Chroniques 1200 – 1299

 
 
 

XIIe SIECLE

 

 

Dernière mise à jour : 04 / 03 / 2022

 

Auteur de la page : MJR

 

 

Fortifications en cours de construction

 

 

France

 

Fortifications construites à l’époque qui sont actuellement sur le territoire français.

 

Alsace

 

Château et forteresse de la Petite-Pierre (Début du XIIIe siècle, cité en 1205), fondé par le comte Hugues Ier de La Petite-Pierre. Mais à priori un château aurait déjà existé sur ce site vers à la fin du IXe siècle construit par l’évêque Drogon, fils naturel de Charlemagne. Seconde moitié du XVIe siècle, reconstruction du château par Georges-Jean Ier de Veldenz, surnommé Jerrihans. Au XVIIe siècle, le château sert de camp militaire et ses défenses sont améliorées, et il devient une place forte française après les victoires de Louis XIV. Suivent jusqu’au milieu du XIXe siècle, des réaménagements multiples ininterrompus. 09/08/1870 : La petite garnison, une section du 96e de ligne, commandée par le sergent-major Boeltz en l’absence du capitaine Mouton gravement malade, évacue la place. 10/08/1870 : La place est occupée par les troupes allemandes. 27/04/1922 : Inscription aux monuments historiques et publication au journal officiel. 1977 : Rénovation du château qui devient le siège du Syndicatt mixte du parc naturel régional des Vosges du Nord.

Sources : S0003, p. 321-322. S0135, T2, p. 948-953.

 

Château et place forte de Lichtenberg (Début du XIIIe siècle, cité en 1206), construit sur le sommet de la colline du Schlossberg. 1286 : Château modifié par Conrad de Lichtenerg, évêque de Strasbourg. D’après les fouilles le château comprenait initialement un donjon quadrangulaire. XIIIe siècle – 1580 : Deux tours en forme de U reliée par un haut mur légèrement brisé. XIVe siècle : Construction du mur d’enceinte de la ville. XVIe siècle : Les deux tours sont rabaissées d’un niveau et l’étage supérieur est élargi pour constituer une plate-forme d’artillerie. 1570 : Après extinction de la famille de Lichtenberg en 1480, le château passe en totalité aux Hanau. 1575 (1577 pour une autre source) : Le comte Philippe IV de Hanau fait édifier un nouveau bâtiment formé d’une grande salle au rez-de-chaussée et d’un étage d’habitation au 1er étage et fait adapter la forteresse aux armes à feu. 1580 environ : le comte Philippe IV de Hanau fait reconstruire et adapter le château à l’artillerie, en confiant ses travaux au célèbre architecte strasbourgeois Daniel Specklin. Installation d’un mur d’enceinte bastionné qui est pourvu de caponnières à redans qui couvrent le pied de la colline au sud et à l’ouest et de meutrières dans une tour pentagonale au centre de la face sud, qui gardent le chemin couvert. Il retaille le plateau et élargie le fossé. 1590 : Installation d’une chapelle de style gothique tardif en remplacement de l’ancienne chapelle. 1678 : Difficile siège et enlevé par les troupes de Louis XIV. Début du XIXe siècle : Dérasement des bâtiment sud-est et d’une partie de la plateforme sommitale. 9 août 1870 : Forteresse assiegée et partiellement détruite par les troupes de la 3e brigade wurttembergeoise. La forteresse incendiée est abandonnée après le siège. 01/05/1878 : Classé aux Monuments Historiques. 16/02/1930 : Classé aux Monuments Historiques au journal officiel.

Sources : S0003. S0135, T2.

 

Place forte de Strasbourg

 

Enceinte urbaine de Strasbourg (XIIIe siècle). Construction de la 1ère et vaste enceinte en pierres sur décision en 1200 du pouvoir épiscopal, en la personne de Conrad de Hunebourg. Au nord il englobe le faubourg de Saint-Pierre-le-Jeune, et suit très exactement le canal des Faux-Remparts. Au sud de l’Ill, sur la rive droite, elle emmuraille les faubourgs du Finkwiller, du Saint Nicolas et du quai des Bateliers. Relativement bien conservé jusqu’au 18e siècle. La courtine est flanquée de 27 tours et 8 portes. Les opinions divergent quant à l’achèvement de l’ensemble, 1250 ou plus tard ? J. Twinger est partisan de l’érection simultanée de la partie nord et de la partie sud de l’enceinte. Dès 1200, le mur nord est pourvu d’un double fossé avec un faux rempart (ou fausse braie).

Source : S0003 ; p. 439, 440. S0255, p. 22.

 

Ponts Couverts (XIIIe siècle). Dans le cadre de la construction de la 1ère enceinte urbaine en pierres, construction des ponts couverts comprennent 4 tours, munies ultérieurement de batteries. La construction de cette première enceinte en pierres nécessite au niveau de l’entrée de l’Ill, qui se divise en plusieurs canaux, un traitement défensif adapté. Ce front vulnérable est muni de ponts successifs défendus par quatre tours en brique, identiques à celles qui ponctuit le reste de l’enceinte urbaine. 1869 : la première tour au nord, la Malzenturm qui avait été victime d’un incendie, est arrasée. Il subsiste la Heinrichsturm, la Hans von Altenheimturm et la tour des Français. 06/07/1928 : Classement aux monuments historiques. 16/02/1930 : Parution au journal officiel du classement aux monuments historiques.

Source : S0003 ; p. 439, 440.

 

Place forte de Wissembourg

 

Château Saint-Remy (fin du XIIIe – XIVe siècle environ), au SE de Wissembourg, à Altenstadt. Etat actuel : Ces fondations on fait l’objet de fouilles, puis ont été ensevelies. 3 novembre 1989 : Vestiges enfouis du château et son fossé inscrits aux monuments historiques.

Source : S0003, p. 637-652.

 

 

Chroniques

 

 

1214

 

 

Saint Empire Romain germanique, Strasbourg : fin de négociation des premiers statuts municipaux.

Les premiers statuts municipaux, alors négociés entre l’évêque et la bourgeoisie (1147 et 1214) laissent entrevoir l’organisation « spatiale » de Strasbourg telle qu’elle pouvait l’être depuis un siècle : une cité bipolaire. D’un côté il y a l’Altstadt, ou l’ancien castrum avec ses murs ; de l’autre c’est la Neustadt, vaste ensemble de noyaux d’habitat plutôt regroupés autour des églises fondées depuis le 7e siècle (Saint-Thomas ; Saint-Pierre-le-Jeune ; Sainte-Aurelie, etc.) que séparent encore des secteurs quasi-déserts et sans aucune protection militaire. Inévitablement la pression d’événements extérieurs, jointe à la nécessité de protéger l’activité économique de ces nouveaux quartiers dont la population ne cesse de croître, amènent l’évêque puis les autorités municipales à étendre le réseau fortifié.

Source : S0255, p. 22.

 

 

Sources

 

 

S0003

Dominique Toursel-Harster, Jean-Pierre Beck et Guy Bronner ; Alsace - Dictionnaire des monuments historiques ; Edition la Nuée Bleue, Strasbourg, 1995.

 

S0135

Le patrimoine des communes du Bas-Rhin ; Tomes 1 et 2 ; Flohic editions, 94220 Charenton-le-Pont, 1999.

 

S0255 : Jean-Pierre Klein – Jean-Jacques Schwien : Strasbourg et ses fortifications au Moyen Age et à l’époque moderne mise au point et essai de synthèse in Vivre au moyen Age. 30 d’archéologie médiévale en Alsace ; Musée de la Ville de Strasbourg ; 1990.

 

 

Archives & Bibliothèques

 

AVES = Archives de la Ville et de l’Eurométropole de Strasbourg.

AD-67 = Archives départementales du Bas-Rhin ; Strasbourg.

BCGS = Bibliothèque du cercle de garnison de Strasbourg (fermée, ouvrages seront transférés).

BNF = Bibliothèque Nationale de France

BNUS = Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg

BMS = Bibliothèques Municipales de Strasbourg.

BA = Bundesarchiv (archives fédérales allemandes)

BA-MA = Bundesarchiv Abteilung Militärarchiv, Freiburg

GSTaPK = Geheimes Staatsarchive Preussischer Kulturbesitz, Berlin.

GLAKa = Generallandessarchiv Karlsruhe

BA-St = Bundesarchiv, Stuttgart.

SHD = Service Historique de la Défense, Vincennes.

 

Archives personnelles, collections, dessins, photographies, relevés sur le terrain, de sources privées

 

MJR =  Richard