1877

 

Dernière mise à jour : 14 janvier 2019

 

 

Chroniques générales de la place forte de Strasbourg

 

 

Voici les chroniques de la place forte de Strasbourg. Pour aider à la compréhension de l’histoire particulière des fortifications et de la garnison de Strasbourg, nous vous proposons d’aborder toutes les facettes de la place forte, comme les activités des unités et des services. Nous avons ajouté quelques dates repères de l’histoire et des actualités qui influent sur le développement des techniques militaires. Certaines rubriques peuvent paraître anodines, comme un communiqué de désertion, mais ce dernier nous donne livre des informations sur la région de recrutement de cette unité ou sur l’équipement.

Compte tenu que des erreurs de traduction sont toujours possibles, surtout avec des termes anciens, je garde les mots et expressions allemandes entre guillemets. Toutefois, il s’agit bien de l’orthographe de l’époque.

Nous vous invitons donc à vous plonger dans l’ambiance et l’histoire de l’année, mais prenez garde à gratter la couche de nationalisme que l’on retrouve dans la presse allemande et française.

Cette chronique n’est pas définitive et elle est régulièrement complétée et mise à jour.

 

Quelques traductions des termes allemands qui reviennent le plus souvent dans ces textes :

 

Abréviations et termes allemand couramment utilisés :

 

A.K.O. = Allerhöchste Kabinetts-Order = Ordre du cabinet impérial / Ordonnance impériale (ordre signé par l’Empereur d’Allemagne).

IR = Infanterie-Regiment = Régiment d’infanterie (généralement suivi de son numéro).

Reichsland = Terre d’Empire = partie annexée de l’Alsace-Lorraine.

 

Les grades :

General der Infanterie, General der Kavalerie = équivalent au général de corps d’armée.

Generallieutenant = équivalent au général de division.

Generalmajor = équivalent au général de brigade.

Oberst = colonel.

Oberstlieutenant = lieutenant-colonel.

Major = chef de bataillon, chef d’escadron, commandant.

Hauptmann ou Rittmeister (pour les troupes montées) = capitaine.

Oberleutnant = lieutenant

Leutnant = sous-lieutenant.

 

Les fonctions :

Wallmeister = garde du génie.

 

Les services de l’armée impériale allemande :

 

Kaiserliche Garnison Verwaltung = administration impériale de garnison

 

Remarque : l’orthographe allemande diffère de celle d’aujourd’hui. Par exemple pour les portes on note la présence d’un h « Thor » qui a disparu ultérieurement (Tor), et de nombreux mots s’écrivent encore avec un c, alors que quelques années plus tard on utilisera le k, comme pour Fortification écrit ultérieurement Fortifikation. On germanise les mots d’origine française. J’emploi autant que possible l’orthographe d’origine.

 

Année 1877 divers

 

Fortifications, ouvrages en cours de construction

 

Allemagne Front Nord & fortifications côtières.

 

A la suite à la crise du Luxembourg puis de la guerre franco-allemande de 1870-1871, renforcement des fortifications côtières allemandes.

 

Embouchure de la Weser - Places fortes et fortifications côtières de Bremerhaven & Gestemündung

A la suite à la crise du Luxembourg puis de la guerre franco-allemande de 1870-1871, renforcement des fortifications côtières allemandes.

Fort Langlütjen II (1872-1880), à Gestemünde. Ouvrage installé sur une île artificielle qui comprend un bpatiment central allongé et entouré d’un fossé sec précédé d’une enveloppe en terre, couverte côté mer par des pierres en grès qui forment le glacis de l’ouvrage. L’envelope en terre comprend des parapets d’infanterie et un chemin couvert. La construction centrale comporte 6 tourelles cuirassées tournantes « Grusonpanzertürme » : 5 tourelles comprenant 1 canons de 28 cm L/22 sous tourelle cuirassée individuelle et une tourelle avec 2 canons jumelé de 15 cm L/23. Deux tourelles cuirassées supplémentaires étaient programmées, mais non jamais été installée par mesure d’économie. Système de communication entre le poste de commandement et les tourelles par tuyaux accoustiques. Citerne avec filtre à sable pour les eaux de ruissellement.

Fort Brinkamahof II (1875-1881), érigé sur une île artificielle, 3 tourelles jumelées, 3 x 2 canons 28 cm Hb L/22 ; 1 tourelle jumelée de 2 x 15 cm L/23 SK.

 

Place forte de Wilhelmshaven

Fort Rüstersiel – Fort I (1876-1880) armé de 2 canons de 15 cm / L22, 10 canons de 15 cm fretté « Ringkanone » et de 11 canons de 12 cm et 9 cm. Ouvrage destiné à la défense côté terres.

Fort Schaar – Fort II (1876-1880) armé de 9 canons de 15 cm / L22 et de 9 canons de 12 cm. Ouvrage destiné à la défense côté terres.

Fort Mariensiel – Fort III (1876-1880) armé de 10 canons de 15 cm / L22 et de 8 canons de 12 cm. Ouvrage destiné à la défense côté terres.

 

Place forte de Cuxhaven

Fort Kugelbake (1869-1879), à Cuxhaven.

 

Allemagne Front Est

 

Place forte de Königsberg.

Fort I, Fort Stein (1874-1880).

Fort II, Fort Bronsart (1875-1880).

Fort III, Feste König Friedrich III (1874-1880).

Fort IV, Fort Gneisenau (1876-1882).

Fort V, König Friedrich Wilhelm III (1876-1881).

Fort VI, Königin Louise (1876-1881).

Fort X, Fort Kanitz (1877-1882).

Fort XI, Fort Dönhoff (1877-1882).

 

Place forte de Thorn

Fort I, Fort Bülow, 1877-1881).

Fort V, Fort Grosser Kurfürst, 1877-1881).

 

Place forte de Posen - Poznan

Rive gauche de la Warta

Fort VII (1876-1881) Fort Colomb, fort détaché de ceinture, modernisé 1887-1888. 1940-1944 : premier camp de concentration nazi en Pologne : environ 20 000 Polonais sont décédés dans ce camp. Actuellement transformé en mémorial des martyrs.

Fort VIII (1876-1881) Fort Grolman, fort détaché de ceinture.

Fort IX (1876-1881) Fort Brünnek, fort détaché de ceinture.

Fort IXa (1877-1881) Fort Witzleben, ouvrage intermédiaire.

Rive droite de la Wartha

Fort III (1877-1881) Fort Gröber (ou Fort Kirchbach ?), fort détaché de ceinture.

 

Allemagne, Front Ouest

 

Place forte de Köln (Cologne)

Rive gauche du Rhin.

Fort I (octobre 1874-1877) Fort Niehl, ancien Fort VIII avant 1883. Situé sur la rive gauche du Rhin, Nord de Niehl. Fort détaché de ceinture de type Biehler de taille moyenne, à fossé sec. Comprend 3 traverses-abris par face, caponnière double de saillant et 2 caponnières d’épaule, casernement de gorge brisée vers l’intérieur à un niveau avec coffres de flanquement. Dimensions largeur 280 m profondeur 170 m. Partiellement renforcé 1887-1891, 3 traverses-abri par face. Il est doté d’une batterie annexe.

Zwischenwerk I a – Ouvrage intermédiaire I b (1876-1877), ouvrage intermédiaire à fossé sec de forme trapézoïdal comportant une caserne de gorge avec caponnière. Arasé en partie en 1920-1921 et complètement en 1964.

Zwischenwerk I b – Ouvrage intermédiaire I b (1876-1877), ouvrage intermédiaire à fossé sec de forme rectangulaire comportant un grand abri central et un avant-fossé. Arasé en 1921.

Zwischenwerk II b – Ouvrage intermédiaire II b Longerich (1876-1878), ouvrage intermédiaire à fossé sec de forme trapézoïdal comportant une caserne de gorge avec caponnière. Arasé en partie en 1920-1921, puis destruction de la caserne de gorge en 1961.

Fort II (octobre 1874-1877) Fort Longerich, ancien Fort VII avant 1883. Situé sur la rive gauche du Rhin, Nord de Longerich. Fort détaché de ceinture de type Biehler de taille moyenne à fossé sec. Comprend 3 traverses-abris par face, caserne de gorge brisée vers l’intérieur à un niveau avec coffres de flanquement, de gauche à droite 8+3+3+8 casemates. Dimension 280 m de large et 185 m de profond. Partiellement renforcé 1887-1891, 3 traverses-abri par face. Il est doté de deux batteries annexes. Arasé partiellement 1921 sauf caserne de gorge qui est détruite en 1966.

Fort III (octobre 1874-1877) Fort Nüssenberg, ancien Fort VI avant 1883. Situé sur la rive gauche du Rhin, Sud-Est de Pesch. Fort détaché de ceinture de type Biehler de taille moyenne à fossé sec. Dimensions largeur 280 m profondeur 220 m. Comprend une caserne de gorge à deux niveaux, brisée vers l’intérieur avec coffres de flanquement. Partiellement renforcé vers 1887. Installation d’une tourelle d’artillerie cuirassée et d’un observatoire sur le saillant. Il est doté de deux batteries annexes. Arasé partiellement 1920-1921 sauf caserne de gorge qui est détruite en 1965.

Zwischenwerk IIIb (1875-1877) ancien zwischenwerk 11 avant 1883, Situé sur la rive gauche du Rhin, au Nord-Est de Mengerich à Ossendorf. Grand ouvrage intermédiaire, sous la forme d’une demi-redoute au tracé trapézoïdal à fossé sec. Renforcé après 1885. Arasé en 1920-1921 hormis la caserne de gorge.

Zwischenwerk IVa (1875-1877) ancien Zwischenwerk 10 avant 1883. Situé sur la rive gauche du Rhin, au Nord-Est de Bocklemünd. Grand ouvrage intermédiaire, sous la forme d’une demi-redoute au tracé trapézoïdal. Renforcé après 1885. Arasé en 1920-1921 sauf la caserne de gorge.

Fort IV (mars 1874-1877) ancien Fort V avant 1883. Situé sur la rive gauche du Rhin, Ouest de Bocklemund. Grand fort détaché de ceinture de type Biehler, largeur 330 m, profondeur 210 m.

Fort V (janvier 1874-1877) ancien Fort IV avant 1883. Situé sur la rive gauche du Rhin, ouest de Müngersdorf. Grand Fort détaché de ceinture de type Biehler à fossé sec. Caserne de gorge brisée vers l’intérieur avec coffres de flanquement et de gauche à droite 13 + 3 + 3 + 13 pièces. Dimensions 340 m de large et 205 m de profond. 1887-1874 environ : deux batteries annexes avec abri à munitions sur les angles de gorge.

Fort VI (septembre 1873-1877) ancien Fort III avant 1883. Situé sur la rive gauche du Rhin, ouest de Deckstein. Fort détaché de ceinture de type Biehler, taille moyenne. Dimensions largeur 285 m profondeur 190 m.

ZwischenwerkVIIa (1876-1877) ancien Zwischenwerk 4 avant 1883. Situé sur la rive gauche du Rhin, au Sud de Klettenberg. Grand ouvrage intermédiaire, sous la forme d’une demi-redoute au tracé trapézoïdal.

Fort VII (mars 1874-1877) ancien Fort II avant 1883. Situé sur la rive gauche du Rhin, au Sud de Klettenberg. Grand fort détaché de ceinture de type Biehler, largeur 345 m profondeur 200 m.

Zwischenwerk VIIIa (1876-1877) ancien Zwischenwerk 2 avant 1883. Situé sur la rive gauche du Rhin, au Sud-Est de Raderthal.

Fort VIII (mars 1874-1877) ancien Fort I avant 1883. Rive gauche du Rhin, ouest de Rodenkirchen. Fort détaché de ceinture de type Biehler de taille moyenne à fossé sec. Comporte 3 traverses-abri par face, caponnière double de saillant et 2 caponnières d’épaule. Caserne de gorge brisée vers l’intérieur avec coffres de flanquement et avec de gauche à droite 8+3+3+8 casemates.

Zwischenwerk VIIb (1876-1877) ancien Zwischenwerk 3 avant 1883. Situé sur la rive gauche du Rhin, au Sud de Zollstock.

Zwischenwerk VIIIb (1876-1877) ancien Zwischenwerk 1 avant 1883. Situé sur la rive gauche du Rhin, au Sud-Est de Marienburg.

Rive droite du Rhin

Zwischenwerk IXa (1877-1878) ancien Zwischenwerk 23 avant 1883. Situé sur la rive droite du Rhin, à l’Ouest de Westhoven.

Fort IX (1877-1880) ancien Fort XII avant 1883. Situé sur la rive droite du Rhin, au Nord de Westhoven.

Zwischenwerk IXb (1877-1879) ancien Zwischenwerk 22 avant 1883. Situé sur la rive droite du Rhin, au Gremberger Wäldchen.

Zwischenwerk Xa (1877-1879) ancien Zwischenwerk 21 avant 1883. Situé sur la rive droite du Rhin, au Sud-Est de Vingst.

Fort X (1877-1879) ancien Fort XI avant 1883. Situé sur la rive droite du Rhin, à l’Est de Höhenberg.

Zwischenwerk Xb (1877-1879) ancien zwischenwerk 20 avant 1883. Situé sur la rive droite du Rhin, à l’Est de Merheim.

Zwischenwerk Xc (1877-1879) ancien zwischenwerk 19 avant 1883. Situé sur la rive droite du Rhin, à l’Est de Haus Herl.

Zwischenwerk XIa (1877-1879) ancien zwischenwerk 18 avant 1883. Situé sur la rive droite du Rhin, au Sud-Est de Hohlweide.

Fort XI (1877-1880) ancien Fort X avant 1883. Situé sur la rive droite du Rhin, au Nord-Est de Hohlweide.

Zwischenwerk XIb (1877-1879) ancien zwischenwerk 17 avant 1883. Situé sur la rive droite du Rhin, au Nord-Est de Mülheim.

Zwischenwerk XIIa (1877-1879) ancien zwischenwerk 16 avant 1883. Situé sur la rive droite du Rhin, au Bruder-Klaus-Siedlung.

Fort XII (1877-1880) ancien Fort IX avant 1883. Situé sur la rive droite du Rhin, au Nord-Est de Stammheim.

Zwischenwerk XIIb (1877-1878) ancien zwischenwerk 15 avant 1883. Situé sur la rive droite du Rhin, au Nord de Stammheim.

 

Place forte de Metz

Rive gauche de la Moselle

Veste Prinz Friedrich Karl (1873-1880 environ) groupe fortifié du Mont Saint-Quentin. Groupe fortifié qui englobe tout le plateau du Mont Saint-Quentin, avec le Fort Mannstein et l’Ostfort avec deux branches de jonction surmontées de parapets d’artillerie. Cet espace a été transformé et modernisé jusqu’en 1914 et comprend : des positions pour canons de 15 cm fretté long sur affût de marine (installés vers 1877-1887), une grande caserne de guerre centrale à 2 niveaux, une batterie pour 2 obusiers de 21 cm avec observatoire cuirassé d’artillerie tournant, un emplacement pour 2 mortiers lourds, un grand magasin à poudre. La jonction Nord est flanquée par deux caponnières. 1887-1894 environ : renforcement d’une partie des bâtiments.

 

Place forte de Strasbourg

Rive gauche du Rhin

Fort IX, Fort Illkirch, Fort Werder (mai 1873-1876 ou 1877) actuel Fort Uhrich. Grand fort détaché de ceinture à fossé plein d’eau de type Biehler, au tracé pentagonal de lunette aplatie. Comprend 4 traverses-abris et 5 plates-formes d’artillerie doubles par face, 1 traverse-abri et 2 traverses en terre et 4 plates-formes d’artillerie simples par flanc, une grande poudrière de guerre sous chaque flanc. Vaste corps de casemates pour la caserne et les locaux d’artillerie, à deux niveaux, situé sous les plates-formes d’artillerie des faces et du saillant, comprenant de l’aile gauche Les deux façades de la caserne s’ouvrent sur deux cours intérieures. Le flanquement à partir du rempart, des deux caponnières d’épaule et des demies-bastion droit et gauche de la gorge ; poterne principale sous traverse en capitale comportant des locaux de stockage et une écurie ; latrines dans le bloc droit et gauche de la gorge (2 x 4 pièces) ; entrée protégée par un tambour avec blockhaus de garde et place d’armes de gorge. Caponnière du saillant esquissée mais à priori non construite. 1887-1890 environ : renforcement partiel de l’ouvrage, installation d’une caponnière double de saillant ; rampes de la cour transferrée le long du rempart de gorge, protection de la digue d’accès à l’entrée par des grillages, installation de deux batteries annexes sur les angles de gorge droit et gauche avec l’abri à munitions M67a. Autres modernisations vers 1898-1899 : installation d’un observatoire cuirassé d’artillerie modèle « P.B.St.96 » au profit de la batterie n°38 pour 3 canons de 10 cm sur affûts à boucliers installée sur le glacis du flanc gauche du fort. Nuit du 23 au 24 novembre 1944 : l’ouvrage servant de dépôt de carburant est incendié par la Wehrmacht et endommage très fortement l’aile droite de la caserne sous le front droit. 30 juin 2012 inauguration d’un parc public par la commune d’Illkirch-Graffenstaden.

Fort IXa, Fort am Altenheimer Hof, Fort Schwarzhoff (1877-1879), dénommé actuellement Fort Hoche. Petit fort de type Biehler à fossé plein d’eau, avec caponnière et caserne de gorge. 1887-1890 : modernisé, couverture des locaux en béton et doublement des murs extérieurs côté ennemi par un couloir de sable d’un mètre. Modernisations ultérieures : portes blindées, sas d’accès à l’extrémité des 2 ailes du couloir de la caserne de gorge, reconstruction de la traverse-abri centrale transformée en salle d’alerte équipée d’un observatoire cuirassé Mle 1890 (WT90). Vers 1914-1916 : réseaux de fils sur le glacis et sur l’escarpe autour de l’ouvrage.

Rive droite du Rhin

Fort X, Fort Kirchbach (1874-1878). Fort détaché de ceinture à fossé plein d’eau de type Biehler, de taille moyenne, au tracé pentagonal de lunette aplatie. Comprend 3 traverses par face, une grande poudrière de guerre sous chaque flanc. Caserne de gorge à un niveau comprenant de gauche à droite environ 9 + 7 + 7 + 9 casemates ; locaux d’artillerie également sous les faces et le saillant ; flanquement à partir du rempart et des deux caponnières d’épaule et par une caponnière de revers sur le saillant ainsi qu’à partir des coffres de la caserne de gorge ; poterne principale sous traverse en capitale ; entrée protégée par un tambour avec blockhaus de garde et place d’armes de gorge, accès à l’ouvrage par une digue traversant le fossé de gorge. 1887-1890 environ : renforcement partiel de l’ouvrage, installation de grilles au niveau de la digue d’accès à l’ouvrage et sur le mur d’enceinte du tambour. Vers 1930 : démolition de l’ouvrage.

Fort XI, Fort Bose (1874-1878). Fort détaché de ceinture à fossé plein d’eau de type Biehler, de taille moyenne, au tracé pentagonal de lunette aplatie. Comprend 3 traverses par face, une grande poudrière de guerre sous chaque flanc. Caserne de gorge à un niveau comprenant de gauche à droite environ 10 + 7 + 7 + 10 casemates ; locaux d’artillerie également sous les faces et le saillant ; flanquement à partir du rempart et des deux caponnières d’épaule et par une caponnière de revers sur le saillant ainsi qu’à partir des coffres de la caserne de gorge ; poterne principale sous traverse en capitale ; entrée protégée par un tambour avec blockhaus de garde et place d’armes de gorge, accès à l’ouvrage par une digue traversant le fossé de gorge. 1887-1890 environ : renforcement partiel de l’ouvrage, installation de grilles au niveau de la digue d’accès à l’ouvrage et sur le mur d’enceinte du tambour. Vers 1930 : démolition de l’ouvrage.

Fort XII, Fort Blumenthal (1874-1878). Fort détaché de ceinture à fossé plein d’eau de type Biehler, de taille moyenne, au tracé pentagonal de lunette aplatie. Comprend 3 traverses par face, une grande poudrière de guerre sous chaque flanc. Caserne de gorge à un niveau comprenant de gauche à droite environ 10 + 7 + 7 + 10 casemates ; locaux d’artillerie également sous les faces et le saillant ; flanquement à partir du rempart et des deux caponnières d’épaule et par une caponnière de revers sur le saillant ainsi qu’à partir des coffres de la caserne de gorge ; poterne principale sous traverse en capitale ; entrée protégée par un tambour avec blockhaus de garde et place d’armes de gorge, accès à l’ouvrage par une digue traversant le fossé de gorge. 1887-1890 environ : renforcement partiel de l’ouvrage, installation de grilles au niveau de la digue d’accès à l’ouvrage et sur le mur d’enceinte du tambour. Vers 1930 : démolition de l’ouvrage.

 

Allemagne Front Sud

 

Place forte d’Ingolstadt

Rive gauche du Danube

Fort II – Werk 145 (19 juillet 1877 – 27 juillet 1888) Fort Hartmann, érigé au nord-ouest de Hummelberg. La fin des travaux a été retardée par l’effondrement de la contrescarpe. Fort détaché de ceinture à fossé sec de type Biehler, au tracé pentagonal de lunette aplatie, de taille moyenne. Comprend 3 traverses-abris par face ; caserne de gorge à deux niveaux, brisée vers l’intérieur, comprenant de gauche à droite environ 3 + 6 + 6 + 5 casemates et 2 coffres de flanquement de part et d’autre de l’entrée ; un grand magasin à pourdre sous chaque flanc ; une caponnière double à feux de revers sur le saillant et une caponnière simple sur chaque angle d’épaule. Alors que les forts de la rive gauche du Danube ont des fossés pleins d’eau, le Fort II est l’exception avec son fossé sec. 17 septembre 1888 – 18 avril 1891 : renforcement partiel de l’ouvrage. 1888-1897 aménagement des batteries annexes. Le fort à été détruit et le site avait été utilisé comme décharge. Quelques restes sont encore présents sous un monticule en herbe comme une partie de la batterie annexe gauche.

Fort III – Werk 146 (4 avril 1877 – 1er août 1887) Fort Von der Tann érigé sur le Kraiberg au sud-est de Gaimersheim. La construction a durée plus longtemps que prévu à cause des difficultés liées au terrain qui ont entraîné des éboulements. Grand fort détaché de ceinture à fossé sec de type Biehler, au tracé pentagonal de lunette aplatie. Comprend 4 traverses-abris par face ; caserne de gorge à deux niveaux, brisée vers l’intérieur, comprenant de gauche à droite environ 6 + 6 + 6 + 8 casemates et 2 coffres de flanquement de part et d’autre de l’entrée ; un grand magasin à pourdre sous chaque flanc ; une caponnière double à feux de revers sur le saillant et une caponnière simple sur chaque angle d’épaule. C’était le plus grand fort de la gauche du Danube. 18 septembre 1888 – 18 juin 1891 : renforcement partiel de l’ouvrage. 1888-1892 construction des batteries annexes droite et gauche. 1940-1945 utilisé comme dépôt de munitions. Le glacis et les batteries annexes avaient servis parès la guerer à l’installation des réfugiers. Le fort a été détruit à l’explosif en 1946. Actuellement ce site est un parc public et quelques débris sont visibles.

Fort VI – Werk 148 (avril 1877 – décembre 1881) Fort Prinz Karl, érigé sur le Weinberg au sud de Katharinenberg. Fort détaché de ceinture à fossé sec de type Biehler, au tracé pentagonal de lunette aplatie, de taille moyenne. Comprend 2 traverses-abris par face ; La caserne de gorge à deux niveaux, brisée vers l’intérieur comprend de gauche à droite 6 + 6 + 6 + 6 casemates. Mur d’escarpe détaché sur les fronts et les flancs et murs de contrescarpe revêtus. Le fort a été conçu pour 600 hommes et 22 pièces d’artillerie. 14 septembre 1889 – 31 mai 1892 : renforcement partiel de l’ouvrage, installation d’une dalle en béton et de grilles. 1889-1890 installations de deux batteries annexes intérieures et en 1889-1890 installation de la batterie annexe gauche avec un abri à munitions relié par une poterne à l’angle du fossé de gorge. Sur le flanc droit la forte déclinivité du terrain n’a pas permis d’installer de batterie annexe. 1894-1895 installation de deux observatoires tournant de Gruson modèle « W.T. 90 ». En 1896 installation de la batterie annexe gauche à l’angle de gorge. Date inconnue : installation de la batterie annexe droite. 1914-1918 : sert de camp de prisonniers de guerre français puis entre deux guerres sert de dépôt de munitions. Septembre 1921 camp d’internement des étrangers puis en 1935-1945 redevient un dépôt de munitions ; après la guerre il a été utilisé comme centre de destruction des anciennes munitions par l’armée de terre allemande en 1973 puis par une entreprise privée de démolition de munitions. Vers 2000 le fort est en partie restauré. Il est l’unique fort d’Ingolstadt à ne pas avoir été détruit. Il est classé aux monuments historiques « Denkmalschutz ».

Rive droite du Danube

Fort VIII – Werk 141 (22 octobre 1875 – 28 novembre 1878, les batteries annexes terminées en juin 1879), érigé au sud-est de Manching. Fort détaché de ceinture à fossé plein d’eau de type Biehler, de taille moyenne, au tracé pentagonal de lunette aplatie. Comprend 3 traverses par face et une caserne de gorge à un seul niveau. 8 juillet 1892 – 7 octobre 1894 : renforcement partiel de l’ouvrage. 1892-1893 installation de deux batteries annexes intérieures « Innere Anchlussbatterien ». Le fort a été entièrement détruit et l’église de la Paix « Friedenskirche » a été ériége sur les fondations de l’ancien blockhaus de garde avec les matériaux provenant du fort. Quelques petits restes de la porte et de la poterne principale étaient encore visibles. Sur la batterie annexe droite on a érigé le nouveau musée des Celtes et des Romains et à leurs fortifications.

Fort IX – Werk 142 (30 juin 1875 – 9 octobre 1878, et en avril 1879 pour la batterie annexe gauche), situé au sud-ouest d’Oberstimm. Grand fort détaché de ceinture à fossé plein d’eau de type Biehler, au tracé pentagonal de lunette aplatie. Comprend 4 traverses-abris par face ; très caserne de gorge très étendue à un niveau, brisée vers l’intérieur, comprenant de gauche à droite 16 + 6 + 6 + 16 casemates et 2 coffres de flanquement de part et d’autre de l’entrée ; un grand magasin à pourdre sous chaque flanc ; une caponnière double à feux de revers sur le saillant et une caponnière simple sur chaque angle d’épaule. Tous les forts de la rive droite avaient été conçues avec des fossés plein d’eau et des casernes à un seul niveau à cause du terrain environnant qui est très plat. Ouvrage conçu pour 800 hommes et 30 pièces d’artillerie. 31 août 1891 – 30 novembre 1893 : renforcement partiel de l’ouvrage et en 1891 – 1893, installation de 2 batteries annexes intérieures et de la batterie annexe droite à l’angle de gorge. Le plus grand fort d’Ingolstadt a été détruit pour l’installation d’une caserne.

Fort X – Werk 143 (novembre 1875 – 7 décembre 1878, batteries annexes terminées en avril 1879). Fort détaché de ceinture à fossé plein d’eau de type Biehler, de taille moyenne, au tracé pentagonal de lunette aplatie. Comprend 3 traverses-abris et 4 plates-formes d’artillerie doubles par face. Vaste corps de casemates à un étage pour la caserne de gorge, brisée vers l’intérieur au niveau de l’entrée sur la gorge de la capitale, comprenant de gauche à droite 10 + 6 + 6 + 10 casemates ainsi que de deux coffres de flanquement du fossé de gorge situées de part et d’autre de l’entrée. Flanquement du fossé des fronts par une caponnière double à feux de revers et des flancs du fossé par deux caponnières simples d’épaule. Est doté dès sa construction de deux batteries annexes au niveau des angles de gorge. 24 septembre 1888 au 1er juin 1891 : renforcement partiel de l’ouvrage. Ouvrage détruit après la seconde guerre mondiale et intégré dans un terrain d’exercice de l’armée de terre allemande.

 

Belgique

 

Place forte d’Anvers

Fort de Zwinjdrecht (1870-1880), également dénommé Fort Brosius ou Fort Kolonel I.M.F.

Fort de Kruibeke (1870-1880), également dénommé Fort Van Eopoel ou Fort Kapitaen.

Fort de Merksem (1871-1882).

Fort de Sint-Filips (1877-1882).

Fort de Lier (1876-1893), également dénommé Fort de Lierre.

 

France Côtes Mer du Nord

 

Place forte de Boulogne

Batterie d’Alprech (1877-1879).

 

France Front Ouest Côte de l’Atlantique

 

Place forte de Brest

Batterie de l’anvancée du Château (1877-1878). 1904 : ordre de désarmer la batterie.

 

Place forte de Rochefort

Batterie Neuve de Boyardville (1877-1880). Pointe Nord-Est de l’île d’Oléron. Batterie de bombardement équipée de pièces de 24 cm sur affût P.C.

 

France Front Nord-Est

 

Forts d’arrêt entre Maubeuge et Verdun

Fort des Ayvelles (1877-1880), fort d’arrêt, 1 casemate Mougin avec 2 canons de 155 L. Modernisé 1888-1890.

Fort d’Hirson (1877-1880), fort d’arrêt à massif central et trois batteries annexes, non modernisé. 1 Tourelle Mougin avec 2 canons de 155 L.

 

Place forte de Reims

Batterie du Cran de Brimont (1875-1877) Batterie Baste. Batterie annexe orientale du Fort de Brimont.

Batterie annexe de la Vigie de Berru (1876-1879) Batterie Burcy.

Fort de Brimont (1876-1878) Fort Drouet, fort pentagonal.

 

Positions de La Fère – Laon – Soisson

Batterie de Condé-sur-l’Aisne (1877-1888). 16 février 1932 : déclassée.

Fort de Condé sur Aisne (1877-1883 ou 1882) Fort Pille, 2 casemates Mougin pour 1 canon de 155 L, non modernisé. 17 juillet 1912 : déclassé.

 

Place forte de Verdun

Fort de Belleville (1875-1877), redoute, non modernisée.

Fort de Belrupt (1875-1877) Fort Gorda, redoute, non modernisée.

Fort de Dugny (1875-1877) Fort Barrois, ancienne redoute (une des 7 redoutes dites de la panique). Fort avec batteries annexes, modernisée 1901-1902, 1902-1908 : 1 tourelle de 75 Mle 05, 2 tourelles de mitrailleuses, 3 observatoires cuirassés, 1 casemate de Bourges.

Fort de la Chaume (1875-1877) Fort Ballavène, une des redoutes de la panique, forme de pentagone irrégulier, peu modernisé. 1916-1918 : installation d’un vaste réseau de galeries connectées à deux cloches Pamart.

Fort d’Haudainville (1876-1879) ; fort type Séré de Rivières modèle 1874-1875 à massif central, modernisé 1900-1902, 2 tourelles de mitrailleuses, 2 observatoires, 2 casemates de Bourges.

Fort de Marre (1875-1878), fort type Séré de Rivières, modèle 1874-1875, à cavaliers, modernisé en 1888-1889, 1905-1906, 1 tourelle de 75, 1 observatoire.

Fort de Regret (1875-1877), redoute avec batteries annexes, modernisé en 1905-1908 autre source précise 1906-1909, 2 tourelles d e75, 2 tourelles de mitrailleuses, 4 observatoires, 1 casemate de Bourges.

Fort du Rozelier (1877-1879), fort type Séré de Rivières modèle 1874-1875 à massif central, modernisé 1890-1904, 1902-1913, 1 tourelle de 155, 3 tourelles de mitrailleuses, 4 observatoires, 2 casemates de Bourges.

Fort Saint-Michel (1875-1877), redoute, non modernisée.

Fort de Souville (1875-1879), fort avec batteries annexes, modernisé 1888-1889, 1890-1891, 1 tourelle de 155 L, 1 observatoire.

Fort de Tavannes (1874-1879), fort, modernisé 1889-1890.

 

Rideaux des Hauts de Meuse

Fort du Camp des Romains (1875-1878), Fort Bellune ou Fort Victor. Fort type Séré de Rivières, modèle 1874-1875, à cavaliers et fossé sec, conçu pour 810 hommes et 41 pièces d’artillerie. Peu modernisé ; 1890 un magasin sous roc ; 1900-1910 réseau de fils et grilles ; 1913-1914 guérites blindées.

Fort de Gironville (mars 1876-juin 1878), fort type Séré de Rivières modèle 1874-1875 à massif central, non modernisé.

Fort de Liouville (juin 1876-septembre 1878), fort type Séré de Rivières modèle 1874-1875 à massif central, 1 tourelle Mougin à 2 canons de 155 L, magasins sous roc, réseaux de fils et grilles, coffres de contrescarpe, observatoires cuirassés, poste optique et une tourelle de 75 et une tourelle de mitrailleuses.

Fort de Troyon (1877-1880), fort type Séré de Rivières modèle 1874-1875 à massif central, peu modernisé, 1890 2 magasins sous roc et 1900-1910 réseau de fils et grilles.

 

Place forte de Toul

Fort Domgermain (1874-1877) Fort Brune, modernisé 1894 et 1907-1910 ; 1 caserne bétonnée, refonte et bétonnage des locaux, 1 tourelle de 75, 1 tourelle de mitrailleuse, 3 observatoires, 1 casemate de Bourges. 1914-1915 : 2 cuves pour canons de 75 mm antiaériens.

Fort de Le Tillot (1875-1878), modernisé 1908-1912, 2 tourelles de 75, 1 tourelle de mitrailleuses, 3 observatoires.

Fort de Lucey (1876-1880), modernisé 1904-1907 ; 2 tourelles de 75, 4 tourelles de 155 Mougin dont 1 au fort, 1 tourelle tournante extérieure et 2 tourelles à éclipses extérieures, 8 observatoires.

Fort Saint-Michel (1874-1877), modernisé 1892, 2 tourelles de 75, 1 tourelle de mitrailleuses, 3 observatoires et 1 casemate de Bourges.

Fort de Trondes (1876-1877), modernisé 1889 et 1906-1909 ; 1 tourelle de 75, 1 tourelle de mitrailleuse, 2 observatoires.

Fort Villey-le-Sec (1874-1880), modernisé 1890, 1906-1912 ; 2 tourelles de 75, 1 tourelle de 155, 1 tourelle de mitrailleuse, 8 observatoires.

Redoute de Dommartin (1875-1878) redoute Ambert, non modernisé.

 

Place forte d’Epinal

Fort de Dogneville (1876-1878) Fort Kléber, modernisé 1890, 1908-1914 refonte complète : 1 tourelle de 155 R, 2 tourelles de mitrailleuses, 3 observatoires cuirassés, 1 casemate de Bourges.

Fort de La Mouche (1876-1878), non modernisé.

Fort de Longchamp (1876-1878), modernisé 1890-1896, 1908-1914, 1 tourelle de 75, 4 tourelles de 155 (avec les tourelles extérieures), 2 tourelles de mitrailleuses, 9 observatoires, 2 casemates de Bourges.

Fort de Razimont (1876-1878), non modernisé.

 

Fort de rideau de la Haute Moselle

Fort d’Arches (1875-1877), modernisé 1896-1899, 1900-1901, 1907, 1 tourelle de 155, 4 tourelles de mitrailleuses, 2 observatoires, 1 tourelle projecteur.

Fort de Château-Lambert (1875-1877) Fort Boufflers, fort à cavalier au tracé hexagonal., 1875-1878 une casemate Mougin 1 x 138 mm, 1890-1891 un magasin sous roc, 1912-1913 remplacement du canon de la casemate Mougin par un canon de 120 long.

Fort de Servance (1877-1879), fort à massif central, peu modernisé, 1890 un magasin sous roc.

 

Place forte de Belfort

Batterie de Botans (1875-1877).

Batterie du Chatelet (1875-1877).

Batterie de la Côte (1875-1877) batterie terrassée.

Batterie de Dorans (1875-1877) batterie terrassée.

Fort de Gyromagny (1875-1879), modernisé 1889-1913. 2 tourelles Mougin, 1888 deux magasins sous roc, 1914-1915 deux abris-cavernes 100 places.

Magasins du Château (1876-1877), magasins creusés sous la 3e enceinte.

 

Trouée de Belfort – Môle défensif du Lomont

Batterie des Roches (1876-1878) Fort Samson ou batterie de la Pointe de Pont de Roide, en contrebas du Fort du Lomont, peu modernisé, 1889 un magasin sous roc.

Fort du Lomont (1875-1878), grand fort avec réduit, batterie Nord et Est et batteries annexes, peu modernisé, 1889 un magasin sous roc.

Fort du Mont Bart (1875-1878), fort d’arrêt à massif central. Comprend : 2 casemates cuirassées à tir direct armée chacune d’un canon de 138 mm sur affût de casemate à frein hydraulique et 2 casemates à tir indirect de type cave à canon, équipée chacune d’un canon de 138 mm, 4 caponnières. Ver 1882 : 1 casemate blindée du Commandant Mougin. 1 casemate Mougin avec 1 canon de 155 long. 1889 un magasin sous roc, 1913-1914 une carapace de béton sur les casernements et la cour.

 

Place forte de Dijon

Batterie annexe d’Asnière (1876-1881), non modernisé.

Fort d’Asnière (1876-1878) Fort Brulé, non modernisé.

Fort de Beauregard (1877-1881) Fort Fauconnet, non modernisé.

Fort d’Hauteville (1877-1880) Fort Carnot, non modernisé.

Fort de Sennecey (1876-1877), non modernisé.

Fort de Varois (1877-1880) Fort Charlet, non modernisé.

Redoute Sainte-Apolinaire (1876-1878), non modernisé.

 

Place forte de Langres

Fort de Cognelot (1874-1877) Fort Vercingétorix, également appelé Fort de Chalindrey. 1915 : le fort est désarmé et les pièces d’artillerie sont transférée.

Fort de Dampierre (1874-1878) Fort Magalotti, fort à enveloppe, 52 ha, 142 pièces d’artillerie, 43 officiers et 1 496 hommes.

 

Place forte de Besançon

Centre de résistance de Planoise (1877-1880). Ensemble qui comprend le Fort de la Planoise en tant que réduit et poste de commandement, la batterie du Rosemont (1871), les ouvrages de Chaudanne.

Fort Benoît ancienne Redoute Benoît ou Redoute de Palente (1870-1871) redoute, puis Fort Benoit 1877-1880 Fort de Palente.

Fort de Chailluz (1875-1878) Fort Kigener ou également dénommé Fort de la Dame Blanche fort détaché.

Fort de Châtillon-le-Duc (1874-1878).

Fort de Fontain (1874-1877) Fort Marulaz. Fort à cavalier construit à la place d’une redoute de 1870.

Fort de la Planoise (1877-1880). Réduit et poste de commandement du centre de résistance de Planoise.

Position de Fontain (1874-1877). Comprend le Fort de Fontain, le magasin sous roc et diverses positions et batteries.

 

France Front Sud-Est

 

Place forte de Lyon

Batterie des Carrières (1874-1877), 6 emplacements.

Fort de Bron (1875-1877). Grand fort pentagonal.

Fort de Feyzin (1875-1877). Grand fort pentagonal.

 

Place forte de Briançon

Batterie du Col (1877 ou 1879), élément constitutif de la position de la grande Maye.

Fort de la Croix de Bretagne (1874-1879) Position de la Croix de Bretagne ; importante position de montagne comprenant 5 batteries et un fort doté de 500 hommes et 44 pièces d’artillerie.

 

Place forte de Grenoble

Fort du ou de Bourcet (1875-1879).

 

Place forte de Chamousset

Fort d’Aiton (1875-1880).

 

France Sud – Front sud Côtes de la Méditérannée

 

Place forte de Toulon

Position de la Croix des Signaux, (1812) presqu’île de Saint-Mandrier. 1812 : installation d’une tour modèle 1811. 1849-1853 : construction d’un rempart avec casernement autour de la tour, en forme de fort au tracé pentagonal. 1877 : construction de batteries côtières, batterie Haute de la Caraque, batterie Nord. 1891 : construction d’un magasin sous roc. 1899 : installation d’une voie ferrée étroite. 1906 : construction d’une batterie avec 8 emplacements et une batterie avec 4 emplacements. 1912-1913 : destruction de la batterie de canons de 24 cm remplacée par une batterie moderne de canons de 240 mm.

 

Place forte de Port-Vendres

Fort du Cap Béar (1877-1880). Etait armé de 8 pièces de 12 cm Mle 1878 et 4 canons 120 mm de Bange.

 

France Centre

 

Place forte de Paris

Batterie de Bièvres (1875-1879)

Batterie du Bois d’Arcy (1874-1880).

Batterie de la Châteigneraie (1875-1879). Actuel : arrasée et remblayée.

Fort de Châtillon (1876-1878).

Fort de Chelles (1876-1879), fort au tracé pentagonal prévu pour un effectif de 363 hommes et 22 pièces d’artillerie.

Fort de Cormeilles en Parisis (1874-1877).

Fort de Domont (1874-1878), grand fort à cavalier. 1884 : 1 tourelle Mougin Mle 1876 comprenant 2 pièces.

Fort d’Ecouen (1875-1878) petit fort au tracé pentagonal. Classé monument historique.

Redoute de la Butte Pinçon (1875-1877).

 

Italie Centre

 

Place forte de Rome

Forte Appio (1877-1880), fort détaché de ceinture.

Forte Aurelio (1877-1881), fort détaché de ceinture.

Forte Boccea (1877-1881), fort détaché de ceinture.

Forte Bravetta (1877-1883), fort détaché de ceinture.

Forte Braschi (1877-1881), fort détaché de ceinture.

Forte Monte Mario (1877-1882), fort détaché de ceinture.

Forte Portuense (1877-1881), fort détaché de ceinture.

 

Pays-Bas

 

Ligne d’Utrecht « Waterlinie

 

Place forte de Muiden – Vesting Muiden

Muizenfort (fort aux souris dans le language populaire) ou « Gebouw C » bâtiment C (1871 un ouvrage en terre, 1876-1879 fort). En 1871 construction d’un ouvrage en terre, puis en 1876-1879 d’un fort de type « Batterijfort ». En 1877 il comprend 90 hommes. Renforcé en 1939-1940 par un abri de groupe « Groepschuilplaats Type P » et une casemate avec couple de mitrailleuse de type G « Koepelkazemat Type G ». Classé aux monuments historiques « Rijksmonument » et est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

 

Position de Honswijk

Werk aan de Korte Uitweg (1871, puis 1876-1879). Ouvrage en terre dénommé Aanvankelijk (1871) avec remparts et positions d’artillerie, élargi en 1876-1879 en un ouvrage à fossé plein d’eau et muni d’une caserne d’une remise et d’un abri d’artillerie à l’épreuve des bombes, d’une maison de gardien et de positions d’artillerie pour 6 canons et 4 mortiers.

 

Position d’Utrecht

Fort bij Vechten (1867-1870). Fort à fossé plain d’eau comprenant 5 bastions et un réduit de gorge. En 1877 construction d’une caserne à l’épreuve des bombes. 1950-1996 utilisé comme site de stockage par le ministère de la défense. Classé aux monuments historiques « Rijksmonument » et est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, actuel musée national de la Waterline.

 

Expériences, innovations et progrès de la fortification et de l’artillerie de siège et de forteresse

 

Allemagne :

En 1877, Alfred Krupp a construit un poste de tir cuirassé pour un tube de 15 cm.

 

Publications de l’année 1877

 

Auteurs divers : Revue militaire de l’étranger, tomes 11 et 12, publications de l’année 1877, Etat-major général du Ministre de la Guerre, Deuxième Bureau, Paris, 1877. S0357.

Auteurs divers : Deutsche Heeres Zeitung du 1er janvier 1877.

Auteur inconnu : Travaux de campagne, publication de la Réunion des Officiers. Résumé des conférences faites à l’Ecole du Génie de Versailles pour les capitaines d’infanterie détachés à cette école par des officiers de l’école régimentaire de Versailles et du 1er régiment du génie, Librairie militaire de J. Dumaine, Paris, 1877. S1800.

Brunner Maurice (Chevalier Maurice Brunner, capitaine à l’état-major du Génie autrichien), traduction par J. Bornnecque, capitaine au 3e régiment du génie : Guide pour l’enseignement de la fortification permanente à l’usage des écoles militaires. Atlas de 16 planches ; Librairie militaire de J. Dumaine, Paris, 1877. S0988.

Rau S. (capitaine d’état-major) : Aperçu sur l’état militaire des principales puissances étrangères au printemps 1877 ; Berger-Levrault & Cie, Paris, Nancy ; 1877. S0237.

 

Chroniques de l'année 1877

 

Année 1877

Allemagne, Armée : renseignements divers concernant l’armée allemande en 1877.

Le capitaine français Rau a publié dans « Aperçu sur l’état militaire des principales puissances étrangères au printemps 1877 » les informations suivantes concernant l’armée allemande :

Le fusil en dotation

« Fusil d’infanterie : système Mauser, modèle 1871. Arme à verrou ; cartouche métallique à percussion centrale ; chien terminé par une vis-bouton ; un appareil de sûreté, disposé au-dessous du bouton du chien et ayant la forme d’un drapeau, permet d’enrayer le mécanisme et de s’opposer au départ du coup, alors même qu’on presse sur la détente. Charge en 3 temps. Sabre-baïonnette. Canon bronzé. Longueur du fusil : 1,35 m ; du sabre-baïonnette : 0,50 m. Poids de l’arme avec sabre-baïonnette : 5,100 kg. Calibre : 11 mm. Vitesse initiale : 425 mètres. Hausse graduée jusqu’à 1 600 mètres. Poids de la cartouche : 43 grammes ».

Dotation en munitions du fantassin allemand

« Le fantassin allemand porte lui-même 80 cartouches dans deux cartouchières et son sac. Les voitures de munitions de bataillon portent environ 19 cartouches par fusil ; de plus, on place des cartouches de réserve dans les voitures à bagages de compagnie : le chiffre est en moyenne de 11 à peu près. Il est de 40 à peu près pour les chasseurs, lesquels n’ont pas de voiture à munitions de bataillon. Les sections de munitions portent environ 60 cartouches par fusil. L’approvisionnement en cartouches de l’infanterie, dans un corps d’armée mobilisé, est donc en nombre rond de 170 cartouches par fusil d’infanterie, et de 180 par fusil de chasseurs ».

Approvisionnement en vivres en campagne

« Les vivres du sac consistent, dans l’armée allemande, en 3 jours de pain ou biscuit, de riz, de lard ou de conserve de viande, de sel et de café : ils représentent en moyenne 3 ¼ kilos. Le cavalier porte, en outre, 1 ration d’avoine pour son cheval. Les voitures régimentaires portent 1 jour de vivres et 3 jours d’avoine. Les convois administratifs peuvent porter 6 jours de vivres et 6 jours d’avoine. En somme, dans le corps d’armée mobilisé, les troupes sont approvisionnées à 10 jours de vivres et 10 jours d’avoine. Il est à remarquer que pour arriver à ces chiffres on admet que les voitures régulières à 4 chevaux des convois portent 17 quintaux de 100 livres, et les voitures auxiliaires à 2 chevaux 20 quintaux ».

Principales pièces de l’artillerie de siège et de forteresse

« Canon de 15 cm, modèle 1872, fretté, à chargement par la culasse, poids de la pièce : 3 000 kg, poids de l’obus chargé : 32 kg, portée : 8 500 mètres, pénétration : traverse des plaques de fer de 10 cm d’épaisseur à 2 500 mètres.

Canon de 12 cm, modèle 1864/1873, en bronze, à chargement par la culasse, poids de la pièce : 867 kg, poids de l’obus chargé : 15 kg, portée : 5 500 mètres.

Mortier rayé de 21 cm, modèle 1871, en bronze, à chargement par la culasse, poids de la pièce : 3 025 kg, poids de l’obus chargé : 80 kg, portée : 4 000 mètres.

Canon court de 21 cm en acier, cette pièce, qui doit tirer un obus comparable à celui du mortier de 21 cm, mais avec une portée de 5 000 mètres, paraît être encore actuellement l’objet d’études tendant à en arrêter définitivement le modèle ».

 

Lundi 1er janvier 1877

Allemagne, armée : Les tramways en temps de guerre.

Une revue militaire française a traduit et publié un article fort intéressant sur les tramways en temps de guerre. Alors qu’à Strasbourg, parallèlement à l’extension et à la modernisation de l’enceinte urbaine de fortification on commence l’installation des premières lignes de tramway, ce sujet nous apporte un éclairage nouveau du point de vue militaire. Lors de la première guerre mondiale, on utilise intensément le réseau de tramway de la place forte de Strasbourg, surtout lors des travaux de mise en état de défense d’août 1914 à avril 1916, pendant lesquels le tramway de Strasbourg avait été réquisitionné. Par ailleurs, il est évident que le tracé des lignes à Strasbourg et ses environs ne remplissait pas qu’un but civil, mais que les intérêts militaires étaient forts présents. Mais voyons ces premières réflexions à ce sujet : « La Deutsche Heeres Zeitung du 1er janvier emprunte au journal la Post l’article suivant, concernant l’emploi des tramways à la guerre. Le régiment des chemins de fer a fait récemment des expériences dans le but de reconnaître jusqu’à quel point les tramways pourraient être d’une importance pratique à la guerre. Au premier abord, il peut sembler surprenant que l’on songe à faire usage de la traction au moyen des chevaux, relativement lente, pour le transport de lourds fardeaux, à une époque où l’on est à même de faire mouvoir avec une rapidité à peine croyable des troupes et du matériel aussi bien pendant la période de mobilisation proprement dite qu’après le moment où les opérations s’étendent sur le territoire ennemi. Cependant, en examinant de plus près la question, on découvre qu’il existe maintes circonstances où il serait à désirer qu’on employât les tramways ; Si, par exemple, les administrations de chemins de fer du pays ennemi ont ramené en arrière toutes les locomotives des lignes situées sur le théâtre des opérations, comme cela est arrivé pendant la guerre de 1870-71, dans le but de priver l’armée envahissante de l’usage des chemins de fer, ou du moins de lui en rendre l’usage plus difficile, il deviendra fort utile de pouvoir se servir des wagons dont on pourrait disposer en les faisant traîner par des chevaux, ne serait-ce que pendant peu de temps et sur une distance limitée. Une ligne de fer est interceptée par une place forte située sur son parcours, et il s’agit de faire usage de cette ligne aussitôt que possible et avant qu’on ait pu exécuter des travaux suffisants pour tourner la place : dans ce cas encore, il sera certes très utile de pouvoir poser rapidement une voie destinée à la traction au moyen de chevaux. En ceci comme en bien d’autres matières, la dernière guerre est féconde en enseignements. La place de Toul interceptait la ligne de Paris d’une façon fort incommode ; il fallut longtemps pour rétablir la communication, et c’eut été le cas de faire usage d’un tramway, au moins provisoirement. Il en eut été de même pour tourner le tunnel de Nanteuil, situé sur la même ligne, et que l’ennemi avait fait sauter. On avait établi, du reste, un tramway entre Versailles et le Mans, et il a rendu des services. En effet, il eût été impossible d’amener sur cette ligne des locomotives qui eussent dû passer par Paris. Les tramways peuvent être employés avantageusement dans la guerre de siège. En construisant une ligne de cette espèce le long du front d’attaque, ou autour de la place investie, et en organisant convenablement des lignes secondaires qui viennent s’y rattacher, on aura le moyen de pourvoir facilement les différentes batteries des lourdes pièces de gros calibre qui constituent leur armement, d’amener les approvisionnements dans les magasins et de compléter les parcs d’artillerie et du génie. Les diverses circonstances de la guerre présenteraient encore de nombreux exemples de l’emploi très utile des tramways. Mais toujours leur besoin se fera sentir lorsqu’il s’agira d’amener sur les points que nous venons d’énumérer, ou sur des points semblables, de lourds fardeaux avec une dépense de force relativement restreinte. En tenant compte de cette condition, on est arrivé à constater qu’il était impossible de faire parcourir à des voitures, et en toute sécurité, une voie posée très rapidement. Ainsi, on a fait des essais de voies constituées au moyen de rails posés de côté, retournés, mal reliés entre eux, et même privés de traverses ; on a pu constater qu’un cheval pouvait tirer 1 000 quintaux sans risquer d’être ruiné prématurément. Les résultats de ses essais sont conformes à ceux qu’une longue pratique a permis d’obtenir dans une grande tuilerie située à proximité de Berlin. D’après ce que nous venons de rapporter, il est probable que, dans une prochaine guerre, l’emploi des tramways acquerra une certaine importance ».

Allemagne, armée : distribution temporaire de l’armement des dépôts.

On lit dans la Norddeutsche Allgemeine Zeitung du 1er janvier 1877 : « Les fusils d'infanterie et les carabines modèle 1811 destinés aux bataillons de dépôt (Ersatz-Bataillone) et qui sont emmagasinés dans les dépôts d'artillerie, vont être livrés aux bataillons actifs pendant la durée d'une période d'exercice de tir, afin d'être mis en usage durant un certain temps. On pourra ainsi reconnaître les défauts qui viendraient à se manifester dans la construction de ces armes et prononcer les réformes nécessaire ».

 

Jeudi 4 janvier 1877

Allemagne, Strasbourg place forte : travaux d’extension de l’enceinte urbaine.

Un journal local a publié cet article : « Strasbourg, le 4 janvier. L’ouvrier dénommé B. de Bosina en Italie, travaillant sur le chantier de l’extension de l’enceinte urbaine, a eu sa jambe fracturée alors qu’il était entrain de pousser en amas de terre (à priori gelé) ».

 

Samedi 6 janvier 1877

Allemagne, armée : nouvelles dispositions concernant la mobilisation.

Une revue militaire française a publié un article du journal Norddeutsche Atlgemeine Zeilung du 15 décembre 1876 : « D'après 163 dispositions de la Wehr Ordnung, les convocations en cas de mobilisation ont lieu, soit par ordre individuel de convocation, soit par appel public, soit par tout autre moyen en rapport avec la situation du moment (3. Article 13 de la Control-Ordnung). La convocation des réservistes et des landwehriens pour revue du contrôle ayant déjà eu lieu avec succès au moyen d'appel public, désormais on ne convoquera en cas de mobilisation, par ordre individuel, que les hommes qui doivent entrer en service aussitôt après la publication de l'ordre de mobilisation. Tous les autres hommes seront avertis par voie d'appel public du lieu où ils doivent se rendre, ainsi que du délai dans lequel la formation à laquelle ils appartiennent doit être constituée. Ce mode de convocation exige moins de temps ; jusqu'ici il avait fallu consacrer au moins deux jours à établir et à expédier lesdits ordres ».

Allemagne, armée : exercices des personnels du « Beurlaubtenstand »

Une revue militaire française nous livre ces informations : « Un certain nombre d'hommes du Beurlaubtenstand (réserve et landwehr) vont probablement être convoqués pour quelques jours dans les trois premiers mois de l'année, afin d'être instruits dans l'usage du fusil Mauser. Le budget militaire du 1" trimestre 1877 prévoit, en effet, dans l'un de ses chapitres, des exercices de réserve et de landwehr devant durer 12 jours. D'après l'article relatif à ces exercices, 321 sous-officiers et 5 557 hommes seraient appelés à cet effet. 11 s'agit vraisemblablement ici des hommes qui, pour une cause quelconque, n'ont pu prendre part aux exercices de réserve et de landwehr qui ont eu lieu en 1876, pour instruction dans le maniement du Mauser. Le budget ne con tient point cette explication, mais le fait semble ressortir du chiffre minime des hommes convoqués. Il se montait l'an dernier à 13 155 sous-officiers et 120 678 hommes, et une somme de 807,505 francs était affectée à ces réunions. Le budget du premier trimestre 1877 fait bien ressortir le nombre d'hommes à convoquer, mais non la somme consacrée aux exercices : elle est comprise dans un total qui s'applique également à d'autres sources de dépenses ».

Allemagne, armée : Exercices du Beurlaubtenstand.

Le Reichs Anzeiger du 6 janvier 1877 annonce en ces termes la convocation d'un certain nombre d'hommes du Beurlaublenstand dont il a été question dans le dernier numéro de la Revue : « Le ministre de la guerre a décidé que les mariniers comptant dans l'infanterie, les chasseurs et les Schützen, l'artillerie de campagne, l'artillerie à pied et les pionniers, et qui ont été dispensés des exercices du Beurlaublenstand en 1876, par application de l'article 4 de la loi du 15 février 1875 concernant le contrôle militaire des hommes du Beurlaubtlenstand, seront appelés sous les drapeaux supplémentairement et pendant une période de douze ou treize jours, en même temps que les hommes de la réserve et de la landwehr des armes ci-dessus désignées qui, pour une cause quelconque, n'ont pas pris part à ces exercices avec les individus de leur classe. Cette mesure est prise par analogie avec l'ordre de cabinet du 20 janvier 1876. Ces exercices auront lieu en tenant compte de la position [civile des individus à convoquer entre le 1er mars et le 31 mars inclus de l'année 1877. Le général commandant de la garde fixera les localités où devront avoir lieu les exercices des hommes de la landwehr appartenant à l'Infanterie de la garde. Il n'y aura pas d'autres exercices pour les hommes du Beurlaublenstand pendant l'hiver 1875-1877 ».

 

Jeudi 18 janvier 1877

Allemagne, Strasbourg place forte : travaux d’extension de l’enceinte urbaine.

Un journal local a publié cet article : « Strasbourg, le 18 janvier. Extension de l’enceinte urbaine. Les travaux concernant le 1er tiers de la nouvelle enceinte urbaine (de l’entrée de l’Ill dans la ville jusqu’à la porte « Steinthor » peuvent se poursuivrent normalement grâce au climat très clément de l’hiver et de plus en plus de travailleurs y prennent part. Ce sont environ 1 800 travailleurs qui oeuvrent et on peut admettre que sur l’ensemble du tronçon, un tiers des travaux au moins, est déjà achevé. Seuls les travaux de maçonnerie ont été provisoirement suspendus depuis l’arrivée subite du gel. Bien que pour les promeneurs ce n’est guère évident de se faire une idée de l’aspect futur de l’ouvrage en voyant ce chaos de tas de terre, de percées et de remplissages, on peut toutefois voir devant les portes « Weissthurmthor » et « Steinthor », ce gigantesque aménagement du terrain qui changera profondément la physionomie des quartiers concernés. Récemment, d’après ce que nous avons entendus, est arrivée une locomotive près de la porte « Weissthurmthor », sur une voie de chemin de fer qui croise la rue « Lingolsheimerstrasse », ce qui permettra d’accélérer l’approvisionnement en terre et en gravier au profit des nouveaux remparts. Après avoir reçu l’autorisation des autorités supérieures, cet aménagement entrera bientôt en fonction. A cause de la météo très clémente, les ouvriers italiens, contrairement à l’habitude, restèrent de ce côté ci des Alpes ».

 

Lundi 22 janvier 1877

Allemagne, Strasbourg place forte : travaux d’extension de l’enceinte urbaine.

Un journal local a publié cet article : « Strasbourg, le 26 janvier 1877. Le 22 de ce mois à 15 heures, alors que Joseph Farner de B. en Autriche vidait un wagonnet, il reçut par inadvertance un coup de pioche de la part d’un collègue, ce qui sectionna deux de ses doigts au niveau de l’articulation de la phalange supérieure. Il a été immédiatement emmené à l’hôpital ».

 

Jeudi 25 janvier 1877

Allemagne, Strasbourg place forte : ceinture des forts détachés, route stratégique.

Un journal local a publié ce communiqué : « Adjudication de la livraison de 200 m3 de pierres concassées ou de ballast pour l’entretien de la route entre le Fort Werder et celui de l’Altenheimer Hof, le samedi 10 février 1877 à 10 heures, au bureau du service des fortifications. Strasbourg, le 23 janvier 1873 ».

 

Vendredi 26 janvier 1877

Strasbourg, garnison : Artillerie-Kaserne et Nicolaus-Kaserne.

Une gazette de Strasbourg a publié ce communiqué : « Adjudication de l’installation de douches « Bade-Anstallten » dans les casernes « Artillerie Kaserne » et « Nicolaus Kaserne », le vendredi 26 janvier à 11 heures, au bureau de la « kaiserliche Garnison Verwaltung », Schiffleutstaden n°11, à Strasbourg ».

 

Mardi 30 janvier 1877

Allemagne, Strasbourg place forte : modernisation des portes du front sud de l’enceinte urbaine.

Un journal de Strasbourg a publié cet article : « Strasbourg, le 30 janvier. Le passage de la porte « Spitalthor » sera à nouveau ouvert dans huit à dix jours. La fermeture actuelle de la porte est due à la reconstruction des deux ponts au niveau de l’enceinte extérieure et intérieure, et en même temps, on a entrepris d’autres améliorations. Cependant on n’envisage pas de modification importante au niveau de la porte « Spitalthor » malgré le fait qu’elle devra absorber le supplément de trafic lors de la reconstruction de la porte « Metzgerthor ».