Chroniques 1815 - 1819

 
 

Chroniques / Zeittaffel 1815 – 1819

 

 

Dernière mise à jour / Letzte Änderung : 29 / 08 / 2021

 

Page rédigée par : MJR.

 

Introduction

 

 

Pour aider à la compréhension de l’histoire particulière des fortifications, de l’attaque et de la défense des places, des techniques militaires et de la place forte et garnison de Strasbourg, nous vous proposons d’aborder toutes les facettes de la place forte, comme les activités des unités et des services.

Nous avons ajouté quelques dates repères de l’histoire et des actualités qui influent sur le développement des techniques militaires. Certaines rubriques peuvent paraître anodines, comme un communiqué de désertion, mais ce dernier nous donne livre des informations sur la région de recrutement de cette unité ou sur l’équipement. Compte tenu que des erreurs de traduction sont toujours possibles, surtout avec des termes anciens, je garde les mots et expressions allemandes entre guillemets. Toutefois, il s’agit bien de l’orthographe de l’époque.

Nous vous invitons donc à vous plonger dans l’ambiance et l’histoire de cette année, mais prenez garde à gratter la couche de nationalisme que l’on retrouve dans la presse allemande et française. Afin d’éviter de retranscrire aux travers de ces lignes des extraits du roman national français ou allemand, nous vous présentons un maximum de documents d’origine pour que le lecteur puisse lui-même se faire son opinion. Cette chronique n’est pas définitive et elle est régulièrement complétée et mise à jour, car l’histoire n’est pas figée. Les différentes recherches, études et analyses apportent régulièrement de nouveaux éléments.

Chaque année de cette chronique commence par un bilan de la construction ou de la modernisation des ouvrages de fortification en cours, sur l’essentiel des pays européens, en tenant compte du tracé des frontières de l’époque. Le volume des renseignements concernant les différents ouvrages est volontairement limité. Dès que possible, nous mettons en place des liens vers des sites Internet de l’association ou de la commune gérant l’ouvrage, ou vers un site très complet des ouvrages de ce type.

 

Ce bilan est certes incomplet, mais nous donne un bon apperçu de l’effort de défense de chaque pays cité.

 

Voici quelques traductions des termes allemands qui reviennent le plus souvent dans ces textes :

 

Abréviations et termes allemand couramment utilisés :

 

A.K.O. = Allerhöchste Kabinetts-Order = Ordre du cabinet impérial / Ordonnance impériale (ordre signé à priori par l’Empereur d’Allemagne).

IR = Infanterie-Regiment = Régiment d’infanterie (généralement suivi de son numéro).

Reichsland = Terre d’Empire = partie annexée de l’Alsace-Lorraine.

 

Les grades allemands et leur équivalence françaises actuelles :

 

General der Infanterie, General der Kavalerie, General der Artillerie = équivalent au général de corps d’armée.

Generallieutenant = équivalent au général de division.

Generalmajor = équivalent au général de brigade.

Oberst = = colonel.

Oberstlieutenant = lieutenant-colonel.

Major = chef de bataillon, chef d’escadron, commandant.

Hauptmann ou Rittmeister (pour les troupes montées) = capitaine.

Oberleutnant = lieutenant

Leutnant = sous-lieutenant.

 

Les fonctions :

 

Wallmeister = garde du génie.

 

Les services de l’armée impériale allemande :

 

Kaiserliche Garnison Verwaltung = administration impériale de garnison

 

Remarque : l’orthographe allemande diffère de celle d’aujourd’hui. Par exemple pour les portes on note la présence d’un h « Thor » qui a disparu ultérieurement (Tor), et de nombreux mots s’écrivent encore avec un c, alors que quelques années plus tard on utilisera le k, comme pour Fortification écrit ultérieurement Fortifikation. On germanise les mots d’origine française. J’emploi autant que possible l’orthographe d’origine.

 

Sources / Quellen :

 

Une grande partie des sources a été précisée. Chaque source est munie d’un numéro personnel précédé d’un S qui permets de ne pas répéter à chaque fois l’intégralité de la référence (S0001). La liste des sources est indiquée en bas de page.

 

Ein grosser Teil der Quellen wurde angegeben. Jede Quelle ist mit einem persönnlicher Nummer die mit S anfängt, versehen « S0001 ». Die Angaben zur Liste dieser Quellen sind am Ende der Seite.

 

Traduction en langue allemande / Deutsche Übersetzungen

 

Pour les chroniques, le volume à traduire est énorme. En conséquence la traduction ne sera que très partielle. Toutefois, lorsque le texte est d’origine allemande, nous essayerons de garder le texte original allemand.

 

Für die Zeittaffeln ist die Menge der Texten die zu übersetzen sind sehr gross. Infolgedessen wurde nu rein Teil übersetzt. Aber wenn es möglich ist, versuchen wir die original Texte anzegeben. 

 

Fortifications : ouvrages en cours de construction ou de modernisation

 

Allemagne - Prusse

 

Cette rubrique concerne les fortifications prussiennes en cours de construction ou de modernisation, conformément aux frontières de l’année en cours.

 

Front Ouest Rhénanie

 

Place forte de Köln – Cologne

Ouvrages de flanquement de l’ancienne enceinte urbaine

Kehlmauer mur de la gorge (1818-1826) entre Ziegburger Strasse et Deutzer Werft. 1907 : arasement partiel. Etat : partie conservée Helenewallstrasse, et la partie sud côté Rhin a été bétonnée en 2008-2009.

Source : S2145, p. 495.

Ceinture de fortification intérieure

Rive gauche du Rhin

Fort II Grossfürst Nikolaus von Russland (11/11/1816-12/1821) Bischofsweg / Marktstrasse / Am Toten Juden, Köln. Capacitéé initiale : 252 soldats. Fin des années 1880 : déclassement en tant qu’ouvrage de fortification. Seul fort détaché situé en dehors de la ceinture de fortification intérieure. Milieu des année 1930 : arasé et construction sur le site du grand marché. Etat : plus aucune trace visible.

Source : S2145, p. 495.

Rive droite du Rhin

Enceinte urbaine de Deutz (1818-1822) faubourg de Deutz, à Köln, sur la rive droite du Rhin. A partir de 1907 : arasement de l’enceinte. Etat : plus aucune trace visible, hormis le tracé des routes : Kasemattenstrasse, Graf-Gessler-Strasse, Reichsplatz, Helenenwallstrasse, et les hauteurs de la Kasemattenstrasse munies de pierre en basalte.

Source : S2145, p. 494-495.

 

Place forte de Koblenz - Coblence

La place forte a été prise en compte par les troupes russes à compter de 1815.

Ouvrages en cours de construction :

Rive droite du Rhin

Feste Ehrenbreitsein. Niederehrenbreistein (1815-1832) les ouvrages de la pente ouest d’Ehrenbreitstein ont été construit sur les débris des anciennes fortifications du plateau supérieur détruites par les troupes françaises en 1801. Reconstruction de la partie Nord avec la porte Neuwieder-Tor, jonction avec la partie supérieure Oberehrenbreitstein avec un mur de jonction et la tour Johannisturm, jonction jusqu’au Rhin avec 3 bastions et vers le sud avec un mur et un fossé plein d’eau à l’extrémité près de la ville et vallée Thal-Ehrenbreitstein, englobant ainsi les bâtiments préservés de l’ancien château granducal ainsi que le port. 1864 : nombreux travaux de modernisation du Niederehrenbreitstein. 1869-1871 : modernisation par ajoût de diverses constructions. 1882 : démolition du Neuwieder-Tor à cause de la construction de la ligne de chemins de fer de la rive droite du Rhin. 1902-1903 : élargissement de la voie ferrée entraîne la démolition d’une partie des ouvrages sécurisant la montée à la partie supérieure ; il ne reste du Niederehrenbreitstein que la tour Johanisturm et la partie supérieure du chemin d’accès fortifié dénommé Felsenweg, les blockhaus de garde de la partie supérieure et quelques murs de la berge du Rhin.

Koblenz-Ehrenbreitstein, Allemagne : Restes d’un mur du Niederehrenbreitstein, situé juste à côté du musée du Rhin « Rheinmuseum ».

Source : photographie © MJR 06/2005.

 

Oberehrenbreitstein (Juin 1817-1828) construit en style néoprussien sur les ruines de l’ancien Ehrenbreitstein. L’ouvrage comprend : « Lange Ligne » (longue ligne) casernement à deux niveaux, dont une partie est est achevée en 1823. Les deux contregardes : « Kontregarden rechts » située sur le front Est, partiellement à deux niveaux : longueur 100 m ; « Kontergarde links » partiellement à deux niveaux. Ravelin partiellement à deux niveaux : dimension d’un côté du polygone, 200 m. « Rheinbastion », avec deux niveaux de casernes : face droite de 70 m, face gauche de 40 m. Couverture en terre allant de 0,30 à 3 m, aménagé pour l’artillerie et l’infanterie. « Landbastion » avec deux niveaux de casernes : face droite 60 m, face gauche 70 m. Couverture en terre allant de 0,30 à 3 m, aménagé pour l’artillerie et l’infanterie. « Kurtine » : longueur 60 m. « Mühltal-Vedette » ou « Mühltalbatterie » reconstruite en 1834 avec la communication souterraine vers le ravelin « Ravelin Fuchs ». « Ravelin Fuchs », ouvrage en terre destiné à flanquer le fossé de la Lange Linie et de la tour Turm Unbekannt. « Turm umbekannt » (tour sans nom), tour type Montalembert et ouvrage de flanquement à deux niveaux pour la protection de la porte « Feldtor ». « Oberen Terrassenbatterie », « Unterren Terrassenbatterie », deux batteries casematées à deux niveaux. « Johanisturm » ; « Niedertorkasematte », ouvrage casematé à deux niveaux, situé au pied de la colline, appelé ultérieurement « Neuwieder-Tor », qui commandait la route et la voie ferrée ; « Hohe Ostfront », sur le front Est, avec de nombreuses bouches à canons, longueur 100 m ; « Niedere Ostfront », longueur 120 m. « Helfenstein » avec sa poudrière sous roc installée en 1863.

1838 : forrage d’un nouveau puits de 32,5 m. 1844 : installation d’un autre puits sur le « Schlosshof ».  28 mars 1845 : éboulement du front Nord de la partie sud, sur le Felsenweg. 1864-1867 : installations de nombreuses traverses, magasins pour se protéger de l’artillerie rayée ; amélioration du système de contremines du front Nord ; 1918 : traité de Versailles reconnaît l’intérêt patrimonial de l’ouvrage et ne demande que la démolition des systèmes de contremines et de quelques ouvrages extérieurs.

1900 environ : Carte postale ancienne. La forteresse d’Ehrenbreitsein. La partie haute est dénommée Oberehrenbreitstein et les fortifications encadrant la colline et l’agglomération est dénommée Niederehrenbreitstein.

 

Rive gauche du Rhin – Rive gauche de la Moselle

Feste Kaiser Alexander (1818-1822) sur l’emplacement de 3 lunettes construites en 1814 puis abandonnées, et d’un nouvel ouvrage commencé en 1816. Ouvrage au tracé carré d’environ 500 m de côté, avec un réduit en arc de cercle à la gorge avec caserne à trois niveaux. 1831 : construction de blockhaus devant les pointes du front de tête et achèvement des divers travaux complémentaires. Galerie de contrescarpe servant également de galerie enveloppe du système de congremines. Le réduit est relié par une communication souteraine au Fort Konstantin. 1864-1867 : face à l’artillerie à canons rayés, installation de traverses pleines et traverses-abri, suppression du mur crénelé du réduit et modernisations diverses. 16/07/1867 : AKO ordonnant l’installation d’un système de contremines sur le front sud. 1870-1871 : grand camp pour les prisonniers de guerre français. 1872 : début du renforcement des ouvrages avec les fonds issus de la dette de guerre française ; 1874-1876 : construction d’une enveloppe maçonnée large de 5 m autour du réduit. Nombreux travaux de réparation à la suite des nombreux dégâts des eaux dûs à la consistance du sol. 27/01/1903 : AKO pour l’abandon de l’ouvrage et des ouvrages de flanquement, utilisé désormais comme terrain d’exercice. 1920-1921 : dans e cadre du traité de Versailles, arasement de tout l’ouvrage hormis la porte Löwentor et un petit reste du réduit.

Coblence, Feste Kaiser Alexander, reste de l’ouvrage dénommé Löwentor : Carte postale ancienn écrite le 15-01-1926, ouvrage dénommé Fort Verdun pendant l’occupation française 1919 – 30 novembre 1929.

 

Feste Kaiser Franz (1816-1822).

03-2005 : Ruines de restantes de la Feste Kaiser Franz. Quelques murs sont encore visibles près du cimetière de Coblence.

 

Fort Asterstein (1818 ou 1819-1828) sur l’emplacement d’un ancien ouvrage français. 1830 : installation des troupes. Ouvrage au tracé de lunette face au sud, face gauche longue de 90 m, face droite longue de 60 m. Remparts aménagés pour l’artillerie et l’infanterie. Mur de gorge avec embrasures. Réduit casematé à deux niveaux pour 17 pièces d’artillerie. 1862 : les traditors sont reliés au réduit pour augmenter l’effectif des troupes hébergées. 1865-1868 : réparation et modernisations diverses, installation de traverses. 1918 : dans le cadre du Traité de Versailles, démolition des remparts, complement des fossés, seul le réduit a été conservé. 199 : vendu à la commune d’Asterstein.

09-2009 : Vue intérieure du réduit de l’ancien Fort Asterstein.

 

Bubenheimer Fesche (1819-1825).

Enceinte urbaine de Koblenz « Stadtumwallung » (1819-1822).

05-2006 : Coblence, rive droite de la Moselle : Reste de l’enceinte urbaine.

 

France

 

Cette rubrique concerne les fortifications françaises en cours de construction ou de modernisation, conformément aux frontières de l’année en cours.

 

France Front Ouest Côtes de la Mer du Nord Manche et de l’Atlantique

 

Place forte de Cherbourg

Ouvrages en cours de construction :

Batterie basse de Nacqueville (1817). 1870 : réorganisation. 1878-1881 : remodelage de la batterie pour 4 canons de 27 cm modèle 1881.

Batterie de Bretteville-Bas (1817). Batterie érigée en 1817, modernisée en 1869 et 1878-1881.

 

Place forte de Royan

Ouvrages en cours de construction :

Fort du Chay (1812-1858) souvent appélé Fort de Royan, équipé d’un corps de garde Mle 1846. 1914 : armement 6 x 95 mm, 2 x 19 cm Mle 1878, 4 x 27 cm Mle 1870 M, 4 x 24 cm Mle 1876 sur affût GPC.

Fort Liédot (1811-1834) Fort de la Sommité. Fort carré aux angles bastionnés. 1863-1870 : sert de cible pour les essais des nouveaux canons rayés. 1878-1880 : remaniement du fort. 1899 : installation d’une plateforme d’artillerie bétonnée sur chacun des 2 bastions face à la mer ; aménagement de magasins. 1914-1918 : sert de prison.

Source : S2757.

 

France Front Nord-Est

 

Place forte de Belfort

 

Citadelle (Début XIIIe S.1637-1648 – 1687-1689), à Belfort, d’abord château féodal construit par les comtes de Montbéliard, 1637-1689 transformé par Gaspard de Champagne, comte de Suze, puis de 1687-1689 la citadelle complètement remaniée et la ville agrandie est réorganisée par Vauban. 1813-1814 : siège de la place forte. 1815 : siège de la place forte. 1817-1840 : remaniement de la place selon les plans de Haxo et le château est complètement transformé. 03/11/1870-02/1871 : siège de la place forte.

Source : S1000. S2045, p. 99.

 

Enceinte urbaine de Belfort (1687-1689) à Belfort. L’enceinte et la citadelle sont complètement remaniée d’après les plans de Vauban. 1817-1840 : remaniement de la place forte par Haxo. 03/11/1870-02/1871 : siège de la place forte.

Source : S1000. S2045, p. 99.

 

Pays-Bas

 

Cette rubrique concerne les fortifications néerlandaises en cours de construction ou de modernisation, conformément aux frontières de l’année en cours.

 

Ligne d’Utrecht « Waterlinie »

 

Position d’Utrecht

Ouvrages en cours de construction :

Fort De Bilt (1819-1821), initialement un ouvrage en terre avec 4 bastions. 1848 : déplacement de la route d’accès vers le sud du fort. 1850-1852 : blockhaus de garde à l’épreuve des bombes. 1875-1877 : modernisation : caserne, magasins et abris à l’épreuve des bombes ; système de récupération et de filtration des eaux de pluie avec citterne de 80 000 litres. 1885 : équipage du fort environ 250 hommes ; armement : 34 pièces d’artillerie. 1900 : installation d’un stand de tir pour carabines et pistolets. 1932-1935 : construction de 5 abris de groupe en béton sur le côté Est du fort. 1936 : installation d’une casemate de mitrailleurs côté Nord. 1940-1944 : le fort est un lieu de détention des résistants néerlandais. 1949 : érection d’un monument pour les 149 personnes exécutées sur pace. 1997 : le fort devient la propriété de la commune d’Utrecht et assure depuis 1999 des fonctions éducatives, géré par la Fondation du Mémorial du Fort De Bilt. 1995 : inscrit à la liste du Patrimoine Mondial de l’UNESCO.

Fort Blauwkapel (1818-1821), construit autour d’un village existant, il tire son nom de la chapelle du village. Plus grand fort de la ligne de Waterlinie. Ouvrage en terre à 4 bastions avec réduit de gorge. 1849-1852 : élévation et renforcement des remparts, construction d’un blockhaus de garde. 1860 environ : renforcement du blockhaus de garde par de la terre. 1874 : construction de deux casernes, d’abris et de magasins à l’épreuve des bombes. 1914-1918 : fort transformé en un point d’appui d’infanterie avec un effectif mobilisé de 300 hommes, muni de tranchées, abris en bois, d’observatoires, de mitrailleuses et de réseaux de fils de fer barbelé. 1918 : construction de 3 abris en béton. 1939-1940 : installation d’un réseau d’obstacles antichars (dénommés asperges) et de quelques abris de groupe en béton. Mars – avril 1940 : construction d’une tranchée bétonnée. 1940-1944 : démolition des installations militaires du bastion Nord et excavation des remparts. 2003-2008 : travaux de restauration de la chapelle, des fortifications, et de tout le village pour le rendre accessible et fonctionnel.

07-2012 : Utrecht, Fort Blauwkapel : Vue de la façade de gorge de l’abri à l’épreuve des bombes.

 

Fort De Gagel (1819-1821) ouvrage en terre, construit dans un premier en forme de L, avec un rempart d’artillerie entouré d’un fossé. 1848 : réorganisation de l’ouvrage. 1850-1852 : construction d’un blockhaus de garde à l’épreuve des bombes, avec 2 positions de tir pour obusier sur le toit et mur de protection avec créneaux de fusillade. 1870-1871 : mobilisation et mise en état de défense. 1914-1918 : mobilisation et mise en état de défense. 1880 environ : modernisation et construction d’une casernes et d’abris à l’épreuve des bombes, modernisation du blockhaus de garde avec suppression de l’étage ouvert. 1935-1940 : installation de 3 abris de groupe bétonnés et de tranchées et mise en état de défense en 1939-1940 ; instalation de nombreux abris de groupes au Nord et à l’Est du fort. 1971 : acheté par la commune d’Utrecht, différentes associations utilisent les locaux de l’ouvrage et le site est un parc public.

07-2012 : Utrecht, Fort De Gagle : Vue de la caponnière droite.

 

Fort Vossegat (1817-1819) à l’origine fort à fossé plein d’eau comportant 3 bastions.

 

 

 

Chroniques / Zeittaffel 1815 – 1819

 

Lundi 29 mars 1813

 

France, artillerie : suppression de l’emploi de 1er inspecteur général de l’artillerie.

Le 29 mars 1813, Jean Barthélemot, comte de Sorbier, avait été nommé 1er inspecteur général de l’artillerie. Cet emploi a été supprimé en 1815.

Source : S0189, p. 233.

 

1815

 

France : rétablissement de la censure de la Presse.

En 1815, après la parenthèse des Cent-Jours et le retour du roi, on assiste à une récation conservatrice et au rétablissement de la censure et de l’utorisation préalable.

Source : S3533, p. 46-49.

 

France, Strasbourg place forte : nouveau gouverneur militaire.

Le maréchal Suchet est nommé gouverneur militaire de Strasbourg.

Source : S0218, p. 6.

 

Lundi 20 mars 1815

 

France, politique : chef de l’Etat, retour de Napoléon 1er.

Le 1er Empire est instauré du 18 mai 1804 au 31 mars 1815, et pendant les Cent jours du 20 mars au 22 juin 1815. Napoléon 1er (1769-1821) se couronne empereur. En effet le 20 mars 1815 Napoléon 1er reprend le pouvoir pour une durée de 100 jours.

Source : S1048, p. 169.

 

France, Strasbourg : départ du gouverneur général de la Lorraine, de l’Alsace et des Trois évêchés pour le Roi.

Compte tenu du rétablissement de la royauté en France, le 8 avril 1814 Roger Damas (1765-1823) avait été nommé gouverneur général de la Lorraine, de l’Alsace et des Trois évêchés pour le Roi. Il quitte ce poste jusqu’au 20 mars 1815 après le retour de l’empereur Napoléon Ier.

Source : S1048, p. 171.

 

Jeudi 23 mars 1815

 

France, Strasbourg : changement de préfet du Bas-Rhin.

Après le retour de l’empereur Napoléon Ier, Joseph-François-Pierre, le préfet comte de Kergariou quitte son poste le 23 mars 1815. Il est remplacé le même jour par le baron Jean de Bry (1760-1834). Ce dernier reste en fonction pendant les cent jours de reprise du pouvoir par Napoléon Ier, jusqu’au 3 août 1815.

Source : S1048, p. 172.

 

Lundi 17 avril 1815

 

France, Strasbourg : nomination d’un nouveau commissaire de l’Empereur dans la 5e division militaire.

Compte tenu du retour de l’empereur Napoléon Ier, François René de Pommereul (1745-1823) est nommé commissaire extraordinaire de l’Empereur dans la 5e division militaire. Il quitte ce poste le 10 juillet 1815, après la reprise du trône par le roi Louis XVIII.

Source : S1048, p. 171.

 

Jeudi 22 juin 1815

 

France, politique : chef d’Etat, le roi Louis XVIII reprend le trône.

La royauté est rétablie en France. Louis XVIII (17/11/1755-16/09/1824) est nommé roi de France et de Navarre le 6 avril 1814. Né à Versailles le 17 novembre 1755, il est le quatrième fils du Dauphin Louis et frère cadet du roi Louis XVI. Il était exilé pendant la révolution et le 1er empire. Il reste sur le trône jusqu’au 20 mars 1815, une période appelée la Restauration, jusqu’au retour de Napoléon 1er. Il reprend le pouvoir après l’exil de Napoléon 1er le 22 juin 1815, et reste sur le trône jusqu’à son décès le 16 septembre 1824, à l’âge de 68 ans, à Paris.

Sources : S1000. S1048, p. 169.

 

Vendredi 4 août 1815

 

France, Strasbourg : changement de préfet du Bas-Rhin.

Après le départ en exil de l’empereur Napoléon Ier et le rétablissement de la royauté, le préfet Joseph-François-Pierre, comte de Kergariou quitte son poste le 3 août 1815. Il est remplacé au titre de préfet par interim le 4 août 1815 par Antoine Augustin Engelmann (1757-1810). Ce dernier reste ne poste jusqu’au 11 août 1815.

Source : S1048, p. 172.

 

Samedi 12 août 1815

 

France, Strasbourg : changement de préfet du Bas-Rhin.

Le comte Constantin-Marie de Bouthillier-Chavigny (1774-1829) est nommé préfet du Bas-Rhin à compter du 12 août 1815. Il reste à ce poste jusqu’au 9 février 1819.

Source : S1048, p. 172.

 

France, Strasbourg : changement de préfet du Bas-Rhin.

Joseph-Léonard vicomte Decazes (1783- ?) est nommé préfet du Bas-Rhin à compter du 24 février 1815. Il reste à ce poste jusqu’en juillet 1820.

Source : S1048, p. 172.

 

1816

 

France, Strasbourg place forte : nouveau gouverneur militaire.

Le maréchal Gouvion Saint-Cyr est nommé gouverneur militaire de Strasbourg de 1816 à 1818.

Source : S0218, p. 6.

 

1819

 

France : suppression de la censure de la Presse.

En 1819 la majorité libérale vote la suppression de la censure, du délit d’opinion et de l’autorisation préalable, mais crée le cautionnement.

Source : S3533, p. 46-49.

 

 

Sources / Quellen

 

 

S0189

Général Suzanne : Histoire de l’artillerie française, J. Hetzel et Cie, Paris, 1874.

 

S0218

Place de Strasbourg ; annuaire de garnison, 1983.

 

S0297

Wischemann Rüdiger : Die Festung Koblenz, Rhénania-Verlag, Koblenz, 2ème édition, 1981.

 

S1000

Informations, documents et illustrations provenant de divers sites Internet.

 

S1048

Himly, François-J. : Chronologie de la Basse Alsace Ier – XXe siècle ; Strasbourg 1972.

 

S2045

Oberlé Raymond : Alsace 1870 : l’année terrible ; Bataille d’Alsace tome 3, éditions G4J, 2000.

 

S2145

Festungsstadt Köln, das Bollwerk im westen, Herrmann-Joseph Emons Verlag, 2010.

 

S2757

Frijns Marco, Malchair Luc, Moulin Jean-Jacques, Puelinckx Jean : Index de la fortification française 1874-1914, autoédition, 2008.

 

S3533

L’Histoire n°484, juin 2021, art. Winock, Michael : Les journalistes en première ligne.

 

Archives & Bibliothèques

 

AVES = Archives de la Ville et de l’Eurométropole de Strasbourg.

AD-67 = Archives départementales du Bas-Rhin ; Strasbourg.

BCGS = Bibliothèque du cercle de garnison de Strasbourg (fermée, ouvrages seront transférés).

BNF = Bibliothèque Nationale de France

BNUS = Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg

BMS = Bibliothèques Municipales de Strasbourg.

BA = Bundesarchiv (archives fédérales allemandes)

BA-MA = Bundesarchiv Abteilung Militärarchiv, Freiburg

GSTaPK = Geheimes Staatsarchive Preussischer Kulturbesitz, Berlin.

GLAKa = Generallandessarchiv Karlsruhe

BA-St = Bundesarchiv, Stuttgart.

SHD = Service Historique de la Défense, Vincennes.