, 1608 et à Dresde en 1705, 1712 et 1736. L’édition de 1599 parue après sa mort, par les soins de son beau-frère, a été augmentée de notes laissées par l’auteur.

 

1624

 

Martinique : premiers contacts avec la France.

En 1624 sont établis les premiers contacts entre la Martinique et la France, à la suite du débarquement de Français naufragés qui y séjournent deux années. Nous leur devons peut-être les noms des communes du François et du Lorrain.

 

1630

 

Hollande : publication : Adam Freitag (mathématicien), Architecture militaire nouvelle et augmentée, en latin ; Leyde ; 1630.

Liste des diverses éditions : Réimprimé à Leyde en 1631, 1635 (en français) et 1642 ; traduction française publiée à Paris en 1668 et réimprimée à Leyde en 1737 ; traduction allemande publiée en 1665 à Amsterdam sous le titre : Neue und vermehrte Fortifikation.

 

1631

 

Hollande : publication : Adam Freitag (mathématicien), Architecture militaire nouvelle et augmentée, en latin ; Leyde ; 1631.

Liste des diverses éditions : Réimprimé à Leyde en 1631, 1635 (en français) et 1642 ; traduction française publiée à Paris en 1668 et réimprimée à Leyde en 1737 ; traduction allemande publiée en 1665 à Amsterdam sous le titre : Neue und vermehrte Fortifikation.

 

1635

 

Martinique : prise de possession officielle par la France.

Le 25 juin 1635, l’Olive et Du Plessis touchent l’île près de Bellefontaine, mais ce débarquement fut sans lendemain. La France est représentée par Belin d’Esnambuc agissant pour la compagnie de Saint-Christophen dont il est Capitaine, y ouvre l’aire de la colonisation. Extrait du procès-verbal de la prise de possession de la Martinique : « Nous Pierre de Blain, escuyer, sieur pour le Roy en l’isle de Saint-Chritophe des Indes Occidentales, ce jourd’huix 25 septembre 1635. Je suis arrivé en l’isle de la Martinique par la grâce de Dieu. J’ai pris pleine et entière possession de la dite île de la Martinique pour et au nom du roy et j’ai fait planter la croix et arborer le pavillon de France. Fait au lieu de la Martinique, l’an et jour que dessus, signé par l’original Belain ». Texte de la plaque commémorative à Saint-Pierre.

 

Hollande : publication : Adam Freitag (mathématicien), Architecture militaire nouvelle et augmentée, en latin ; Leyde ; 1635.

L’édition de 1635, imprimée à Leyde par les Elzeviers, est en français. Elle est intitulée : L’architecture militaire ou la fortification nouvelle, par Adam Fritach, mathématicien, et dédié à Vladislas IV, roi de Pologne, dont l’auteur était sujet.

Liste des diverses éditions : Réimprimé à Leyde en 1631, 1635 (en français) et 1642 ; traduction française publiée à Paris en 1668 et réimprimée à Leyde en 1737 ; traduction allemande publiée en 1665 à Amsterdam sous le titre : Neue und vermehrte Fortifikation.

 

Septembre 1635

 

Martinique : établissement d’une colonie et construction du fort de Saint-Pierre.

Le 1er septembre 1635, après avoir organisé la colonie de Saint-Christophe, Belain d’Esnambuc décide de prendre possession de la Martinique et aborde à proximité de la rivière appelée ultérieurement Roxelan. L’installation des colons terminée, il fait édifier un fort sommaire avec des palissades et terrassements auquel, en évocation de son saint-patron, il donne le nom de Saint-Pierre. Il est muni de canons et de tour ce qui est nécessaire à sa défense. Les bases pour l’établissement d’une colonie étant assurées, Belain d’Esmambuc repart pour Saint-Christophe. Avant de quitter la Martinique il en confie le gouvernement à son lieutenant et collaborateur dévoué Jean Du Pont. Les fonctions de ce dernier sont brèves puisqu’il est prisonnier par les Espagnols à la suite d’un naufrage, tandis qu’il se rend à Saint-Christophe rendre compte à Esnambuc des accords de paix qui sont intervenus entre Français et Caraïbes.

 

1637

 

20 janvier 1637

 

Martinique : nouveau gouverneur.

Le 20 janvier 1637, Jacques Dyel du Parquet, le successeur de Jean Du Pont, devient gouverneur.

 

2 décembre 1637

 

Martinique : poursuite de la colonisation.

Après avoir été nommé gouverneur le 20 janvier 1637, Jacques Dyel du Parquet, est nommé lieutenant général de la Martinique le 2 décembre 1637, par une Commission des Îles. Sous son autorité bienveillante, la colonisation se développe et attire de nombreux habitants. Les relations avec les Caraïbes sont bonnes et les engagements pris, scrupuleusement respectés. Le commerce connaît un grand essort et nombre de vaisseaux marchands abordent l’île. Le peuplement commencé au Nord, à Saint-Pierre, se poursuit le long du littoral, pour atteindre la région située au fond du cul de bordé aujourd’hui par Fort-de-France.

 

1638

 

Martinique : construction du fort Royal.

Ce cul de sac cité précédemment présentait une situation exceptionnelle. Craignant que les Espagnols n’en profitent pour y introduire leurs vaisseaux et une descente Du Parquet, dès 1638, fait construire un fortin sur la pointe rocheuse. On lui donne le nom de fort Royal et une garnison de 200 hommes est installée. Cette date donne marque la naissance de la place de guerre de Fort-de-France, qui connaitra une période particulièrement mouvementée jusu’au XIXe siècle subissant des attaques et occupations des troupes hollandaises et anglaises. Son histoire est influencée par les divers conflits de la France et de l’Europe dans le même temps.

 

1642

 

Hollande : publication : Adam Freitag (mathématicien), Architecture militaire nouvelle et augmentée, en latin ; Leyde ; 1642.

Liste des diverses éditions : Réimprimé à Leyde en 1631, 1635 (en français) et 1642 ; traduction française publiée à Paris en 1668 et réimprimée à Leyde en 1737 ; traduction allemande publiée en 1665 à Amsterdam sous le titre : Neue und vermehrte Fortifikation.

 

1643

 

Strasbourg : vue de la place forte d’après Merian

Source : plan Merian, annoté par le CESFS.

 

1665

 

Hollande : publication : Adam Freitag (mathématicien), Architecture militaire nouvelle et augmentée, en latin ; Leyde ; 1668.

Liste des diverses éditions : Réimprimé à Leyde en 1631, 1635 (en français) et 1642 ; traduction française publiée à Paris en 1668 et réimprimée à Leyde en 1737 ; traduction allemande publiée en 1665 à Amsterdam sous le titre : Neue und vermehrte Fortifikation.

 

1668

 

Hollande : publication : Adam Freitag (mathématicien), Architecture militaire nouvelle et augmentée, en latin ; Leyde ; 1668.

Liste des diverses éditions : Réimprimé à Leyde en 1631, 1635 (en français) et 1642 ; traduction française publiée à Paris en 1668 et réimprimée à Leyde en 1737 ; traduction allemande publiée en 1665 à Amsterdam sous le titre : Neue und vermehrte Fortifikation.

 

1681

 

France, Strasbourg : construction des premières casernes.

L’article 9 de la Capitulation du 30 septembre 1681 prévoyait, pour la ville, la possibilité « de faire bâtir des casernes pour y loger les troupes qui y seront en garnison ». Les premières casernes sont construites rapidement et fort mal. Insalubres, en bois, exposées aux inondations le long des fossés, elles forment les deux pôles de la percée que les urbanistes projetteront à travers la coté : d’une part au Nord le quartier Finkmatt, le quartier de Saverne-Infanterie et Saverne-Cavalerie ; d’autre part, au Sud le quartier Dauphine (ou quartier des Bouchers), les quartiers de l’Esplanade, de Saint-Nicolas et des Pêcheurs. La première partie est peu à peu construite en dur.

 

Octobre 1681

 

France, Strasbourg place forte : adjudication des travaux de construction des fortifications de la citadelle, de l’île du Rhin et de Kehl.

L’architecture militaire : fortifications et casernes. Dans ce domaine, Strasbourg poursuit l’œuvre de Specklin et des ingénieurs suédois ; y sont ajoutées la citadelle et, au fil des temps, suivant les disponibilités, les casernes qui soulagent la population du logement des gens de guerre.

Dès octobre 1681 a eu lieu l’adjudication des travaux de fortifications (citadelle, île du Rhin et fort de Kehl) « par le sr de la Grange, intendant, en présence du marquis de Chamilly, gouverneur de la place, M. de Vauban, commissaire général des fortifications de France, Tarade, major de la Citadelle de Dole et directeur des fortifications d’Alsace ».

La procédure suivie est celle de l’expropriation, d’où les plaintes des bourgeois et les demandes d’indemnité, soit en argent soit en terrains équivalents.

 

Jeudi 23 octobre 1681

 

France, Strasbourg place forte : début du séjour du Roi Louis XIV.

Lors de son séjour à Strasbourg, Louis XIV a logé à l’hôtel dit du « vieux gouvernement » ou Hôtel du Dragon, ancien hôtel de Baden-Dourlach, non loin du pont du Corbeau. Il y passe quatre nuits entre le 23 et 27 octobre 1681). Cet hôtel a été par la suite acquis en 1683 pour le gouverneur d’Alsace mais fut peu utilisé.

 

France, Strasbourg : présentation du tracé de la Citadelle.

Le 23 octobre 1681 Vauban présente au roi le tracé de la citadelle. Elle se présente sous la forme d’un vaste pentagone armé de trois bastions dirigés vers le Rhin et de deux autres tournés vers la ville. Elle est reliée à l’enceinte de la ville par deux longues courtines encadrant l’Esplanade.

 

27 octobre 1681

 

France, Strasbourg : fin du séjour du Roi Louis XIV.

En tant que capitale de la province, Strasbourg est dans l’obligation de fournir des bâtiments aux autorités et services : réutilisation d’édifices anciens ou constructions nouvelles.

Logement des autorités militaires d’abord : hôtel dit du « Vieux gouvernement » ou du Dragon, ancien hôtel de Baden-Dourlach, non loin du pont du Corbeau, où logea Louis XIV pendant les quatre nuits qu’il passa dans la ville (23 – 27 octobre 1681), acquis en 1683 pour le gouverneur d’Alsace : peu utilisé, le gouverneur, grand seigneur bien en cour, n’y résident pas.

 

1682

 

France, Strasbourg : début des travaux de construction des fortifications de la citadelle, de l’île du Rhin et de Kehl.

A Strasbourg, les travaux de construction des nouvelles fortifications commencent dès 1682. Le pays y contribue par le ravitaillement aux soldats devenus terrassiers, le transport de la chaux depuis Mutzig, la réquisition d’hommes, de voitures, d’attelages, la construction du canal de la Bruche et les coupes de bois.

 

1683

 

France, Strasbourg : acquisition de l’Hôtel du Dragon pour le gouverneur d’Alsace.

En tant que capitale de la province, Strasbourg est dans l’obligation de fournir des bâtiments aux autorités et services : réutilisation d’édifices anciens ou constructions nouvelles.

Logement des autorités militaires d’abord : hôtel dit du « Vieux gouvernement » ou du Dragon, ancien hôtel de Baden-Dourlach, non loin du pont du Corbeau, où logea Louis XIV pendant les quatre nuits qu’il passa dans la ville (23 – 27 octobre 1681), acquis en 1683 pour le gouverneur d’Alsace : peu utilisé, le gouverneur, grand seigneur bien en cour, n’y résident pas.

 

1687

 

France, Strasbourg : achèvement des travaux de construction de la Citadelle.

Par les soins de Tarade et Filet, la construction est achevée en 1687 ; un soin particulier a été apporté aux portes, sur l’ordre de Vauban et contre l’avis de Louvois, enclin à l’économie. La ville fortifiée, armée de 14 bastions, est munie de quelques ouvrages avancés au Nord et vers le Rhin, le Fort Blanc et le Fort de Pierre devant les portes du même nom, le Fort Mutin devant la Porte des Pêcheurs.

 

1691

 

France, Strasbourg : acquisition de l’Hôtel de Suède pour le Lieutenant du Roi.

Hôtel du commandement militaire en chef de l’Alsace qui détient le pouvoir réel, tels les maréchaux du Bourg ou de Contades, hôtel dit de Mansfeld, dans la rue de la Nuée Bleue ; le comte du Bourg le remet en état après son mariage avec Marie-Anne de Klinglin, veuve du syndic de la noblesse de Basse-Alsace, Antoine d’Andlau, vieille famille de la province : acquisitions et agrandissements, jardins et dépendances, coûtent à la ville 420 000 livres. Hôtel du lieutenant du roi enfin, jadis hôtel de Suède, acquis en 1691, également remis à neuf. Officiers supérieurs ou subalternes touchent « l’ustensile ».

 

Sources

 

S0002

Georges Livet, Francis Rapp, Roland Marx, Christian Baechler, François Pétry, Bernard Vogler : Histoire de Strasbourg, Editions Privat / Dernières nouvelles d’Alsace, 1987.

 

S0074

Thomas, Jacques (juin 1970), capitaine & Huc, Christian (mars 1981), capitaine : Fort de France, place de guerre, juin 1983.

 

S0913

A. von Zastrow : Histoire de la fortification permanente ou manuel des meilleurs systèmes et manières de fortification – Tome premier.

 

S1000

Informations, documents et illustrations provenant de divers sites Internet.

 

S2045

Oberlé Raymond : Alsace 1870 : l’année terrible ; Bataille d’Alsace tome 3, éditions G4J, 2000.

 

S2757

Frijns Marco, Malchair Luc, Moulin Jean-Jacques, Puelinckx Jean : Index de la fortification française 1874-1914, autoédition, 2008.

 

S3550

Site Internet Wikipedia. Documents, illustrations et textes divers provenant de ce site.

 

S3551

Site Internet Wikimapia Strasbourg. Documents, illustrations et textes divers provenant de ce site.

 

S3552

Site Géoportail, Institut National de Géographie (I.G.N.). Cartes, photographies aériennes et documents divers téléchargé sur ce site.

 

 

Archives & Bibliothèques

 

AVES = Archives de la Ville et de l’Eurométropole de Strasbourg.

AD-67 = Archives départementales du Bas-Rhin ; Strasbourg.

BCGS = Bibliothèque du cercle de garnison de Strasbourg (fermée, ouvrages seront transférés).

BNF = Bibliothèque Nationale de France

BNUS = Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg

BMS = Bibliothèques Municipales de Strasbourg.

BA = Bundesarchiv (archives fédérales allemandes)

BA-MA = Bundesarchiv Abteilung Militärarchiv, Freiburg

GSTaPK = Geheimes Staatsarchive Preussischer Kulturbesitz, Berlin.

GLAKa = Generallandessarchiv Karlsruhe

BA-St = Bundesarchiv, Stuttgart.

SHD = Service Historique de la Défense, Vincennes.

 

Archives personnelles, collections, dessins, photographies, relevés sur le terrain, de sources privées

 

MJR = Richard