Chroniques 1400 - 1499

 
 

XVe siècle

 

 

Dernière mise à jour : 04 / 03 / 2022

 

Auteur de la page : MJR

 

 

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Chroniques

 

 

1401

 

Empire germanique, Strasbourg – Ettenheim : achat d’Ettenheim

En 1401 la ville impérial de Strasbourg sur la rive gauche du Rhin achète l’agglomération d’Ettenheim sur la rive droite du Rhin. Elle prend également possession pour le péage du château episcopal Fürsteneck, situé à l’entrée de la vallée du Renchtal.

Source : S0374, p. 14.

 

1414

 

Empire germanique, Strasbourg : Stapelrecht

En 1414 l’empereur Sigismund confère le « Stepelrecht » à la ville impériale de Strasbourg.

Source : S0374, p. 14.

 

1424

 

Empire germanique, Strasbourg – Ettenheim : achat de Ettenheim

En 1424 la ville impérial de Strasbourg sur la rive gauche du Rhin achète l’agglomération de Kenzingen sur la rive droite du Rhin.

Source : S0374, p. 14.

 

Samedi 29 mai 1453

 

Empire byzentin, Constantinople (Istamboul) : siège et chute de la place forte et de l’empire.

Le siège de Constantinople commence en avril 1453 et s’achève par la chute de la place forte le 29 mai 1453 et entraîne la chute de l’empire byzantin.

Assiégeant : 80 000 à 100 000 hommes des troupes ottomane commandées par Mehmed II, et soutenus par une flotte de 120 navires.

Défenseurs : 7 000 à 8 000 hommes, dont 5 000 Romains conduits par l’empereur Constantin XI.

Durée : 5 mois.

Conséquences : large pillage de la ville et chute de l’empire byzontin, héritier de l’empire romain.

Pertes des Byzantins : environ 4 000 tués, 50 000 prisonniers dont 30 000 réduits à l’esclavage.

Voici un récit relatif au canon de gros calibre employé par les Turcs pour prendre la forteresse de Constantinople. Certes ce récit présente des différences par rapports à des récits officiels, toutefois il est fort intéressant en ce qui concerne les techniques de l’artillerie de siège de l’époque : Ce sont les Turcs qui, au siège de Constantinople, en 1433, ont employé les canons les plus énormes dont l’histoire fasse mention. Les historiens grecs nous ont transmis, à cet égard, des détails forts curieux : « A la fin de l’année 1452, lorsque Mahomet II n’avait d’autre pensée que de s’emparer de la capitale de l’empire byzantin, un fondeur de canons, Hongrois de naissance, et nommé Orban, vint se présenter à lui. Il avait d’abord offert ses services aux Grecs ; » mais, dit Ducas, « on lui avait assigné une si légère pension et on la payait si mal, que ne pouvant subsister à Constantinople, il se réfugia vers les Turcs, qui lui donnèrent un accueil si favorable et lui donna des revenus si considérables, que, s’il en eût seulement reçu la quatrième partie que l’empereur, il ne l’eût jamais quitté. » Les Turcs lui ont demandé s’il pouvait lui fondre un canon qui jetât une pierre assez grosse qu’il voulait, et ajouté qu’il savait exactement l’épaisseur des murailles, et promettait de les réduire en poussière, quand même elles seraient aussi fortes, aussi solides que celles de Babylone.

« Je m’acquitterai fort bien » dit-il, de tout ce qui dépend de mon art, mais je ne réponds pas de la portée du canon. » Le chef des Turcs lui répondit : « Fais-moi un canon » ; pour la portée je verrai « ce qu’il y aura à faire ». On amassa donc une grande quantité de métal ; le fondeur fit son compte, et au bout de trois mois, il fondit un canon d’une prodigieuse et épouvantable grandeur.

Au mois de janvier 1453, Mahomet étant retourné à Andrinople, voulut éprouver ce canon « Le fondeur le fit conduire devant la grande porte du palais que Mahomet avait fait bâtir la même année, choisi la pierre, mesura la poudre et le chargeât. Ont fit publier que le jour suivant on y mettait le feu, de peur que quelques-uns n’en perdissent la parole ou que les femmes n’en accouchassent de frayeur… Le feu ayant été mis à la poudre, la pierre sortit du canon avec un bruit effroyable, et remplit l’air d’une fumée noire avec un bruit effroyable, et remplit l’air d’une fumée noire et épaisse. Le son alla jusques à cent stades et la pierre jusqu’à un mille. A l’endroit où elle tomba elle fit un trou d’une toise. »

Mahomet, satisfait de cette épreuve, ordonna, à la fin du mois de janvier, que l’on dirigeât ce canon à Constantinople. « On attela, pour cet effet, soixante bœufs à trente chariots ; deux cents hommes marchaient aux côtés pour le tenir en équilibre. Il y avait devant cinquante ouvriers et deux cents manœuvres pour aplanir les chemins et faire des ponts de bois aux endroits les plus rompus. Le mois de février et de mars se passèrent avant qu’il fût traîné à cinq milles près de Constantinople… »

Enfin, lorsque le siège fut commencé, on l’entraîna près de la porte de Saint-Romain. Le canonnier avait deux pierres, dont l’une était fort grosse et l’autre plus petite.

Il tirait celle-ci la première, afin de reconnaître s’il avait bien visé, et ensuite la seconde. Les habitants, épouvantés du premier coup, crièrent : Seigneur, ayez pitié de nous ! L’inventeur de cette détestable machine avait un secret pour l’empêcher de crever. Nous avons vu de ces canons qui, après avoir jeté des pierres, se cassaient comme un verre, à moins qu’on ne les couvrît à l’heure même d’une laine fort épaisse, et, malgré cette précaution, ils ne laissaient pas se casser après avoir été tiré trois fois, ce qui arrivait par la froideur de l’air qui pénétrait les pores. Le secret consistait, lorsque le canon venait de tirer, à verser de l’huile dedans. Un jour que le canonnier, après avoir tiré un coup, en voulait tirer un second dans le même endroit, l’ambassadeur de Jean Huniades, qui était présent, se mit à rire et lui dit : « Si vous voulez abattre bientôt cette muraille, changez votre batterie et tirer à cinq ou six orgies de l’endroit où vous venez de tirer, puis vous frapperez un une autre place, de manière que les trois coups fassent comme un triangle, et vous verrez que ce triangle-là s’écroulera bientôt. » Cet avis fut suivi et réussit. (1) elles étaient placées, étaient plus nuisible aux assiégés qu’aux assiégeants. (2)

(1) Ducas, ch. 34, 37 et 38, traduction du président Cousin, tome VIII, p. 524 et suivantes 533, 548.

(2) les Grecs, suivant Ducas, avaient aussi des pièces d’un plus petit calibre, qui lançaient « tantôt cinq et tantôt six balles de plomb, grosses comme une noix de Pont, avec une telle violence, qu’elles perçaient les boucliers et les cuirasses, et qu’après avoir tué un homme, elles en tuaient souvent un ou deux derrière lui. » (Ch. 38).

Telle était, du reste, la terreur que les canons des Turcs inspiraient aux chrétiens, qu’un siècle plus tard la vue seule d’un simulacre de ces pièces faisant capituler des forteresses.

Source : S1524, p. 141-144.

 

Novembre 1493

 

Martinique : Christophe Colomb aperçoit l’île.

La Martinique est aperçue pour la première fois par Christophe Colomb en novembre 1493. Mais ce n’est qu’au cours de son quatrième voyage que celui-ci en prend possession.

Source : S0074, p. 3.

 

 

Sources

 

 

S0374

Die Lange Bruck, 600 Jahre Weg zum Nachbar, 1989, Stadt Kehl.

 

S0074

Thomas, Jacques (juin 1970), capitaine & Huc, Christian (mars 1981), capitaine : Fort de France, place de guerre, juin 1983, p. 3.

 

S1000

Informations, documents et illustrations provenant de divers sites Internet.

 

S1524

Curiosités militaires ; éditeur : Paulin et Le Chevallier ; 1855.

 

S3550

Site Internet Wikipedia. Documents, illustrations et textes divers provenant de ce site.

 

S3551

Site Internet Wikimapia Strasbourg. Documents, illustrations et textes divers provenant de ce site.

 

S3552

Site Géoportail, Institut National de Géographie (I.G.N.). Cartes, photographies aériennes et documents divers téléchargé sur ce site.

 

Archives & Bibliothèques

 

AVES = Archives de la Ville et de l’Eurométropole de Strasbourg.

AD-67 = Archives départementales du Bas-Rhin ; Strasbourg.

BCGS = Bibliothèque du cercle de garnison de Strasbourg (fermée, ouvrages seront transférés).

BNF = Bibliothèque Nationale de France

BNUS = Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg

BMS = Bibliothèques Municipales de Strasbourg.

BA = Bundesarchiv (archives fédérales allemandes)

BA-MA = Bundesarchiv Abteilung Militärarchiv, Freiburg

GSTaPK = Geheimes Staatsarchive Preussischer Kulturbesitz, Berlin.

GLAKa = Generallandessarchiv Karlsruhe

BA-St = Bundesarchiv, Stuttgart.

SHD = Service Historique de la Défense, Vincennes.

 

Archives personnelles, collections, dessins, photographies, relevés sur le terrain, de sources privées

 

MJR = Richard