Chroniques 1865-1869

 

 

Dernière mise à jour : 6 octobre 2020

 

Voici les chroniques de la fortification et de la place forte de Strasbourg. Pour aider à la compréhension de l’histoire particulière des fortifications et de la garnison de Strasbourg, nous vous proposons d’aborder toutes les facettes de la place forte, comme les activités des unités et des services.

Nous avons ajouté quelques dates repères de l’histoire et des actualités qui influent sur le développement des techniques militaires. Certaines rubriques peuvent paraître anodines, comme un communiqué de désertion, mais ce dernier nous donne livre des informations sur la région de recrutement de cette unité ou sur l’équipement. Compte tenu que des erreurs de traduction sont toujours possibles, surtout avec des termes anciens, je garde les mots et expressions allemandes entre guillemets. Toutefois, il s’agit bien de l’orthographe de l’époque.

Nous vous invitons donc à vous plonger dans l’ambiance et l’histoire des années 1860 – 1865.

Cette chronique n’est pas définitive et elle est régulièrement complétée et mise à jour. Pour l’instant les chroniques antérieures à 1870 sont encore assez succinctes, car la priorité est donnée aux années 1870 – 1882, pendant lesquelles les nouvelles fortifications de Strasbourg ont été érigées.

 

Fortifications : ouvrages en cours de construction ou de modernisation

 

Allemagne

 

(Sous le terme générique Allemagne, il s’agit de tous les états allemands du futur empire).

 

Allemagne Front Nord Côtes de la Mer du Nord « Nordsee » et de la Baltique

 

Embouchure de la Weser - Places fortes et fortifications côtières de Bremerhaven & Gestemündung

Ouvrage en cours de construction :

Fort Brinkamahof I (20/05/1867-1872), à Gestemünde : lunette parmanente dotée de 10 canons de 21 cm L/22, par paires dans des positions à ciel ouvert.

Fort Langlütjen I (1869-1872), à Gestemünde. Ouvrage au tracé elliptique sur une île artificielle, sur laquelle on a érigé une batterie cuirassée comprenant 9 canons frettés de 21 cm Ringkanone L/22 sur affûts à embrasure minima « Minimalschartenlafetten » alignés dans une galerie cuirassée en fonte durcie, conçue et construite par la société Gruson de Magdebourg. Au milieu de l’île a été erigé un ouvrage rectangulaire appelé « Kernwerk » qui était initialement prévu pour trois tourelles cuirassée tournante de Gruson, mais jamais installées. Elle abrite la cuisine, les locaux d’hébergement et la salle des machines pour les groupes électrogènes. La construction de cet ouvrage a été longue et très difficile à cause des nombreuses tempêtes et du sou-sol vaseux. 1870 : lors du déclanchement de la guerre franco-allemande de 1870-1871, l’ouvrage avait été mis provisoirement en état de défense.

Fort Wilhelm (1833-1877) tour en forme de demi-cercle « Halbrunde Turmfort », entre l’embouchure de la Geeste et Bremerhaven.

 

Côtes près de Hannovre

Ouvrage en cours de construction ou de modernisation :

Weser-Hauptbatterie (1860 environ – 1895), située au nord de la Dockbatterie. 1866 la batterie est transférée à la Prusse à la suite de la Paix de Prague.

 

Place forte de Wilhelmshaven

Ouvrage en cours de construction :

Dauensfelder Batterie (1869-1870) comprenant 13 pièces à ciel ouvert entre les traverses.

 

Kiel, fortifications côtières

Ouvrage en cours de construction :

À la suite de la crise du Luxembourg, renforcement des fortifications côtières allemandes. Construction des ouvrages côtiers de Kiel (1868-69).

 

Place forte de Cuxhaven

Ouvrage en cours de construction :

Fort Kugelbake (1869-1879) fort pentagonal, aux dimensions d’environ 250 m et 150 m. Comprend un mur d’escarpe maçonné en briques avec de nombreuses embrasures pour la défense rapprochée au fusil. Le fort est muni d’un fossé plein d’eau à la gorge et sur les flancs, et d’un fossé devant les deux faces. Flanquement du fossé par une caponnières d’épaule gauche, une caponnière de saillant et une caponnière de gorge. Entrée munie d’un blockhaus de garde en maçonnerie et d’un pont-levis aujourd’hui disparu. Armé initialement de 10 canons de 28 cm répartis en deux batteries de 5 pièces qui tenaient sous leur feu tout le chenal. Sur le flanc gauche 4 canons de 12 cm orientés vers la mer. 1899 : le fort est relié à la gare de Cuxhafen par une ligne de chemin de fer à voies étroites. 1909 : dotation d’un plus puissant projecteur du monde, qui éclairait jusqu’à 4,5 km de distance, était escamotable et abrité dans un ouvrage en béton. L’ouverture du canal de la Mer du Nord à la Baltique a accrue l’importance du fort qui a été modernisé jusqu’en 1911. 1914 : retrait de 5 pièces de 28 cm transférée vers les Flandres. 1937 : installation de batteries antiaériennes « Flak » 8,8 cm. 1941 : remplacement des canons par du 10,5 cm à chargement rapide et installation d’un poste de commandement et de tir et d’un poste de mesure de type Freya. 1947 : le fort retourne à un usage civil. 1992-1994 : restauré avec des fonds allemands et eurpéens, il est le dernier exemplaire de forts de défense côtière.

 

Place forte de Memel

Nehrungsfort (1865-1871).

Plantagenfort (1865-1871).

Citadelle (1865- ?).

 

Allemagne Front Est

 

Place forte de Magdeburg

Ouvrage en cours de construction :

Première enceinte urbaine bastionnée (1688-1715) enceinte urbaine composée de 11 bations devant l’ancienne enceinte avec des rondelles, bastions, tenailles et ravelins.

Zitadelle (1683-1702) avec 5 bastions.

Deuxième enceinte urbaine bastionnée (1715-1740) avec 11 bastions : Leopold, Arnim, Stille, Dönhoff, Friedrich Wilhelm, Heinrich, Braunschweig, Ferdinand, Lüneburg et Hessen.

1860 environ : début de modernisation des fronts Nord et Nord-Ouest. 1869 : début de l’arasement des fronts sud et ouest de l’ancienne enceinte urbaine et on la remplace par une enceinte polygonale. Les fronts Nord et Nord-Ouest sont conservés. Extension de l’enceinte au sud si bien que le Fort Berge fait maintenant parti de l’enceinte. Construction de la caserne défensive Mark.

Ceinture de forts détachés (1866-x) 12 forts détachés avec le système néoprussien « Neudeutscher Manier » situés à 2 ou 3 km de l’enceinte. Petits forts en forme de lunettes pentagonales, à fossé sec ou plein d’eau. Au début de la guerre avec l’Autriche, les forts n’étaient pas achevés.

 

Place forte de Thorn

Ouvrage en cours de construction :

Eisenbahnfort Budak (1862-1865).

 

Allemagne (Prusse - Rhénanie), Front Ouest

 

Place forte de Koblenz

Ouvrages en cours de construction ou de modernisation :

Rive droite du Rhin

Werk Glockenberg (1822-1823 environ) érigé initialement en tant que magasin à poudre défensif et dénommé ouvrage « Werk » lorsqu’il a été muni d’une enveloppe L’ouvrage comprenait un rempart précédé d’un fossé maçonné, avec un front dirigé vers le sud. Le flanc ouest était relié à une tour de flanquement pentagonale qui servait de réduit et de casernement et un rempart court vers le nord. 1864-1868 : travaux d’agrandissement, renforcement du rempart avec de nombreuses traverses et installation d’un rempart bas sur le côté nord qui accueillait désormait les magasins à munitions. Un bâtiment a été ajouté devant la tour réduit, avec des magasins à munitions au rez-de-chaussée et des locaux de stockage de vivres à l’étage. La gorge de la tour a été munie d’un étroit fossé et de deux pont-levis. L’ouvrage a été relié du côté ouest au nouvelles défenses de la porte Horchheimer-Tor avec un mur avec meutrières à fusils. Du côté Est l’ouvrage a été relié à l’aide d’un rempart droit aménagé pour l’infanterie et l’artillerie précédé d’un fossé au Fort Rheinhell. 1906 : remodelage de ce dernier rempart en position de batterie. 1920 : arasement de l’ouvrage, il ne restait que le bâtiment logement de la tour de flanquement et quelques restes du rempart, qui ont également été arasés ultérieurement. Etat : arasé.

Fort Rheinhell (1859, 1864-1868) initialement un ouvrage en terre, transformé en Fort en 1864-68. Lunette dont le front est orienté vers le sud-ouest, longue de 200 m avec face droite et gauche de 70 m, flanc droit de 10 m et fossé maçonné de 15 m de large et 7 mètres de profondeur entourant l’ouvrage. Gorge brisée vers l’arrière avec un blockhaus de défense de gorge faisant office de réduit. Accès à la cour par un pont fixe muni d’un pont-levis, entrée protégée par un mur muni de meutrières. Rempart aménagé pour l’artillerie et l’infanterie. Casemate à un niveau sur le chemin couvert devant la face gauche. Corps de casemate à un niveau sous le rempart principal servait à l’hébergement de la troupe. Fossé couvert par une caponnière d’épaule gauche, une caponnière double de saillant, une caponnière extérieure devant le flanc droit, et par le réduit pour la gorge. Système de contremines au niveau du saillant et de la face gauche.1864 : le fort est rattaché à l’ouvrage « Werk Glockenberg » par un ouvrage. 1920-21 environ : conformément au Traité de Versailles, l’ouvrage est complètement arasé et remblayé. Etat : arasé et remblayé.

Horchheimer-Tor-Befestigung (1864-1867) ouvrage fortifié de la porte de Horchheim, aménagé à partir des deux positions de batterie de part et d’autre de la voie de chemin de fer sur les berges du Rhin. Il s’agit d’une batterie de porte « Torbatterie » casematée à 3 niveaux qui barrait la route d’Ehrenbreitstein à Horchheim et le croisement avec la ligne de chemin de fer vers Niederlahnstein et le mur de liaison Est allant jusqu’au port du Rhin. Ouvrage muni de meurtières et de bouches à canon, servant de caserne. 1920-1921 environ : dans le cadre du Traité de Versailles, inscrit dans la liste des ouvrages à détruire, cette destruction n’est que partielle. 1930-1939 environ : les reste de l’ouvrage sont arasés.

Arzenheimer Schanze (1866-1867, 1869-1873), initialement un ouvrage en terre, transformé en ouvrage de fortification permanente. Lunette comportant 2 faces de 60 m et 2 flancs de 40 m entourée d’un fossé. Remparts aménagés pour l’infanterie et l’artillerie. Sur la gorge une entrée avec pont-levis et une caserne de gorge casematée à un nivezau pour l’hébergement des troupes. 1875-1877 : relié aux fortifications principales par un chemin fortifié « Kolonnenweg ». 1920/1921 : ouvrage arasé complètement dans le cadre du traité de Versailles.

Rive gauche du Rhin – Rive droite de la Moselle

Schanze Grossfürst Alexander (1830-1831) construit sous la forme d’une lunette sur le côté Sud-Est de la Feste Kaiser Alexander. 1831-1832 : équipé d’un blockhaus carré maçonné sur la partie arrière et ouverte des faces, qui sert de réduit. Ouvrage couvrant l’accès au glacis et avant-terrain de la Feste, il n’était pas occupé par la troupe en temps de paix. 23 septembre au 8 octobre 1856 : sert de cible pour des expériences de tir de l’artillerie. Pour cette expérience le réduit avait été pour moitié équipée de voûtes casematées et pour l’autre moitié de blindage en poutre recouverts de terre. Il s’agissait d’essayer les nouveaux projectiles de 25 et 50 livres tirés par la nouvelle artillerie à canons rayés. 1858 : début de la reconstruction de l’ouvrage. 1861 : le blockhaus est transformé en magasin à poudre. 1867-1868 : agrandissement de l’ouvrage, la face gauche est rallongée. 27/01/1903 : ordonnance impériale pour l’abandon de l’ouvrage. Après 1920 : dans la cadre du traité de Versailles, l’ouvrage est détruit à l’explosif et remblayé.

 

Allemagne Front Sud

 

Place forte d’Ingolstadt

Ouvrage en cours de construction :

Rive gauche du Danube

1ère ceinture d’ouvrages avancés permanents

Fort I – Werk 24 (octobre 1868-septembre 1872) Vorwerk Haslang - Fort Haslang. Lunette érigée à l’est de Samhof. Lunette « Hornwerk Haslang ». Elle devait être équipée de pièces d’artillerie en cas d’attaque. Troisième fort avancé érigé en fortification permanente. Lunette pentagonale avec une caponnière double de tête et deux caponnières simples sur les angles d’épaule. Caserne de gorge maçonnée à la gorge. Le fort à été détruit à ‘explosif après la seconde guerre mondiale. Il y a quelques années le tas de débris a été couvert par une zone urbanisée. Lors des fouilles une partie du système de contremines a été mis mis à jour.

 

France

 

France Front Ouest Côtes de la Mer du Nord – Manche – Atlantique

 

Place forte de Dunkerque

Ouvrage en cours de construction :

Batterie du Musoir (1869). 1903 : déclassé.

 

Place forte de Cherbourg

Ouvrages en cours de construction ou de modernisation :

Fort de Chausey (1866) Grandville Manche, îles et archipel des Chausey. Tracé en forme de pentagone à fossé sec, escarpe et contrescarpe en granit brut, bastionnet à chaque saillant. Août 1888 : décision de déclassement.

Fort de Chavagnac (1854 ou 1865) seuls les soubassements sont terminés. Tracé en forme de triangle. 1891 : une grande partie est arasée pour installer une grande carapace en béton. 1894 : électrification du fort armé de pièces de 32 cm, de 100 mm et de 47 mm.

Redoute des Fourches (1813). 1846 : incendiée. 1865 : reconstruction de la redoute. 1899 : modernisation de la redoute pendant la crise de Fachoda.

 

Fortifications de l’île d’Yeu

Ouvrages en cours de construction :

Fort de Pierre-Levée (1859-1866) sur l’île Dieu au SO de Port-Joinville. Fort Carré à fossé sec creusé dans le granit, pour un effectif de 400 hommes. 1899 : déclassé. 1900-1903 : installation d’un poste de télégraphie optique. Novembre 1945 à juillet 1951 : prison du maréchal Pétain. 28 décembre 1984 : inscription à l’inventaire des Monuments historiques.

 

Place forte de Brest

Fort de Guelmeur (1861-1868 inachevé). 1901, 1905, 1911 : mentionnée au plan d’armement. Fort actuellement disparu.

 

France Front Nord-Est

 

Place forte de Metz

Ouvrages en cours de construction :

Après l’apparition en 1859 de l’artillerie rayée, qui permet un accroissement sensible de la précision, de la portée et de la puissance des tirs par l’adoption du projectile cylindro-ogival, le réaménagement des fortifications s’avère nécessaire. Il s’agit d’éloigner l’artillerie de l’assiégeant du noyau des places fortes par la construction de forts détachés et de batteries, qui sont éloignés de 2 à 10 km du noyau urbain, en fonction de la prise en compte des progrès de l’artillerie.

A Metz, ce n’est que vers 1867 que l’on commence les travaux de construction de forts détachés sous la direction du colonel Séré de Rivières, chef du Génie de la place de 1864 à 1869. Alors que la construction de 8 forts détachés avait été planifié, en juillet 1870, au déclanchement de la guerre franco-prussienne de 1870, seuls 4 forts détachés sont pratiquement terminés : les forts de Saint-Julien, Fort de queuleu, Fort Diou et Fort de Plappeville. En mai 1870 on commence les travaux du Fort des Bordes, du Fort de Saint-Privat et du Fort de Saint-Eloy. Alors que ces derniers sont à peine commencés, ils ne servent que de batteries pendant le conflit. En effet dès le 19 août le maréchal Bazaine se laisse enfermer avec 170 000 hommes dans la place de Metz et assiégé, il capitule le 27 octobre 1870. Après la chute de la place forte de Metz, ce sont les Allemands qui poursuivront les travaux de construction de cette première ceinture de fortifications détachées.

Rive gauche de la Moselle

Fort de Plappeville (1867-1870 puis 1871-1891) Fort Alvensleben. Construit initialement par les Français, d’après les plans d’un fort bastionné pentagonal (5 bastions) avec fossé sec, front d’une largeur de 550 m et 350 m de profondeur, escarpe et contrescarpe revêtue en maçonnerie avec parapet d’infanterie. Au centre un cavalier polygonal fortement surélevé ouvert à la gorge

Fort Diou (1867-1870 ouis 1872-1892) Ostfort puis intégré au groupe fortifié Feste Prinz Friedrich Karl actuel groupe fortiifé du Mont Saint-Quentin. Le fort Diou est construit par les Français. Il est de forme trapézoïdale au tracé bastionné quadrangulaire (4 bastions), dont deux avec casemates d’artillerie, avec fossé sec taillé dans le roc, en partie maçonné. Artillerie disposée sur le tracé bastionné et sur un cavalier polygonal placé en équerre, avec caserne à 2 niveaux et un magasin à poudre. L’entrée est munie d’un pont-levis. Les Français avaient conçu le fort pour recevoir 38 pièces d’artillerie et 692 hommes. 1872-1892 : les Allemands installent à l’autre extrémité du plateau le Fort Mannstein et organisent puissament l’espace entre les deux forts pour former le groupe fortifié. Réaménagent du tambour couvrant l’entrée à la gorge avec un blockhaus de garde. 1887-1890 environ, renforcement d’une partie des locaux, installation d’une cloche lourde d’observation d’artillerie à priori du type P.B.St. 1896 au centre du cavalier central, monte-charge à munition avec panier rond et câble, cuisinières autoclaves, métallique, réseaux de fil, grilles défensives, coffres de contrescarpe avec chambres de tir munies de dispositif d’accrochage mural des canons-révolvers de 3,7 cm et volets blinds sur les créneaux de fusillade.

Rive droite de la Moselle

Fort de Queuleu (1867-1870, puis 1871-1879) Fort Goeben. Construit initialement par les Français, d’après les plans d’un vaste fort bastionné pentagonal (5 bastions) avec fossé sec, front large de 800m et profondeur de 450 m, escarpe et contrescarpe revêtue en maçonnerie avec parapet d’infanterie et d’artillerie. A la gorge une grande caponnière centrale relie les 2 casernes. Au centre du fort un important cavalier polygonal ouvert à la gorge formant réduit avec une grande casernes, magasins et abris, très surélevé, qui forme la batterie haute pour le combat éloigné. L’artillerie des parapets des bastions est prévue pour le combat rapproché. 23 août 1869 : décision ministérielle fixe l’effectif à 2 000 hommes. Dotation prévue en artillerie : 122 pièces d’artillerie et une garnison de 2 000 hommes. 1871-1890 les travaux allemands : casemates de flanquement pour canons de 8 cm sur les bastions, ajout de locaux, 2 observatories d’artillerie cuirassé modèle 1887 sur le cavalier, 3 observatoires cuirassés d’infanterie modèle 1890 sur la pointe de chaque bastion du front de tête, batteries annexes de part et d’autre et à la gorge, galeries de contremines sur le front de tête, aménagement des parapets avec les équipements allemands comme les monte-charge, traverses-abris, blindage des fenêtes, vers 1887-1890 renforcement d’une partie des locaux du fort, mise en place d’une réseau de fils de fer. Octobre 1943 : la Gestapo installe un camp de concentration dans la casemate A jusqu’en août 1944. Actuellement le fort est un parc public et un musée mémorial des internés déportés.

Fort de Saint-Julien (1867 puis 1871-1891) Fort Manteuffel. Construit initialement par les Français, d’après les plans d’un fort bastionné quadrangulaire (4 bastions) avec fossé sec, front d’une largeur de 500 m et 250 m de profondeur, escarpe et contrescarpe revêtue en maçonnerie avec parapet d’infanterie. Au centre un cavalier polygonal en équerre fortement surélevé ouvert à la gorge, muni d’une grande caserne à 3 niveaux longue de 280 m. Le parapet d’artillerie des fronts bastionné destinné à la défense rapprochée et au flanquement et le parapet du cavalier à la défense éloignée. A la gorge il est muni d’un demi-bastion formant caponnière avec parapet d’artillerie. 1871-1890 les travaux allemands : casemates de flanquement pour canons de 8 cm sur les bastions, ajout de locaux, aménagement des parapets avec les équipements allemands comme le monte-charge, traverses-abris, blindage des fenêtes, vers 1887-1890 renforcement d’une partie des locaux du fort, mise en place d’un réseau de fils de fer, un blockhaus sur le chemin couvert du front, grilles sur le mur de contrescarpe, 3 cloches de guet cuirassée modèle 1890 « W.T.90 » , à la pointe des deux bastions du front de tête et du bastion du front de gorge ;

 

Place forte de Strasbourg

Maltzenturm (XIIIe siècle), fait partie des Ponts-Couverts. 1869 : arasement de la tour à la suite d’un incendie.  

 

Place forte de Belfort

Ouvrage en cours de construction :

Fort des Barres (1865-1870) Fort Hatry, profil bastionné.

 

Place forte de Langres

Ouvrage en cours de construction :

Fort de la Bonnelle (1869-1875) fort Decrès.

Fort de Peygney (1869-1875) fort Constance-Chlore, NE de Langres. 1870 : mise en état de défense.

 

Pays-Bas

 

Ligne d’Utrecht « Waterlinie »

 

Place forte de Naarden – Position avancée

Ouvrage n°4 (1868-1870) ou batterie centrale « Fort Werk IV ».

 

Position d’Utrecht

Ouvrages en cours de construction :

Fort bij Vechten (1867-1870). Fort à fossé plain d’eau comprenant 5 bastions et un réduit de gorge. En 1877 construction d’une caserne, de remises à canons à l’épreuve des bombes. Equipage en 1882 : 514 hommes, 22 emplacements pour canons de 12 et 15 cm. 1918 installations d’abris de groupe en béton type 1918. 1939-1940 installation de 3 casemates de mitrailleurs « Koepelkazemat type G ». 1950-1996 utilisé comme site de stockage par le ministère de la défense. Classé aux monuments historiques « Rijksmonument » et est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, actuel musée national de la Waterline.

Fort bij Rijnauwen (1868-1871). Grand fort à fossé plein d’eau, plus grand fort de la Waterline (31 ha). En 1877-1885 il est modernisé, construction d’une grande caserne à l’épreuve des bombes et des batteries de flanquement n°3 et 4. En 1885 son équipage était de 675 hommes et 105 pièces d’artillerie. 1918 installations d’abris de groupe en béton type 1918. En 1939 installation d’une casemate de mitrailleur « Koepelkazemat type G » et d’abris de groupe « Groepschuilplaats Type P ». 1942-1943 lieu de détention et d’exécution. Classé aux monuments historiques « Rijksmonument » et est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

Fort Ruigenhoek (1867-1870). Actuellement utilisé par l’administration forrestière, ouvert au public.

Fort Voordop (1867-1870). Actuellement ropriété privée.

 

Abandon, désarmement, déclassement, arasement

 

 

Place forte du Quesnoy

Enceinte du Quesnoy (1533) construction des premiers bastions. 1654 : place prise par les Français. 1668-1672 : importants travaux de modernisation sous la direction de Vauban. 1867 : déclassée. 1878 : reclassée. 1882-1886 : la place est réorganisée. 1901 : déclassée. Octobre 1918 : les Néozélandais prennent la place occupée par les Allemands à l’aide d’échelles d’assaut.

 

 

Expériences, innovations et progrès de la fortification et de l’artillerie de siège et de forteresse

 

Allemagne

 

1866 : Le capitaine prussien Schumann a construit à Mayence un poste de tir cuirassé fixe pour une pièce d’artillerie.

6 juin 1867 : Hermann Gruson a conçu une casemate cuirassée en fonte durcie pour une pièce de côte de 96 livres.

Décembre 1868 - 1871 : Construction d’une casemate cuirassée en fonte durcie (Hartguss) pour une pièce de côte de 96 livres (96-Pfünder-Küstengeschütz mit Lafette) d’Hermann Gruson sur le polygone d’essais de Tegel. Ces essais sont menés de décembre 1868 à 1871. Ces essais, interrompus pendant la guerre franco-allemande de 1870-71, ne furent pas tout à fait concluant : les plaques se brisèrent sous les tirs d’obus de 24 cm en fonte durcie. Mais un renforcement de la casemate permet de pallier cet inconvénient. L’utilisation de la fonte permet de donner la forme voulue aux casemates.

 

France

 

1867 : Début de construction de la fonderie impériale de Bourges à la fin de l’année 1862. Aucune construction n’avait été commencée lors de la visite de Napoléon III à Bourges le 10 juillet 1862. La construction de la fonderie impériale est pratiquement terminée à la fin de l’année 1866 et son premier conseil d’administration est installé. Le plus ancien canon en bronze connu et fondu à Bourges porte la date du 3 juin 1867.

 

Chroniques des années 1865 - 1869

 

1865

 

France, Strasbourg place-forte : Construction d’une passe navigable au barrage Vauban.

D’après cette carte postale ancienne, construction d’une passe navigable sur le barrage Vauban.

 

Dimanche 16 juillet 1865

 

France, Metz place forte : décisions de fortifier la ville avec une ceinture de forts détachés.

Le 16 juillet 1865 le Comité des fortifications décide d’établir une ceinture fortifiée à Metz comportant cinq ouvrages distants d’environ 300 m de la ville.

 

Samedi 16 décembre 1865

 

France, voies ferrées : Ouverture du tronçon Sarreguemines à Bening.

Un nouveau tronçon de la ligne de voies ferrées Niederbronn – Thionville a été livré à l’exploitation : il s’agit du tronçon de Sarreguemines à Bening qui est livré à l’exploitation le 16 décembre 1865.

 

1866

 

Allemagne, Mayence : Installation d’un poste de tir cuirassé.

En 1866, capitaine prussien Maximilian Schumann a construit pour la place de Mayence un poste de tir cuirassé fixe pour une pièce d’artillerie.

 

Mardi 3 juillet 1866

 

Allemagne – Autriche : bataille de Sadowa.

Le 3 juillet 1866 les troupes de la Confédération allemandes battent l’armée autrichienne à Sadowa.

 

Fin juillet 1866

 

Allemagne, Berlin : Le colonel baron Stoffel, attaché militaire français à Berlin.

Fin juillet 1866, l’empereur Napoléon III avait envoyé en Allemagne le colonel baron Stoffel, son officier d’ordonnance, avec mission d’étudier les événements de la guerre. Le ministre ayant jugé nécessaire de donner à cet officier, pour accomplir plus facilement sa mission, le titre d’attaché militaire. Il reçut donc l’ordre de rester en cette qualité à Berlin, où il a séjourné quatre ans, jusqu’au 19 juillet 1870. Il a rédigé 45 rapports, dont 39 ont été adressés au ministre de la guerre et 6 à l’empereur. A la lecture de ces rapports on peut conclure que l’empereur Napoléon III et le ministre de la guerre étaient parfaitement au courant de la montée en puissance des armées allemandes, lorsqu’ils prennent la décision de déclarer la guerre à la Prusse, en juillet 1870.

 

Samedi 8 septembre 1866

 

Allemagne, Berlin : Rapport du colonel Stoffel, attaché militaire français à Berlin.

Le 8 septembre 1866, le colonel Stoffel, attaché militaire français à Berlin, adresse un rapport au ministre de la guerre en France. Ce rapport est essentielleement consacré à la guerre de Bohème entre la Prusse et l’Autriche. Le colonel s’était rendu au quartier général du prince Frédéric-Charles à Prague où il a eu toutes les facilités pour parcourir le pays et étudier ce conflit. Le Prusse met en effet à peine deux mois pour forcer l’armée autrichienne, forte de 200 000 hommes, pour dicter les conditions de paix à l’Autriche. Dans son rapport il étudit les raisons de cette défaite autrichienne et victoire prussienne.

 

Jeudi 4 octobre 1866

 

Allemagne, Berlin : Rapport du colonel Stoffel, attaché militaire français à Berlin.

Le 4 octobre 1866, le colonel Stoffel, attaché militaire français à Berlin, adresse un rapport au ministre de la guerre en France. Ce rapport est essentielleement consacré à l’utilisation des chemins de fer par la Prusse au profit des opérations. Il évoque également les avantages de l’instruction élémentaire dans une armée ainsi que les enseignements à tirer de l’étude de l’armée prussienne, de la valeur iltellectuelle de l’armée, des principes de justice et de moralité.

 

Lundi 15 octobre 1866

 

Allemagne, Berlin : Rapport du colonel Stoffel, attaché militaire français à Berlin.

Le 15 octobre 1866, le colonel Stoffel, attaché militaire français à Berlin, adresse un rapport au ministre de la guerre en France. Dans ce rapport il répond aux questions qui lui ont été posée au sujet des officiers de la Landwehr (armée de la réserve allemande).

 

Jeudi 25 octobre 1866

 

Allemagne, Berlin : Rapport du colonel Stoffel, attaché militaire français à Berlin.

Le 25 octobre 1866, le colonel Stoffel, attaché militaire français à Berlin, adresse un rapport au ministre de la guerre en France. Dans ce rapport il évoque les sujets suivants : L’avantage d’un chef d’état-major général permanent et de la décadence de l’Autriche.

Novembre 1866

 

Allemagne, Berlin : Rapport du colonel Stoffel, attaché militaire français à Berlin.

En novembre 1866, le colonel Stoffel, attaché militaire français à Berlin, adresse un rapport au ministre de la guerre en France. Dans ce rapport il évoque l’organisation militaire de la Prusse, organisation de 1814, de 1860 et la réduction du temps de service à 12 ans à partir de la loi du 9 novembre 1867.

 

1867

 

Belgique, Anvers : Proposition d’installation de trois tourelles.

En 1867, le capitaine Coles de la marine anglaise adresse au gouvernement belge les projets des trois coupoles qui constituent l’armement du fort Saint-Philippe, destiné à battre une des passes de l’Escaut en aval d’Anvers.

 

Allemagne, Mer du Nord : Projet de nouvelles fortifications côtières, les Weserforts.

À la suite d’un mémoire rédigé par le général von Moltke, l’Amiral Jachmann et le général von Kameke ordonne la préparation du projet de fortification.

 

Allemagne, Bremerhaven : Ordre d’installer en urgence des fortifications ;

À la suite de la crise du Luxembourg, le chef d’état-major général, le général de Moltke, dans le cadre de la préparation d’une guerre préventive contre la France, ordonne la fortification urgente de Bremerhaven.

 

Allemagne, Cuxhaven : Mise à l’étude du Fort Kugelbake.

Par suite de la crise du Luxembourg qui entraîne le renforcement des fortifications côtières allemandes, lancement de l’étude du projet Fort Kugelbake de Cuxhaven.

 

Jeudi 6 juin 1867

 

Allemagne, technique cuirassements : Hermann Gruson conçoit une casemate cuirassée en fonte durcie.

Un courrier de l’A.K.D « Allgemeine Kriegs Departement » adressé au ministère de la Marine évoque que Hermann Gruson (1821-1895) a conçu une casemate cuirassée en fonte durcie « Hartguss » pour une pièce de côte de 96 livres « 96-Pfünder-Küstengeschütz mit Lafette ». Ce type de blindage d’origine allemande était préféré par rapport à celui de Schumann qui utilisait des plaques d’acier anglais.

 

Lundi 2 décembre 1867

 

Allemagne, Berlin : Rapport du colonel Stoffel, attaché militaire français à Berlin.

Le 2 décembre 1867, le colonel Stoffel, attaché militaire français à Berlin, adresse un rapport au ministre de la guerre en France. Dans ce rapport il évoque la nouvelle division du territoire de la Confédération du Nord en districts de bataillon de Landwehr et la réorganisation de la Landwehr (réserve). En 1867 le colonel baron Stoffel avait écrit d’autres rapports intitulé parcs et bagages de l’armée prussienne, forces mobililisées par la Prusse en 1866 et forces disponibles en 1867, celui de l’exposition universelle de Paris et un récit très détaillé de la guerre de Bohème. Ces rapports n’ont pas été publiés.

 

1868

 

 

Jeudi 20 février 1868

 

Allemagne, Berlin : Rapport du colonel Stoffel, attaché militaire français à Berlin.

Le 20 février 1868, le colonel Stoffel, attaché militaire français à Berlin, adresse un rapport au ministre de la guerre en France. Dans ce rapport il répond tout d’abord aux questions posées sur la cavalerie en Prusse, l’emploi du bronze et acier pour l’artillerie, les fonctions exercées selon les aptitudes indépendamment du grade, le désir de perfectionner le fusil à aiguille et l’instruction des recrues.

 

Jeudi 23 avril 1868

 

Allemagne, Berlin : Rapport du colonel Stoffel, attaché militaire français à Berlin.

Le 23 avril 1868, le colonel Stoffel, attaché militaire français à Berlin, adresse un rapport au ministre de la guerre en France. Dans ce rapport il évoque l’armée prussienne dans le cadre d’un éventuel conflit avec la France : les éléments de supériorité moraux comme le service obligatoire, l’instruction obligatoire, le sentiment du devoir, les éléments de supériorité matériels, les services spéciaux organisés en permanence, le trir de l’infanterie, le tir de l’artillerie, les artilleries prussiennes et autrichienne, la supériorité de l’état-major prussien, la composition de l’état-major prussien, le recrutement des officiers d’état-major, le premier choix fait parmi les élèves de l’Académie, le deuxième choix, la promotion au choix au grade de capitaine, au grade de chef d’escadron, passage alternatif de l’état-major à la troupe, les officiers d’élite recherchés pour l’état-major dans toute l’armée et les motifs de supériorité de l’état-major prussien. Puis il évoque le sujet du désarmement après la décision du gouvernement prussien, pour des raisons d’économie, de renvoyer environ 12 000 hommes de l’armée dans leurs foyers.

 

Vendredi 8 mai 1868

 

Allemagne, Berlin : Rapport du colonel Stoffel, attaché militaire français à Berlin.

Le 8 mai 1868, le colonel Stoffel, attaché militaire français à Berlin, adresse un rapport au ministre de la guerre en France. Dans ce rapport il répond aux questions du comité d’artillerie sur les forces des états de l’Allemagne du Sud, sur le fusil à aiguille, et divers sujets annexes.

 

Jeudi 28 mai 1868

 

Allemagne, Berlin : Rapport du colonel Stoffel, attaché militaire français à Berlin.

Le 28 mai 1868, le colonel Stoffel, attaché militaire français à Berlin, adresse un rapport au ministre de la guerre en France. Dans ce rapport il évoque les sujets suivants : de la quantité de munitions d’une armée et du service postal pendant la guerre de 1866. 

 

Mercredi 24 juin 1868

 

Allemagne, Berlin : Rapport du colonel Stoffel, attaché militaire français à Berlin.

Le 24 juin 1868, le colonel Stoffel, attaché militaire français à Berlin, adresse un rapport au ministre de la guerre en France. Dans ce rapport il évoque les sujets suivants : de la création de la Confédération de l’Allemagne du Nord en présentant un état complet des forces militaires. 

 

Mercredi 22 juillet 1868

 

Allemagne, Berlin : Rapport du colonel Stoffel, attaché militaire français à Berlin.

Le 22 juillet 1868, le colonel Stoffel, attaché militaire français à Berlin, adresse un rapport au ministre de la guerre en France. Dans ce rapport il évoque les sujets suivants : les qualités de l’armée prussienne.

 

Mercredi 29 juillet 1868

 

Allemagne, Berlin : Rapport du colonel Stoffel, attaché militaire français à Berlin.

Le 29 juillet 1868, le colonel Stoffel, attaché militaire français à Berlin, adresse un rapport au ministre de la guerre en France. Dans ce rapport il évoque les sujets suivants : les canons de campagne en bronze, le canon en fonte de fer, la suppression des obus à balles, l’armement de la Landwehr et deux détails sur l’instruction.

 

Septembre 1868

 

Espagne : L’Espagne chasse sa reine Isabelle II.

En septembre 1868, le général Joan Prim lance un soulèvement révolutionnaire en Espagne. Cette révolution est dénommée « La Gloriosa » (la glorieuse) ou « La septembrina » (la Septembrienne). Le général Joan Prim force la reine Isabelle II d’Espagne (1830-1904) à abdiquer. La reine s’exile en France et n’abdique qu’en 1870. En septembre 1869 l’Espagne entame de distrète négociations pour trouver un nouveau souverain en Europe. Elle a proposé la couronne à Léopold de Hohenzollern Sigmaringen, un lointain cousin du roi de Prusse Guillaume Ier. Après une longue réflexion, le roi de Prusse donne son accord, ce qui est annoncé le 2 juillet 1870, ce qui provoque une énorme indignation en France. La Cour des Tuilleries charge donc l’ambassadeur de France à Berlin, le comte de Benedetti, de demander au roi de Prusse, de désavouer Léopold. Le 12 juillet 1870, le prince, face à l’émotion provoquée en France et face à la restistance aux Cortès, renonce spontanément. En Espagne, les six années qui suivent sont nommées « Sexenio Democratico » (les six ans démocratiques). Finalement le duc Amédée de Savoie est choisi pour lui succéder, mais il abdique en 1873. Devant cette situation inextricable, la République est proclamée le 11 février 1873. En 1874, les Bourbons sont restaurés dans la personne d’Alphonse XII, fils d’Isabelle II. A partir de 1876, c’est une monarchie constitutionnelle qui s’installe.

 

Décembre 1868

 

France, voies ferrées : achèvement de la ligne Colmar – Munster.

La ligne de Colmar à Munster est achevée au mois de décembre 1868.

 

1869

 

France, Strasbourg place forte : arasement de la tour Maltzenturm.

La tour dénommée Maltzenturm a été construite au XIIIe siècle. Elle faisait partie de l’ensemble défensif de quatre tours des ponts-couverts qui protégeaient l’entrée de l’Ill. À la suite d’un incendie, la tour est arasée en 1869.

 

Mercredi 30 juin 1869

 

France, voies ferrées : Ouverture du tronçon Sennheim – Sentheim.

Sur la ligne de voies ferrées Guebwiller – Belfort, le tronçon de Sennheim à Sentheim est livré à l’exploitation le 30 juin 1869.

 

Vendredi 30 juillet 1869

 

France, Strasbourg place forte : Conférence sur l’emmagasinement des poudres.

Le 3 juillet 1869 se déroule une conférence sur l’emmagasinement des poudres de la place qui donne lieu à un procès-verbal détaillé.

 

Septembre 1869

 

Espagne, politique : Recherche d’un nouveau souverain.

En septembre 1868, le général Joan Prim lance un soulèvement révolutionnaire en Espagne. Cette révolution est dénommée « La Gloriosa » (la glorieuse) ou « La septembrina » (la Septembrienne). Le général Joan Prim force la reine Isabelle II d’Espagne (1830-1904) à abdiquer. La reine s’exile en France et n’abdique qu’en 1870. En septembre 1869 l’Espagne entame de distrète négociations pour trouver un nouveau souverain en Europe. Elle a proposé la couronne à Léopold de Hohenzollern Sigmaringen, un lointain cousin du roi de Prusse Guillaume Ier. Après une longue réflexion, le roi de Prusse donne son accord, ce qui est annoncé le 2 juillet 1870, ce qui provoque une énorme indignation en France. La Cour des Tuilleries charge donc l’ambassadeur de France à Berlin, le comte de Benedetti, de demander au roi de Prusse, de désavouer Léopold. Le 12 juillet 1870, le prince, face à l’émotion provoquée en France et face à la restistance aux Cortès, renonce spontanément. En Espagne, les six années qui suivent sont nommées « Sexenio Democratico » (les six ans démocratiques). Finalement le duc Amédée de Savoie est choisi pour lui succéder, mais il abdique en 1873. Devant cette situation inextricable, la République est proclamée le 11 février 1873. En 1874, les Bourbons sont restaurés dans la personne d’Alphonse XII, fils d’Isabelle II. A partir de 1876, c’est une monarchie constitutionnelle qui s’installe.

 

Jeudi 16 décembre 1869

 

France, voies ferrées : Ouverture du tronçon Niederbronn – Thionville.

Sur la ligne de voies ferrées Niederbronn – Thionville, le tronçon de Niederbronn à Sarreguemines est livré à l’exploitation le 16 décembre 1869.

 

France, voies ferrées : Ouverture du tronçon Bening à Carling.

Sur la ligne de voies ferrées Niederbronn – Thionville, le tronçon de Bening à Carling est ouvert l’exploitation en 1870 sans inauguration officielle.