Chroniques 1800 - 1809

 
 

Chroniques / Zeittaffel 1800 - 1809

 
 

Dernière mise à jour / Letzte Änderung : 29 / 08 / 2021

 

Page rédigée par : MJR.

 

 

Introduction

 

 

Pour aider à la compréhension de l’histoire particulière des fortifications, de l’attaque et de la défense des places, des techniques militaires et de la place forte et garnison de Strasbourg, nous vous proposons d’aborder toutes les facettes de la place forte, comme les activités des unités et des services.

Nous avons ajouté quelques dates repères de l’histoire et des actualités qui influent sur le développement des techniques militaires. Certaines rubriques peuvent paraître anodines, comme un communiqué de désertion, mais ce dernier nous donne livre des informations sur la région de recrutement de cette unité ou sur l’équipement. Compte tenu que des erreurs de traduction sont toujours possibles, surtout avec des termes anciens, je garde les mots et expressions allemandes entre guillemets. Toutefois, il s’agit bien de l’orthographe de l’époque.

Nous vous invitons donc à vous plonger dans l’ambiance et l’histoire de cette année, mais prenez garde à gratter la couche de nationalisme que l’on retrouve dans la presse allemande et française. Afin d’éviter de retranscrire aux travers de ces lignes des extraits du roman national français ou allemand, nous vous présentons un maximum de documents d’origine pour que le lecteur puisse lui-même se faire son opinion. Cette chronique n’est pas définitive et elle est régulièrement complétée et mise à jour, car l’histoire n’est pas figée. Les différentes recherches, études et analyses apportent régulièrement de nouveaux éléments.

Chaque année de cette chronique commence par un bilan de la construction ou de la modernisation des ouvrages de fortification en cours, sur l’essentiel des pays européens, en tenant compte du tracé des frontières de l’époque. Le volume des renseignements concernant les différents ouvrages est volontairement limité. Dès que possible, nous mettons en place des liens vers des sites Internet de l’association ou de la commune gérant l’ouvrage, ou vers un site très complet des ouvrages de ce type.

 

Ce bilan est certes incomplet, mais nous donne un bon apperçu de l’effort de défense de chaque pays cité.

 

Voici quelques traductions des termes allemands qui reviennent le plus souvent dans ces textes :

 

Abréviations et termes allemand couramment utilisés :

 

A.K.O. = Allerhöchste Kabinetts-Order = Ordre du cabinet impérial / Ordonnance impériale (ordre signé à priori par l’Empereur d’Allemagne).

IR = Infanterie-Regiment = Régiment d’infanterie (généralement suivi de son numéro).

Reichsland = Terre d’Empire = partie annexée de l’Alsace-Lorraine.

 

Les grades allemands et leur équivalence françaises actuelles :

 

General der Infanterie, General der Kavalerie, General der Artillerie = équivalent au général de corps d’armée.

Generallieutenant = équivalent au général de division.

Generalmajor = équivalent au général de brigade.

Oberst = = colonel.

Oberstlieutenant = lieutenant-colonel.

Major = chef de bataillon, chef d’escadron, commandant.

Hauptmann ou Rittmeister (pour les troupes montées) = capitaine.

Oberleutnant = lieutenant

Leutnant = sous-lieutenant.

 

Les fonctions :

 

Wallmeister = garde du génie.

 

Les services de l’armée impériale allemande :

 

Kaiserliche Garnison Verwaltung = administration impériale de garnison

 

Remarque : l’orthographe allemande diffère de celle d’aujourd’hui. Par exemple pour les portes on note la présence d’un h « Thor » qui a disparu ultérieurement (Tor), et de nombreux mots s’écrivent encore avec un c, alors que quelques années plus tard on utilisera le k, comme pour Fortification écrit ultérieurement Fortifikation. On germanise les mots d’origine française. J’emploi autant que possible l’orthographe d’origine.

 

Sources / Quellen :

 

Une grande partie des sources a été précisée. Chaque source est munie d’un numéro personnel précédé d’un S qui permets de ne pas répéter à chaque fois l’intégralité de la référence (S0001). La liste des sources est indiquée en bas de page.

 

Ein grosser Teil der Quellen wurde angegeben. Jede Quelle ist mit einem persönnlicher Nummer die mit S anfängt, versehen « S0001 ». Die Angaben zur Liste dieser Quellen sind am Ende der Seite.

 

Traduction en langue allemande / Deutsche Übersetzungen

 

Pour les chroniques, le volume à traduire est énorme. En conséquence la traduction ne sera que très partielle. Toutefois, lorsque le texte est d’origine allemande, nous essayerons de garder le texte original allemand.

 

Für die Zeittaffeln ist die Menge der Texten die zu übersetzen sind sehr gross. Infolgedessen wurde nu rein Teil übersetzt. Aber wenn es möglich ist, versuchen wir die original Texte anzegeben. 

 

 

Fortifications : ouvrages en cours de construction ou de modernisation

 

France

 

Cette rubrique concerne les fortifications françaises en cours de construction ou de modernisation, en tenant compte des frontières de l’année en cours.

 

France Front Ouest : Côtes de la Manche et de l’Atlantique

 

Place forte de Cherbourg

Ouvrages en cours de construction :

Fort Central de la Digue (16 août 1804 inauguration) appelé également batterie Bonaparte puis batterie Napoléon. Février 1808 : la batterie est détruite par une tempête. 1859 : remaniement par la construction d’un fort à 2 niveaux casemates surmonté de pièces tirant à barbette, disposées autour d’une cour ovale. 1940-1944 : aménagements allemands.

Fort de Querqueville (1787-1806) NO de Cherbourg. Construit sur l’emplacement d’un ancien fort selon les conceptions du marquis de Montalembert. Comprend un hémicycle avec 49 casemates ouvertes à l’arrière sur une vaste cour, plus 2 casemates de chaque côté, soit 53 embrasures à garnir. Le front de terre est bastionné. 1881 : seuls 13 des casemates sont armées avec 10 canons de 30 (165 mm) et 3 obusiers de 22 cm lisses.

Source : S2757, p. 412-413.

 

Place forte de Brest

Ouvrage en cours de construction :

Poudrière de l’île des Morts (1808-1813). 1814 : achèvement de la caserne, de la jetée et du môle. 1878 : les poudrières sont encore mentionnées. 1940-1944 : les poudrières sont réactivées par l’armée allemande. 1945 : entreposage des munitions abandonnées. Années 1960 : déclassement.

 

Fortifications de l’Ile Dieu

Ouvrage en cours de construction :

Batterie de la Chapelle (1803), Ile Dieu, Port de Joinville. Batterie en forme de fer à cheval. 1889 : abandon de la batterie.

 

Place forte de Rochefort

Ouvrage en cours de construction :

Fort d’Enet (1809-1812). En 1863-1864 sert de cible pour les tirs d’artillerie. 1889 environ : ouvrage réorganisé. 1905 : installation de plateformes et d’abris bétonnés.

 

Chroniques des années 1800 – 1809

 

Afin de mieux comprendre l’histoire des ces années, il est dès fois nécessaire de revenir quelques années en arrière pour fixer le cadre des différents responsables politiques qui sont au pouvoir. Il en va de même pour les différentes autorités locales.

 

Vendredi 13 décembre 1799

 

France, politique : chef de l’Etat.

Depuis le 13 décembre 1799, la France est sous le régime du Consulat. Elle est représentée par trois membres définitifs du Consulat jusqu’au 18 mai 1804 : Napoléon Bonaparte (1769-1821), Jean-Jacques Régis Cambacérès (1753-1824) et Charles François Le Brun (1739-1824).

Source : S1048, p. 169.

 

1800

 

3 janvier 1800 – 13 nivôse an VIII

 

France, artillerie : création du train d’artillerie

La création du train d’artillerie a été décidée le 13 nivôse an VIII (3 janvier 1800). Les charretiers transformés en soldats du train sont organisés en bataillons de 5 compagnies, dont une compagnie d’elite qui était attachée de préférence à l’artillerie à cheval. Chaque compagnie d’elite est composée de 80 hommes, sous-officiers compris, commandée par un maréchal des logis chef, 3 maréchaux des logis et 4 brigadiers. Les compagnies ordinaires ne comptaient que 60 hommes. Chaque bataillon du train avait un capitaine, un lieutenant et un quartier maître. Bataillons et officiers étaient aux ordres des commandants d’artillerie. Les bataillons du train d’une armée obéissaient aux ordres des commandants d’artillerie. Cette organisation du train était préférable à toutes celles qui l’on suivie jusqu’en 1829. L’absence d’officiers du train dans les compagnies laissait au capitaine d’artillerie commandant la batterie, toute liberté et toute autorité sur les attelages.

Source : S0189, p. 224.

 

France, artillerie : création d’une compagnie d’artilleri elégère à la garde des consuls.

Un arrêté du 13 nivôse an VIII (3 janvier 1800) attache à la garde des consuls une compagnie d’artillerie légère, forte de 5 officiers et 105 sosu-officiers et cannonniers.

Source : S0189, p. 224.

 

Dimanche 5 janvier 1800

 

France, artillerie : rétablissement de la place de 1er inspecteur général de l’artillerie.

La place de 1er inspecteur général de l’artillerie, devenue vacante depuis la mort de Gribeauval en 1789, a été rétablie le 5 janvier 1800 par la nomination de François-Marie, comte d’Aboville.

Source : S0189, p. 232.

 

Lundi 17 février 1800

 

France, Paris : loi du 28 pluviose an VIII instaure la mise en place de préfets.

La loi du 28 pluviôse an VIII (17 février 1800) décharge les Directoires départementaux de l’administration du département et la confie au Préfet qui dès lors représente à la fois le pouvoir central et la collectivité départementale.

Source : S1048, p. 172.

 

Dimanche 2 mars 1800

 

France, Strasbourg : nomination du préfet du Bas-Rhin.

Le 2 mars 1800 Jean-Charles-Joseph Laumond (1753-1823) est nommé préfet du Bas-Rhin. Il reste à ce poste jusqu’en septembre 1802.

Source : S1048, p. 172.

 

1801

 

Mardi 4 août 1801 – 12 floréal an XII

 

France, artillerie : réduction du nombre de régiment d’artillerie à cheval.

Un arrêté du 4 août 1801 réduit à 6 le nombre de régiments d’artillerie à cheval. Cette réduction est sans doute en relation avec la création du train d’artillerie, décidée le 13 nivôse an VIII (3 janvier 1800).

Source : S0189, p. 224.

 

Samedi 10 octobre 1801 – 18 vendémiaire 1801

 

France : organisation de l’artillerie.

Au moment de la paix d’Amiens, l’organisation de l’artillerie est fixée par l’arrêté consulaire du 18 vendémiaire an X – 10 octobre 1801. L’état-major comprenait : 8 généraux de division, dont un premier inspecteur général, 13 généraux de brigade, 33 chefs de brigade, 37 chefs de bataillon. Les troupes, non compris 13 compagnies de canonniers vétérans et 130 compagnies garde-côtes, présentaient une force active de : 8 régiments à pied à 20 compagnies, 6 régiments à cheval à 6 compagnies, 15 compagnies d’ouvriers, 8 bataillons du train, 1 compagnie à cheval de la garde des consuls.

La force totale de ce corps, y compris les officiers et 399 employés, montait à 19 837 hommes au pied de paix, et 28 196 au pied de guerre.

Source : S0189, p. 225.

 

1802

 

Jeudi 16 septembre 1802

 

France, artillerie : Nouveau 1er inspecteur général de l’artillerie.

Le 16 septembre 1802, Auguste-Frédéric-Louis Vieisse de Marmont, est nommé 1er inspecteur général de l’artillerie. Il est élévé au rang de maréchal en 1809 et nommé duc de Raguse.

Source : S0189, p. 232.

 

Dimanche 26 Septembre 1802

 

France, Strasbourg : nouveau du préfet du Bas-Rhin.

En septembre 1880 Jean-Charles-Joseph Laumond (1753-1823), préfet du Bas-Rhin, quitte son poste. Henri Shée (1739-1820) a été nommé préfet du Bas-Rhin le 26 septembre 1802. Il reste à ce poste jusqu’en février 1810.

Source : S1048, p. 172.

 

Lundi 4 octobre 1802 – 12 vendémiaire an XI

 

France, Metz, artillerie : création de l’Ecole d’application de l’artillerie et du génie.

Le 12 vendémiaire an XI (4 octobre 1802) l’école d’artillerie royale établie à Châlons-sur-Marne et celle du génie, installée à Metz sont réunies dans cette dernière ville et ne forment plus qu’une seule école, commune aux deux armes, sous le titre d’Ecole d’application de l’artillerie et du génie.

Source : S0189, p. 225.

 

1803

 

Lundi 2 mai 1803 – 12 floréal an XII

 

France, artillerie : modification du système de matériel de l’artillerie.

Le 12 floréal an XII (2 mai 1803) a lieu la première modification du système d’artillerie laissé par Gribeauval dit de l’an XI. La modification consiste au remplacement des calibres de 8 et de 4 des batteries de campagne par des calibres de 12 et de 6 auxquels on joint l’obusier de 24. Ce système est employé de préférence jusqu’à la fin de l’empire.

Source : S0189, p. 225.

 

1804

 

Lundi 30 janvier 1804

 

France, artillerie : Nouveau 1er inspecteur général de l’artillerie.

Le 30 janvier 1804, Nicolas-Marie, comte de Songis, est nommé 1er inspecteur général de l’artillerie.

Source : S0189, p. 232.

 

Dimanche 18 mai 1804

 

France, politique : Chef de l’Etat.

Le 1er Empire est instauré du 18 mai 1804 au 31 mars 1815, et pendant les « Cent jours » du 20 mars au 22 juin 1815. Napoléon 1er (1769-1821) se couronne empereur.

Source : S1048, p. 169.

 

1806

 

France, Strasbourg place forte : nouveau gouverneur militaire.

Le général Rapp est nommé gouverneur militaire de Strasbourg.

Source : S0218, p. 6.

 

 

Sources / Quellen

 

 

Bibliographie

 

S0189

Général Suzanne : Histoire de l’artillerie française, J. Hetzel et Cie, Paris, 1874.

 

S0218

Place de Strasbourg ; annuaire de garnison, 1983.

 

S1048

Himly, François-J. : Chronologie de la Basse Alsace Ier – XXe siècle ; Strasbourg 1972.

 

S2757

Frijns Marco, Malchair Luc, Moulin Jean-Jacques, Puelinckx Jean : Index de la fortification française 1874-1914, autoédition, 2008.

 

Archives & Bibliothèques

 

AVES = Archives de la Ville et de l’Eurométropole de Strasbourg.

AD-67 = Archives départementales du Bas-Rhin ; Strasbourg.

BCGS = Bibliothèque du cercle de garnison de Strasbourg (fermée, ouvrages seront transférés).

BNF = Bibliothèque Nationale de France

BNUS = Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg

BMS = Bibliothèques Municipales de Strasbourg.

BA = Bundesarchiv (archives fédérales allemandes)

BA-MA = Bundesarchiv Abteilung Militärarchiv, Freiburg

GSTaPK = Geheimes Staatsarchive Preussischer Kulturbesitz, Berlin.

GLAKa = Generallandessarchiv Karlsruhe

BA-St = Bundesarchiv, Stuttgart.

SHD = Service Historique de la Défense, Vincennes.