1883

 
 
 

Dernière mise à jour : 3 juin 1882

 

Année 1883 divers

 

Fortifications, ouvrages en cours de construction

 

Allemagne Front Est

 

Place forte de Königsberg.

Ouvrages en cours de construction :

Fort VIII, Fort König Friedrich I (1878-1883).

Fort XII, Fort Eulenburg (1879-1885).

 

Place forte de Thorn.

Ouvrages en cours de construction :

Fort IV, Fort Friedrich der Grosse, (1880-1885).

Fort IVa, Fort Heinrich von Plauen, 1882-1885).

Fort IVb, Fort Herzog Albrecht, 1882-1885).

Fort Va, Fort Ulrich von Jungingen, (1881-1885).

Fort VI, Fort Winrich von Kniprode, (1881-1885).

Fort VIa, Fort Hermann Balk, (1881-1885).

Fort VII, Fort Harmann von Salza, (1881-1885).

 

Place forte de Posen - Poznan

Rive gauche de la Warta

Ouvrages en cours de construction :

Fort V (1879-1883) Fort Waldersee I, fort détaché de ceinture. En 1940-1944 utilisé comme dépôt de munitions. Il ne resterait que la caponnière du saillant et quelques fragments.

Fort VI (1879-1883) Fort Tietzen, fort détaché de ceinture. Après 1945 utilisé par les militaires et a survécu dans de bonnes conditions.

 

Place forte de Spandau

Ouvrage en cours de construction :

Fort II Fort Hahneberg (1 juillet 1882 – mai 1888). Fort détaché de ceinture de type Biehler, version modernisée à remparts bas pour l’infanterie, au tracé pentagonal de lunette aplatie, de taille moyenne à fossé sec, conçu pour un effectif de 356 hommes. Il comprend : 3 traverses-abris et 4 plates-formes double d’artillerie par face, 4 traverses et 4 plate-formes d’artillerie par flanc, une caserne de gorge brisée vers l’intérieur à deux niveaux, comprenant de gauche à droite 6 + 2 + 2 + 6 casemates et des latrines à l’extrémité de chaque aile ; flanquement des fossés par les remparts, par la caponnière double de saillant, les deux caponières d’épaule et la caponnière de gorgede la caserne de gorge ; entrée couverte par un tambour comprenant une place d’armes de gorge, un blockhaus de garde ; système de contres mines. Construction par la Société Heydt Schöttle et Schuster de Strasbourg. Compte tenu de sa construction tardive, ce fort n’a été que très peu renforcé avec du béton après 1887, installation de grilles défensives et installations de batteries annexes : trois batteries annexes, deux sur l’angle de gorge, avec 8 obusiers de 15 cm et une sur le glacis du flanc droit avec 2 pièces de 15 cm ainsi qu’une batterie annexe sur l’angle de gorge gauche un abri à munitions avec 4 canons courts de 15 cm (plusieurs autres options de dotation sont préconisées). En 1895 abaissement du profil des traverses. 1927-1934 occupation de l’ouvrage par une association technique d’aéronautique. En 1934 centre d’instruction de la Wehrmacht. 1945 à la fin de la guerre des archives sont incendiés dans l’aile droite de la caserne. 1949 début de destruction partielle, à l’explosif des murs de contrescarpe, puis abandon au milieu de la zone frontière du mur de Berlin. En octobre 1993 création d’une association qui restaure le fort. 

 

Allemagne Front Sud

 

Place forte d’Ulm

Ouvrages en cours de construction :

Werk XXXV – Fort Oberer Eselsberg Nebenwerk (1883-1887), petit fort détaché, modernisé et renforcé en 1901, 1903-1904, caserne de gorge avec caponnière, tracé modernisé d’un fort détaché de type Biehler.

Werk XXXVI – Fort Oberer Eselsberg Hauptwerk (1881-1887), fort détaché de type Biehler à fossé sec de taille moyenne, 3 traverses-abris par front, à tracé modernisé avec rempart bas pour l’infanterie, lunette aplatie, gorge rentrante bastionnée, caserne de gorge sur l’aile gauche. Modernisé et transformé en fort d’infanterie à partir de 1903. Renforcé avec du béton lors des travaux de mise en état de défense de 1914. Caserne très détérioriée à la suite de la destruction d’explosifs en 1944. Arasé en grande partie en 1971 malgré les nombreuses protestations pour l’installation d’un centre logistique de l’université, il ne reste que les fossés et une partie des fronts.

 

Place forte d’Ingolstadt

Ouvrages en cours de construction :

Rive gauche du Danube

Fort II – Werk 145 (19 juillet 1877 – 27 juillet 1888) Fort Hartmann, érigé au nord-ouest de Hummelberg. La fin des travaux a été retardée par l’effondrement de la contrescarpe. Fort détaché de ceinture à fossé sec de type Biehler, au tracé pentagonal de lunette aplatie, de taille moyenne. Comprend 3 traverses-abris par face ; caserne de gorge à deux niveaux, brisée vers l’intérieur, comprenant de gauche à droite environ 3 + 6 + 6 + 5 casemates et 2 coffres de flanquement de part et d’autre de l’entrée ; un grand magasin à pourdre sous chaque flanc ; une caponnière double à feux de revers sur le saillant et une caponnière simple sur chaque angle d’épaule. Alors que les forts de la rive gauche du Danube ont des fossés pleins d’eau, le Fort II est l’exception avec son fossé sec. 17 septembre 1888 – 18 avril 1891 : renforcement partiel de l’ouvrage. 1888-1897 aménagement des batteries annexes. Le fort à été détruit et le site avait été utilisé comme décharge. Quelques restes sont encore présents sous un monticule en herbe comme une partie de la batterie annexe gauche.

Fort III – Werk 146 (4 avril 1877 – 1er août 1887) Fort Von der Tann érigé sur le Kraiberg au sud-est de Gaimersheim. La construction a durée plus longtemps que prévu à cause des difficultés liées au terrain qui ont entraînées des éboulements. Grand fort détaché de ceinture à fossé sec de type Biehler, au tracé pentagonal de lunette aplatie. Comprend 4 traverses-abris par face ; caserne de gorge à deux niveaux, brisée vers l’intérieur, comprenant de gauche à droite environ 6 + 6 + 6 + 8 casemates et 2 coffres de flanquement de part et d’autre de l’entrée ; un grand magasin à poudre sous chaque flanc ; une caponnière double à feux de revers sur le saillant et une caponnière simple sur chaque angle d’épaule. C’était le plus grand fort de la rive gauche du Danube. 18 septembre 1888 – 18 juin 1891 : renforcement partiel de l’ouvrage. 1888-1892 construction des batteries annexes droite et gauche. 1940-1945 utilisé comme dépôt de munitions. Le glacis et les batteries annexes avaient servis après la guerre à l’installation des réfugiers. Le fort a été détruit à l’explosif en 1946. Actuellement ce site est un parc public et quelques débris sont visibles.

Fort Va – Werk 151 (17 décembre 1879 – juillet 1883) érigé sur le Waidhausberg à l’ouest de Kösching. Petit fort détaché de ceinture à fossé sec de type Biehler, au tracé pentagonal de lunette aplatie, proche du plan du Fort IIIa. Une traverse-abri par front et par face. Caserne de gorge droite avec caponnière double de gorge sur l’aile gauche, comportant de gauche à droite 5 + 4 casemates. 11 juin 1889 – 31 juin 1891 : renforcement partiel de l’ouvrage. Date inconnue : installation d’une batterie annexe sur les angles de gorge droit et gauche. 1889 – 1891 installations de 2 batteries annexes intérieures. L’ouvrage a pratiquement disparu sous les installations sportives et seuls les remparts de la batterie annexe gauche sont encore visibles.

 

Belgique

 

Place forte d’Anvers

Ouvrages en cours de construction :

Fort de Lier (1876-1893), également dénommé fort de Lierre.

Fort de Steendorp (1877-1892) ou fort de Ruppelmonde : 1 coupole 2 x 15 cm.

Fort de Walem (1878-1893 ou 1876-1893 ?), également dénommé fort de Waelhem.

 

France Front Ouest Côtes de la Mer du Nord – Manche et Atlantique

 

Place forte de Brest

Ouvrage en cours de construction :

Fort de Crozon (1883-1886), presqu’île de Crozon, fort au tracé pentagonal.

 

France Front Nord-Est

 

Place forte de Lille.

Ouvrages en cours de construction :

Batterie du Camp Français (1880-1884), batterie maçonnée comprenant 3 traverses-abri et un casernement.

Fort de Bondues (1879-1883) fort Lobau. Armée notamment d’une tourelle Mougin Mle 1876.

Fort d’Englos (1879-1883) fort Pierquin.

 

Place forte du Quesnoy

Ouvrage en cours de modernisation :

Place forte du Quesnoy (1533) construction des premiers bastions. 1654 : place prise par les Français. 1668-1672 : importants travaux de modernisation sous la direction de Vauban. 1867 : déclassée. 1878 : reclassée. 1882-1886 : la place est réorganisée. 1901 : déclassée. Octobre 1918 : les Néozélandais prennent la place occupée par les Allemands à l’aide d’échelles d’assaut.

 

Place forte de Condé-sur-Escaut

Ouvrage en cours de construction :

Fort de Flines (1882-1883) fort d’Estrées, petit fort trapézoïdal.

 

Place forte de Maubeuge

Ouvrage en cours de construction :

Fort de Boussois (1881-1883), également dénommé fort Kilmaine.

 

Position de La Fère – Laon - Soissons

Ouvrages en cours de construction :

Batterie de Condé-sur-l’Aisne (1877-1888). 16 février 1932 : déclassée.

Fort de Condé sur Aisne (1877-1883 ou 1882) fort Pille, 2 casemates Mougin pour 1 canon de 155 L, non modernisé. 17 juillet 1912 : déclassé.

Fort de Lanicourt (1879-1883) fort Sérurier, parfois dénommé Fort de Mons-en-Laonnois. 17/07/1912 : déclassé.

 

Place forte de Reims

Ouvrage en cours de construction :

Fort de la Pompelle (1880-1883). 1917-1918 : installation d’un réseau de galeries souterraines. Etat actuel : musée.

 

Place forte de Verdun

Ouvrages en cours de construction :

Batterie de la Côte du Chêne (1883) ou Côte Duchêne. Deux emplacements maçonnés avec niches à munitions.

Batterie d’Eix (1883) batterie Bonnard.

Batterie de Montgrignon (1883) batterie Cormontaigne.

Fort de Bois-Bourru (1881-1887) Fortin de Caurra, fort ; modernisé 1891-1894, 1904-1907, 1913-1914, 3 tourelles de mitrailleuses, 1 observatoire, 2 casemates de Bourges.

Fort de Choisel (1883-1885 ou 1883-1886) fort Manèque, poste puis fort pentagonal, modernisé 1894-1897, 1901, 1906-1912 : caserne bétonnée, 2 casemates de Bourges, une tourelle de mitrailleuses, 1 tourelle de canons de 75 Mle 05 ; 1916-1917 : transformé en centre de résistance avec réseau souterrain de galeries.

Fort de Douaumont (1885-1891), grand fort, modernisé 1887-1889, 1901-1903, 1907-1909, 1911-1913, 1 tourelle de 75, 1 tourelle de 155, 2 tourelles de mitrailleuses, 5 observatoires, 1 casemate de Bourges.

Fort de Landrecourt (1883-1886) fort Jamin. 1890-1892 : installation d’une caserne de guerre. 1907-1910 : installation : 1 tourelle de 75 Mle 05, 2 tourelles de mitrailleuses, 3 observatoires cuirassés, 1 casemate de Bourges. 1914-1918 : installation d’un réseau de galeries souterraines.

Fort Les Sartelles (1881-1884), fort, modernisé 1894-1897, 1904-1906, 2 tourelles de mitrailleuses, 2 observatoires, 2 casemates de Bourges.

Fort de Moulainville (1883-1885), fort, modernisé 1889-1891, 1905-1909, 1 tourelle de 75, 1 tourelle de 155, 2 tourelles de mitrailleuses, 4 observatoires, 1 casemate de Bourges.

Fort de Vaux (1881-1884), fort, modernisé 1888-1895, 1904-1906, 1910-1912, 1 tourelle de 75, 3 observatoires, 2 casemates de Bourges.

Ouvrage de la Croix-Brandier (1883), petit ouvrage terrassé pour l’infanterie, non modernisé.

Ouvrage de Le Chana, poste puis ouvrage (1883-1884), poste Pierquin, ouvrage d’infanterie. 1906-1911 : Modernisation de l’ouvrge : 1 tourelle de 75 Mle 05, 1 observatoire. 1944 : Cuirassements endommagés par des essais américains.

Poste de Belle-Epine (1883-1886 ou 1883) Poste Brayer, poste, non renforcé.

 

Rideaux des Hauts de Meuse

Ouvrages en cours de construction :

Batterie de Beuille – Batterie Laubardière (1883).

Fort Les Paroches (1883-1885) fort Colaud, ouvrage peu modernisé, 1890 un magasin sous roc et 1900-1910 réseau de fils et grilles.

Ouvrage Jouy-sous-les-Côtes (1883-1885) fort Raoult, peu modernisé. 1890 : abri sous roche. 1910 : réseau de fils et de grilles. 1917-1918 : installation d’un réseau de galeries profrondes.

 

Place forte de Toul

Ouvrages en cours de construction :

Batteries du Charmois (1888) 3 batteries avec 17 pièces. 1914 : la batterie est déclassée.

Batterie de l’Eperon (1879-1883), batterie de forme triangulaire, annexe du Fort de Frouard, comprend un fossé avec une caponnière simple et une caponnière double. Modernisé 1894, 1901-1907, 1912 : 1 tourelle Galopin Mle 1890 et observatoires cuirassés ; 2 tourelles Mougin comportant chacune un canon de 155 mm L de Bange, 2 casemates cuirassées en fonte dure modèle 1878 avec canon de 155 L, installation de grilles défensives au sommet de la contrescarpe et magasin sous roc.

Fort de Blenod-les-Toul (1879-1883) fort Charles Martel, modernisé 1908-1914, 1 tourelle de 75, 2 tourelles de mitrailleuses, 3 observatoires.

Fort de Frouard (12 mai 1879-15 octobre 1883) fort Drouot, fort d’arrêt à massif central doté d’une tourelle Mougin Mle 1876 avec 2 canons 155 L de Bange. 1887 : modernisation. 1890 : un magasin sous roc, citernes bétonnées et caserne de guerre. 1907-1914 : 1 tourelle de 75 Mle 05, 3 tourelles de mitrailleuses, 7 observatoires, 1 tourelle de projecteur.

 

Place forte d’Epinal

Ouvrages en cours de construction :

Fort des Adelphes, fort Richepance (1883-1885), modernisé en 1892, 1908-1914.  Tourelle de 75 mm, 1 tourelle de mitrailleuses, 3 observatoires, 1 casemate de Bourges.

Fort La Voivre (1883-1884), non modernisé.

Fort Les Friches (1883-1884), non modernisé.

Fort de Sanchey (1882-1883), non modernisé.

Fort d’Uxegney (1882-1884), modernisé 1894-1896-1910-1914. 1 tourelle de 75, 1 tourelle de 155, 2 tourelles de mitrailleuses, 3 observatoires, 2 casemates de Bourges.

 

Place forte de Langres

Ouvrage en cours de construction :

Redoute puis fort de Montlandon (1883-1885) fort Mortier.

 

Fort de rideau de la Haute Moselle

Ouvrage en cours de construction :

Batterie de la Beuille (1883) batterie de Beuille.

 

Place forte de Belfort

Ouvrages en cours de construction :

Fort de Bessoncourtfort Sénarmont (1883-1886).

Fort du Bois d’Oye (1883-1886) fort Eblé, grand fort pentagonal à gorge rentrante.

Magasins centraux de Belfort A et B (1883). Enormes magasins à poudre.

 

Trouée de Belfort, frontière suisse, Montbéliard - Pontarlier

Ouvrages en cours de construction :

Fort de Joux (1879-1887) comprend 2 casemates cuirassées Mle 1878 en fonte dure.

Fort du Larmont inférieur (1882-1884) fort Malher, construit près de Pontarlier sur un site occupé depuis 1846 par un ouvrage dénommé fort Malher, en qervice jusqu’en 1877. 1891 : installation d’un abri sous roc.

Fort du Larmont Supérieur (1879-1883) fort Catinat. 1891 : installation de 2 abris sous roc.

 

Place forte de Besançon

Ouvrage en cours de construction :

Batterie des Epesses (1883).

 

Place forte de Dijon

Ouvrage en cours de construction :

Batterie annexe du Fort d’Asnière (1881-1883).

 

France Front Sud-Est

 

Place forte de Lyon

Ouvrage en cours de construction :

Rive droite de la Saône :

Deuxième ceinture de forts détachés :

Fort du Paillet (1883-1886) au nord-ouest de Lyon, sur la rive droite de la Saône. Etat actuel : appartient à la commune de Dardilly. Occupé par plusieurs associations dont l’une qui fait visiter l’ouvrage.

Rive droite du Rhône :

Deuxième ceinture de forts détachés :

Fort de la Côte Lorette (1878-1882) au sud-ouest de Lyon, sur la rive droite du Rhône. Etat actuel : fossés remblayés, appartient à la commune de Saint-Genis-Laval.

 

Place forte d’Albertville

Ouvrage en cours de construction :

Blockhaus de Laitelet (1883) parfois orthographié Aitelet, dénommé Blockhaus ou fort Perregaux.

 

Place forte de Saint-Vincent

Ouvrages en cours de construction :

Batterie du Chatelard (1883-1885) ou batterie Châtelard, située au-dessus du fort de Saint-Vincent.

Caserne défensive de Chaudon (1879-1883) Caserne de Courtigis, située entre le fort de Saint-Vincent et la redoute du Chadon. Caserne monobloc à 3 niveaux dont deux à l’épreuve des bombes.

Redoute du Chaudon (1879-1883), surplombe la caserne défensive de Chaudon. Actuel domaine privé avec gîte.

 

Place forte de Grenoble

Ouvrage en cours de construction :

Fort de Comboire (1882-1885) fort Monteynard, fort à cavalier, tracé en forme de pentagone très étiré.

 

Place forte de Briançon

Ouvrage en cours de construction :

Batterie de la Croix (1883) ou batterie de la Grande Maye.

 

Frontière italienne

Ouvrage en cours de construction :

Fort du Mont Bardonnet, Fort Suchet (1883-1886), 2 tourelles Mougin Mle 1876, près de Nice.

 

France Front Sud Côtes de la Méditerranée

 

Place forte de Nice

Ouvrages en cours de construction :

Batterie des Granges (1883-1890) parfois dénommée batterie Basse.

Fort de la Tête de Chien (1879-1884). Comprend une casemate cuirassée pour canon de 155 mm.

 

Place forte de Toulon

Ouvrages en cours de construction :

Batteries de la Carraque (1881-1883) comprend une batterie basse qui est une batterie de rupture, une batterie haute, une tour crénelée modèle 1846 n°3 et un poste photoélectrique.

Fort du Coudon (1879-1884).

 

Place forte de Marseilles

Ouvrage en cours de construction :

Batterie du cap Caveaux (1880-1883), Ile de Pomègues, également dénomée Batterie Cavau. 1901 : la batterie est remaniée.

 

Italie Centre

 

Place forte de Rome

Ouvrages en cours de construction :

Forte Antenne (1882-1891), fort détaché de ceinture.

Forte Bravetta (1877-1883), fort détaché de ceinture.

Forte Ostiense (1882-1884), fort détaché de ceinture.

Forte Pietralata (1881-1885), fort détaché de ceinture.

Forte Prenestino (1880-1884), fort détaché de ceinture.

Forte Tiburtino (1880-1884), fort détaché de ceinture.

Forte Trionfale (1882-1891), fort détaché de ceinture.

 

Pays-Bas

 

Ligne d’Utrecht « Waterlinie »

 

Place forte d’Utrecht

Ouvrages en cours de modernisation :

Fort bij Rijnauwen (1868-1871). Grand fort à fossé plein d’eau, plus grand fort de la Waterline (31 ha). En 1877-1885 il est modernisé, construction d’une grande caserne à l’épreuve des bombes et des batteries de flanquement n°3 et 4. En 1885 son équipage était de 675 hommes et 105 pièces d’artillerie. 1918 installations d’abris de groupe en béton type 1918. En 1939 installation d’une casemate de mitrailleur « Koepelkazemat type G » et d’abris de groupe « Groepschuilplaats Type P ». 1942-1943 lieu de détention et d’exécution. Classé aux monuments historiques « Rijksmonument » et est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

 

Expériences, innovations et progrès de la fortification et de l’artillerie de siège et de forteresse

 

Allemagne

1883 : Dans le but d’augmenter la puissance explosive des projectiles de l’artillerie, on a dans un premier temps en 1880 rallongé les projectiles, et commencé a mené des essais pour augmenter les charges explosives en remplaçant la poudre noire par une substance dénommée coton poudre pour obus « Schiessbaumwolle für Granate ». A cet effet, on a encore mené au cours de l’année 1883 des essais de tir à Kosel et Stralsund. A Cosel on a tiré avec le mortier rayé de 21 cm sur de vieilles voûtes en bonne maçonnerie de briques de 1 m d’épaisseur, recouvertes d’une couche de béton de 0,80 m et d’une couche de terre de 1 m à 1,50 m. On a tiré des obus torpilles de 6 calibres de longueur, avec charge d’éclatement de 19 kg de coton-poudre, qui ont percé les voûtes et éclaté à l’intérieur. Ces essais de tir ont permis de vérifier les effets de ces projectiles sur des abris voûtés à l’épreuve des bombes, et dont il résultait que les constructions voûtées actuelles n’étaient plus en mesure de résister. L’augmentation effective de la puissance explosive de ces projectiles et le développement du tir courbe, dévalorisait les ouvrages des fortifications qui venaient à peine d’être achevés. On a donc mis en service en 1883 les obus chargés de coton poudre « Schiesswollgranaten », une première étape qui va nous mener à la crise des obus à explosif brisant « Brisanzgranatenkrise », également dénommée en France « crise de l’obus torpille », qui entraînera une remise en question générale de la valeur des fortifications. En effet, les positions à ciel ouvert sur les remparts deviennent définitivement intenables et les maçonneries normales ne sont pas seulement menacées au niveau des superstructures et des murs, mais également par les projectiles pénétrant sous les fondations. Par ailleurs, les pièces à tir courbe, qui avaient remplacés celles à tir direct dans la guerre de forteresse, sont désormais en mesure d’annihiler les organes de flanquement des ouvrages situés dans les fossés, comme les caponnières. Mais il faudra attendre la mise en service d’une substance explosive encore plus efficace pour que les premières mesures d’urgence soient prises.  

1883 : technique cuirassements. Depuis 1883, Schumann et Gruson travaillent ensemble. Le premier résultat de cette coopération était une évolution du dernier projet de Schumann, sur lequel on renonçait encore à l’utilisation de fonte d’acier. Cette tourelle construite à nouveau comme affût blindé a reçu une coupole tournante, qui se composait d’un couvercle en acier laminé et d’un anneau en acier fondu. Avec cet anneau la coupole reposait lors des tirs sur l’avant cuirasse, tandis que qu’on la relevait un peu pour faire tourner la coupole. Un plot axial nouvellement réalisé, qui permettait à la coupole de se pencher jusqu’à ce qu’elle repose sur l’avant cuirasse, a permis de se passer de la couronne de friction.

Roumanie

1883 : Le général belge Brialmont propose un projet de fortifications pour Bucarest, la capitale roumaine : une ceinture urbaine (qui ne sera pas réalisée) et une ceinture de 18 forts détachés, distant de 6 à 9 km de la ville. Il s’agit de fortifications cuirassées et bétonnée, réalisée à partir de 1885.

 

Publications de l’année 1883

 

Auteurs : Auteurs divers.

Titre : Aide-mémoire à l’usage des officiers d’artillerie. Chapitre XV. Tir des bouches à feu (1er janvier 1883). 4e édition.

Editeur : Librairie militaire J. Dumaine, libraire-éditeur, L. Baudoin et Cie, sucesseurs, 30, rue et passage Dauphine, Paris.

Date : 1883.

 

Auteur : Auteurs divers.

Titre : Militär-Handbuch des Königsreiches Bayern, Jg. 1883.

Edition : Berlin.

Date de l’édition : 1883.

 

Auteur : Brunner Maurice, Chevalier Maurice Brunner, capitaine à l’état-major du Génie autrichien, traduction par J. Bornnecque, capitaine au 3e régiment du génie.

Titre : Guide pour l’enseignement de la fortification permanente à l’usage des écoles militaires.

Editeur : Librairie militaire de J. Dumaine, libraire-éditeur, rue et passage Dauphine, 30, Paris.

Date de l’édition : 1883.

Table des matières succincte : Eléments de la fortification permanente ; Assemblage des éléments pour la constitution des forts et des places fortes ; Emploi de la fortification permanente dans des cas particuliers ; Aperçu du développement de la fortification permanente.

 

Auteur : Hennebert, Lieutenant-colonel, ancien professeur à l’Ecole militaire de Saint-Cyr.

Titre : L’Europe sous les armes. 3e édition.

Editeur : Librairie Furne, Jouvet et Cie, éditeurs, 5, rue Palatine, Paris.

Date de l’édition : 1884. Référence MJR : S0109.

Table des matières : La guerre et la paix ; Les combattants ; La bouche à feu de campagne ; Le fusil ; Du rôle des forteresses dans l’œuvre de la défense des états modernes ; Système défensif de l’Angleterre ; Système défensif de la Belgique ; Système défensif de l’Allemagne ; La Suisse ; Système défensif de l’Italie ; La péninsule Ibérique ; Système défensif de la Hollande ; Système défensif du Danemark ; La péninsule scandinave ; Système défensif de la Russie ; La péninsule des Balkans ; L’Autriche-Hongrie ; Les nations armées ; Les points noirs ; Conclusion.

 

Auteurs : Laisné.

Titre : Aide-mémoire de Laisné à l’usage des officiers du Génie. 5e édition refondue et publié par ordre du Ministère de la guerre. Chapitre VIII Fortification de campagne.

Editeur : Librairie militaire de L. Baudoin et Cie, libraires-éditeurs, 30, rue et passage Dauphine, Paris.

Date : 1883.

 

Auteur : Plessix H.

Titre : Nouveau cours spécial à l’usage des candidats au grade de sous-officier dans les corps de troupe de l’Artillerie. 4e édition.

Editeur : Librairie militaire J. Dumaine, imprimeurs-éditeur, L. Baudoin et Cie, sucesseurs, 30, rue et passage Dauphine, Paris.

Date : 1886.

 

Auteurs : Rau S., Chef d’escadron du service d’état-major.

Titre : L’état militaire des principales puissances étrangères au printemps 1883. Allemagne, Angleterre, Autriche, Espagne, Italie, Russie.

Editeur : Librairie militaire Berger-Levrault & Cie, 5, rue des Beaux-Arts, Paris, même maison à Nancy.

Date de l’édition : 1883.

Table des matières : Allemagne : Commandement supérieur et administration centrale ; Recrutement et réserves ; Remonte et conscription des chevaux ; Cadres actifs et auxiliaires ; Formations organiques des troupes d’opération ; Division militaire du pays et répartition des troupes ; Formation de l’armée en cas de mobilisation ; Voitures et convois d’un corps d’armée ; Armement et matériel d’artillerie ; pages 108-112 ; Uniformes ; Etc.

 

Auteur : Ténot Eugène.

Titre : Paris et ses fortifications 1870-1880. Les nouvelles défenses de la France. Avec la carte 1/200 000, en quatre couleurs du camp retranché de Paris. Troisième édition.

Editeur : Librairie militaire de J. Dumaine, libraire-éditeur, L. Baudoin & Cie, successeurs, 30, rue et passage Dauphine, Paris.

Date de l’édition : 1883.

 

Chroniques de l’anné 1883

 

Année 1883

Autriche-Hongrie, fortifications : budget alloué aux fortifications et à leur armement pour l’année 1883.

Une revue militaire française a publié cet article qui détaille le budget extraordinaire alloué pour l’année 1883 à la construction des fortifications et à l’acquisition de leur armement : « Le Budget militaire de l’Autriche-Hongrie en 1883. Dans la session qui a eu lieu au mois de novembre 1882, les délégations autrichiennes et hongroises ont intégralement voté tous les crédits demandés par le ministère de la guerre, et par conséquent donné une approbation implicite au projet de réorganisation de l’armée. Le fait mérite d’autant plus d’attirer l’attention, que c’est la première fois depuis de longues années que le budget militaire est adopté sans avoir subi des réductions plus ou moins considérables.

Le budget militaire pour 1883 s’élève, y compris le budget de la marine totale de 118 563 542 florins (soit 246 407 755 francs), et se décompose de la façon suivante :

1. Budget ordinaire de la guerre.

Le budget ordinaire de la guerre est fixé au chiffre de 94 905 161 florins, c’est-à-dire qu’il ne présente sur celui de 1882 qu’un excédent d 851 florins. Etc.

2. Budget extraordinaire de la guerre.

Le budget extraordinaire de la guerre s’élève à 7 508 157 florins : il présente sur l’année précédente un excédent de 821 027 florins qu’il faut attribuer presque en totalité aux dépenses de réorganisation et à l’extension donnée aux travaux de défense de la Galicie et du Tyrol.

Voici les crédits les plus importants du budget extraordinaire : Etc.

3° Acquisition de pièces de côte pour l’armement de Pola (791 840 florins). Le gouvernement a déjà acheté dans les deux années précédentes 6 pièces Krupp, de 28 cm ; le crédit demandé pour 1883 doit servir à l’acquisition de 4 pièces Krupp de 28 cm, et de 6 pièces de 15 cm.

4° Armement des ouvrages de Przemysl (140 000 florins). L’armement de Przemysl doit être assuré en grande partie au moyen de pièces tirées de l’approvisionnement de réserve de l’arsenal de Vienne, et 70 000 florins seront consacrés à solder les frais de transport de ce matériel. En outre, un crédit de 140 000 florins, dont la moitié sera reportée sur l’exercice de 1884, est destiné à l’acquisition des 155 pièces qui seront encore nécessaires pour compléter l’armement en artillerie du camp retranché.

5° Armement des ouvrages de Cracovie (30 000 florins). La plupart des ouvrages de Cracovie sont des ouvrages de campagne ; leur transformation en ouvrages de fortification permanente exige une augmentation de 120 pièces dans l’armement de l’artillerie de la place. Le crédit affecté à cet usage (60 000 florins) sera réparti par moitié sur les années 1883 et 1884.

La fabrication des pièces destinées à Przemysl et à Cracovie se fera dans des conditions assez avantageuses, parce que l’on pourra utiliser des matériaux, métal et bois, déjà existants.

6° Armement des ouvrages défensifs du Tyrol (75 000 florins). Cet armement exigera une dépense totale de 450 000 florins ; mais cette année, le gouvernement en demande seulement 75 000.

7° Armement des ouvrages de campagne à élever éventuellement en Galicie (100 000 florins). Quoique ces ouvrages ne doivent être construits en terre qu’en cas de guerre, il est indispensable de posséder, dès le temps de paix, l’artillerie nécessaire à leur armement, c’est-à-dire 50 pièces nouvelles en sus de celles qui existent actuellement en réserve dans les arsenaux.

5° Construction ou achèvement d’ouvrages destinés à renforcer la défense du Tyrol (100 000 florins). La disposition toute particulière du théâtre d’opérations du Tyrol presque isolé du reste de la monarchie, et la configuration du sol, rendent l’établissement d’un système de fortifications permanentes d’autant plus indispensable qu’en cas de guerre la défense de cette province sera confiée à un nombre de troupes relativement restreint et composé en grande partie de milices nationales. Il faut conc seulement compléter les ouvrages déjà existants, mais encore en créer de nouveaux, notamment dans la région Est, qui se trouve encore tout à fait dégarnie.

L’ensemble des dépenses est évalué à 1 million de florins ; mais le gouvernement, pour ne pas grever outre mesure le budget extraordinaire, ne demande pour 1883 que 100 000 florins qui serviront à commencer les travaux préparatoires.

9° Construction d’ouvrages de fortification à Cattaro (100 000 florins). L’insurrection qui a éclaté cette année en Krivoscie a fait de nouveau ressortir la nécessité de protéger Cattaro du côté terre, par une série d’ouvrages permanents qui permissent à la garnison de résister assez longtemps à des forces supérieures (La mise en état de défense de Cattaro est une mesure de précaution pris vis-à-vis du Monténégro).

En raison de la situation isolée de Cattaro à l’extrémité sud de la Dalmatie, tous les travaux doivent être faits dès le temps de paix ; il serait impossible de les exécuter au dernier moment. La mise en état de défense de Cattaro du côté terre coûtera 500 000 florins.

10° Construction d’ouvrages permanents à Pola exigera une dépense totale de 4 millions ; en 1881 et 1882, les délégations ont déjà accordé 1 500 000 florins. Les nouveaux ouvrages ont pour objet de compléter du côté terre la défense du grand port maritime autrichien.

11° Construction du camp retranché de Cracovie (700 000 florins) (Voir, pour les camps retranchés de Przemysl et Cracovie, la Revue militaire de l’Etranger, n°574 (1880). Le total des crédits s’élève au chiffre de 3 millions de florins ; 1 400 000 florins ont déjà été accordés par les délégations dans les sessions de 1881 et 1882.

12° Construction du camp retranché de Przemysl (700 000 florins) (Voir, pour les camps retranchés de Przemysl et Cracovie, la Revue militaire de l’Etranger, n°574 (1880). Les devis montent à 5 500 000 florins ; 800 000 florins seulement ont été dépensés dans les deux années précédentes ; pour que l’achèvement des travaux ne traîne pas trop en longueur, le ministère de la guerre a cru devoir demander pour 1883 un crédit plus considérable ».

 

Mercredi 17 janvier 1883

Allemagne, aérostation : Emploi des aérostats et des appareils photographiques pour les levers de terrain.

Une revue militaire française a publié cet article : « D’après la Gazette militaire de Darmstadt du 17 janvier dernier, les officiers du corps des ingénieurs vont entreprendre une série d’expériences ayant pour but de faire des levers photographiques, en s’élevant en ballon au-dessus des terrains à reconnaître.

Jusqu’à présent, on avait fait d’opérations de ce genre qu’à une faible hauteur, tout à fait insuffisante pour mettre l’aérostat à l’abri des feux d’infanterie. Dans les nouvelles expériences, on compte s’élever en ballon libre à des hauteurs bien plus considérables. La difficulté consiste à trouver un appareil photographique qui permette de donner des images nettes du terrain à lever, malgré la rapidité du mouvement d’ascension. Le nouvel appareil porte un obturateur spécial que l’on ne peut mettre en mouvement par un courant électrique, de telle sorte que l’on fixe les images des objets sur la plaque en moins d’une seconde. D’après les expériences particulières faites jusqu’à présent on espère arriver à prendre des images très réussies de villages ou de secteurs de terrains, en opérant à 1 000 mètres de hauteur pendant une seconde ; dans cet espace de temps on s’élève de 6 à 8 mètres, par suite du mouvement vertical ».

 

Mercredi 24 janvier 1883

Allemagne, Kiel fortifications : point sur les nouveaux projets de fortifications.

Une revue militaire française nous livre les informations suivantes au sujet des projets de fortification de Kiel : « La Revue a fait mention, à différentes reprises des projets de fortification ayant pour but d’assurer la défense continentale des établissements maritimes que renferme la baie de Kiel. A ces travaux se rattachent la création du canal de jonction de la mer du Nord à la Baltique et le démantèlement de la position fortifiée de Sonderburg-Düppel, dans le voisinage de laquelle il a été question d’organiser le Hörup-Haff pour y créer un port de sortie de Kiel. Il semble que l’on n’a encore rien arrêté définitivement à cet égard. Voici, en effet, ce que nous relevons dans la Deutsche Heeres-Zeitung du 24 janvier dernier : « Différents journaux ont annoncé qu’au printemps prochain devait commencer la construction de 16 nouveaux forts destinés à assurer la défense continentale du port de la baie de Kiel. Les projets de ces travaux ont été rédigés en 1881, et les points sur lesquels les ouvrages doivent être établis ont été arrêtés par le feld-maréchal comte de Moltke, assisté des officiers du grand état-major, lors du voyage d’état-major à l’automne de la même année. Cette décision avait été prise en même temps que l’on admettait le déclassement des fortifications de la position de Sonderburg-Düppel.

On parait maintenant avoir résolu de construire de grands forts autour de Kiel au lieu d’une série de petits ouvrages. Toutefois, il n’est pas exact de dire que les travaux seront commencés au printemps prochain, car les plans ne sont pas définitivement approuvés, et les terrains nécessaires ne sont pas encore achetés. Ce qui prouve d’ailleurs que cette nouvelle est prématurée, c’est que l’on a ajourné à 1881 la démolition des ouvrages de Sonderburg-Düppel, et que, dans le budget extraordinaire pour 1883-84, on a alloué seulement 2 millions de marcs pour la continuation des travaux des ports de guerre de Friedrichsort et de Wilhelmshaven, et pour l’établissement des défenses continentales de Kiel. Pour l’exercice de 1884-85, le même budget porté une allocation de 4 500 000 marcs, c’est-à-dire 2 500 000 marcs de plus que le budget précédent. C’est donc seulement l’année prochaine que commencera vraisemblablement la construction des nouveaux forts ».

On lit, d’autre part, dans la Gazette militaire de Darmstadt (numéro du 3 février) : « C’est au printemps prochain que l’on doit commencer la construction des nouvelles défenses continentales de la baie et du port de Kiel. Ces défenses auraient un développement très considérable ; elles ne comprendraient pas moins de 16 forts détachés à grande distance. Aucune des places allemandes les plus importantes, telles que Cologne, Strasbourg, etc., n’en possède un aussi grand nombre. Dès que ces travaux seraient achevés, l’arsenal de construction maritime de l’Empire établit dans la baie de Kiel se trouverait complètement à l’abri des tentatives de bombardement de l’ennemi ».

 

Samedi 27 janvier 1883

Allemagne, Metz place forte : organisation des pompiers militaires de la garnison.

Une revue militaire a publié cet article tiré de la presse allemande : « Organisation de détachements de pompiers dans la garnison de Metz. La Gazette militaire de Darmstadt racontait, dans son numéro du 27 janvier 1883, comment les détachements de pompiers fournis par les différents corps de la garnison de Metz, avaient efficacement concouru à l’extinction de l’incendie du bâtiment du service des postes ; elle donnait sur l’organisation de ces détachements les détails suivants : « Le service d’incendie de la garnison de Metz est placé sous les ordres d’un capitaine de pionniers, et se compose de 4 sections : la 1ère est fournie par le bataillon de pionniers n°16, la 2e par le régiment d’infanterie bavarois n°8, la 3e par le régiment d’infanterie brunswickois, et la 4e par le régiment d’infanterie prussien n°41. Chaque section est commandée par un officier du corps auquel il appartient ; le matériel est déposé dans le casernement du corps. Par suite de la répartition de ces casernements dans les différents quartiers de la ville, on peut avoir rapidement des secours, quel que soit le point où éclate un incendie ».

 

Vendredi 9 février 1883

Allemagne, Metz : des boucheries militaires de garnison

Une revue militaire française a livré cet article : « Le Militär-Wochenblatt, dans son numéro du 23 novembre 1882, signalait les avantages que, tant au point de vue de l’économie pour les ordinaires des corps de troupe de l’armée allemande, qu’à celui de la qualité de la viande à donner au soldat, il y aurait à renoncer au système de fourniture en régie directe, par analogie avec ce qui se fait pour le pain ; l’Etat, en fabricant lui-même cette denrée, n’ayant également et indubitablement en vue que de procurer au soldat une nourriture substantielle et de bonne qualité. En admettant que, lors de la réorganisation de l’armée prussienne au commencement de ce siècle, la question de la fourniture directe de la viande fraîche par l’Etat ayant été agitée, diverses raisons aient pu entraîner l’administration à renoncer à un pareil système de fourniture, l’auteur de l’article du journal précité estimait que cette question est cependant toujours assez importante pour être de nouveau mise à l’ordre du jour. Visant encore les avantages qui résulteraient de cette fourniture directe, au point de vue de la qualité de la viande à délivrer aux soldats, il donnait à grands traits le mode d’organisation qui, sans devoir être immédiatement généralisé, pourrait être adopté, et il terminait en faisant ressortir, par des chiffres empruntés à la garnison de Berlin, les économies que le système de fourniture préconisé permettrait de réaliser. L’autorité militaire allemande paraît se disposer aujourd’hui à entrer dans les vues exposées par le Militär-Wochenblatt.

Nous lisons, en effet, dans le Journal d’Alsace du 8 février, que les régiments de la 30e division, en garnison à Metz, ont dénoncé, pour le 1er avril prochain, les traités qu’ils avaient passés avec les bouchers de la ville pour la fourniture de la viande fraîche. « A partir de cette date, les régiments feront eux-mêmes l’achat des animaux de boucherie dont ils auront besoin, et fabriqueront, en outre, la charcuterie pour la troupe ».

La Strassburger Post, du 9 février 1883, signale également ce fait, et ajoute que l’autorité militaire, en prenant cette mesure, a en vue de mettre en pratique, à titre d’essai, pour les régiments de la 30e division, un système de boucherie en gestion directe. « On veut, dit cette feuille, louer, pour cet usage, plusieurs loges à l’abattoir de Metz, acheter soi-même le bétail et le faire abattre par les bouchers qui se trouvent dans les corps. On espère, par cette mesure, procurer à la troupe la viande à meilleur compte, surtout de la viande meilleure, et par là, pouvoir améliorer l’alimentation en général des soldats. Comme les régiments d’infanterie de la 30e division, qui se trouvent en garnison à Metz, comptent, en y comprenant la brigade d’occupation bavaroise, 60 compagnies, l’institution rapportera certainement, vu qu’il n’y aura de difficulté d’aucune sorte à utiliser, en les cédant à des particuliers, les morceaux de valeur inférieure et les issues. En outre, il n’est pas invraisemblable que les autres corps de la garnison participent aussi à l’entreprise. Il en résulterait assurément, pour quelques bouchers de Metz, un grand préjudice, du moment que 16 000 consommateurs environ viendraient en déduction de la consommation locale ; mais, d’un autre côté aussi, la mesure exercerait dans la place, au profit des consommateurs civils, une pression favorable sur les prix colossalement élevés de la viande ».

 

Mardi 20 février 1883

Allemagne, Metz garnison : Fin de la première d’instruction dans la garnison.

Une revue militaire française nous livre cet article : « D’après la Gazette de Metz du 20 février 1883, les présentations de recrues qui clôturent la première période d’instruction sont terminées dans la garnison de Metz depuis le 17 février. Le surlendemain a commencé, pour cette garnison, la deuxième période dite de l’instruction de la compagnie. Les anciens soldats sont réunis maintenant aux recrues pour exécuter l’école de compagnie, ainsi que les petits exercices de tirailleurs et du service en campagne. On continue également le tir à la cible commencé dès la première période. La deuxième période se terminera dans les premiers jours d’avril par les présentations dites du printemps ».

 

Mai 1883

Allemagne, Strasbourg place forte : réalisation d’un plan projet pour un abri à munitions de la batterie annexe droite du Fort Grossherzog von Baden.

Le service des fortifications de Strasbourg a établi un plan projet à l’échelle 1 :100e pour un abri à munitions pour la batterie annexe droite du Fort Grossherzog von Baden. Ce plan a été établi comme annexe du rapport du 6 juin 1883. Le titre de ce plan est le suivant : « Zeichnungen der Munitions Raüme für die Anschluss Batterien – Fort Grossherzog von Baden – Rechte Flanke ». Il a été visé entre autres par Krüger, général de brigade à l’inspection des Ingénieurs « Generalmajor der Ingenieur-Inspektion », par un lieutenant-colonel et inspecteur des fortifications « Oberstlieutnant und Festungs Inspekteur », et approuvé par Hilly, commandant et 1er officier d’artillerie de la place « Major und 1. Artillerie-Offizier vom Platz ». Il s’agit là d’un premier projet pour ce type d’abri. L’abri qui sera à priori construit vers 1887-1890, comporte trois niveaux, dont deux souterrains, ce qui n’est pas le cas ici. Toutefois on avait déjà prévu une poterne basse assurant la liaison entre l’angle de gorge droit du fort et l’abri pour assurer le ravitaillement de la batterie en munitions avec un voie ferrée étroite.

Extraits du plan susnommé : plans d’un abri à munitions pour la batterie annexe droite du Fort Baden

Collection MJR. Source : Geheimes Staatsarchiv Preussischer Kulturbesitz, Berlin.

Extraits du plan susnommé : plans d’un abri à munitions pour la batterie annexe droite du Fort Baden, coupes en profil. Collection MJR. Source : Geheimes Staatsarchiv Preussischer Kulturbesitz, Berlin.

Extraits du plan susnommé : plans d’un abri à munitions pour la batterie annexe droite du Fort Baden, plan de masse. Collection MJR. Source : Geheimes Staatsarchiv Preussischer Kulturbesitz, Berlin.

Extraits du plan susnommé : plans d’un abri à munitions pour la batterie annexe droite du Fort Baden, plan des dessus de l’ouvrage. Collection MJR. Source : Geheimes Staatsarchiv Preussischer Kulturbesitz, Berlin.

Mardi 1er mai 1883

Pays-Bas, fortifications : division du territoire en commandements d’artillerie et du génie.

Une revue militaire française nous livre l’article suivant : « Par un décret du 11 décembre 1882, dont la mise en vigueur est fixée au 1er mai prochain, le territoire du royaume, qui jusqu’à présent était partagé en huit positions défensives, sera divisé en quatre commandements d’artillerie et 4 commandements du génie. Les nouvelles divisions sont délimitées ainsi qu’il suit :

1er commandement d’artillerie.

Chef-lieu : Utrecht. Ouvrages de la nouvelle ligne d’eau, depuis et y compris le fort de Klop jusqu’au Lek ; position de la vallée de la Gueldre. Magasins d’Utrecht, Woerden, Zwolle, Wierickerschans.

2e Commandement d’artillerie.

Chef-lieu : Amsterdam. Ouvrages de la position d’Amsterdam, à l’exception du fort d’Ymuiden ; la Nouvelle ligne d’eau depuis Zuiderzee jusqu’au fort de Klop. Magasins d’Amsterdam et de Naarden.

3e Commandement d’artillerie.

Chef-lieu : Gorinchem. Ouvrages de la Nouvelle ligne d’eau depuis le Lek jusqu’à la Merwede, et du pays d’Altona jusqu’à la Merwede ; la ligne d’eau du sud ; les ouvrages destinés à couvrir les passages des rivières et à recueillir les troupes près de l’Yssel, du Waal et de la Meuse. Magasins de Dordrecht, Woudrichem, Gorinchem, Geertruidenberg, Heusden, Breda.

4e Commandement du génie.

Chef-lieu : Utrecht. Les ouvrages et moyens d’inondation dans la Nouvelle ligne d’eau. Les terrains et bâtiments, etc., d’Utrecht, Woerden, Zeist.

2e Commandement du génie.

Chef-lieu : Amsterdam. Les ouvrages et moyens d’inondation dans les positions d’Amsterdam et du Helder. Les terrains, bâtiments, etc., d’Amsterdam, Delft, Gouda, la Haye, Haarlem, Hoorn, Leiden, Rotterdam, Schoonhoven.

3e Commandement du génie.

Chef-lieu : Dordrecht. Les ouvrages et moyens d’inondation dans la position de Hollande-Diep et du Volkerak, dans celle des bouches de la Meuse et du Haringvliet, dans la ligne d’eau du sud. Les ouvrages de l’Escaut occidental. Les terrains, bâtiments, etc., de Bergen-op-Zoom, Breda, Dordrecht, Bois-le-Duc, Heusden, Middelbourg, Flessinge.

4e Commandement du génie.

Chef-lieu : Arnhem. Les ouvrages et moyens d’inondation dans la position de la vallée de la Gueldre et de la Betuwe-inférieure. Les ouvrages destinés à couvrir les passages des rivières et à recueillir les troupes sur l’Yssel et le Waal. Les terrains, bâtiments, etc., à Amersfoort, Arnhem, Assen, Deventer, Grave, Gronongue, Harderwijk, Kampen, Leeuwarden, Maestricht, Millingen, Nimêgue, Oldebrock, Ruremonde, Venlo, Zutphen, Zwolle.

Les commandements des divisions territoriales d’artillerie sont exercés par les chefs des quatre régiments d’artillerie de forteresse du numéro correspondant ».

 

Samedi 29 septembre 1883

Allemagne : Strasbourg. Baptême du Fort Schwarzhoff et Podbielski. 

Par l’A.K.O. du 29 septembre 1883, le Fort Altenheimer Hof est dénommé Fort Schwarzhoff et le Fort auf dem Mundolsheimer Kopf Fort Podbielski.

 

Sources

 

Bibliographie

 

Auteurs diers : Revue militaire de l’Etranger.

Auteurs divers : Straßburger Zeitung und Amtliche Narichten für das General-Gouvernement Elsaß.

Burger Matthias : Die Bundesfestung Ulm, Deutschland grösste Festungsensemble ; autoédition Föderkreis Bundesfestung Ulm e.V., 2006. 

Burger Matthias : Bundesfestung Ulm, Ein Führer durch die Festungsanlagen, autoédition Föderkreis Bundesfestung Ulm e.V., 2010. 

Burtscher Philippe : De la ceinture fortifiée de Strasbourg à la Position de la Bruche, Editeur : Cercle d’Etudes des Fortifications et Société d’Histoire de Mutzig et environs, 1999. 

Doise Jean : Histoire militaire de l’Alsace militaire, La défense du pays in Saisons d’Alsace n°87 de mars 1985, pages 41-42. 

Dumsky Walter : Die deutschen Festungen von 1871 bis 1914 : Strategische Bedeutung und technische Entwicklung. Erlanger Historische Studien herausgegeben von Professor Dr. Karl-Heinz Ruffmann Professor Dr. Hubert Rumpel. Bd. / Vol. 11 ; Frankfurt am Main, New York, Paris ; 1987.

Frijns Marco, Malchair Luc, Moulin Jean-Jacques, Puelinckx Jean : Index de la fortification française 1874-1914, autoédition, 2008. 

Frobenius H. : Unsere Festungen. Entwicklung des Festungswesens in Deutschland seit Einführung der gezogene Geschütze bis zur neusten Zeit. Band I : Die Ausgestaltung der Festung ; 1912.

Grabau A. : Das Festungsproblem in deutschland und seine Auswirkung auf die strategische lage von 1870-1914, Berlin, 1935.

Gosch Frank : Festungsbau an Nordsee und Ostsee ; Die Geschichte der Deutschen Küstenbefestigung bis 1918, Mittler & Sohn, Hamburg, Berlin, Bonn, 2003.

Lacoste W. : Neubreisach 1871 – 1916, Strassburg Vorfeld 1914-1916 in DAWA Sonderheft 29, 1997.

Lacoste W. : Die Weserforts. Beiträge zur Geschichte in DAWA Sonderheft 28. Deutschen Atlantikwall Archiv, 1999.

Le Halle Guy : Histoire des fortifications en Franche-Comté et pays d’Ain, Martelle Editions, 1991.

Le Hallé Guy : Le système Séré de Rivières ou le témoignage des pierres, Ysec, 2001. 

Muller H. (Major au grand Etat-major allemand. Traduit avec l’autorisation de l’auteur par Alfred Bertrang, capitaine-commandant attaché à l’état-major de l’artillerie belge) : Développement de l’artillerie de place et de siège prussienne sous le rapport du matériel, de l’organisation, et de l’instruction de 1815 à 1875, établi d’après les documents officiels ; Librairie militaire de J. Dumaine, Paris, 1876. 

Rolf Rudi : Die Deutsche Panzerfortifikation. Die Panzerfesten von Metz und ihre Vorgeschiche ; 1991 ; Biblio Verlag, Osnabrück.

Generalleutnant a.D. Schirmer : V. Teil : Das Gerät der schweren Artillerie ; Verlag Bernard & Graefe, Berlin ; 1937.

Richard Pierre : Fort du Mont-Bart, position stratégique, construction du fort, autoédition, 2000. 

Schulze Manfred P. : Fort Hahneberg. Das einzige Aussenfort der Festung Spandau ; Heimatkindliche Vereinigung Spandau 1954 e.V. Förderkreis Museum Spandau, Berlin 2004. 

Tempelman Lex & Will Chris : De Nieuwe Hollandse Waterlinie, 2009.

Theile Markus : Das Fort Oberer Kuhberg, autoédition Föderkreis Bundesfestung Ulm e.V., 2014.

Torfs L., en collaboration avec A. Casterman : Les agrandissements et les fortifications d’Anvers ; Bruxelles, 1871.

Truttmann Philippe : La barrière de Fer ; L’architecture des Forts du Général Séré de Rivières (1872-1914) ; Gérard Klopp éditeur, 2000. 

Weinsberg Alexandre : Le fort de Queuleu in Fortifications & Patrimoine, Association Le Mur, Année 2000. 

 

Archives & Bibliothèques

Archives de la Ville et de l’Eurométropole de Strasbourg.

Archives départementales du Bas-Rhin ; Strasbourg.

Bibliothèque du mess de garnison de Strasbourg

Bibliothèque Nationale de France

Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg

Bibliothèques Municipales de Strasbourg.

Bundesarchiv (archives fédérales allemandes)

Bundesarchiv Abteilung Militärarchiv, Freiburg

Geheimes Staatsarchive Preussischer Kulturbesitz, Berlin.

Generallandessarchiv Karlsruhe et Bundesarchiv, Stuttgart.

Service Historique de la Défense, Vincennes.

 

Sites Internet

Accès aux ouvrages en ligne de la BNF et de la BNUS :

https://gallica.bnf.fr/accueil/fr/content/accueil-fr?mode=desktop

Bundesarchiv (archives fédérales allemandes)

https://www.bundesarchiv.de/DE/Navigation/Home/home.html

Site très complet recensant les fortifications françaises 1874-1918 environ :

https://www.fortiffsere.fr/

Arme du Génie et fortifications diverses

https://franchissement.forumgratuit.org/

 

Fortifications allemandes de l’ancien territoire d’Alsace-Lorraine :

Fort de Mutzig – FKWII (Feste Kaiser Wilhelm II)

https://www.fort-mutzig.eu/desk/smart/smart_menu.php?langue=fr

Fort Ducrot à Mundolsheim

https://www.fortpodbielski-ducrot-mundolsheim.fr/

https://www.facebook.com/Fort-IIIa-PODBIELSKI-fort-Ducrot-152901354769096/

Fort Rapp à Reichstett

https://www.facebook.com/fortrappreichstett/

 

 

Traductions et rédactions des articles : MJR 2019