Chroniques 1914 - 06  - Juin - Juni

 

Dernière mise à jour / Letzte Änderung : 29 / 07 / 2021

 

Page rédigée par : MJR

 

 

Chroniques générales de la place forte de Strasbourg

 

 

Introduction

 

 

Dans cette chronique nous avons rassemblé l’essentiel des informations relatives aux fortifications, à l’évolution des techniques civiles et militaires, à l’évolution des armées européennes et aux garnisons d’Alsace-Lorraine. Nous avons ajouté quelques dates repères de l’histoire et des actualités qui influent sur le développement des techniques militaires. Certaines rubriques peuvent paraître anodines, comme un communiqué de désertion, mais ce dernier nous donne livre des informations sur la région de recrutement de cette unité ou sur l’équipement. Compte tenu que des erreurs de traduction sont toujours possibles, surtout avec des termes anciens, je garde les mots et expressions allemandes entre guillemets. Toutefois, il s’agit bien de l’orthographe de l’époque.

A travers la lecture de ce document, nous vous invitons à vous plonger dans l’ambiance et l’histoire de cette année, mais pour les textes originaux retranscrits sur cette page, il est dès fois nécessaire de gratter la couche de nationalisme que l’on retrouve dans la presse allemande et française de cette époque.

Cette chronique n’est pas définitive et évolue constamment pour être complétée et mise à jour. Avant d’aborder les chroniques de l’année, nous commençons par vous présenter succinctement la liste des fortifications principalement européennes en cours de construction ou de modernisaation et l’évolution des techniques militaires de cette année.

 

Abréviations et termes allemand couramment utilisés :

 

A.K.O. = Allerhöchste Kabinetts-Order = Ordre du cabinet impérial / Ordonnance impériale (ordre signé par l’Empereur d’Allemagne).

IR = Infanterie-Regiment = Régiment d’infanterie (généralement suivi de son numéro).

Reichsland = Terre d’Empire = partie annexée de l’Alsace-Lorraine.

Reichsland = Terre d’Empire = partie annexée de l’Alsace-Lorraine.

IR = Infanterie-Regiment = Régiment d’infanterie (généralement suivi de son numéro).

AK = Armee-Korps = corps d’armée.

 

 

Les grades allemands et leur équivalence françaises :

 

General der Infanterie, General der Kavalerie = équivalent au général de corps d’armée.

Generallieutenant = équivalent au général de division.

Generalmajor = équivalent au général de brigade.

Oberst = = colonel.

Oberstlieutenant = lieutenant-colonel.

Major = chef de bataillon, chef d’escadron, commandant.

Hauptmann ou Rittmeister (pour les troupes montées) = capitaine.

Oberleutnant = lieutenant

Leutnant = sous-lieutenant.

 

Remarque : l’orthographe allemande diffère de celle d’aujourd’hui. Par exemple pour les portes on note la présence d’un h « Thor » qui a disparu ultérieurement (Tor), et de nombreux mots s’écrivent encore avec un c, alors que quelques années plus tard on utilisera le k, comme pour Fortification écrit ultérieurement Fortifikation. On germanise les mots d’origine française. J’emploi autant que possible l’orthographe d’origine.

 

Les sources sont indiquées par un numéro commençant par S « S0000 ». Le détail concernant ces sources est indiqué en fin de page.

 

 

Fortifications, ouvrages en cours de construction

 

 

Dans cette rubrique je recense l’essentiel de l’activité de construction des fortifications en Europe. Elle permet de comparer les ouvrages érigés à Strasbourg à ceux qui ont étaient en construction à la même période. Certes, cette liste comporte certainement des lacunes, quelques erreurs ou dates de construction divergentes en fonction des sources. Ces informations peuvent évoluer et être complétées par des informations analyses complémentaires. L’ensemble des informations est tiré des sources citées en fin de page et complétées par les relevés effectués sur le terrain. Compte tenu que l’année 1914 est traitée en plusieurs pages, compte tenu du début de la première guerre mondiale, la rubrique relative aux fortifications concerne toutefois l’année 1914 entière.

 

Compte tenu de l’actualité très riche à l’approche du début de la première guerre mondiale, la rubrique est entièrement traitée dans la page précédente 1914 01-05.

 

 

Chroniques générales de la place forte de Strasbourg

 

 

Voici les chroniques de la place forte de Strasbourg. Pour aider à la compréhension de l’histoire particulière des fortifications et de la garnison de Strasbourg, nous vous proposons d’aborder toutes les facettes de la place forte, comme les activités des unités et des services. Nous avons ajouté quelques dates repères de l’histoire et des actualités qui influent sur le développement des techniques militaires. Certaines rubriques peuvent paraître anodines, comme un communiqué de désertion, mais ce dernier nous donne livre des informations sur la région de recrutement de cette unité ou sur l’équipement.

Compte tenu que des erreurs de traduction sont toujours possibles, surtout avec des termes anciens, je garde les mots et expressions allemandes entre guillemets. Toutefois, il s’agit bien de l’orthographe de l’époque.

Nous vous invitons donc à vous plonger dans l’ambiance et l’histoire de cette année 1871, mais prenez garde à gratter la couche de nationalisme que l’on retrouve dans la presse allemande et française.

Cette chronique n’est pas définitive et elle est régulièrement complétée et mise à jour.

 

 

Juin 1914 / Juni 1914

 

 

L’année 1914 est marqué par le début de la 1ère guerre mondiale. Aussi nous allons élargir un peu le sujet pour ce début de guerre en sortant du cadre de la place forte de Strasbourg, pour essayer de vous présenter cette spirale qui entraîne dans un premier temps une grande partie de l’Europe dans une guerre sanglante. Toutefois pour comprendre la perception des événements dans la place forte, nous allons recourir à quelques extraits de journaux personnels rédigés au jour le jour au cours de cette période.

 

Mardi 16 juin 1914

 

France : dans tous les chefs lieu de département c’est tenu le conseil de révision.

La seconde classe 1914 de jeunes de 20 ans a été formée ; 60% sont bon pour le service, 30% sont ajournés et 10 % d’inaptes. Source : S2401.

 

Mercredi 17 juin 1914

 

France : accroissement des dépenses militaires.

Les dépenses militaires se sont accrues d’envion 1 400 millions dans le cadre de l’adoption le 17 juin 1914 de la loi des 3 ans de service militaire, pour le casernement, l’encadrement, l’équipement et l’armement. Source : S2401.

 

France, dépenses pour l’occupation du Maroc.

Un budget de 232 millions est alloué pour les dépenses de l’occupation militaire du Maroc.

Source : S2401.

 

Vendredi 26 juin 1914

 

Autriche-Hongrie, Bosnie, Sarajevo : visite du prince héritier l’Archiduc François-Ferdinand.

Le prince héritier de la couronne d’Autriche-Hongrie, l’Archiduc François-Ferdinand a assisté aux manœuvres austro-hongroises. Le 26 juin 1914 il est venu à Sarajevo avec son épouse Sophie, comtesse Chotek de Chotkowa-Wognin, princesse de Hohenberg. On peut dire que ce voyage se déroulait dans des circonstances peu favorables au couple princier. L’assassinat du couple princier le 28 juin 1914 va mettre le feu aux poudres dans toute l’Europe, aussi allons-nous consacrer quelques lignes pour suivre le déroulement de cet événement qui a entraîné le déclenchement de la 1ère guerre mondiale.

Arrivée du prince héritier de l’empire d’Autriche Hongrie François-Ferdinand à gare de Sarajevo

Source : S1000.

 

La province de Bosnie et de l’Herzégovine a été annexée en 1908 par l’empire d’Autriche-Hongrie. Cette province était toutefois revendiquée par les Serbes. En conséquence, la visite du prince héritier d’Autriche-Hongrie à Sarajevo, la capitale de la province de Bosnie, le 28 juin qui est la journée symbole pour les nationalistes serbes (anniversaire de la bataille du « Champ des Merles » au Kosovo (Kosovo Pollié), où les troupes serbes, bulgares et valaques battent l’armée turc, est en effet très mal vue par les nationalistes serbes.

Sarajevo, capitale de la province autrichienne annexée en 1908 de Bosnie-Herzégovine

Source : S1000.

 

Sarajevo - Ilidza, accueil du prince héritier d’Autriche-Hongrie.

Alors que le prince héritier assiste aux manœuvres des troupes Austro-hongroises en tant qu’inspecteur général de l’armée, la Duchesse Sophie visite les orphelinats, les écoles et les églises.

Sarajevo, capitale de la province autrichienne annexée en 1908 de Bosnie-Herzégovine

Source : S1000.

 

Sarajevo - Ilidza, accueil du prince héritier d’Autriche-Hongrie.

Alors que le prince héritier assiste aux manœuvres des troupes Austro-hongroises en tant qu’inspecteur général de l’armée, la Duchesse Sophie visite les orphelinats, les écoles et les églises.

Ilidza, accueil enthousiaste de la population

Source : S1000.

L’épouse du prince héritier, la duchesse de Hohenberg arrive à l’entrée de l’Hôtel à la station thermale d’Ilidza située dans la banlieue de Sarajevo.

Source : S1000.

 

Samedi 27 juin 1914

 

Autriche-Hongrie, Allemagne : Entrevue secrète des empereurs en Bohême.

Une entrevue secrète a eu lieu au château de Konopischt à Beneschau, entre Guillaume II et l’archiduc François-Ferdinant, prince héritier de la Couronne d’Autriche-Hongrie vers le 27 juin 1914.

 

Bosnie-Herzégovine - Illidza : visite du prince héritier François Ferdinand.

Ilidza, banquet d’adieux. Un banquet d’adieux à Ilidza clôture la fin de la visite, et le prince héritier et son épouse envisagent de se rendre le lendemain à Sarajevo au Musée National, puis à l’Hôtel de ville où ils doivent être reçus pour un repas par le maire, avant de rejoindre la gare et de repartir en Autriche

 

Dimanche 28 juin 1914

 

Autriche-Hongrie – Bosnie - Sarajevo : Assassinat à Sarajevo de l’archiduc François-Ferdinant, prince héritier de la Couronne d’Autriche-Hongrie et de sa femme.

 

Ilidza, le matin : le couple princier se prépare à partir.

Le prince héritier accueille son épouse et le convoi automobile est formé devant l’hôtel à Illidza. 

Source : S1000.

 

9H40 environ : Sarajevo.

Malgré les menaces qui pesaient sur ce voyage, le prince héritier et son épouse se déplaçaient en voiture découverte au milieu de la foule sans aucune protection. Dans toute la ville il n’y a que 40 policiers. Même sa garde personnelle n’est pas présente au moment de l’attentat puisque son chef est monté par erreur dans la voiture de trois officiers bosniaques et avait laissé le reste de son équipe à la gare. En plus, l’itinéraire qui devait être emprunté était décrit dans tous les journaux.

L’archiduc héritier François-Ferdinand d’Autriche-Este, neveu de l’empereur François-Joseph, et son épouse, la duchesse de Hohenberg, font leur entrée à Sarajevo dans une voiture automobile découverte, lorsqu’une première fois, une grenade a été lancée contre le véhicule sans toutefois blesser les occupants. Ils poursuivent toutefois leur chemin.

Source : S1000.

 

10H07 Sarajevo : arrivée du couple princier.

Le couple princier arrive en provenance de la station thermale d’Ilidza. Près d’une fabrique de tabac, une colonne de six voitures est formée qui part en direction du quai dénommé « Appelkai » le long de la rivière Miljacka et prend la direction de la mairie. Sur le trajet ils sont acclamés par des milliers de personnes

La population de Sarajevo acclame le cortège

Source : S1000.

 

10H25 Sarajevo : échec du premier attentat.

Un premier projet d’attentat échoue : près du pont Oumurija, Muhamed Mehmedbasic sent qu’on le touche à l’épaule par derrière (il pense qu’il s’agit d’un policier) ce qui le dissuade de lancer la bombe qu’il vient d’allumer. À la suite de cette première explosion, et contre l’avis du chef de la police, le prince héritier décide de poursuivre la route en direction de l’hôtel de ville « Messieurs, nous allons continuer le programme de notre visite » dit François-Ferdinand.

Le convoi passe devant quatre autres terroristes. Compte tenu qu’ils sont entourés par la foule, aucun d’entre eux n’ose agir. Près de l’immeuble de l’école des institutrices, un des sept terroristes, Nedeljko Cabrinovic, posté sur le quai du côté de la rivière, jette une bombe. Lorsque le conducteur du couple princier voit la bombe il accélère et elle rebondie sur le haillon arrière. Elle explose devant le deuxième véhicule dans lequel plusieurs officiers sont blessés, dont le plus grave est le colonel Erik von Merizzi. Cabrinovic avale une capsule de cyanure et se jette dans la rivière. Mais malheureusement pour lui, il tombe sur la berge et le poison ne le tue pas. Il est rapidement arrêté. Le prince héritier fait arrêter sa voiture et s’informe de la situation. C’était l’occasion inespérée pour les terroristes, mais ils s’étaient enfuis.

Hôtel de ville de Sarajevo

Source : S1000.

10H30 environ – Sarajevo : arrêt à la mairie.

Devant la mairie, le prince héritier est accueilli par le maire Fehim Effendi Curcic. « Monsieur le Maire, on vient à Sarajevo pour une visite et on nous balance des bombes ! Cela est révoltant ! » fait remarquer Ferdinand pendant le discours du maire.

Le nationaliste serbe Gavrilo Princip a déjà quitté son premier poste après la première explosion. Il pense que l’attentat a réussi. Mais lorsqu’il voit que ce n’est pas le cas puisque le convoi continue sa route, mais qu’il est trop rapide pour effectuer un tir précis, il se rend dans la rue Franz-Joseph-Strasse, c’est-à-dire sur l’itinéraire du retour (il connaissait le parcours prévu par le convoi).  

L’archiduc François-Ferdinand et son épouse sortent de l’hôtel de ville de Sarajevo.

Source : S1000.

 

10H40 environ : Sarajevo, l’attentat mortel.

Le premier conducteur n’a pas été informé du changement de l’itinéraire et à 10H40 il tourne, comme prévu initialement, à droite dans la rue Franz-Joseph-Strasse. Potiorek l’interpelle : « Mais vous avez pris la mauvaise route. Nous devons passer par l’Appelkai ! ». Les cérémonies d’accueil se poursuivirent lorsqu’un jeune Serbe, Gavilo Prinzip un étudiant originaire de Grahovo, district de Livro en Bosnie, réussit à tromper la vigilance du service d’ordre.

Le véhicule fait marche arrière (il n’y a pas de marche arrière, la voiture roule en arrière au point mort) puis s’arrête, juste devant le nationaliste serbe Gavrilo Princip, qui vient de sortir d’un magasin. Il tire deux fois à très courte distance. Une balle traverse la portière de la voiture et atteint l’épouse du prince dans le bas-ventre, la deuxième le prince héritier au niveau du cou. Alors que le sang coule de la bouche de François-Ferdinand, son épouse dit « Jesus, mein Franzi, was ist mit dir ? » (Jésus mon Franzi, que t’arrive-t-il ?) et s’affaisse à son tour sur ses genoux.

Le véhicule part à grande allure en direction du Konac. Après deux minutes le véhicule arrive devant le palais du gouverneur où les le couple devait recevoir les premiers soins. Mais le couple est transporté sans vie dans le palais.

Assassinat du Prince héritier François-Ferdinand et de son épouse à Sarajevo.

Source : S1000.

Les services de sécurité ont arrêté l’assassin, Gavrilo Princip.

Source : S1000.

 

11h00 : Sarajevo.

Vers 11 heures les cloches sonnent dans tout Sarajevo. Il s’agit de l’heure officielle de la mort du prince héritier et de son épouse. L’archiduc François-Ferdinand avait 51 ans. Sa femme, une noble tchèque, Sophie, comtesse Chotek de Chotkowa-Wognin, princesse de Hohenberg, était son épouse morganatique, c’est-à-dire que sa descendance se trouvait exclue du trône. L’enquête commence immédiatement contre l’auteur de l’attentat, Gavrilo Princip.

Ce meurtre politique pourrait avoir de graves conséquences et servir de prétexte à une intervention armée de l’Autriche-Hongrie contre la Serbie. Mais d’ores et déjà l’on sait que la Russie s’opposera à une telle intervention contre son allié serbe.

Alors que des menaces avaient déjà été proférées pour cette visite en Bosnie, on constate que le prince héritier n’était pas très entouré pour assurer sa protection.

L’organisation dénommée « La Main Noire » avait des ramifications jusqu’aux Etats-Unis, notamment à Chicago. Déjà en décembre 1913, un journal serbe de Chicago annonçait que le prince héritier d’Autriche-Hongrie a programmé une visite à Sarajevo. « Que chaque Serbe s’en souvienne. Le prince héritier veut venir en Bosnie, nous prenant en compte le coût… Serbes prenez tous ce que vous trouver, couteaux, fusils, bombes et dynamite. Faites la vengeance sacrée ! Mort à la dynastie des Habsbourg ! ».

Pour l’Europe centrale, les Balkans étaient considérés comme une poudrière. En 1908, l’Autriche-Hongrie avait annexée la Bosnie et sa capitale Sarajevo.

« Apis » (nom de code du chef de la Main Noire) avait décidé que le prince héritier, François-Ferdinand, le neveu de l’Empereur d’Autriche-Hongrie François-Joseph, devait mourir s’il vient en été 1914 à Sarajevo pour voir les manœuvres. Mais jusqu’à présent, l’implication directe de la Main Noire dans l’attentat de Sarajevo n’avait pu être prouvé.

Gavrilo Princip, l’auteur de l’attentat mortel, n’avait que 18 ans, ce qui lui évitera la peine de mort. Mais il meure en prison de tuberculose en 1918.

Gavrilo Princip, auteur de l’attentat. Source : S1000.

 

Après l’attentat, une chasse aux Serbes commence immédiatement à Sarajevo et des bâtiments sont caillassés.

 

Sarajevo : après l’attentat commence une chasse aux Serbes.

Source : S1000.

 

Mardi 30 juin 1914

 

Sarajevo : cathédrale.

L’archiduc François-Ferdinand, le prince héritier d’Autriche-Hongrie et son épouse Sophie, comtesse Chotek de Chotkowa-Wognin, princesse de Hohenberg, repose à la cathédrale, où est célébré une messe funéraire.

Source : S1000.

 

Sarajevo, cortège funéraire.

Après la messe, les dépouilles sont emmenées à la gare de Bistrik près de Sarajevo pour repartir en Autriche.

Source : S1000.

Source : S1000.

 

Autriche-Hongrie : Vienne.

Le chef d’état-major général de l’armée d’Autriche-Hongrie rend compte qu’il faudra 16 jours de préparatifs pour être en mesure de mener une opération contre la Serbie.