Chroniques 1884

 
 

Dernière mise à jour / Letzte Änderung : 20 / 03 / 2021 par MJR

 

Fortifications, ouvrages en cours de construction

 

 

Allemagne - Empire allemand

 

Voici d’après une revue militaire française de 1884 la nomenclature des différentes places et des ouvrages côtiers est donnée ci-après, par frontière ; les noms des places entourées d’une ceinture de forts détachés à grande distance sont imprimés en caractère gras.

Source : Revue militaire de l’Etranger n°590 du 15 janvier 1884, pages 33 – 50, S0386.

 

Allemagne, Littoral de la mer du Nord

 

Ouvrages de l’Elbe

Ouvrages de la Weser

Wilhelmshaven

Ouvrages de la Jahde.

 

Allemagne, Littoral de la mer Baltique

 

Memel

Pillau

Ouvrages de la Vistule

Ouvrages de défense des côtes aux environs de Colberg

Swinemünde

Stralsund

Kiel-Friedrichsort (cette place est destinée, dans un avenir assez prochain, à être entourée, du côté terre aussi bien que du côté maritime, d’une enceinte de forts détachés, et à entrer ainsi dans la catégorie des grandes places)

Sonderbourg-Düppel (d’après la Deutsche-Heeres-Zeitung du 29 décembre 1883, le démantèlement de cette place serait commencé. On transporterait à Thorn le matériel d’artillerie devenu disponible).

 

Allemagne Front Nord & fortifications côtières.

 

Place forte de Swinemünde

Ouvrage en cours de construction ou de modernisation :

Westbatterie (18 ?-1861). 1878-1887 : Réaménagement de la Westbatterie. 1905 : Renforcement du rempart de la Westbatterie. 1908-1910 : À la suite du progrès de l’artillerie une partie des pièces d’artillerie a été transférée. Construction d’une batterie sur les rives Est et Ouest.

Source : Gosch, Franck : Festungsbau an der Nordsee und Ostsee, Mittler & Sohn GmbH, Hamburg, 2003, page 139, S2938.

 

Allemagne, frontière occidentale

 

Frontière occidentale (Pays-Bas, Belgique, France) :

Wesel, pont fortifié de Düsseldorf ;

Cologne ;

Coblence ;

Mayence ;

Thionville ;

Metz ;

Sarrelouis ;

Bitche ;

Germersheim ;

Rastadt ;

Strasbourg ;

Neuf-Brisach.

 

Allemagne, Frontière orientale

 

Frontière orientale (Russie) :

Posen

Thorn

Graudenz, place déclassée mais non démantelée,

Fort Boyen (près de Lötzen)

Königsberg

Danzig

Marienbourg

Dirschau.

Places fortes de l’intérieur : Magdebourg, Custrin (d’après la Gazette de Magdebourg du 29 juin 1883, Custrin serait appelée à devenir une place de 1ère classe, par la construction de 6 forts détachés à une distance moyenne de 6 kilomètres de l’enceinte), Spandau.

 

Place forte de Königsberg

Ouvrage en cours de construction :

Fort XII, Fort Eulenburg (1879-1885).

 

Place forte de Thorn

Ouvrages en cours de construction :

Fort IV, Fort Friedrich der Grosse, (1880-1885).

Fort IVa, Fort Heinrich von Plauen, (1882-1885).

Fort IVb, Fort Herzog Albrecht, (1882-1885).

Fort Va, Fort Ulrich von Jungingen, (1881-1885).

Fort VI, Fort Winrich von Kniprode, (1881-1885).

Fort VIa, Fort Hermann Balk, (1881-1885).

Fort VII, Fort Harmann von Salza, (1881-1885).

 

Place forte de Spandau

Ouvrage en cours de construction :

Fort II Fort Hahneberg (1 juillet 1882 – mai 1888). Fort détaché de ceinture de type Biehler, version modernisée à remparts bas pour l’infanterie, au tracé pentagonal de lunette aplatie, de taille moyenne à fossé sec, conçu pour un effectif de 356 hommes. Il comprend : 3 traverses-abris et 4 plates-formes double d’artillerie par face, 4 traverses et 4 plate-formes d’artillerie par flanc, une caserne de gorge brisée vers l’intérieur à deux niveaux, comprenant de gauche à droite 6 + 2 + 2 + 6 casemates et des latrines à l’extrémité de chaque aile ; flanquement des fossés par les remparts, par la caponnière double de saillant, les deux caponières d’épaule et la caponnière de gorgede la caserne de gorge ; entrée couverte par un tambour comprenant une place d’armes de gorge, un blockhaus de garde ; système de contres mines. Construction par la Société Heydt Schöttle et Schuster de Strasbourg. Compte tenu de sa construction tardive ce fort n’a été que très peu renforcé avec du béton après 1887, installation de grilles défensives et installations de batteries annexes : trois batteries annexes, deux sur l’angle de gorge, avec 8 obusiers de 15 cm et une sur le glacis du flanc droit avec 2 pièces de 15 cm ainsi qu’une batterie annexe sur l’angle de gorge gauche un abri à munitions avec 4 canons courts de 15 cm (plusieurs autres options de dotation sont préconisées). 1895 : abaissement du profil des traverses. 1927-1934 : occupation de l’ouvrage par une association technique d’aéronautique. 1934 : centre d’instruction de la Wehrmacht. 1945 : à la fin de la guerre des archives sont incendiés dans l’aile droite de la caserne. 1949 : début de destruction partielle, à l’explosif des murs de contrescarpe, puis abandon au milieu de la zone frontière du mur de Berlin. Octobre 1993 : création d’une association qui restaure le fort. 

 

Allemagne, Frontière méridionale

 

Frontière méridionale (Suisse, Autriche) :

Ulm

Ingolstadt

Königstein

Torgau

Glatz

Neisse

Glogau.

 

Place forte d’Ulm

Ouvrages en cours de construction :

Werk XXXV – Fort Oberer Eselsberg Nebenwerk (1883-1887), petit fort détaché, modernisé et renforcé en 1901, 1903-1904, caserne de gorge avec caponnière, tracé modernisé d’un fort détaché de type Biehler.

Werk XXXVI – Fort Oberer Eselsberg Hauptwerk (1881-1887), fort détaché de type Biehler à fossé sec de taille moyenne, 3 traverses-abris par front, à tracé modernisé avec rempart bas pour l’infanterie, lunette applatie, gorge rentrante bastionnée, caserne de gorge sur l’aile gauche. Modernisé et transformé en fort d’infanterie à partir de 1903. Renforcé avec du béton lors des travaux de mise en état de défense de 1914. Caserne très détérioriée à la suite de la destruction d’explosifs en 1944. Démoli en 1971 malgré les nombreuses protestations pour l’installation d’un centre logistique de l’université, il ne reste que les fossés et une partie des fronts.

 

Place forte d’Ingolstadt

Ouvrages en cours de construction :

Rive gauche du Danube

Fort II – Werk 145 (19 juillet 1877 – 27 juillet 1888) Fort Hartmann, érigé au nord-ouest de Hummelberg. La fin des travaux a été retardée par l’effondrement de la contrescarpe. Fort détaché de ceinture à fossé sec de type Biehler, au tracé pentagonal de lunette aplatie, de taille moyenne. Comprend 3 traverses-abris par face ; caserne de gorge à deux niveaux, brisée vers l’intérieur, comprenant de gauche à droite environ 3 + 6 + 6 + 5 casemates et 2 coffres de flanquement de part et d’autre de l’entrée ; un grand magasin à pourdre sous chaque flanc ; une caponnière double à feux de revers sur le saillant et une caponnière simple sur chaque angle d’épaule. Alors que les forts de la rive gauche du Danube ont des fossés pleins d’eau, le Fort II est l’exception avec son fossé sec. 17 septembre 1888 – 18 avril 1891 : renforcement partiel de l’ouvrage. 1888-1897 : aménagement des batteries annexes. Etat actuel : Le fort à été détruit et le site avait été utilisé comme décharge. Quelques restes sont encore présents sous un monticule en herbe comme une partie de la batterie annexe gauche.

Fort III – Werk 146 (4 avril 1877 – 1er août 1887) Fort Von der Tann érigé sur le Kraiberg au sud-est de Gaimersheim. La construction a durée plus longtemps que prévu à cause des difficultés liées au terrain qui ont entraîné des éboulements. Grand fort détaché de ceinture à fossé sec de type Biehler, au tracé pentagonal de lunette aplatie. Comprend 4 traverses-abris par face ; caserne de gorge à deux niveaux, brisée vers l’intérieur, comprenant de gauche à droite environ 6 + 6 + 6 + 8 casemates et 2 coffres de flanquement de part et d’autre de l’entrée ; un grand magasin à pourdre sous chaque flanc ; une caponnière double à feux de revers sur le saillant et une caponnière simple sur chaque angle d’épaule. C’était le plus grand fort de la gauche du Danube. 18 septembre 1888 – 18 juin 1891 : renforcement partiel de l’ouvrage. 1888-1892 : construction des batteries annexes droite et gauche. 1940-1945 : utilisé comme dépôt de munitions. 1945, après la guerre : le glacis et les batteries annexes avaient servis après la guerre à l’installation des réfugiers. 1946 : le fort a été détruit à l’explosif. Etat actuel : le site est un parc public et quelques débris sont visibles.

 

Belgique

 

Place forte d’Anvers

Ouvrages en cours de construction :

Fort de Lier (1876-1893), également dénommé fort de Lierre.

Fort de Walem (1878-1893 ou 1876-1893 ?), également dénommé fort de Waelhem.

Fort de Steendorp (1877-1892) ou fort de Ruppelmonde : 1 coupole 2 x 15 cm.

 

France

 

France Front Ouest Côte de la mer du Nord, Manche et Océan Atlantique

 

Place forte de Brest

Ouvrages en cours de construction :

Batterie de la droite des Lignes de Quélern (1883-1884), Brest, presqu’île de Roscanvel. 1900-1903 : Construction des postes de commandement.

Fort de Crozon (1883-1886), presqu’île de Crozon, fort au tracé pentagonal.

 

Place forte de Lorient

Ouvrage en cours de construction :

Poste optique de Beg en Aud (1884-1905).

 

France Front Nord-Est

 

Place forte de Lille.

Ouvrage en cours de construction :

Batterie du Camp Français (1880-1884), batterie maçonnée comprenant 3 traverses-abri et un casernement.

 

Place forte du Quesnoy

Ouvrage en cours de modernisation :

Place forte du Quesnoy (1533) construction des premiers bastions. 1654 : place prise par les Français. 1668-1672 : importants travaux de modernisation sous la direction de Vauban. 1867 : déclassée. 1878 : reclassée. 1882-1886 : la place est réorganisée. 1901 : déclassée. Octobre 1918 : les Néozélandais prennent la place occupée par les Allemands à l’aide d’échelles d’assaut.

 

Citadelle de Rocroi (1555 environ) dès fois orthographié Rocroy. 1610 : ajout des demi-lunes. Vers 1675 : modifié par Vauban. 1744 : modification de la citadelle. 1842 : travaux de modernisation de la citadelle. 1883 : construction de casemates du bastion du Dauphin, bastion du Roi et bastion du Petit Fort ; destinés à servir d’hôpital de siège. 1884 : construction de casemates pour le logement, des traverses sur les bastions du Roi, du Petit Fort, de Nevers et de Montmorency. 01/10/1888 : la place est déclassée suite un avis en ce sens du Conseil supérieur de la guerre. Toutefois en cas de conflit doit assurer les communications optiques entre les forts d’Hirson et des Ayvelles. Etat : les remparts sont conservés.

Source : Frijns Marco, Malchair Luc, Moulin Jean-Jacques, Puelinckx Jean : Index de la fortification française 1874-1914, autoédition, 2008, page 442. S2757.

 

Position de La Fère – Laon - Soissons

Ouvrage en cours de construction :

Batterie de Condé-sur-l’Aisne (1877-1888). 16 février 1932 : déclassée.

 

Place forte de Verdun

Ouvrages en cours de construction :

Batterie de Moulainville (1883-1885) batterie Dornier.

Fort de Bois-Bourru (1881-1887) fortin de Caurra, fort ; modernisé 1891-1894, 1904-1907, 1913-1914, 3 tourelles de mitrailleuses, 1 observatoire, 2 casemates de Bourges.

Fort de Choisel (1883-1885 ou 1883-1886) fort Manèque, poste puis fort pentagonal, modernisé 1894-1897, 1901, 1906-1912 : caserne bétonnée, 2 casemates de Bourges, une tourelle de mitrailleuses, 1 tourelle de canons de 75 Mle 05 ; 1916-1917 : transformé en centre de résistance avec réseau souterrain de galeries.

Fort de Douaumont (1885-1891), grand fort, modernisé 1887-1889, 1901-1903, 1907-1909, 1911-1913, 1 tourelle de 75, 1 tourelle de 155, 2 tourelles de mitrailleuses, 5 observatoires, 1 casemate de Bourges.

Fort de Landrecourt (1883-1886) fort Jamin. 1890-1892 : installation d’une caserne de guerre. 1907-1910 : installation : 1 tourelle de 75 Mle 05, 2 tourelles de mitrailleuses, 3 observatoires cuirassés, 1 casemate de Bourges. 1914-1918 : installation d’un réseau de galeries souterraines.

Fort Les Sartelles (1881-1884), fort, modernisé 1894-1897, 1904-1906, 2 tourelles de mitrailleuses, 2 observatoires, 2 casemates de Bourges.

Fort de Moulainville (1883-1885) fort Feuquières, fort, modernisé 1889-1891, 1905-1909, 1 tourelle de 75, 1 tourelle de 155, 2 tourelles de mitrailleuses, 4 observatoires, 1 casemate de Bourges.

Fort de Vaux (1881-1884), fort, modernisé 1888-1895, 1904-1906, 1910-1912, 1 tourelle de 75, 3 observatoires, 2 casemates de Bourges.

Poste de Belle-Epine (1883-1886), poste, non renforcé.

Poste puis ouvrage de Le Chana (1883-1884), poste Pierquin, ouvrage d’infanterie. 1906-1911 : Modernisation de l’ouvrage : 1 tourelle de 75 Mle 05, 1 observatoire. 1944 : cuirassements endommagés par des essais américains.

 

Rideaux des Hauts de Meuse

Ouvrages en cours de construction :

Fort Les Paroches (1883-1885) fort Colaud, ouvrage peu modernisé. 1890 ; aménagement d’un magasin sous roc. 1900-1910 : installation d’un réseau de fils de fer et de grilles.

Ouvrage Jouy-sous-les-Côtes (1883-1885) fort Raoult, peu modernisé. 1890 : installation d’abri sous roche. 1910 : installation de réseaux de fils et de grilles. 1917-1918 : installation d’un réseau de galeries profrondes.

 

Place forte de Toul

Ouvrage en cours de construction :

Fort de Gondreville, ouvrage puis fort, (1884-1887) fort Dahlmann. 1906-1909 : modernisation du fort : 1 tourelle de 75, modèle 05, 1 tourelle de mitrailleuses, 2 observatoires cuirassés, 1 casemate de Bourges.

 

Place forte de Langres

Ouvrage en cours de construction :

Redoute puis fort de Montlandon (1883-1885) fort Mortier.

 

Place forte d’Epinal

Ouvrages en cours de construction :

Batteries de Dogneville (1884 la 1ère 1886 la 2e).

Batterie de Golbey (1884) codée M26.

Batterie du Malgré-moi (1884) également dénommée batterie Gratien et codée M7, au NE du fort de Razimont.

Fort d’Uxegney (1882-1884). 1894-1896-1910-1914 : modernisations : 1 tourelle de 75, 1 tourelle de 155, 2 tourelles de mitrailleuses, 3 observatoires, 2 casemates de Bourges.

Fort Les Friches (1883-1884), non modernisé.

Fort La Voivre (1883-1884), non modernisé.

Fort des Adelphes (1883-1885) fort Richepance. 1892 : modernisation. 1908-1914 : modernisation : 1 tourelle de 75 mm, 1 tourelle de mitrailleuses, 3 observatoires, 1 casemate de Bourges.

Fort de Bois l’Abbé (1884-1885) fort Poniatowski, non modernisé.

 

Place forte de Belfort

Ouvrages en cours de construction :

Fort de Bessoncourtfort Sénarmont (1883-1886).

Fort du Bois d’Oye (1883-1886) fort Eblé, grand fort pentagonal à gorge rentrante.

 

Trouée de Belfort

Ouvrages en cours de construction :

Batterie des Etablons (1884), frontière suisse, massif du Lomot, au SE du fort du Lomont.

La Tour Carrée (1883), blockhaus d’infanterie placé entre le Fort de Lomont et la batterie des Roches.

 

Trouée de Belfort, frontière suisse, Montbéliard – Pontarlier, rideau du Jura

Ouvrages en cours de construction :

Batterie de la Pointe de Port-de-Roide (1883-1884), massif du Lomont. Armée de deux pièces mobiles.

Batterie de la Roche Jella (1884) également orthographié « Gella » ou « Géla », massif du Lomont, E du fort du Lomont, altitude 820 m, ouvrage le plus proche de la frontière suisse. Périmètre cerné par un fossé creusé dans le roc sauf sur le côté S qui donne sur un à-pic. Dotation : 20 hommes et 3 pièces d’artillerie provenant des forts voisins. Etat : saillant arrasé.

Source : Frijns Marco, Malchair Luc, Moulin Jean-Jacques, Puelinckx Jean : Index de la fortification française 1874-1914, autoédition, 2008, page 440. S2757.

Fort de Joux (1879-1887) comprend 2 casemates cuirassées Mle 1878 en fonte dure.

Fort du Larmont inférieur (1882-1884) fort Malher, construit près de Pontarlier sur un site occupé depuis 1846 par un ouvrage dénommé fort Malher, en service jusqu’en 1877. 1891 : installation d’un abri sous roc.

Fort du Risoux (1880-1884) fort Guyot, rideau du Jura, place des Rousses, altitude 1 273 m. Ouvrage au tracé pentagonal irrégulier, comprenant 2 caponnières doubles, une caponnière simple, un poste optique à 1 créneau dirigé vers le fort des Rousses. Dotation : 400 hommes et 16 pièces d’artillerie. Après 1945 : a servi pour la mise en œuvre d’explosifs. Etat : appartient à la commune des Rousses qui a fait restaurer une caponnière double du saillant qui s’était effondrée.

Source : Frijns Marco, Malchair Luc, Moulin Jean-Jacques, Puelinckx Jean : Index de la fortification française 1874-1914, autoédition, 2008, page 438, S2757.

 

France Front Sud-Est

 

Place forte de Lyon

Ouvrage en cours de construction :

Rive droite de la Saône :

Deuxième ceinture de forts détachés :

Fort du Paillet (1883-1886) au nord-ouest de Lyon, sur la rive droite de la Saône. Tracé pentagonal. Etat actuel : appartient à la commune de Dardilly, très bon état de l’ouvrage, majorité des équipements en place. Occupé par plusieurs associations dont l’une qui fait visiter l’ouvrage.

 

Place forte de Grenoble

Ouvrage en cours de construction :

Fort de Comboire (1882-1885) fort Monteynard, fort à cavalier, tracé en forme de pentagone très étiré.

 

Place forte de Chamousset

Blockhaus et coupure du Crépas (1884).

 

Place forte de Tournoux

Ouvrage en cours de construction :

Redoute de Roche la Croix (1884-1889) parfois dénommé fort Inférieur ou parfois orthographié Roche-Lacroix, place forte de Tournoux, commune de Val-d’Oronaye, altitude 1 908 m. Armement : 6 pièces de 138 mm sous casemates. 1890 : installation d’un magasin sous roc. 1935-1940 : construction d’un gros ouvrage de la ligne Maginot qui a nécessité l’arasement d’une partie de l’ouvrage. Site Internet.

 

Source : Frijns Marco, Malchair Luc, Moulin Jean-Jacques, Puelinckx Jean : Index de la fortification française 1874-1914, autoédition, 2008, page 440, S2757.

 

Place forte de Saint-Vincent

 

Ouvrages en cours de construction :

Batterie du Chatelard (1883-1885) ou batterie Châtelard, située au-dessus du fort de Saint-Vincent.

Batterie de Dormillouse (1884-1886) ouvrage de montagne.

 

France Sud-Est – Front sud Côtes de la Méditérannée

 

Place forte de Nice

Ouvrages en cours de construction :

Batterie des Granges (1883-1890) parfois dénommée batterie Basse.

Batterie du Noyer (1883-1890), NE de Nice.

Casernement de Peïra Cava (1876-1887) caserne Crénan, avancée NE de Nice. Important casernement de montagne. 1939-1940 : occupée jusqu’en 1940 par les troupes alpines. Après 1945 : colonie de vacances.

Chiuse de Bauma Negra (1884-1887). Dispositif de coupure de route près de Nice avec 2 canons de 12 culasse.

Fort du Mont Bardonnet, (1883-1886) fort Suchet. 2 tourelles Mougin Mle 1876, près de Nice.

Fort du Pic Charvet (1883-1890) sur l’avancée NO de Nice, comprend 3 batteries annexes (batterie du Noyer et batterie des Granges, et batterie annexe du Piton Est, 2 magasins à poudre sous roc.

Fort de la Revère (1882-1885) fort Anselme, E-NE de Nice, altitude 696 M. Ouvrage au tracé de trapèze, cerné par un fossé sec, avec une légère brisure.

Source : Frijns Marco, Malchair Luc, Moulin Jean-Jacques, Puelinckx Jean : Index de la fortification française 1874-1914, autoédition, 2008, pages 436-438, S2757.

Fort de la Tête de Chien (1879-1884). Comprend une casemate cuirassée pour canon de 155 mm.

Ouvrage du Piton Est (1883-1890) avancée NO de Nice, petit ouvrage.

 

Place forte de Toulon

Ouvrages en cours de construction :

Batterie de la Badine (1884).

Batterie du Polygone (1883-1884), S de Toulon. Armement ; Dotation initiale 3 mortiers de 30 cm sur affût PA 1891, puis ajoût de 3 mortiers complémentaires.

Fort du Coudon (1879-1884).

 

Fortifications de l’île de Porquerolles

 

Ile de Porqueroles

Batterie de la Repentance (1881-1884), NNE de l’île de Porquerolles, altitude 110 m. Canons de 24 cm modèle 1876 pour la défense de la rade d’Hyères. 3 ouvrages ont été construits. Batterie centrale de la Repentance, avec un casernement pour 194 hommes et un armement de 4 canons de 24 cm, ouvrage muni qu’une caponnière double et de 2 caponnières simples. Batterie de la Repentance Nord armée de 4 canons de 24 cm, ouvrage doté d’un fossé avec caponnière de gorge et de bastionnet crénelé. 1892 : construction d’un magasin à poudre sous roc. Ultérieurement réaménagement de la batterie pour 6 canons de 95 mm.

Source : Frijns Marco, Malchair Luc, Moulin Jean-Jacques, Puelinckx Jean : Index de la fortification française 1874-1914, autoédition, 2008, page 435, S2757.

 

Place forte de Marseilles

Ouvrage en cours de construction :

Batterie annexe de la batterie Haute du Niolon (1881-1884) petite batterie.

Batterie Haute du Niolon (1881-1884).

 

Italie Centre

 

Place forte de Rome

Ouvrages en cours de construction :

Forte Antenne (1882-1891), fort détaché de ceinture.

Forte Ostiense (1882-1884), fort détaché de ceinture.

Forte Pietralata (1881-1885), fort détaché de ceinture.

Forte Prenestino (1880-1884), fort détaché de ceinture.

Forte Tiburtino (1880-1884), fort détaché de ceinture.

Forte Trionfale (1882-1891), fort détaché de ceinture.

 

Pays-Bas

 

Ligne d’Utrecht « Waterlinie »

 

Place forte d’Utrecht

Ouvrages en cours de cmodernisation :

Fort bij Rijnauwen (1868-1871). Grand fort à fossé plein d’eau, plus grand fort de la Waterline (31 ha). En 1877-1885 il est modernisé, construction d’une grande caserne à l’épreuve des bombes et des batteries de flanquement n°3 et 4. En 1885 son équipage était de 675 hommes et 105 pièces d’artillerie. 1918 installations d’abris de groupe en béton type 1918. En 1939 installation d’une casemate de mitrailleur « Koepelkazemat type G » et d’abris de groupe « Groepschuilplaats Type P ». 1942-1943 lieu de détention et d’exécution. Classé aux monuments historiques « Rijksmonument » et est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

 

Secteur de Ouderkerk.

Ouvrage en cours de construction :

Fort bij Abcoude (1884-1887). Commune de Ronde Venen. Classé aux munuments historiques du royaume « Rijksmonument » et au patrimoine mondial de l’UNESCO.

 

Roumanie

 

Place forte de Bucarest

Construction des fortifications de Bucarest dont le plan adopté pour le camp retranché comprenait 18 forts situés à une distance de 12 à 13 km du centre de la place et laissant entre eux des intervalles de 3 à 4 kilomètres ; une batterie intermédiaire dans chacun des intervalles.

 

Expériences, innovations et progrès de la fortification et de l’artillerie de siège et de forteresse

 

Allemagne

1884 : mise en service des obus long de 15 cm et de 21 cm « 15 cm / 21-cm-Langgranaten » chargé de coton-poudres « Schiessbaumwolle »

Source : Generalleutnant a.D. Schirmer : V. Teil : Das Gerät der schweren Artillerie ; Verlag Bernard & Graefe, Berlin ; 1937, page 16. S0596.

09/1884 : la société Gruson a proposée un obus chargé d’une nouvelle substance brisante. Il s’agit de deux nouvelles substances qui restent inexplosible tant qu’elles ne sont pas mélangées : l’acide nitrique et une méta-binitro-benzine.

Source : Revue d’artillerie Tome XXIV Avril-Septembre 1884, pages 277-277, S2080 ; Revue militaire de l’Etranger, n°589.

 

Chroniques de l’anné 1884

 

Lundi 14 au jeudi 17 janvier 1884

 

Italie, la Spezia : essais de la poudre prismatique brunne avec un canon de 100 tonnes.

La Revue dartillerie a publiée l’article suivant : « Des essais avec la poudre prismatique brune, dite poudre chocolat viennent d’être faits à la Spezia les 14 et 17 janvier 1884, avec un canon de 100 tonnes se chargeant par la culasse, ayant 26 calibres de longueur ; le canon pesait 102 460 kilogrammes, l’affût environ 41 000 kilogrammes. Les expériences avaient pour but de rechercher si la poudre chocolat montrait une supériorité marquée sur la poudre progressive de Fossano qui avait été fabriquée spécialement pour cette bouche à feu. En janvier 1884, on mit en avant deux nouvelles sortes de poudre prismatique brune (poudre chocolat) : l’une d’elle provenait de la poudrerie Düneberg, dirigée par M. Düttenhofer, l’autre provenait des poudreries de Westphalie, de Hamm-sur-Sieg, près Cologne, dont le directeur est M. Heidemann. Le tableau I fournit les données numériques des résultats, le diagramme qui y est joint permet de comparer entre elles les deux poudres I et II de Fossano et les deux types de poudres allemandes. La supériorité des poudres allemandes ressort de cet examen, car tandis que la force vive correspond à une atmosphère de pression décroît avec les poudres de Fossano, alors que la pression totale va en croissant, l’inverse se produit dans les poudres allemandes, et spécialement dans la poudre de Cologne. Une des particularités de la poudre prismatique brune consiste en ceci, qu’enflammée à l’air libre elle fuse sans détonner. La fumée est également beaucoup moins dense que celle de la poudre ordinaire et se dissipe plus rapidement, qualité précieuse pour l’emploi dans les forts casematés et les tourelles des cuirassés ».

Source : Revue d’artillerie Tome XXIV Avril-Septembre 1884, pages 277-277, S2080.

 

Vendredi 9 mai 1884

 

Allemagne, fortifications de la ligne Mutzig - Phalsbourg : premiers projets de construction.

Le projet de construction des fortifications de Mutzig est évoqué pour la première fois dans un mémoire du ministère de la guerre prussien. Proposition de construire des forts d’arrêt à Mutzig et Sarrebourg.

 

Jeudi 15 mai 1884

 

Allemagne, fortifications : ordonnance impériale concernant le projet de ligne Mutzig – Phalsbourg.

Le 15 mai 1884 est signé un ordre de cabinet « A.K.O. » concernant la construction de fortifications sur la ligne Sarrebourg – Molsheim pour barrer les nœuds de communications importants sur la frontière ouest. Un seul site se concrétisera ultérieurement avec la construction du groupe fortifié de Mutzig appelé Feste Kaiser Wilhelm II.

Sources : Grabau : Festungsproblem, page 10 ; Walter Dumsky : Die deutschen Festungen von 1871 bis 1914 : Strategische Bedeutung und technische Entwicklung.  Erlanger Historische Studien herausgegeben von Professor Dr. Karl-Heinz Ruffmann Professor Dr. Hubert Rumpel. Bd. / Vol. 11 ; Edition Peter Lang, Frankfurt am Main, New York, Paris ; 1987, page 29, S0083.

 

Juin 1884

 

Allemagne, fortifications : publication d’un ouvrage sur les cuirassements.

En juin 1884, le Major (commandant) Schumann publie un document portant le titre : « Die Bedeutung drehbarer Geschützpanzer » (L’importance des cuirasses de pièces tournantes), préconisant une profonde réforme de la fortification permanente, qui est d’ailleurs paru une année après avec une deuxième édition.

 

Dimanche 6 juillet 1884

 

Allemagne, protection sociale : création d’une assurance de protection des travailleurs.

Le 6 juillet 1884, création en Allemagne de la protection des travailleurs de l’industrie en cas d’accident du travail « Unfalversicherungsgesetz für Industriearbeiter ».

 

Septembre 1884

 

Allemagne, Magdebourg, société Gruson : obus Gruson chargé avec une substance brisante.

La Revue d’artillerie a publié cet article tiré de la Revue militaire de l’étranger : « Depuis plusieurs années, des études ont été entreprises pour augmenter l’effet d’éclatement des obus, en remplaçant la poudre ordinaire par des substances ayant une puissance explosive plus grande, telles que la dynamite, le fulmicoton, la gélatine explosive, etc. Aucune de ces substances n’a encore été trouvée d’un emploi pratique, parce que le choc au départ provoque souvent leur explosion dans l’âme du canon. Un officier prussien, M. Helloff, avait indiqué un composé chimique qui ne devait pas entraîner ces inconvénients, et qui est obtenu par la solution de deux corps absolument inexplosifs et inaltérables pendant un temps très long, tant qu’ils ne sont pas réunis : l’acide nitrique et une méta-binitro-benzine. Gruson construisit des projectiles tels que le mélange des deux corps ne pût avoir lieu que dans l’âme du canon, au départ du coup, ou bien au point de chute, au moment de la pénétration dans une masse de terre ou dans une maçonnerie. Dans le premier cas, l’acide nitrique, contenu dans un vase en verre de même forme que le vide de l’obus, est placé vers le culot ; la méta-binitro-benzine, d’un volume presque égal, est placée au-dessus, séparée du vase en verre par un diaphragme qui s’effondre au départ du projectile. Il se produit alors entre les deux composés un mélange que la rotation complète. Une fusée percutante, vissée au sommet de l’ogive, détermine l’éclatement à l’arrivée.

Dans le second cas, l’acide nitrique est à la partie supérieure, le second composé vers le culot ; le diaphragme est disposé de telle sorte qu’il est projeté en avant à l’arrivée du projectile, brise le vase de verre contenant l’acide nitrique, et livre passage à la méta-binitro-benzine. Une fusée chimique, à fonctionnement retardé, et disposée au culot, doit provoquer l’explosion seulement lorsque le projectile a atteint sa pénétration maximum. Afin que le chargement soit possible, l’enveloppe métallique du projectile se compose de deux parties, un culot et un corps cylindro-ogival, qui sont vissés l’un sur l’autre. Les expériences exécutées pour constater l’effet de ces projectiles ont donné les résultats suivants :

1° L’éclatement d’un obus de 7,85 c, pesant 3,600 kg, produisit 130 éclats.

2° L’éclatement du même obus, entouré de 15 cibles représentant des soldats d’infanterie et placées à des distances variant de 1 à 16 mètres, produisit 28 trous et 28 empreintes. Cette expérience, répétée une seconde fois, donna le même résultat.

3° On tira, contre un parapet en sable, d’une épaisseur de 9 mètres, 6 obus de 15 cm, contenant 1,100 kg de substance explosive, dans les conditions suivantes : Vitesse initiale : 500 mètres ; Angle de chute : 1 degré ; Distance du but : 800 mètres ; Vitesse de rotation du projectile : 120 tours. Le premier coup produisit un sillon de 4,5 m de longueur, 3 m de largeur, et 1 m de profondeur. Les cinq coups suivants, dirigés sur le même point, portèrent les dimensions du sillon à 6,70 m de longueur, 3,60 m de largeur, et 1,80 m de profondeur.

4° Le même obus, chargé avec de la poudre, produit, dans les mêmes circonstances, un sillon de 2 mètres de longueur, 1,50 de largeur, et 40 cm de profondeur.

De nouvelles expériences confirmèrent les premières et donnèrent des résultats favorables à la substance explosive, dont la puissance est au moins comparable à celle de la nitroglycérine et égale à 1,7 fois ou 2 fois celle de la dynamite. On constata qu’il est très difficile de la faire détonner par un choc très violent, qu’elle brûle lentement au contact d’une flamme, et peut être impunément portée à la température de l’eau bouillante. Pour la rendre inoffensive, il suffit d’un lavage avec une quantité d’eau suffisante ; ma méta-binitro-benzine se précipite sous forme de poudre cristalline.

Source : Revue d’artillerie Tome XXIV Avril-Septembre 1884, pages 277-278, S2080 ; Revue militaire de l’étranger n°589.